Ferraille

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Ferraille de récupération avant broyage
Le cours des métaux varie selon l'offre et la demande, et selon la spéculation et les crises. En 2007, la forte demande chinoise en acier a fait grimper les prix
Schéma simplifié de l'approvisionnement de la sidérurgie mondiale en millions de tonnes de fer contenu, en 2012. Le recyclage des ferrailles compte pour 1/3 du fer consommé par les aciéries.

On désigne par ferraille (issu de fer) ou déchets de métaux ferreux les débris de pièces de fer, de fonte ou d'acier (les autres métaux sont dits non ferreux). Un ferrailleur est un marchand de ferraille.

Présentation[modifier | modifier le code]

Nature et origine[modifier | modifier le code]

Ces déchets sont généralement identifiables, récupérables et recyclables.
Les chutes de fer sont composées de plus de 90 % de fer et sont divisées en trois grandes catégories :

  1. les chutes propres (de la sidérurgie) qui sont presque toutes recyclées au sein de l'usine qui les a produites ;
  2. les chutes des usines (de transformation) transitent normalement par le négoce de la ferraille ;
  3. la ferraille de récupération provenant des objets mis au rebut ou destinés à l'abandon (épaves automobiles, électroménager, boîtes métalliques…).

Collecte et traitement[modifier | modifier le code]

Les déchets métalliques industriels sont triés en entreprise ou en regroupement sur plate-forme. Les professionnels du recyclage procèdent aux opérations de collecte et de pré-traitement (compactage, broyage…).

La récupération demande des moyens matériels lourds en investissements (cisailles, broyage, déchiquetage, séparation) pour aboutir à une matière première secondaire dont le prix de vente est incertain.

Selon la dimension des objets, le premier processus appliqué est différent. Les objets les plus volumineux (cuve) sont découpés au chalumeau pour revenir à des dimensions plus faibles (les cuves de carburant doivent d'abord être dégazées). Les pièces longues (poutrelles de construction métallique) passent par la cisaille. Les objets composés essentiellement de tôle (carcasses de voitures) ou de taille modeste (ferraille de ramassage) passent par le broyeur. A la sortie du broyeur, les métaux magnétiques sont prélevés par un électro-aimant. Ensuite, les métaux non-ferreux sont prélevés par courant de Foucault.

La récupération des métaux permet des économies de matières premières, mais aussi des économies d'énergie.

Les ferrailles sont utilisées par la sidérurgie et les fonderies de fonte et d'acier.
L'acier produit en France provient à 50 % de matières recyclées (soit 70 % du gisement courant disponible dans le pays).

En France : Installation Classée pour la Protection de l'Environnement[modifier | modifier le code]

Selon la législation française, les ferrailleurs sont des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE). En effet, ce type d'installation est concerné par la rubrique n° 2713 de la nomenclature des installations classées (« transit, regroupement ou tri de métaux ou de déchets de métaux non dangereux »)[1] :

  • Les installations d'une superficie supérieure ou égale à 1 000 m² sont soumises à autorisation préfectorale. Cette autorisation est délivrée sous la forme d'un arrêté préfectoral qui impose à l'exploitant le respect d'un certain nombre de prescriptions techniques[2].
  • Les installations d'une superficie supérieure ou égale à 100 m² et inférieure à 1 000 m² doivent être déclarées. Les exploitants de ces installations doivent respecter les prescriptions techniques de l'arrêté ministériel modifié du 13 octobre 2010 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées pour la protection de l’environnement soumises à déclaration sous la rubrique n° 2713[3].

L'instruction des demandes d'autorisation d'exploiter ainsi que le contrôle du respect des prescriptions techniques par les exploitants sont réalisés par l'inspection des installations classées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guide du traitement des déchets, Syndicat national des Ingénieurs et de l'Industrie, éditions Opas, 2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]