Paix de Vervins

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La paix de Vervins fut signée, le à Vervins (actuelle Aisne) entre les rois Henri IV de France et Philippe II d'Espagne[1].

Contexte du traité[modifier | modifier le code]

Après l'élection de Charles Quint à la tête du Saint Empire romain de la nation germanique la rivalité entre les maisons de France et de Habsbourg s'amplifièrent[2]. Charles Quint contrôlait l'Espagne, les Pays-Bas, l'Italie du sud :la France était presque encerclée. L'abdication de Charles Quint et le fait que deux souverains lui succèdent : Philippe II, en 1556, pour les Etats espagnols et Ferdinand 1er, élu empereur en 1558, ne modifient pas la situation. Cependant le traité de Cateau-Cambrésis avait, en 1559, établit la paix : Henri II et Philippe II s'étaient rendu leurs conquêtes[3]. Mais, avec les progrès de la réforme protestante, Philippe II se considéra comme le principal défenseur de la cause catholique, d'autant plus qu'en France, il apparaissait qu'un huguenot pouvait devenir roi de France.. Philippe II envoie une armée en France et sa fille, l'infante Isabelle-Claire-Eugénie, est candidate au trône de France. Mais Henri IV revient au catholicisme et il est sacré roi, à Chartres, en 1594. Le 15 janvier 1595 il déclare la guerre à Philippe II pour chasser les envahisseurs. Les batailles ont des résultats variables : : victoire des français à Fontaine, victoire des espagnols à Calais et Amiens... Le pape Clément VIII veut réconcilier les deux souverains. les négociations de paix s'ouvrirent à Vervins le 9 février 1598.

Détails du traité[modifier | modifier le code]

Les négociations qui avaient débuté dès janvier 1597 avaient été confiées du côté français à Bellièvre et Sillery. Ce traité confirma et compléta les clauses précédemment adoptées par le traité franco-espagnol du Cateau-Cambrésis, conclu en () entre les rois Philippe II d'Espagne et Henri II de France.

Aux termes de ce traité,

Ce traité constitue un échec espagnol. Malgré près de quarante ans de guerre civile en France, le monarque espagnol n’a pu s’imposer sur aucun front : ni sur la frontière du Nord (alors qu’il y détient plusieurs places dans les années 1590), ni en Bretagne, où il entretient des troupes commandées par Don Juan d’Aguila en entente avec le duc de Mercœur, ni en Provence[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Négociations du traité de Vervins. (1598) (Contient : « Traicté de la paix de Vervins. » — Expédition originale sur parchemin.), Gallica BNF, 1601-1700, 249 p. (lire en ligne)
  2. Bernard Barbiche, professeur à l'école de Chartres, « Paix de Vervins », Célébrations nationales 1998,‎ , p. 51-56.
  3. Matthieu, Pierre (1563-1621), Histoire veritable des guerres entre les deux maisons de France et d'Espagne durant le regne des tres-Chrestiens Rois François I Henry II jusques à la paix de Vervins, avec la genealogie de la Royale Maison de Bourbon, Gallica BNF, , 60 p. (lire en ligne)
  4. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 395