Siège de Valenciennes (1677)

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Gravure à l'eau-forte par Prosper Lafaye en 1835 d'après le tableau d'Adam-François Van der Meulen

Le siège de Valenciennes eut lieu entre le mois de et le , pendant la guerre de Hollande.

Contexte[modifier | modifier le code]

À la mort de Turenne à la bataille de Salzbach, l'armée française bat en retraite et repasse le Rhin. Louis XIV nomme Louis II de Bourbon-Condé pour le remplacer. Celui-ci parvient à stopper l'avance de Montecuccoli, et fait lever les sièges de Haguenau et de Saverne. Mais tourmenté par la goutte, le Grand Condé se retire à Chantilly pour prendre sa retraite, imité en cela par Montecuccoli. Louis XIV n'en continue pas moins sa lutte contre le Saint Empire, l'Espagne et la Hollande et fort des derniers succès, assiste en personne à la guerre et à la prise de Condé et de Bouchain.

Préparatifs[modifier | modifier le code]

En novembre 1676, Louvois met le siège devant la ville. Afin d'ôter l'envie aux Espagnols de prêter main forte à Valenciennes, des troupes font le siège de Saint-Omer et de Cambrai. Valenciennes est bien fortifiée, les abords ont été inondés, la garnison semble prête à attendre les renforts qui ne manqueront pas d'arriver.

Devant Valenciennes, Louis XIV est accompagné de son frère et des maréchaux d'Humières, Schomberg, La Feuillade, Luxembourg et de Lorges, qui commandent chacun leur jour[1]. Vauban aussi était là, qui commandait toutes les opérations.

L'usage est de n'attaquer les bastions, demi-lunes et autres ouvrages, que de nuit, afin de ne pas être aperçu de l'ennemi. Toutefois, contre l'avis des maréchaux, et pour le plus grand étonnement du roi, Vauban préconise une attaque de jour, pour créer la surprise et ne pas laisser à l'ennemi le temps de récupérer d'une nuit de veille.

L'assaut[modifier | modifier le code]

Le 17 mars, à 9 heures du matin, deux compagnies de Mousquetaires, une centaine de grenadiers, un bataillon des gardes, un du régiment de Picardie, montent à l'assaut du Grand Couronné, avec la seule intention d'y demeurer. Mais la surprise est totale, on tue et poursuit l'ennemi. Les mousquetaires baissent le pont-levis qui relie l'ouvrage aux autres, et pénêtrent de retranchement en retranchement, à la suite des assiègés.

Avant que le roi ne soit seulement informé que le premier ouvrage est tombé, les mousquetaires sont déjà dans la ville et progressent de maison en maison. Le conseil de la ville s'assemble et envoie des députés auprès du roi. Celui-ci fait prisonnière toute la garnison et, encore étonné d'en être maître, entre dans Valenciennes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. France Annales historiques - page 54

Sources[modifier | modifier le code]

  • Philippe Le Bas, France Annales historiques, 1843