Rue de Penthièvre

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8e arrt
Rue de Penthièvre
Rue de Penthièvre vue de la rue de Miromesnil.
Rue de Penthièvre vue de la rue de Miromesnil.
Situation
Arrondissement 8e
Début Rue Cambacérès
Fin Rue du Faubourg-Saint-Honoré
Morphologie
Longueur 370 m
Largeur 12 m
Historique
Création XVIIe siècle
Dénomination 1846
Ancien(s) nom(s) Chemin des Marais ; Rue du Chemin-Vert ; Rue Verte ; Grande-Rue-Verte
Géocodification
Ville de Paris 7188
DGI 7237

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de Penthièvre
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48° 52′ 22″ N 2° 18′ 56″ E / 48.87276, 2.315476

La rue de Penthièvre est une rue du 8e arrondissement de Paris. Elle commence rue Cambacérès et se termine rue du Faubourg-Saint-Honoré.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaque de la rue de Penthièvre.

En 1690, le chemin qui se trouvait à cet endroit était appelé chemin des Marais. En 1734, il ne comportait encore aucune construction. En 1750, il était devenu rue du Chemin-Vert et, en 1775, rue Verte ou Grande-Rue-Verte, pour la distinguer de la Petite-Rue-Verte (V. Avenue Matignon)[1]. Par ordonnance royale du 4 novembre 1846, elle prit le nom de rue de Penthièvre en l'honneur du duc de Penthièvre, grand-père de Louis-Philippe Ier

Une décision ministérielle du 1er messidor an XII fixa la largeur de la rue à 10 mètres, portée à 12 mètres en vertu d'une ordonnance royale du 27 septembre 1836.

Un arrêté préfectoral du 26 juillet 1834 prescrivit la régularisation du numérotage de la Grande-Rue-Verte.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • no 19 : Henry Dunant (1828-1910), fondateur de la Croix-Rouge, a vécu dans cet immeuble de 1872 à 1875 (plaque commémorative).

Bâtiments détruits[modifier | modifier le code]

  • no 26 : Maison dite de Franklin (1775). Lucien Bonaparte habita à cette adresse, au fond du jardin, un petit hôtel dont le marquis de Rochegude signale en 1910 qu'il « a conservé un curieux cabinet de toilette, décoré d'un plafond à coupole[2] ». Dans ses Mémoires, Lucien Bonaparte indique que : « Le 10 [brumaire (1799)] au soir fut fixé par mon frère pour sa première entrevue avec Sieyès. Elle eut lieu en ma présence dans ma maison au coin de la rue Verte : elle ne dura pas une heure. Sieyès et Bonaparte s'embrassèrent[3]. » Le célèbre cabaret Le Bœuf sur le toit s'installa à cette adresse en quittant la rue Boissy-d'Anglas où il avait été fondé. La maison était alors déjà vouée à la démolition. Ce deuxième Bœuf sur le toit ouvrit ses portes le 5 octobre 1928 et dura jusqu'en 1934.
  • no 28 : Anciennement l'une des dix casernes construites en 1780 grâce à l'influence du maréchal de Biron pour loger les Gardes-Françaises, auparavant casernées chez l'habitant. Elle fut affectée au logement de trois compagnies de Gardes-Françaises, puis affectée à l'infanterie. Reconstruite au XXe siècle, elle est aujourd'hui affectée à la Garde républicaine.
  • Hôtel du général-baron Nicolas-François de Bachmann-Anderletz (1740-1831), officier suisse au service de la France, qui émigra après la journée du 10 août 1792 (côté des numéros pairs)[4].
  • Hôtel de Ray : du côté des numéros impairs, ouvrant sur la rue du Faubourg-Saint-Honoré (1780)[5].
  • Hôtel de Souza (no 6 ancien) : Après son remariage avec le marquis de Souza en 1802, Adélaïde de Souza (1761-1836), s'y installa durant l'été 1805. C'est là que fut élevé Charles de Morny (1811-1865), fils naturel de Charles de Flahaut (1785-1870), lui-même fils naturel de Mme de Souza. C'était « un hôtel d'assez belle apparence [...] Cette maison assez grande, agrémentée d'un jardin ombragé environné de roses, permettait de loger les enfants respectifs des deux époux, quand ils étaient de passage. Ils y menèrent grand train et Mme de Souza rouvrit son salon. Charles de Flahaut y passa tout l'été 1814[6]. »

Habitants célèbres[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative à Jacques Tati au no 30 de la rue de Penthièvre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lazare, op. cit., p. 666.
  2. Rochegude, op. cit., p. 31.
  3. Teodore Lung, Lucien Bonaparte et ses Mémoires. 1775-1840, Adamant Media Corporation, t. I, p. 293.
  4. a et b Rochegude, op. cit., p. 30
  5. a et b Ibid.
  6. Source : Les résidences successives de Charles de Flahaut sur le site www.charles-de-flahaut.fr (consulté le 19 février 2009).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Félix Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, Paris, Imprimerie de Vinchon, 1844-1849.
  • Charles Lefeuve, Les Anciennes Maisons de Paris. Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, Paris, C. Reinwald, 5e édition, 1875, 5 vol.
  • Félix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris. VIIIe arrondissement, Paris, Hachette, 1910.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ludovic de La Vallée Poussin, La maison de Franklin et la rue Verte du Faubourg Saint-Honoré, Montdidier, J. Bellin, 1911.