Château de Vincennes

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Château de Vincennes
Image illustrative de l’article Château de Vincennes
Le donjon du château de Vincennes.
Période ou style Médiéval
Propriétaire initial Royaume de France
Destination initiale Logis royal et défense
Propriétaire actuel République française
Ministère de la Défense
Ministère de la Culture
Protection Logo monument historique Classé MH (1993, 1999)
Site web chateau-vincennes.fr
Coordonnées 48° 50′ 34″ nord, 2° 26′ 09″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Commune Vincennes
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Château de Vincennes

Le château de Vincennes est une forteresse située à Vincennes, dans la banlieue est de Paris, dont la construction a duré du XIVe au XVIIe siècle.

C'est le plus grand château fort royal subsistant en France et, du fait de la hauteur de son donjon (52 mètres[1]), une des plus hautes forteresses de plaine d'Europe.

Le château de Vincennes est le siège du service historique de la Défense.

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation et accès[modifier | modifier le code]

La forteresse est située près de Paris, à environ huit kilomètres de l'île de la Cité.

Site[modifier | modifier le code]

Le château occupe la plus grande partie d'un quadrilatère délimité par :

De l'esplanade Saint-Louis partent deux voies :

Géographie historique[modifier | modifier le code]

Contrairement à la plupart des châteaux forts, celui-ci n'a pas été implanté sur une colline ou sur le rebord d'une falaise, mais sur un plateau calcaire.

L'alimentation des douves en eau était assuré par le ru de Montreuil, qui descend du plateau de Montreuil. Le trop-plein de ce cours d'eau se jetait dans le lac de Saint-Mandé.

Au Moyen Âge, le site était couvert d'une forêt giboyeuse. Depuis le XIXe siècle, les alentours du château sont urbanisés : l'ancienne forêt subsiste partiellement dans le bois de Vincennes, dont l'étendue est du ressort de Paris.

Historique[modifier | modifier le code]

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

Miniature des Très Riches Heures du duc de Berry. La chasse ou le mois de décembre montrant le château de Vincennes vers 1440[2].

La résidence de loisir (1150-1340)[modifier | modifier le code]

La première construction est une résidence royale aménagée avant 1178 par Louis VII dans la forêt de Vincennes[3].

Elle devient un manoir, résidence royale de villégiature, en 1180, sous le règne de Philippe Auguste. En 1183, un mur est érigé autour du bois pour créer une réserve de chasse[3].

Saint Louis (1214-1270), qui y séjourne souvent, y est représenté par l'histoire traditionnelle en train de rendre la justice assis sous un chêne. En 1274, Philippe III s'y marie en secondes noces et deux rois y sont morts : Louis X, en 1316 et Charles IV en 1328.

La forteresse (à partir de 1340)[modifier | modifier le code]

Vers 1337, Philippe VI de Valois décide de fortifier le site en construisant un donjon à l'ouest du manoir.

Charles V de France, né dans la forteresse le , en fait sa résidence, le siège de son gouvernement et de la haute administration. Il fait réaliser les travaux prévus par Philippe VI[4][source insuffisante], y ajoutant par la suite l'enceinte monumentale avec ses portes et ses tours. Le donjon est édifié vers 1365[5]. Sa construction a débuté entre 1336 et 1340[3]. En 1369, on installe des machines de guerre sur les terrasses[3]. La grande enceinte de 11 mètres de hauteur est élevée entre 1372 et 1380[3] ; la muraille avec chemin de ronde ceinturant donjon, manoir, Sainte-Chapelle et bâtiments résidentiels, est achevée en 1380.

En 1386, la garnison du château, sous les ordres d'un capitaine est forte de vingt hommes d'armes : six chevaliers et quatorze écuyers, auquel il faut ajouter un garde et deux guetteurs au donjon, ainsi que les gardes des trois portes de l'enceinte. Trois ans plus tard, on dénombre un garde de l'artillerie, un artilleur et deux « forgerons canonniers »[6].

Le château de Vincennes, vers 1440, tel qu'il est représenté sur la miniature des Très Riches Heures du duc de Berry, se compose alors de neuf monumentales tours d'enceintes, dont trois sont des tours-portes à pont-levis à flèches. Les tours de plan quadrangulaire permettent l'intégration d'appartements, évitant la construction de logis accolés aux courtines. Elles sont couvertes en terrasse dallées, et pourvues d'un couronnement crénelé à mâchicoulis[7]. La tour maîtresse est cantonnée de tourelles cylindriques montant de fonds[5] et adopte en partie haute un double couronnement crénelé à ses deux niveaux[7].

Lorsque Louis XI de France fait de Vincennes sa résidence, il quitte les appartements royaux du donjon pour un pavillon neuf de plain-pied, édifié en 1470 dans l'angle sud-ouest du château.

La Sainte Chapelle (à partir de 1380)[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, les reliques de la couronne d'épines conservées à Vincennes ayant été transférés à la Sainte-Chapelle, les travaux d'édification d'une nouvelle chapelle, confiés à Raymond du Temple, débutent en 1379.

La Sainte-Chapelle de Vincennes devait recevoir un fragment de la relique, demeuré à Vincennes. À la mort de Charles V en 1380, Charles VI décide de poursuivre les travaux, maintes fois interrompus par la suite.

De la Renaissance à la Restauration[modifier | modifier le code]

Le château de Vincennes jusqu'au règne de Louis XIII[modifier | modifier le code]

Le musée de la Grande Guerre vers 1932 au pavillon de la Reine.

Les travaux de construction et d'embellissement sont poursuivis sous les Valois. François Ier fait réaménager le pavillon construit par Louis XI pour y résider lors de ses séjours à Paris. Henri II transfère le siège de l'ordre de Saint-Michel à Vincennes ; il confie l'achèvement des travaux de la Saint-Chapelle à son architecte favori, Philibert Delorme. La chapelle est enfin inaugurée en 1552. En , la cour se réfugie au château de Vincennes où Charles IX, gravement souffrant, décède le dans les appartements du donjon. François d'Alençon et Henri de Navarre, assignés à résidence à la cour, deviennent les hôtes contraints du château.

Après l'assassinat d'Henri IV, son fils, le jeune Louis XIII, est installé à Vincennes dans l'ancien pavillon de Louis XI et y passe une partie de sa jeunesse.

Le règne de Louis XIV et le choix de Versailles[modifier | modifier le code]

Le château devient ainsi la troisième résidence royale. C'est de Vincennes que Louis XIV se rendit le , « en habit de chasse » au parlement de Paris, faire lit de justice pour imposer ses édits fiscaux[n 1].

L'architecte Louis Le Vau construit les ailes (dites « pavillons ») du Roi et de la Reine. Il construit l'aile de la Reine en 1658 et l'aile du Roi en 1661, ces deux ailes reliées par un portique au nord et au sud entourant la cour royale. Le cardinal de Mazarin y décède le et sa dépouille est exposée dans la Sainte-Chapelle.

Il est un moment envisagé de remplacer les pavillons construits par Marie de Médicis, mais les projets de reconstruction sont abandonnés, car le château de Versailles absorbe trop de ressources. Le château conserve cependant quelques exemples du style Louis XIV précoce dans les grands appartements. Le jardinier Le Nôtre y aménage des jardins à la française ainsi que l'abord du bois de Vincennes, face à la nouvelle entrée sud marquée par une porte monumentale en « arc de triomphe ».

Le château est définitivement délaissé comme résidence royale lorsque le roi s'installe à Versailles, vers 1670. Louis XV n'y a séjourné que quelques mois : il y est envoyé à la mort de Louis XIV en , l'air y étant jugé plus sain qu'à Versailles ; puis le régent l'emmène ensuite à Paris. Louis XVI n'y a fait aucun séjour.

Prison et manufacture royale (à partir du XVIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Le donjon fut aménagé en prison d'État de prisonniers de haute naissance dès le XVIIe siècle. Sa capacité ne lui permettait pas d'héberger plus de quatorze détenus. Le duc de Beaufort, principal chef de la « cabale des Importants », emprisonné sur ordre d'Anne d'Autriche, s'en évade en 1648. Le cardinal de Retz alla y méditer sur la Fronde dans l'ancienne chambre de Charles V. Nicolas Fouquet, qui avait lancé l'architecte Le Vau, eut également droit aux honneurs de la prison de Vincennes, à la suite de son procès de trois ans (1664) et avant son transfert dans la place forte royale de Pignerol.

Les ouvriers prennent d'assaut le donjon en 1791, d'après Christophe Muller, musée de la Révolution française.

Au XVIIIe siècle, il hébergea la manufacture de Vincennes, spécialisée dans la production de porcelaine, qui devint plus tard celle de Sèvres. Le donjon resta prison d'État. Y furent entre autres internés Voltaire, le marquis de Sade (de à ) et Mirabeau. Diderot quant à lui ne fut pas emprisonné dans le donjon mais dans un bâtiment attenant à la Sainte-Chapelle désormais détruit[8].

Par un édit de , Louis XVI décide d'aliéner — par la vente ou la démolition — le château parmi plusieurs résidences royales ou bâtiments indépendants de la Couronne qui ne sont plus utilisés et dont l'entretien constitue un gouffre financier, dont ceux de Choisy-le-Roi, Madrid, la Muette et Blois[9],[10].

Le , les ouvriers du faubourg Saint-Antoine ne voulant pas d'une nouvelle Bastille, tentent de prendre d'assaut le donjon afin de le démolir. Mais l'arrivée des troupes de Lafayette venant épauler la garde nationale parisienne permet de sauver le donjon.

Malgré le changement de régime, le donjon retrouvera sa destination au XIXe siècle. Seules les conditions pénitentiaires vont radicalement se durcir. Ainsi, à la suite des journées des au , y séjourneront de nombreux républicains de gauche comme Barbès, Blanqui et Raspail (qui y sortira à la faveur de son élection au parlement et dont les écrits témoignent de son séjour dans l'ancienne chapelle de Charles V).

Arsenal et établissement militaire (depuis 1796)[modifier | modifier le code]

En 1796, le château fut converti en arsenal, abritant depuis lors la section historique de l'armée. Il fut profondément remanié à cette époque. Les restes du pavillon de chasse initial datant de l'époque de Saint Louis furent détruits. On construisit de nouveaux bâtiments militaires qui existent encore aujourd'hui. En 1804, le duc d'Enghien fut fusillé dans les douves du château sur l'ordre de Napoléon.

Nommé gouverneur du château par Napoléon en , le général Pierre Daumesnil le défendit une première fois en , lors de la bataille de Paris, puis une seconde fois en 1815, lors de l'occupation de Paris par les troupes russes et prussiennes[11],[12],[13],[14],[15]. Ces dernières, qui voulaient s'emparer de l'arsenal du château, se heurtèrent à une résistance acharnée. Avec moins de 200 hommes, le général refusa de se rendre, insensible aux pressions et aux tentatives de corruption, bravant le siège du fort durant plus de cinq mois. Il finit par capituler sur ordre de Louis XVIII, mais sortit de la forteresse en brandissant le drapeau tricolore.[réf. nécessaire]

Époques moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Louis-Antoine de Bourbon-Condé est exécuté dans les fossés du château, dans le cadre de ce qui est connu sous le nom de l'Affaire du duc d'Enghien.

Vue des fossés et de la tour de la Reine. Un saule pleureur marque l'emplacement où fut fusillé le duc d'Enghien (aquarelle anonyme, vers 1820)[16][source insuffisante].

La porte massive de sortie du donjon provient de la prison du Temple, détruite par Napoléon Ier. L'empereur fut également à l'origine de l'étêtage des différentes tours d'enceinte du château. Le parc fut remanié au XIXe siècle dans le goût des jardins anglais. Napoléon III confia à Viollet-le-Duc le soin de restaurer la chapelle et le donjon et légua administrativement les 9,95 km2 du bois de Vincennes à la ville de Paris.

Le , Mata Hari est fusillée pour espionnage près de la forteresse de Vincennes, au pied de la butte du polygone de tir, lieu habituel des exécutions militaires[n 2].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le château servit brièvement de quartier général à l'état major du général Maurice Gamelin, chargé de la défense de la France contre l'invasion allemande de 1940. Le , trois divisions de la Waffen SS en retraite du front de Normandie s'installèrent dans les lieux. Le , 30 otages y furent à leur tour exécutés par les forces nazies ; lesquelles détruisirent trois dépôts de munitions installés dans des casemates, au moment de la libération de Paris, dans la nuit du au . L'incendie provoqué dura alors près de huit jours et provoqua des dégâts irréversibles : une partie des collections fut détruite, le pavillon du Roi en ruines, celui de la reine partiellement détruit[18].

En 1958, Charles de Gaulle — alors président de la République — forma le projet de quitter le palais de l'Élysée qu'il jugeait trop enclavé dans Paris, sans perspective sur la capitale et pas assez prestigieux pour accueillir le chef de l'État. Il choisit le château de Vincennes comme nouveau logis présidentiel, mais l'opération fut abandonnée pour d'autres priorités[19].

Description[modifier | modifier le code]

Cette forteresse a plus l'apparence d'une vaste cité fortifiée ou d'une « résidence royale fortifiée »[n 3] que d'un château fort. Le château n'était à l'origine qu'un simple manoir, mais il eut très tôt vocation à abriter, pour de longues périodes, la famille royale avec toute sa domesticité, une partie de l'administration du royaume et l'armée nécessaire pour sa défense.

Il est composé d'un long mur d'enceinte de plan quadrangulaire, flanqué de trois portes et de six tours de 42 mètres de hauteur, qui se développe sur plus d'un kilomètre et protège un espace de plusieurs hectares (330 × 175 m). La place ainsi protégée est occupée par le donjon haut de 52 mètres au-dessus du sol de la cour[20] (le plus haut d'Europe et comparable[réf. nécessaire] à celui du château de Coucy détruit en 1917), des bâtiments administratifs, civils et militaires, et une chapelle. Au Moyen Âge, l'ensemble permettait à plusieurs dizaines de milliers de personnes de vivre sur place. Quand Jacques Androuet du Cerceau dessine le château dans l'album Le premier volume des Plus excellents bastiments de France, en 1576, l'enceinte est encombrée ; « elle renferme une véritable ville »[21]. Le donjon a été conçu pour abriter le roi de France en cas de danger. Il est à lui seul une place forte. De larges douves, un châtelet et deux ponts-levis assurent sa défense. Le niveau le plus bas sert de réserve d'eau et de vivres. Le premier et le deuxième étage sont les appartements royaux. Les trois autres niveaux supérieurs accueillent les domestiques et les militaires. Au XIVe siècle, les tuyaux en terre cuite sont remplacés par des tuyaux en plomb[22]. Les eaux usées sont évacuées par un système d'égouts[23]. Un compte de travaux datant de 1365-1367, mentionne une « chambre des bains »[24].

Vue du château de Vincennes sous Charles V, gravure de Pierre Nicolas Ransonnette.

La gravure de Pierre Nicolas Ransonnette, réalisée sous Charles V, montre neuf tours, détaillées ci-dessous, en référence à la légende des Neuf Preux[25] :

  • A : tour du Village
  • B : tour de Paris
  • C : tour du Réservoir
  • D : tour du Diable
  • E : tour des Salves
  • F : tour de la Surintendance
  • G : tour de la Reine
  • H : tour du Bois
  • I : tour du Roi
  • K : donjon

Les gouverneurs et lieutenants[modifier | modifier le code]

Le général Daumesnil à Vincennes (1815), huile de Gaston Mélingue, 1882[26].

Le rôle des gouverneurs[modifier | modifier le code]

Le commandement du château était confié à un gouverneur, aussi nommé capitaine, qui était assisté d'un lieutenant chargé spécialement de la garde du donjon et des prisonniers[27].

Liste non exhaustive[modifier | modifier le code]

Les fonctions actuelles du château de Vincennes[modifier | modifier le code]

Salle de lecture Louis XIV du pavillon du roi rénovée en 2009.

Le château de Vincennes relève à la fois du ministère de la Culture (le site est classé monument historique en 1993 et 1999[35], le Service départemental de l'architecture et du patrimoine y est situé), et du ministère de la Défense (le château abrite le Service historique de la défense, SHD).

  • Depuis 1988, un vaste programme de rénovation a été entrepris. Menacé de ruine, le donjon est fermé en 1995, et après d'importants travaux de consolidation générale de sa structure[n 4], le donjon avec ses appartements royaux rouvre au public en 2007. En 2008-2009, la chapelle royale a également subi une importante restauration[n 5], nécessitée par la tempête de 1999.
  • Depuis plusieurs années, les élus locaux tentent d'accélérer le renouveau du site, notamment en obtenant une réorganisation de la gouvernance actuelle du château et en développant le mécénat. C'est ainsi qu'est née, à l'initiative de la ville de Vincennes, l'« Association pour le rayonnement du château de Vincennes », présidée actuellement par Françoise Sampermans.
  • Le « plan Escale » serait un plan d'évacuation du palais de l'Élysée, en cas de crue centennale à Paris. La présidence aurait préparé dans cette éventualité un repli sur le château de Vincennes, réputé sûr et facilement aménageable[19],[36].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La légende veut qu'il ait alors déclaré « l'État, c'est moi », mais dans sa biographie de Louis XIV, François Bluche démontre qu'il n'a pu prononcer cette phrase dans ces circonstances.
  2. Ce fut également le cas, notamment de Paul Bolo[17].
  3. « résidence royale fortifiée » : expression retenue par le ministère de la Culture français sur les documentations touristiques.
  4. Le donjon a été restauré à l'aide de 20 000 blocs de pierre. La reprise de la structure intérieure, qui est entièrement appuyée sur une colonne centrale, nécessita la mise en place d'un « corset » constitué par l'échafaudage extérieur.
  5. La chapelle ouvre à nouveau ses portes au public le .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Montez au sommet du plus haut donjon d'Europe », Le Parisien, 17 février 2011 (consulté le 8 février 2015).
  2. Source : musée Condé, Chantilly.
  3. a b c d et e Mengus 2021, p. 175.
  4. Site du Centre des monuments nationaux (lien brisé).
  5. a et b Emmanuel Litoux et Gaël Carré, Manoirs médiévaux : Maisons habitées, maisons fortifiées (XIIe – XVe siècles), Paris, Rempart, coll. « Patrimoine vivant », , 158 p. (ISBN 978-2-904365-47-8), p. 66.
  6. Nicolas Mengus, Châteaux forts au Moyen Âge, Rennes, Éditions Ouest-France, , 283 p. (ISBN 978-2-7373-8461-5), p. 169.
  7. a et b Christian Corvisier, « Le renouveau esthétique du château lors de la guerre de Cent Ans », Dossiers d'archéologie, no 404,‎ , p. 47 (ISSN 1141-7137).
  8. « Une prison dès la fin du Moyen-Âge »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Château de Vincennes.
  9. Mathieu Da-Vinha et Raphaël Masson, Versailles pour les Nuls, EDI8, , 408 p., sur books.google.fr (lire en ligne), p. 194.
  10. Bertrand Barère, « Rapport de M. Barrère de Vieuzac, au nom du comité des domaines, sur l'aliénation des domaines de la couronne, lors de la séance du 10 avril 1790 », Archives parlementaires de 1787 à 1860, vol. 12,‎ , p. 639 (lire en ligne [sur persee], consulté en ).
  11. a b et c Ernest Lemarchand, chap. XVII « Le général Daumesnil, gouverneur de Vincennes. — Défense du château (1814). — Vincennes sous la première Restauration et pendant les Cent-jours — Deuxième défense du château (1815) », dans Le Château royal de Vincennes de son origine à nos jours, , sur gallica (lire en ligne).
  12. a et b Jules-Édouard Alboize de Pujol, Le donjon de Vincennes, vol. 2 : depuis sa fondation jusqu'à nos jours, Paris, Administration de librairie, , 361 p., sur books.google.fr (lire en ligne), p. 342.
  13. Adjudant Bénard et Albert Philippe (dir.), Le blocus de Vincennes en 1815, (lire en ligne).
  14. Édouard Goepp, « Daumesnil », dans Les grands Hommes de la France. Hommes de guerre, première série : Kléber, Desaix, Hoche, Marceau, Daumesnil, , sur gallica (lire en ligne).
  15. Adrienne Piazzi, chap. IX « Jambe de bois », dans Daumesnil (la Jambe de bois), , sur gallica (lire en ligne).
  16. Bibliothèque nationale, Paris.
  17. Frédéric Guelton, « Bolo-Mata », dans Gaume & Pénicaut 2008, p. 182.
  18. Gaume & Pénicaut 2008, p. 242.
  19. a et b Jean Guisnel, « Quand l'Élysée prépare son déménagement au château de Vincennes », sur lepoint.fr, Le Point magazine, (consulté en ).
  20. « Rubrique Patrimoine »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur chateau-vincennes.fr.
  21. Françoise Boudon et Claude Mignot, Jacques Androuet du Cerceau « Les dessins des plus excellents bâtiments de France », Paris, Éditions A. et J. Picard / Cité de l'architecture et du patrimoine, 2010 (ISBN 978-2-7084-0879-1).
  22. Mengus 2021, p. 231.
  23. Mengus 2021, p. 235.
  24. Mengus 2021, p. 243.
  25. Jean-Marie Pérouse de Montclos, Le guide du Patrimoine : Île-de-France, ministère de la Culture, Hachette, 1988.
  26. Théodore Véron, Dictionnaire Véron, ou mémorial de l'art et des artistes de mon temps, , sur gallica (lire en ligne).
  27. a b c d et e Sur les gouverneurs, voir Nougaret 1807, p. 191-215.
  28. Dictionnaire historique, topographique et militaire de tous les environs de Paris, Paris, 1816, p. 635-636.
  29. [Bordes 1819] Gabriel Bordes, Tableau synoptique de l'histoire de France et des principaux événemens, Paris, impr.-libr. J.G. Dentu, , 526 p., sur books.google.fr (lire en ligne), p. 101, note 1.
  30. Jules-Édouard Alboize de Pujol, « Le donjon de Vincennes sous la régence d'Anne d'Autriche et sous Louis XIV », dans Le donjon de Vincennes, t. I, , sur books.google.fr (lire en ligne).
  31. [Nougaret 1807] Pierre-Jean-Baptiste Nougaret, « Gouverneurs du château et commandans du donjon de Vincennes », dans Histoire du donjon et du chateau de Vincennes, depuis leur origine jusqu'à l'époque de la révolution, vol. 1, Paris, impr. Lerouge jeune, , 254 p., sur books.google.fr (lire en ligne), p. 195.
  32. Norbert Girard et Maurice Lecœur, Trésors du Cotentin : Architecture civile & art religieux, Mayenne, Éditions Isoète, , 296 p. (ISBN 978-2-9139-2038-5), p. 22.
  33. [Charpentier 1789] Louis-Pierre Manuel Charpentier, La Bastille dévoilée, Paris, chez Desennes, , 159 p., sur books.google.fr (lire en ligne), p. 150.
  34. [Renneville & Dellon 1719] Constantin de Renneville et Gabriel Dellon, L'inquisition françoise ou L'histoire de la Bastille, vol. 3, Amsterdam, libr. Etienne Roger, , 416 p., sur books.google.fr (lire en ligne), p. 152-153.
  35. « Château de Vincennes et ses abords », notice no PA00079920, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. « Le Château de Vincennes, « Élysée de secours » en cas d'inondations »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur secretdefense.blogs.liberation.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Brière] Gaston Brière, « Le château de Vincennes sous Louis XIV », Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France,‎ 1952-1954, p. 64-68 (lire en ligne [sur gallica], consulté en ).
  • [Chapelot 1994] Jean Chapelot, Le château de Vincennes. Une résidence royale au Moyen Âge, éd. Caisse nationale des monuments historiques et des sites, coll. « Patrimoine au présent », , 127 p..
  • [Chapelot & Lalou 1996] Jean Chapelot et Élisabeth Lalou, Vincennes et la naissance de l'État moderne, Presses de l'ENS, , 426 p..
  • [Fossa 1908] Francois de Fossa, Le château historique de Vincennes à travers les âges, t. 1 (2 tomes, dont t. 2, 443 p.), Paris, H. Daragon, , 342 p., sur archive.org (lire en ligne).
  • [Gaume & Penicaut 2008] Luce Gaume (dir.) et Emmanuel Pénicaut (dir.), Le château de Vincennes. Une histoire militaire, Paris / Vincennes, éd. Nicolas Chaudun, , 224 p. (ISBN 978-2-35039-059-8).
  • [Maréchal 1982] Jean-François Maréchal, « Recherches sur le premier château de Vincennes » (séance du 10 juin 1981), Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France,‎ , p. 304-311 (lire en ligne [sur persee], consulté en ).
  • [Mesqui 1988] Jean Mesqui, Île-de-France Gothique 2 : Les demeures seigneuriales, Paris, éd. Picard, , 404 p. (ISBN 2-7084-0374-5), p. 332-361.
  • [Sarmant 2018] Thierry Sarmant, Vincennes : mille ans d'histoire de France, Paris, éd. Tallandier, , 399 p. (ISBN 979-10-210-2157-0).
  • [Whiteley 1994] Mary Whiteley, « 1re partie : La Grosse tour de Vincennes, résidence de Charles V », Bulletin Monumental, t. 152, no 3,‎ , p. 313-335 (DOI 10.3406/bulmo.1994.3477, lire en ligne [sur persee], consulté le ).

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]