Faubourg Saint-Marcel (quartier de Paris)

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Le faubourg Saint-Marceau ou Saint-Marcel est un quartier de Paris situé à cheval entre les 5e et 13e arrondissements.

Plan du quartier au XIIIe siècle.

Historique[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Les bords de Bièvre dans le quartier au XVIIIe siècle.

Sous l’Antiquité, la zone occupée par le faubourg Saint-Marcel se trouve dans les faubourgs de l’agglomération de Lutèce et n’est donc pas urbanisée. Cependant, au début du IVe siècle se développe une vaste nécropole bordant la voie romaine menant à Melun. Les cendres des morts conservées dans les hypogées ont laissé des traces dans le quartier : l’étymologie de l’ancienne rue de Lourcine (actuelle rue Broca) peut être retracée grâce à un acte médiéval qualifiant la zone de « Terre de lococinerum » (lieu de cendres), devenue sous Louis VII le clos de la Cendrée.

Longtemps appelée terre des morts, la partie sud du faubourg Saint-Marcel persista dans ce rôle jusqu’à l’époque mérovingienne, dont on retrouvera de nombreuses sépultures.

Il semblerait qu’une chapelle primitive fut dédiée par saint Denis à saint Clément au IIIe siècle. Le siècle suivant, le culte de saint Marcel le supplanta et donna par la suite son nom à l’actuel quartier (le nom originel du village étant Chambois ou Chamboy). Avec l’invasion de Paris par les Normands en 884, les reliques de saint Marcel furent transférées en la cathédrale de la Cité, alors protégée par une enceinte. Le culte de saint Marcel se développa par la suite, attirant de nombreux pèlerins sur le lieu de culte et faisant de cet évêque de Paris l’un des patrons de la ville. L’urbanisation de ce faubourg de Paris n’interviendra que plus tard, malgré la présence de carrières de pierre dans le secteur dès l’Antiquité (que l’on retrouve dans les murs de Notre-Dame de Paris, l’église Saint-Germain des Prés ou de l’enclos des Templiers). La construction de la collégiale Saint-Marcel au XIe siècle, de la chapelle Saint-Martin, de l’église Saint-Hippolyte, l’érection d’une paroisse au bourg Saint-Médard (attestée avant 1163) sur la rive gauche de la Bièvre, domaine du faubourg Saint-Marcel sous la juridiction de l’abbaye de Sainte-Geneviève va donner un nouveau visage à ce faubourg jusque-là funéraire.

Vue de Paris lors de la Fronde en 1649 montrant au premier plan la Salpétrière, le faubourg Saint-Marcel et en arrière-plan, le faubourg Saint-Antoine et la Bastille.

Le quartier situé hors des enceintes de Paris va attirer, à partir de la fin du XIIIe siècle, une population de grands seigneurs à commencer par Marguerite de Provence veuve de Saint-Louis qui fonde le couvent des Cordelières (que l’on appelle aujourd’hui Clarisses) en 1289 et qui se fait construire une maison royale à proximité dans laquelle résidera sa fille Blanche de France veuve de Ferdinand Infant de Castille. On voit apparaître les demeures du comte de Boulogne, du comte de Forez, de l’évêque de Laon Roger d’Armagnac, du chancelier de France Miles de Dormans qui céda son domaine à Louis duc d’Orléans. Ces « palais » sont construits sur les rives de la Bièvre. Le couvent des Cordelières attire au XIVe siècle des princesses comme Isabelle de Valois sœur de Philippe VI et veuve de Pierre Ier de Bourbon qui y passe les dernières années de sa vie et y meurt en 1383. C’est là aussi que fut élevée Catherine de France (1378-1388) sœur du roi Charles VI après le décès de sa mère Jeanne de Bourbon (1337-1378).

À partir du XVe siècle, le quartier est moins à la mode et les domaines font place à des activités artisanales.

Le bourg Saint-Marcel se dota dès le début du XIIIe siècle de murs ceints de fossés : la leçon des invasions vikings fut bien retenue, même si cette fois-ci, les murs -détruits et fossés comblés entre 1557 et 1561- visaient surtout à défendre le bourg de la menace anglaise.

Le développement d’un faubourg industrieux[modifier | modifier le code]

Le parlement de Paris au XVe siècle.

La partie du faubourg située sur la rive droite de la Bièvre dépendait des chanoines de Saint-Marcel ; ils affranchirent leurs serfs en 1238 et Philippe le Bel promut par lettres patentes le bourg en "ville". En 1296, le Parlement de Paris garantit l’indépendance fiscale du faubourg vis-à-vis de la capitale. Ces mesures fiscales, ainsi que la présence de la Bièvre incitèrent la venue de nombreux artisans; les bouchers furent les premiers à venir s’installer dans le faubourg, en raison de la présence de la Bièvre, leur permettant d’y jeter leurs déchets, donnant d’ailleurs le nom de pont aux Tripes à l’un des ponts qui enjambaient jadis la rivière. Suivront les artisans mégissiers, tanneurs, corroyeurs, baudroyeurs, cordonniers et teinturiers, qui achèveront de faire de la Bièvre un cours d’eau extrêmement pollué jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle.

Le faubourg produisait aussi un vin réputé dès le XIIIe siècle et une brasserie s’installa à la même époque afin de satisfaire les besoins des Anglais et Flamands travaillant dans le quartier. Tout cela fit des bords de Bièvre un lieu bordé d’auberges, de cabarets et tripots réputés, dans lesquelles Rabelais et Jean-Jacques Rousseau se rendaient.

C’est l’installation en 1443 de Jean Gobelin dans le faubourg qui y installa une teinturerie qui marquera pendant longtemps le quartier en y introduisant cette industrie. Jouissant d’une très grande fortune et réputation jusqu’au XVIe siècle, la dynastie des Gobelin laissera son nom à la partie sud du faubourg. Dès 1662, Louis XIV fait rassembler dans le faubourg les artisans ayant servi Fouquet pour l’aménagement de son château de Vaux-le-Vicomte avant sa chute.

En 1663, est créée la « Manufacture royale des meubles et tapisseries de la Couronne » avec Charles Le Brun comme directeur. Un vaste ensemble de nouveaux bâtiments est érigé d’une part vers la rue Mouffetard (actuelle avenue des Gobelins) et de l’autre, sur les bords de la Bièvre. Louis XIV, au début de son règne, porte beaucoup d’importance à cette manufacture, quitte à la financer généreusement. Les tapisseries, vaisselles d’argent, torchères et meubles qui y sont produits pour la gloire du roi. Cependant, dès que Louis XIV eut quitté le Louvre pour Versailles, la manufacture tomba dans une relative décadence, tout en continuant à produire des objets d’art très réputés.

La relative prospérité apportée par la manufacture royale ne doit cependant pas éclipser le fait qu’elle ne profitait qu’aux ouvriers spécialistes qui y travaillaient. La majorité de la population vivant dans le faubourg restait miséreuse et le quartier porta une réputation de zone malfamée jusqu’au XIXe siècle. Jean-Jacques Rousseau en témoigne dans les Confessions:

Le quartier Saint-Marcel en 1762, selon le plan de Jaillot

« Combien l’abord de Paris démentit l’idée que j’en avais ! La décoration extérieure que j’avais vue à Turin, la beauté des rues, la symétrie et l’alignement des maisons me faisait chercher à Paris autre chose encore. Je m’étais figuré une ville aussi belle que grande, de l’aspect plus imposant, où l’on ne voyait que de superbes rues, des palais de marbre et d’or. En entrant par le faubourg Saint-Marceau je ne vis que de petites rues sales et puantes, de vilaines maisons noires, l’air de malpropreté, de la pauvreté, des mendiants, des charretiers, des ravaudeuses, des crieuses de tisane et de vieux chapeaux. Tout cela me frappa d’abord à un tel point que tout ce que j’ai vu depuis à Paris de magnificence réelle n’a pu détruire cette première impression, et qu’il m’en est resté toujours un secret dégoût pour l’habitation de cette capitale. »

La Révolution française y trouva tout naturellement un écho très favorable, les habitants du faubourg étant parmi les initiateurs, avec Louis Legendre, Antoine Joseph Santerre. La Terreur y fut vécue dans toute son horreur avec le massacre de la Salpétrière voisine.

La métamorphose haussmannienne[modifier | modifier le code]

La Bièvre coulant au pied de la manufacture des Gobelins en 1830

Le XIXe siècle voit l’intégration du faubourg Saint-Marcel par la ville de Paris (entamée dès le XVIIIe siècle), lui faisant perdre son statut de véritable faubourg. La Révolution industrielle provoqua l’arrivée de nombreux nouveaux travailleurs pauvres, faisant du quartier une zone toujours aussi miséreuse. Avec les grands travaux d’urbanisme initiés par le baron Haussmann, le quartier changea radicalement d’aspect. En 1857 il est décidé de l’ouverture des boulevards Saint-Marcel et Arago. En deux ans, tout le passé médiéval disparut avec la destruction de la collégiale Saint-Marcel, et de la quasi-majorité des maisons médiévales qui ne survécurent que dans la rue des Gobelins de la rue de la Reine-Blanche. Le cœur du faubourg se trouvait à l’emplacement exact du carrefour des Gobelins. Les travaux d’aménagement permirent d’y découvrir une immense nécropole chrétienne du Bas-Empire qui demeure encore sous terre de nos jours. De même, au cours du XIXe siècle et jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale fut entrepris le recouvrement du cours de la Bièvre devenue insalubre.

De nos jours, le faubourg Saint-Marcel, bordant le Ve Arrondissement, est l’un des quartiers les plus chers du XIIIe Arrondissement. La ville de Paris a entrepris des études afin de remettre au jour la Bièvre sur certaines portions.

Édifices et monuments[modifier | modifier le code]

  • La manufacture des Gobelins
Article détaillé : Manufacture des Gobelins.

Au no 42 de l’avenue des Gobelins se trouve l’entrée des Manufactures nationales des Gobelins, Beauvais et Savonnerie.

L’actuel bâtiment sur l’avenue fut commencé en 1912 sous la direction de l’architecte Jean Camille Formigé. Le bâtiment était initialement prévu pour accueillir un musée, qui ne fut ouvert qu’en 1921 après avoir servi d’hôpital durant la Première Guerre mondiale. En 1940, la manufacture de Beauvais détruite, vint installer ses ateliers et s’y trouvent toujours. (M) Ce site est desservi par la station de métro Les Gobelins.

  • Le château de la Reine Blanche
Article détaillé : Îlot de la Reine Blanche.

Entre les rues des Gobelins, Berbier-du-Mets et Gustave-Geffroy, se trouvent des bâtiments du XVIe siècle et du XVIIe siècle, appelés « hôtel de la Reine Blanche » ou « château de la Reine-Blanche ». La tradition dit que cette demeure médiévale fut celle de Blanche de France, fille Saint Louis, veuve de Ferdinand de la Cerda héritier des royaumes de Castille et de León, morte au couvent des Cordelières tout proche. Cette demeure fut en fait bâtie pour la famille des Gobelins sur le domaine qui avait appartenu à Blanche. L’ensemble des bâtiments furent utilisés comme teinturerie, puis comme tannerie dès le XVIIIe siècle. (M) Ce site est desservi par la station de métro Les Gobelins.

  • L’église Saint-Médard
Article détaillé : Église Saint-Médard (Paris).

Située tout au début de la rue Mouffetard, c’est la seule église médiévale survivante dans le quartier Saint-Marcel. L’église actuelle a été construite du XVe au XVIIIe siècle. C’est l’un des plus beaux exemples de gothique flamboyant à Paris. L’église fut un lieu actif de la charité au XIXe siècle dans ce quartier particulièrement démuni. (M) Ce site est desservi par la station de métro Censier - Daubenton.

  • L’église Saint-Marcel

Au no 82 du boulevard de l'Hôpital se trouve l’église Saint-Marcel. Elle doit être distinguée de l’ancienne collégiale Saint-Marcel (détruite en 1806) qui était située au centre du faubourg. En 1856 fut érigée à cet emplacement une chapelle perpétuant le souvenir du saint dans le quartier. Trop délabrée, elle fut démolie et remplacée en 1966 par l’actuelle église, dessinée par Nicolas Michelin et dont le fils réalisa le clocher (dont deux des trois cloches proviennent du théâtre Sarah-Bernhardt en 1993. On trouve à l’intérieur un bel orgue de cinquante-quatre jeux ainsi qu’une tapisserie des Gobelins de Gustave Singier. (M) Ce site est desservi par la station de métro Saint-Marcel.

  • Le théâtre des Gobelins
Article détaillé : théâtre des Gobelins.

Au no 73 de l’avenue des Gobelins se trouve l’ancien théâtre des Gobelins. Érigé en 1869 par l’architecte Alphonse Cusin et décoré en façade par Auguste Rodin. Le théâtre projeta des films dès 1906 et se consacre totalement à cette activité à partir de 1936. Les projections y sont plutôt à vocation culturelle, documentaire ou politique, sans pour autant n’y attirer à l’époque que le Tout-Paris de l’entre-deux-guerres, comme le raconte Alphonse Boudard dans les Combattants du petit bonheur :

« Ce théâtre des Gobelins… il est total, dirait-on maintenant… je veux dire le spectacle… Une sorte de véritable maison de la culture. On y bouffe, on y jouit, on y braille, on s’y bat. On gonfle des capotes anglaises qu’on lâche pendant la projection… ça fait une sorte de dirigeable qui passe. Ça hurle aux actualités… ça commente tout haut les films… toutes les impressions… on incendie le traître. Ceux des balcons, les loustics voyous du quartier, bombardent le parterre de boulettes, peluches diverses… ça va jusqu’à des glaviots… des étrons enveloppés dans du papier journal… certain jour, un chat crevé ! Là, alors, ça déclenche la guerre-éclair… tout l'orchestre se rue vers le balcon ! Le choc… dans les escaliers… les galeries… horions! hurlements ! les insultes! Ça sort jusqu'à des surins, des barres de fer… le bombardement… tout s'emmêle et tout pêle-mêle, matrones, prolos, malfrats ! Comme dans un dessin de Dubout. Pour éviter la ruine de son entreprise culturelle, le patron a donc recruté sa brigade de brandillons… balèzes simiesques… hercules de fêtes foraine ! anciens boxeurs ! Des ouvreuses il en trouve plus… la dernière s’est faite violer dans les gogues… une dame pourtant plus toute jeune. Fatal, des pugilats pareils, ça ramène parfois le car de police. Il s’arrête devant l’entrée… Les cognes se ruent à l’intérieur… remettent de l’ordre à coups de gourdin, de pèlerine avec des bouteilles au fond des poches. Sans délicatesse aucune, sans ménagement… ils n’en ont pas le loisir… »

Le cinéma a fermé en 2004 et il est prévu de le réutiliser afin d’accueillir les archives de la société Pathé pour les chercheurs et le public. (M) Ce site est desservi par la station de métro Les Gobelins.

  • L’hôtel Scipion
Article détaillé : Hôtel Scipion.

Au no 13 de la rue Scipion (ancienne rue de la Barre, ouverte en 1540), on trouve l’hôtel particulier de style Renaissance construit en 1565 pour Scipion Sardini. À partir de 1612, l’hôtel devient un hospice pour les vieillards et les mendiants, puis une maison d’accouchement et d’allaitement en 1656, avant de devenir la boulangerie des hôpitaux de Paris. En 1974, les installations de boulangerie-pâtisserie sont fermées et l’hôtel accueille les collections du musée de l’Assistance Publique pendant la rénovation de l’Hôtel de Miramion. En 1983, L’hôtel Scipion est à son tour rénové et réaménagé en logements, studios d’accueil et locaux de formation. (M) Ce site est desservi par la station de métro Les Gobelins.

  • Le square René-Le Gall
Article détaillé : Square René-Le Gall.

Situé entre l’hôpital Broca et la Manufacture des Gobelins, le square René-Le Gall est situé à l’ancien emplacement de l’île aux Singes lorsque la Bièvre avait là son lit. L’emplacement du parc n’a jamais été urbanisé malgré la croissance de Paris et était partagé entre les Cordelières, les familles Gobelin et Le Peultre.

Le parc actuel a été aménagé en 1936 par Jean-Charles Moreux qui a conservé l’authentique sous-bois occupant cet espace depuis toujours. (M) Ce site est desservi par la station de métro Glacière.

  • L’hôpital Broca
Article détaillé : Hôpital Broca (Paris).

(M) Ce site est desservi par la station de métro Glacière.

  • La maison Saint-Augustin

(M) Ce site est desservi par la station de métro Glacière.

  • La Cité Fleurie

(M) Ce site est desservi par la station de métro Glacière.

En littérature[modifier | modifier le code]

  • Honoré de Balzac y fait références dans plusieurs romans de la Comédie humaine, notamment dans L'Interdiction où le juge Granville habite ce quartier pour soulager la misère des pauvres. Et aussi dans Ferragus où il décrit les joueurs de boules : « Puis, à deux pas, est le cimetière du Mont-Parnasse, qui attire d'heure en heure les chétifs convois du faubourg Saint-Marceau. Cette esplanade, d'où l'on domine Paris, a été conquise par les joueurs de boules, vieilles figures grises, pleines de bonhomie, braves gens qui continuent nos ancêtres, et dont les physionomies ne peuvent être comparées qu'à celles de leur public, à la galerie mouvante qui les suit. L'homme devenu depuis quelques jours l'habitant de ce quartier désert assistait assidument aux parties de boules, et pouvait, certes, passer pour la créature la plus saillante de ces groupes, qui, s'il était permis d'assimiler les Parisiens aux différentes classes de la zoologie, appartiendraient au genre des mollusques. Ce nouveau venu marchait sympathiquement avec le cochonnet, petite boule qui sert de point de mire, et constitue l'intérêt de la partie ; il s'appuyait contre un arbre quand le cochonnet s'arrêtait ; puis, avec la même attention qu'un chien en prête aux gestes de son maître, il regardait les boules volant dans l'air ou roulant à terre Vous l'eussiez pris pour le génie fantastique du cochonnet. Il ne disait rien, et les joueurs de boules, les hommes les plus fanatiques qui se soient rencontrés parmi les sectaires de quelque religion que ce soit, ne lui avaient jamais demandé compte de ce silence obstiné ; seulement, quelques esprits forts le croyaient sourd et muet. Dans les occasions où il fallait déterminer les différentes distances qui se trouvaient entre les boules et le cochonnet, la canne de l'inconnu devenait la mesure infaillible, les joueurs venaient alors la prendre dans les mains glacées de ce vieillard, sans la lui emprunter par un mot, sans même lui faire un signe d'amitié[1]. »
  • Victor Hugo y fait référence dans Les Misérables I, notamment dans "La masure Gorbeau" où les personnages Jean Valjean et Cosette y trouvent refuge. La description du quartier tout au long du livre quatrième, chapitre I, se finit par: « Un matin, matin mémorable, en juillet 1845, on y vit tout à coup fumer les marmites noires de bitume; ce jour-là on put dire que la civilisation était arrivée rue de Lourcine et que Paris était entré dans le faubourg Saint-Marceau. »

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ferragus, éditions Furne, vol.IX, p. 109- Le personnage qui suit le cochonnet est Ferragus XXIII

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Rouleau, Paris histoire d’un espace, Seuil, Paris, 1997.
  • Alfred Fierro et Jean-Yves Sarazin, Le Paris des Lumières d’après le plan de Turgot (1734-1739), Éditions de la Réunion des musées nationaux, Paris, 2005.
  • Jean-Jacques Lévêque, Vie et histoire du XIIIe arrondissement, Hervas, Paris, 1995.

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