Escargot

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Escargot
Nom commun ou
nom vernaculaire ambigu :
L'expression « Escargot » s'applique en français à plusieurs taxons distincts. Page d'aide sur l'homonymie
Divers escargots d'Amérique du Nord
Divers escargots d'Amérique du Nord
Taxons concernés

Escargots terrestres :

Escargots d'eau douce :

Escargots :

Escargots :

etc.

Le terme escargot est un nom vernaculaire qui en français désigne par opposition aux limaces, la plupart des mollusques qui portent une coquille, dits aussi colimaçons. Majoritairement terrestres, ce sont tous des gastéropodes quelle que soit leur taille (certains mesurent à peine 2 millimètres) ou leur forme. On désigne aussi par ce terme certains escargots aquatiques, dont ceux d'eaux douces (Basommatophora tels les limnées ou les planorbes, souvent appelés « escargots nettoyeurs » par les amateurs d'aquariophilie).

La différence entre escargot et limace n'est pas toujours évidente. Ainsi, certaines limaces comme les testacelles sont-elles pourvues d'une coquille rudimentaire mais bien visible, alors que les escargots de la famille des Vitrinidae appelés glass snails (escargot de verre) par les anglophones, dont Eucobresia nivalis (en)[1] ou Semilimax semilimax (en) par exemple, n'ont qu'une coquille fragile et incomplète dans laquelle l'animal ne peut généralement se retirer complètement. Intermédiaires, les semi-limaces (en) sont des gastéropodes terrestres dont la coquille est trop petite pour que l'animal adulte entre entièrement dedans, mais cette coquille n'est pas vestigiale.

La plupart des escargots sont phytophages, quoique quelques espèces soient omnivores, zoophages ou détritivores.

Les espèces les plus discrètes restent très mal connues. Il en existe de nombreuses espèces, dont sans doute beaucoup encore inconnues de la science, les scientifiques ayant décrit en 2014 près de deux millions d'espèces (il pourrait en exister de 5 à 10 millions) dont 500 en France[2]. Rien qu'en Slovaquie, les spécialistes ont identifié cinquante-trois espèces aquatiques (en eau douce) et cent soixante-quinze terrestres, soit un total de deux cent vingt-huit espèces[3], soit beaucoup plus qu’aux Pays-Bas où cent soixante-neuf espèces ont quand même été identifiées (cinquante-deux en eau douce et cent dix-sept sur terre).

Il est fréquent de trouver des espèces endémiques sur les îles ou sur des milieux très isolés depuis longtemps.

Articles détaillés : Escargot de Bourgogne et Escargot petit-gris.

Noms français et noms scientifiques correspondants[modifier | modifier le code]

Liste alphabétique des noms vulgaires ou des noms vernaculaires attestés[4] en français.
Note : certaines espèces ont plusieurs noms et, les classifications évoluant encore, certains noms scientifiques ont peut-être un autre synonyme valide.

Un escargot à coquille en spirale à l'envers à la surface de l'eau. On distingue la bouche.
Un escargot aquatique, du genre limnées (Lymnaea stagnalis), vue ventrale.

Parmi les plus connues[réf. nécessaire] :

Mais les escargots peuvent recevoir d'autres noms vernaculaires :

Une liste de référence de noms français[5] permet de désigner les espèce d'escargots et limaces de France dans une optique de communication pour la préservation de la biodiversité.

Zoologie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Coupe longitudinale d'un escargot, schéma montrant les différents organes situés dans la coquille ou dans la partie externe du corps
Anatomie d'un escargot, schéma en coupe. 1 : coquille ; 2 : foie ; 3 : poumon ; 4 : anus ; 5 : pore respiratoire ; 6 : œil ; 7 : tentacule ; 8 : cerveau ; 9 : conduit salivaire ; 10 : bouche ; 11 : panse ; 12 : glande salivaire ; 13 : orifice génital ; 14 : pénis ; 15 : vagin ; 16 : glande muqueuse ; 17 : oviducte ; 18 : sac de dards ; 19 : pied ; 20 : estomac ; 21 : rein ; 22 : manteau ; 23 : cœur ; 24 : canal déférent.

Les escargots disposent d'une ou deux paires de tentacules rétractiles (une paire chez les Basommatophores, deux chez les Stylommatophore), appelés cornes ou « antennes » dans le langage familier.

Dans la partie supérieure de la tête la première paire de « cornes » abrite les yeux mais la vue est un sens peu utilisé par les escargots. Ils possèdent surtout un bulbe olfactif sous l'œil et la deuxième paire de tentacules est un organe olfactif et tactile (épithélium) qui est en revanche très utilisé.

La bordure située à l'ouverture de la coquille est appelée péristome. La forme, l'épaisseur et la couleur du péristome ont souvent une grande importance dans l'identification des espèces de gastéropodes.

Son orifice respiratoire est appelé pneumostome.

Quelle que soit son allure, la coquille de l'escargot est toujours hélicoïdale. La plupart du temps, l'hélice s'enroule vers la droite, et on parle alors d'escargot à coquille dextre. Il existe également, mais de manière plus rare et anormale, des escargots à coquille sénestre, c'est-à-dire dont la coquille tourne vers la gauche, « à l'envers ».

L’escargot, comme de nombreux autres mollusques, dispose de neurones géants permettant l'implantation d'électrodes intracellulaires largement utilisés en recherches neurologiques pour mieux comprendre le mode de fonctionnement des neurones humains.

Déplacement[modifier | modifier le code]

L'escargot se déplace, seulement vers l'avant, grâce à son pied, qui est en fait un gigantesque muscle qui se contracte et s'allonge alternativement. La vitesse moyenne, par exemple, d'un escargot turc adulte est d'un millimètre par seconde, soit six centimètres par minute.

Les glandes des escargots sécrètent aussi différents types de mucus (la « bave ») contenant de nombreux composés (allantoïne, collagène, élastine) qui lui permettent à la fois d'avancer plus facilement en glissant sur les obstacles et de se fixer même verticalement sur certaines parois. Le mucus sert aussi à l'escargot à se débarrasser de certaines substances, comme les métaux lourds, et entre aussi dans la composition de la coquille. Le mucus est épais, il durcit et sèche au contact de l'air en laissant une traînée brillante à la lumière.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Un escargot vu de face, en train de manger de la salade, on voit des sortes de cornes pointées vers l'avant, deux longues en haut, deux courtes en bas, terminées par des petites boules
Les deux paires de tentacules d'un escargot brésilien en train de manger.

Les escargots, comme les limaces, s'alimentent grâce à une langue dentée nommée radula (1500 à 2500 dents). La langue de l'escargot est couverte d'aspérités très dures, disposées en rangées régulières, comme la râpe du menuisier.

L'alimentation des escargots varie selon l'espèce. Certains escargots sont phytophages, détritivores, d'autres nécrophages, d'autres enfin prédateurs, parfois cannibales. Les escargots peuvent s'attaquer aux plantes cultivées des jardins (salade, tomates écrasées, fanes de carottes, de céleris…) causant parfois de gros dégâts aux récoltes.

Les escargots phytophages hébergent dans leur intestin une flore bactérienne qui participe à la digestion des végétaux. Les bactéries se maintiennent en vie durant l'estivation ou l'hibernation, en se nourrissant du mucus qui est sécrété par l'épithélium intestinal[réf. souhaitée].

Longévité[modifier | modifier le code]

La durée de vie des escargots varie selon les espèces. Dans la nature, les Achatinidae vivent de cinq à sept ans alors que les Helix dépassent rarement l'âge de trois ans. Leur mort est souvent due à des prédateurs ou à des parasites.

En captivité, leur longévité est bien plus longue et va de dix à quinze ans pour la plupart des espèces. Certains escargots ont vécu plus de trente ans[6].

Hibernation des escargots terrestres[modifier | modifier le code]

Agglomération de Theba pisana sur une plante pour se protéger de la chaleur.

Les escargots terrestres ne sont actifs que lorsque l’humidité est suffisamment élevée. Dans le cas contraire, l’animal se rétracte à l’intérieur de sa coquille qu’il obture par un voile muqueux (courte inactivité) ou par un épiphragme[7], ce qui lui évite la déshydratation. Certains escargots grimpent sur un mur ou en haut des tiges d’herbe pour fuir la fournaise du sol, d'autres comme Sphincterochila boissieri (en) vit dans les déserts du Néguev et du Sinaï grâce à sa xérotolérance, se retirant dans les dernières spires afin de former dans la première une chambre à air isolant de l'air sec[8].

La photopériode et la température sont des variables saisonnières qui induisent les états d'inactivité. Hibernation et estivation sont des réponses à des stress environnementaux prévisibles. Chaque espèce présente une stratégie adaptée pour résister à ces stress.

L'épiphragme est un bouchon de mucus, plus ou moins imprégné de calcaire, qui durcit en séchant.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Oeufs d'escargot

Tous les escargots terrestres sont hermaphrodites, produisant spermatozoïdes et ovules. Quelques escargots d'eaux douce et marine ont des sexes différents et sont donc gonochoriques (mâles ou femelles).

Avant la reproduction, tous les escargots terrestres pratiquent une cour de deux à douze heures avant l'accouplement. Les escargots terrestres pulmonates, prolifiques reproducteurs, s'inséminent réciproquement par paires afin de fertiliser leurs ovules. Chaque portée peut contenir jusqu'à cent œufs.

Les escargots terrestres pulmonates et les limaces ont une ouverture de reproduction d'un côté du corps, près de l'avant, à travers lequel l'organe reproducteur externe est extrudé afin que l'échange de sperme puisse avoir lieu. La fécondation peut alors avoir lieu et les œufs se développer. Dès le début de l'accouplement, chaque individu enfonce un dard calcaire dans la chair de son congénère, ce dard d'amour contenant une glande secrétant des hormones qui favorisent la fécondation dans la bourse copulatrice[9].

Les escargots, parmi d’autres animaux, possèdent une spermathèque. Lorsqu'une nouvelle portée d’œufs arrive, ceux-ci sont donc fécondés par un mélange de spermatozoïdes provenant de différents mâles. Cela favorise le brassage génétique indispensable à toute population.

Les escargots des jardins enterrent leurs œufs à la limite de la surface, de cinq à dix centimètres de profondeur, principalement lorsque le temps est tiède et légèrement humide, creusant avec leur « pied » (l'arrière de leur queue). La taille des œufs diffère selon les espèces, de trois millimètres de diamètre jusqu'à six centimètres pour les escargots terrestres géants africains. Après deux à quatre semaines de climat favorable, ces œufs éclosent et les jeunes sortent. Les escargots peuvent pondre des œufs jusqu'à une fois par mois.

Environnement[modifier | modifier le code]

De petits escargots en spirale ronde, rayés de brun et blanc
Escargots du genre Helicella sur des tiges d'ombellifère.

Les escargots peuvent pour partie refléter la qualité de leur environnement en accumulant dans leur chair ou dans leur coquille certains polluants ou toxiques présents dans leur milieu. Leur mucus les protège des agressions extérieures, bactériennes et fongiques notamment. Il contribue à leur régulation thermique. Comme ce mucus est riche en acide sialique, la cible du virus grippal, la question a été posée de leur capacité à abriter une partie du cycle du virus grippal. Certaines espèces sont inféodées à un milieu particulier (roselière, boisements (pour l'Hélice des bois par exemple), etc. ce qui leur confère aussi une valeur d'indicateur.

Les escargots terrestres sont très sensibles aux paramètres thermohygrométriques et semblent également sensibles à la pollution lumineuse qui peut dérégler leur système chronobiologique et perturber les phases d'estivation (photo ci-contre) ou d'hibernation.

Les escargots ont disparu d'une grande partie des territoires agricoles cultivés à cause des pesticides. Le réseau bocager leur permet de mieux survivre, et il est permis d'espérer que les bandes enherbées rendues récemment obligatoires sur certaines surfaces en Europe puissent augmenter leurs chances de survie dans les milieux cultivés.

L'escargot comme bioindicateur pour l'écotoxicologie ?[modifier | modifier le code]

Plusieurs espèces d'escargot sont faciles à collecter, à élever et à identifier, et peuvent être trouvées presque partout. Via la pluie et la rosée, les végétaux et le contact avec le sol superficiel, l'escargot est en contact avec divers contaminants qu'il absorbe par voie transcutanée, par voie digestive ou respiratoire[10]. Il peut accumuler dans sa coquille des minéraux (magnésium par exemple[11]), des métaux toxiques (plomb par exemple[11]) ou des radionucléides qui « mémorisent » ainsi une partie de son exposition passée à certains contaminants. L'escargot terrestre se déplace relativement peu et bioaccumule au cours de sa croissance de nombreux contaminants[12],[13],[14],[15].

Sa physiologie[16], son écologie et sa variabilité[17] sont maintenant connus[18] et il est facile à élever en condition normalisée de laboratoire[19],[20]. Il est sensible à de nombreux contaminants[21].

La qualité de la croissance[22] et reproduction de certains escargots donnent des indices de degré de pollution du sol, par exemple par des pesticides ou certains éléments-trace métalliques[23]. Il permet par exemple l'évaluation de la teneur en chrome bioassimilable d'un sol par exemple[24] ou de pesticides organophosphorés[12] ou encore d'étudier la bioaccumulation de métaux lourds dans la partie du réseau trophique qui le concerne[25].

Comme il est saprophage et phytophage, et qu'il pond et hiverne dans le sol, il semblait pertinent de le considérer comme une espèce sentinelle[10] et tester ses vertus bioindicatrices[26],[27],[28].

L'AFNOR travaille en 2010-2011 à plusieurs projets de normes, dont un projet de norme PR NF EN ISO 15952 /Qualité du sol - Effets des polluants vis-à-vis des escargots juvéniles (Helicidae) - Détermination des effets sur la croissance par contamination du sol (soumis à enquête et consultation du public jusqu'au 28 février 2011[29]).. L'AFNOR considère que l'espèce qui se prête la mieux à ce travail en France est le petit-gris (Helix aspersa aspersa Müller), car le plus commun et facile à trouver. De plus, bien que d'origine européenne, il a été introduit dans le monde entier (hors sur le continent antarctique[17]).

Écologie[modifier | modifier le code]

Prédateurs[modifier | modifier le code]

Les escargots sont un élément important des réseaux trophiques. Ils ont de nombreux prédateurs tels que des mammifères, rongeurs ou hérissons notamment, ou des oiseaux, mais aussi parfois d'autres escargots tels que le bulime tronqué. Il existe même un rapace, le milan des marais dont la nourriture quasi exclusive est constituée de gros escargots aquatiques sud-américains de la famille des Ampullariidae, dont essentiellement Pomacea bridgesii.

Statut de protection[modifier | modifier le code]

Certains escargots sont des espèces protégées comme l'Otala de Catalogne (Otala punctata), Iberus gualterianus[30] et d'autres bénéficient d'une protection partielle dans la nature comme en France l'escargot de Bourgogne (Helix pomatia), le petit gris (Helix aspersa) et l'escargot peson (Zonites algirus) dont le ramassage des jeunes spécimens est interdit mais également la collecte des escargots de Bourgogne adultes en période de reproduction (1er avril au 30 juin)[31].

En Région wallonne, non seulement le ramassage des Escargots de Bourgogne et Petits gris sont limités, mais l'introduction ou la mise en liberté d'espèces non indigènes ( Helix lucorum, Helix adanentis, Helix cincta ou Achatina fulica) est interdite [32].

Utilisation par l'Homme[modifier | modifier le code]

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Cuisine[modifier | modifier le code]

Des escargots cuits dans leur coquille remplie de persillade
Les escargots persillés à la bourguignone, un plat traditionnel de la gastronomie française à base d'escargot de Bourgogne.
Escargots cuits au barbecue
Escargots au lard et au barbecue

En France quatre espèces sont ordinairement consommées sous le nom d'escargot :

  • Helix aspersa :
    • Le petit-gris (Helix aspersa aspersa), avec des recettes plus diverses et souvent locales, une taille de 28 à 35 mm pour un poids adulte de 7 à 15 g. Présent dans les pays méditerranéens (Europe et Afrique du Nord) et la façade atlantique française.
    • Le gros-gris (Helix aspersa maxima), taille de 40 à 45 mm pour un poids adulte de 20 à 30 g, présent en Afrique du Nord.
  • Le véritable escargot de Bourgogne (Helix pomatia), traditionnellement préparé en coquille, au beurre persillé. Taille de 40 à 55 mm pour un poids adulte de 25 à 45 g. Répartition géographique naturelle : Europe centrale
  • Helix lucorum, importé des Balkans ou de Turquie, souvent vendu, à tort, comme escargot de Bourgogne.
  • On donne parfois le nom d'escargot de mer au bigorneau, mollusque marin d'apparence voisine.

On consomme aussi les œufs d'escargot sous la forme de caviar.

Élevage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Héliciculture.

L'élevage (héliciculture) donne des résultats acceptables dans les conditions économiques actuelles. Il concerne principalement Helix aspersa. Le lieu où s'élèvent les escargots est appelé une escargotière, mais c'est aussi le nom du plat spécifique, creusé de petites cavités pour mettre les escargots au four et les servir.

Les textes réglementaires de la Communauté européenne ne considèrent pas l'escargot terrestre comme un mollusque. Il ne rentre pas non plus dans la définition juridique de viande.

Les escargots issus d'élevage ne sont jamais toxiques car leur alimentation est contrôlée. Les escargots dans un milieu pollué peuvent fixer dans leurs chairs des métaux lourds, le jeûne ne permet pas à l'escargot de relarguer ces métaux. Un jeûne de 32h est suffisant pour que l'intestin de l'escargot soit complètement vidé.

En Afrique on consomme certains escargots géants, en particulier l'achatine (Achatina fulica) très prisée depuis la Guinée jusqu'en Angola et dont le ramassage intensif menace certaines populations. On encourage dans ces pays l'« achatiniculture », sous forme de mini élevages[33]. En revanche, cette espèce doit être gérée avec précautions car dans d'autres régions l'achatine peut se révéler invasive et elle est vecteur de Angiostrongylus cantonensis, le ver rond responsable de la méningo-encéphalite éosinophilique chez les humains.

Cosmétique[modifier | modifier le code]

Les escargots sont parfois élevés par certaines communautés comme les Mapuches pour récupérer leur mucus afin de l'utiliser comme cosmétique. En effet, sa teneur en allantoïne, en collagène et en élastine aurait des propriétés réparatrices mais aucune étude scientifique n'a pu le confirmer.[réf. nécessaire] L'extraction du mucus nécessite de stresser l'animal pour obtenir le meilleur rendement, souvent en posant une pile de 9V quelques minutes sur l'escargot. Par ailleurs, afin de stabiliser le mucus, il est nécessaire d'y ajouter des stabilisants, en général du Glydant un formaldéhyde.[réf. nécessaire] En Europe, il est interdit de faire souffrir les animaux[34], de ce fait, il n'existe pas de filières de producteurs de baves d'escargots. Cependant depuis 2013, il existe un héliciculteur qui a obtenu la certification biologique ECOCERT grâce à une méthode unique d'extraction de bave d'escargot respectant l'animal[35].[pas clair]

Détection de pollution[modifier | modifier le code]

Comme le ver de terre, l'escargot a la particularité de concentrer dans ses tissus les substances chimiques présentes dans le sol, l'air et les plantes de son environnement (cadmium, plomb, zinc, cuivre, mercure, arsenic)[36]. En observant ce qui est accumulé dans l'organisme du gastéropode, on peut donc savoir si un sol est pollué mais également évaluer la quantité de polluants susceptible de se disperser dans la nature et de contaminer les êtres vivants. Des informations très utiles pour tester des pesticides par exemple et qu'il serait impossible d'obtenir avec une méthode classique d'analyse du sol.

Représentations culturelles[modifier | modifier le code]

Gravure ancienne représentant un homme âgé vétu des couleurs de l'amérique, tenant un document et chevauchant un escargot
Caricature de 1860 où l'escargot symbolise la lenteur en politique.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir un exemple de Vitrinidae
  2. Benoît Fontaine (biologiste au Muséum national d'Histoire naturelle), « L’escargot », émission La Tête au carré sur France Inter, 29 avril 2014, 8 min 30 sec
  3. Voir l'article du Wikipédia anglais listant les espèces de Slovaquie)
  4. Attention aux appellations et traductions fantaisistes circulant sur l'Internet
  5. Benoît Fontaine, « Les noms français des mollusques continentaux de France : processus d’établissement d’une liste de référence », La Terre et la Vie - Revue d’Ecologie, vol. 65, no 4,‎ décembre 2010 (lire en ligne)
  6. « The Roman snail or escargot (Helix pomatia) » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-05-29
  7. Longue inactivité comme estivation, hibernation…
  8. (en) R. McNeill Alexander, The Invertebrates, CUP Archive,‎ 1979, p. 290
  9. (en) Tim R. Birkhead, Anders Pape Møller, Sperm Competition and Sexual Selection, Academic Press,‎ 1998, p. 279
  10. a et b Gomot-de Vaufleury, A. and Pihan, F. (2000) Growing snails used as sentinels to evaluate terrestrial environment contamination by trace elements. Chemosphere, 40, pp. 275-284
  11. a et b Beeby A, Richmond L. (2011) Magnesium and the deposition of lead in the shell of three populations of the garden snail Cantareus aspersus. Environ Pollut. 2011 Jun; 159(6):1667-72. Epub 2011 Mar 21 (résumé)
  12. a et b Coeurdassier, M., Saint-Denis, M., Gomot-de Vaufleury, A., Ribera, D. and Badot, P.M. (2001) The garden snail (Helix aspersa) as bioindicator of organophosphorus exposure: effects of dimethoate on survival, growth and acetylcholinesterases activity. Environmental Toxicology and Chemistry, 20, pp. 1951-1957
  13. Coeurdassier, M., Gomot-De Vaufleury, A. and Badot, P.M. (2002) Laboratory and field methods to use terrestrial land snails as bioindicator of pollution. 23rd SETAC North-America Congress, 16-20 November 2002, Salt Lake City, Utah, États-Unis
  14. Coeurdassier, M., Saint-Denis, M., Gomot-de Vaufleury, A., Ribera, D., Badot, P. M. (2001) The garden snail (Helix aspersa aspersa) as a bioindicator of organophosphorus exposure: effects of dimethoate on survival, growth and acetylcholinesterase activity. Environmental Toxicology and Chemistry, 20, pp. 1951-1957
  15. Coeurdassier, M., Gomot-de Vaufleury, A., Lovy, C. and Badot, P.-M. (2002) Is the epithelial cadmium uptake from soil important in bioaccumulation and toxic effects for snails. Ecotoxicology and Environmental Safety, 53, pp. 425-431
  16. Barker, G.M. The Biology of terrestrial molluscs. Barker, G.M.(Ed). C.A.B. International. Wallingford, Royaume-Uni, pp. 331-355
  17. a et b Chevallier, H. (1977) La variabilité de l'escargot Petit-Gris Helix aspersa Müller. Bulletin du Muséum national d'histoire naturelle, 3ème série, n° 448, Zoologie, 311, pp. 425-442
  18. Gomot, L. and Deray, A. (1987) Les escargots. La Recherche, 186, pp. 302-311
  19. Gomot-de Vaufleury, A. (2001) Regulation of growth and reproduction. in The Biology of terrestrial molluscs, chap. 9. G.M. Barker. C.A.B. International. Wallingford, Royaume-Uni, p. 331-355.
  20. Gomot, A. (1994) Contribution à l'étude de la croissance d'escargots du genre Helix : influence de facteurs de l'environnement. Nutrition et composition biochimique. Contrôle neuro-endocrine. Doctorat Sciences de la Vie, n° 398, Université de Besançon, France
  21. Gomot-de Vaufleury, A. and Coeurdassier, M. (2001) Normalisation of a new protocol using snails to evaluate the effects of pollutants. 11th Annual Meeting SETAC Europe, Madrid, Espagne, 6-10 May
  22. Gomot, A., Gomot, L., Boukraa, S. and Bruckert, S. (1989) Influence of soil on the growth of the land snail Helix aspersa. An experimental study of the absorption route for the stimulating factors. Journal of Molluscan Studies, 55, pp. 1-8
  23. Berger, B. and Dallinger, R. (1993) Terrestrial snails as quantitative indicators of environmental pollution. Environmental Monitoring and Assessment, 25, pp. 65-84
  24. Coeurdassier, M., Gomot-De Vaufleury, A. and Badot, P.M. (2000) Dose-dependent growth inhibition and bioaccumulation of hexavalent chromium in the land snail Helix aspersa aspersa. Environmental Toxicology and Chemistry, 19 (10), pp. 2571-2578
  25. Notten MJ, Oosthoek AJ, Rozema J, Aerts R. (2005) Heavy metal concentrations in a soil-plant-snail food chain along a terrestrial soil pollution gradient ; Environ Pollut. 2005 Nov; 138(1):178-90.
  26. Heim, M., Oehlmann, J., Schulte-Oehlmann, U., Markert, B. (1999) Entwicklung eines terrestrischen biotests mit Scnecken. In : Ökotoxikologie - ökosystemare Ansätze und Methoden. Oehlman, J. und Markert, B. (Eds). Landsberg : ecomed
  27. Dallinger, R., Berger, B., Triebskorn, R., Köhler, H. (2001) Soil biology and ecotoxicology. In : The Biology of terrestrial molluscs. Chap. 9. Editor : G.M. Barker. Publisher : C.A.B. International. Wallingford, Royaume-Uni, pp. 331-355
  28. Gomot-de Vaufleury, A. and Pihan, F. Methods for toxicity assessment of contaminated soil by oral or dermal uptake in land snails: metal bioavailability and bioaccumulation (2002). Environmental Toxicology and Chemistry, 21, pp. 820-827
  29. Enquête publique AFNOR
  30. les différentes espèces d'escargots européens
  31. Arrêté du 24 avril 1979 fixant la liste des escargots dont le ramassage et la cession à titre gratuit ou onéreux peuvent être interdits ou autorisés sur Légifrance
  32. La protection des escargots comestibles indigènes
  33. L'achatiniculture
  34. Traité de Rome
  35. Certification biologique ECOCERT
  36. Pollution : les escargots jouent les indics
  37. Dictionnaire des symboles et des images. Amsterdam : North-Holland Publishing Company, p. 430, ISBN 0-7204-8021-3.
  38. Symboliques et mythologiques animaux. London : Aquarian Press, p. Londres : Aquarian Press, p. 213. ISBN 1-85538-118-4.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Boisseau & Lanorville (1911) L'escargot, élevage et parcage lucratifs préparation culinaire et vente.
  • Ansart A. & Vernon P. (2003) Cold hardiness in molluscs. Acta Oecologica, 24, p. 81-102.
  • Bailey S.E.R. (1981) Circannual and circadian rhythms in the snail Helix aspersa Müller and the photoperiodic control of annual activity and reproduction. Journal of COmpararative Physiology, 142, p. 89-94.
  • Charrier M., Fonty,G. Gaillard-Martinie B. Ainouche K. & Andant G. (2006) Isolation and characterization of cultivable fermentative bacteria from the intestine of two edible snails Helix pomatia and Cornu aspersum (Gastropoda: Pulmonata). Biological Research, 39, p. 669-681.
  • Chase R. (1999) Lessons from snail tentacles. Chemical senses, Vol.11 N°4, p. 411-426.
  • site web de Ronald Chase : http://biology.mcgill.ca/faculty/chase/
  • Falkner,G. Ripken,T.E.J. & Falkner M. (2002) Mollusques continentaux de France. Liste de référence annotée et bibliographie. Ed. Muséum National d'Histoire Naturelle.
  • Fontaine, B., Bichain, J.M., Cucherat, X. Gargominy, O. Prié, V. 2010. Les noms français des mollusques continentaux de France : processus d’établissement d’une liste de référence. La Terre et la Vie - Revue d’Écologie, 65 (4), p. 293-317. [Publication téléchargeable sur MalaCo : http://www.journal-malaco.fr/page-43.html]
  • Flari V. & Edwards (2003) The role of the endocrine system in the regulation of reproduction in terrestrial pulmonate gastropods, Invertebrate Reproduction and Development, 44, p. 139–161.
  • La Spirale de l'escargot, contes mathématiques de Armand Herscovici, Seuil, 2000.

Liens externes[modifier | modifier le code]