Abeille

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Abeille
Nom commun ou
nom vernaculaire ambigu :
L'expression « Abeille » s'applique en français à plusieurs taxons distincts. Page d'aide sur l'homonymie
Abeille en train de collecter du pollen.
Abeille en train de collecter du pollen.
Taxons concernés

voir aussi :

Sous-pages sur les abeilles

Abeille est un nom vernaculaire ambigu désignant en français certains insectes hyménoptères de la superfamille des Apoidea. Au moins 20 000 espèces d'abeilles sont répertoriées sur la planète[1] dont environ 2 500 en Europe et 1 000 en France[2]. En Europe, l'espèce la plus connue est Apis mellifera qui, comme la plupart des abeilles à miel, appartient au genre Apis. Cependant, la majorité des abeilles ne produisent pas de miel.
Les abeilles peuvent être classées selon leur mode de vie : les abeilles domestiques, sauvages, solitaires ou bien sociales… Les abeilles sont nettement distinctes des guêpes, par leur morphologie et leur comportement. Les bourdons en revanche sont un groupe particulier d'abeilles[3].

Étymologie et histoire du mot[modifier | modifier le code]

Le mot abeille est attesté en français pour la première fois au XIVe siècle[4].

D'abord mentionné sous les formes abueille, abele, aboille ou encore abeulle, ce mot est un emprunt à l'occitan abelha[4],[5], lui-même issu du latin ăpĭcŭla « petite abeille », diminutif d’apis « abeille »[6].

Il remplace un terme d'oïl ef issu directement du latin apis (Flandre, îles Anglo-Normandes, ainsi que dans l'estuaire de la Gironde), tandis que dans l'Est, l'abeille est considérée comme étant une « petite mouche » (mouchette, mohhate, môtchotte) et que, plus au sud, on la nomme avette ou aveille[4]. Le terme de mouche-ep est aussi trouvé et eps employé par Montaigne.

L'usage du mot abeille domine progressivement celui des termes employés régionalement. Cependant, une autre expression « mouche à miel » va se substituer dans bien des dialectes d’oïl aux formes plus anciennes issues du latin apis (exemple en cauchois mouque à mié).

Dans sa première édition de 1694, le Dictionnaire de l'Académie française définit l'abeille comme étant une « mouche à miel », sauvage ou domestique[7]. La définition du mot abeille dans les dictionnaires évolue peu avec le temps. Il faut attendre le XIXe siècle avec la 6e édition (1832-1835) de ce dictionnaire pour voir apparaître des précisions sur cette sorte de mouche : « Insecte ailé […] qui produit la cire et le miel » et le XXe siècle avec la 8e édition de 1932-1935 pour qu'elle soit classée parmi les hyménoptères tout en précisant également qu'elle « vit en essaim »[8]. Cette définition est très proche de celle donnée par le Trésor de la Langue Française (1971-1994)[4], ce qui réduit progressivement l'usage du mot aux seules abeilles à la fois sociales et productrices de miel[9].

Pourtant, parmi les insectes appelés « abeille » en français, il existe en réalité des espèces solitaires et d'autres qui ne produisent que peu ou pas du tout de miel. Cette différence va être intégrée à la 9e édition du Dictionnaire de l'Académie française qui, tout en réduisant la définition de l'abeille à la « famille des Apidés », explique qu'elle vit en société et produit du miel mais élargit cette définition en ajoutant « le plus souvent[5] ».

Noms vernaculaires d'hyménoptères appelés « abeilles » et taxons correspondants[modifier | modifier le code]

Liste alphabétique des noms vernaculaires attestés[10] en français.

Note : certaines espèces ont plusieurs noms et, les classifications évoluant encore, certains noms scientifiques ont peut-être un autre synonyme valide. En gras, les espèces les plus connues des francophones.

Physiologie, comportement et écologie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Apis (genre) et Apis mellifera.

Les caractéristiques générales des abeilles sont celles des Apoidés, ce sont donc des insectes hyménoptères dont les adultes sont généralement velus et se nourrissent de nectar, avec des nuances pour chaque espèce : voir les articles détaillés pour plus d'informations sur leur description ou leur mode de vie. Par exemple, pour les abeilles à miel d'Europe, voir tout le genre Apis et principalement Apis mellifera.

Différencier les abeilles[modifier | modifier le code]

Toutes les abeilles sont des insectes hyménoptères, végétariens et butineurs. Butiner signifie voler de fleur en fleur à la recherche de nourriture. L'abeille récolte ainsi dans la nature nectar, propolis, miellat et pollen. En butinant l'abeille assure également la pollinisation, c'est-à-dire le transport du pollen permettant la reproduction des plantes.

Leur taille distingue les abeilles des bourdons, aux mœurs comparables mais plus ronds et généralement plus gros. Les guêpes ont quant à elles la taille fine, pas de poils et sont volontiers carnivores[27]. Le nom d'abeille est ainsi généralement accordé aux espèces dont l'aspect se rapproche de celui des mouches. Leurs quatre ailes reliées deux à deux différencient pourtant facilement les abeilles des mouches, notamment des syrphes, ces diptères également pollinisateurs qui arborent par mimétisme le costume rayé de la guêpe et parfois celui, plus poilu, de l'abeille.

Selon les habitudes de vie des espèces, on distingue plusieurs catégories d'abeilles : l'expression « abeille domestique » est l'un des noms usuels de l'abeille européenne (Apis mellifera)[19] mais elle peut aussi être employée pour toute autre abeille domestiquée par l'Homme. Par opposition, on nomme « abeille sauvage » une abeille non domestiquée. L'expression « abeille sociale » désigne une espèce d'abeille vivant en colonie, sinon il s'agit d'une « abeille solitaire » constituant plutôt des agrégations (ou bourgades) de terriers individuels[28]. D'autres espèces sont des « abeilles parasites » qui pratiquent le cleptoparasitisme.

Certaines abeilles transforment une partie de leur récolte en produits dérivés : miel, cire ou gelée royale. Ces produits sont stockés dans des nids plus ou moins élaborés : de simples galeries pour les espèces solitaires, des assemblages complexes de rayons de cire pour les espèces sociales. Les espèces qui en produisent en quantité significative sont appelées des « abeilles à miel ».

La taille et le poids des abeilles varient selon les espèces, leur taille va de 9 à 15 mm de long et elles peuvent peser de 60 à 80 mg.

Grands types d'abeilles[modifier | modifier le code]

Les ancêtres des abeilles[modifier | modifier le code]

L’histoire évolutive des insectes met en évidence que les premiers insectes apparaissent vers 400 Ma au Dévonien, les insectes volants vers 350 Ma au Carbonifère[29].

On ignore encore quel est l’ancêtre commun à tous les Apoidea[1]. Les premières abeilles stricto sensu sont probablement apparues en même temps que les premières fleurs, c'est-à-dire il y a plus de 100 millions d’années, la flore terrestre étant auparavant dominée par les gymnospermes[1]. Les études génétiques suggèrent que les abeilles proviennent, comme les fourmis, de la spécialisation de guêpes prédatrices de la famille des Crabronidae, le changement du comportement alimentaire pouvant s'expliquer par la consommation par ces guêpes de proies qui visitaient les fleurs et se couvraient de pollen[30]. Les premières abeilles ont probablement été solitaires et spécialistes (pollinisation d'un nombre défini de fleurs), certaines évoluant vers des formes sociales plus ou moins élaborées et devenant des pollinisateurs généralistes mais ces transitions instables font que certaines sont retournées vers un mode de vie solitaire[31].

On a retrouvé les plus anciens fossiles d'abeilles en inclusion dans de l'ambre. Ces abeilles appartiennent à des espèces et des genres à présent éteints. Le plus vieux fossile à ce jour est Melittosphex burmensis (en) : datée de 100 millions d'années, cette espèce minuscule découverte en 2006 en Birmanie avait des grains de pollen sur les pattes[32]. Le genre Electrapis vivait au Crétacé supérieur, il y a environ 70 millions d’années, dans l’actuelle région de la Baltique et avait une forme très proche de l'abeille à miel contemporaine[1].

Les abeilles solitaires[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Osmia, Megachile, Colletidae, Andrenidae et Halictidae.

La majorité des abeilles sauvages sont solitaires : elles ne fondent pas de colonie pérenne (pluriannuelle), les abeilles femelles construisant individuellement un petit nid au sol, sous une pierre, dans des structures creuses (trou dans un arbre, coquille d'escargot, etc.)[33]. Certaines espèces, comme l’halicte (Halictus (en)) ont cependant une vie communautaire, sans être eusociales[34]. Si les femelles ont parfois une même entrée de nid, elles construisent et s'occupent seules de leurs propres cellules et n'ont aucun contact avec leur descendance[35].

Certaines espèces sont des « rubicoles » (au sens strict « qui habitent les ronces ») et nidifient dans des tiges de plantes à moelle. D'autres espèces sont des « xylicoles » qui utilisent des galeries creusées dans le bois, soit par elles-mêmes, soit par des insectes xylophages. D'autres espèces enfin creusent leur nid dans des parois de terre sèche ou dans le sol[34]. Chaque cellule, contenant une larve, du pollen et du nectar, est scellée par un bouchon[35].

Les abeilles parasites[modifier | modifier le code]
Article connexe : Abeille coucou.

Ce sont des insectes solitaires qui pratiquent le cleptoparasitisme en parasitant les couvains d’autres espèces.

Les abeilles sociales[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Apis (genre) et Meliponini.
Une reine entourée d'ouvrières
Abeilles sociales (ici Apis mellifera)
Abeilles sur cires

Les abeilles sociales forment des colonies, groupes d'abeilles vivant en société. La colonie est composée de trois castes :

  • La reine, l'unique femelle fertile et fécondée du groupe, mère de toute la colonie. Son espérance de vie est d'environ trois à quatre ans.
  • Une majorité d'ouvrières, femelles stériles qui assurent l'entretien et le ravitaillement du nid, ainsi que les soins au couvain (sorte de maternité où se développent les futures abeilles). Elles assurent successivement toutes ces tâches au cours d'une vie durant de quelques semaines à quelques mois.
  • Des mâles (ou faux-bourdons) dont le seul rôle connu est la fécondation des futures reines. Ils meurent après l'accouplement. Le mâle (ou faux-bourdon) vient au monde par un mode de reproduction appelé parthénogenèse gamophasique. Il naît donc d’un ovule de reine non fécondé. Cette découverte est due à l’abbé Dzierzon qui démontra, en 1845, que la reine donne naissance à des mâles par parthénogenèse.

Une colonie peut perdurer pendant plusieurs années si elle survit à la saison froide.

Un essaim[36] d'abeilles est un rassemblement en nombre important d'abeilles de la même famille. Quand une vieille reine quitte le nid avec une fraction de sa population (qui peut être importante) pour former une nouvelle colonie, laissant la place à une jeune reine, on parle d'essaimage. Les abeilles évitent ainsi d'engendrer un super-organisme étouffant.

L'essaimage des abeilles est un véritable processus anarchiste d'intelligence collective puisqu'il s'agit de parvenir à un consensus pour définir la future localisation de la colonie. Les éclaireuses relatent une position qui leur semble propice à l'installation de la colonie par une danse dont la vivacité reflète la qualité du lieu désigné, et suffisamment explicite pour en indiquer la position. Toutes les exploratrices ont le même pouvoir d'information et présentent de manière transparente et souvent simultanément leurs découvertes. Selon l'intensité de la communication, l'abeille découvreuse d'un site va recruter un nombre plus ou moins grand de nouvelles éclaireuses qui iront chacune le visiter et entreprendre une évaluation indépendante. Elles pourront à leur tour donner leur opinion, et cette mutualisation perpétuelle des connaissances aboutit au consensus pour une destination[37].

Les abeilles à miel[modifier | modifier le code]

L'expression « abeille à miel » est un nom vernaculaire désignant en français des insectes sociaux parmi les abeilles qui produisent du miel en quantité significative mais, par métonymie, c'est aussi l'un des noms usuels de l'abeille européenne (Apis mellifera).

Les abeilles à miel appartiennent majoritairement au genre Apis, de la sous-famille des Apinés, mais c'est Apis mellifera et, dans un moindre mesure, son homologue asiatique Apis cerana, l'espèce qui se prête le mieux à l'apiculture[38]. D'autres espèces produisent du miel mais pas en quantité suffisante pour mériter cette appellation.

Les abeilles domestiques sont principalement de l'espèce Apis mellifera. Originaire d'Europe et d'Afrique, c'est en effet l'espèce la plus utilisée pour produire du miel. Elle a donné de nombreuses sous-espèces ainsi que de nombreux hybrides de ces sous-espèces, dont certains, comme l'abeille buckfast, sont obtenus par croisements au sein des élevages. Apis cerana est également exploitée dans certaines régions de l'Asie.
Les autres espèces du genre Apis (Apis florea, Apis dorsataetc.) se trouvent uniquement à l'état sauvage.
Des abeilles de la tribu des Meliponini produisent également de petites quantités de miel. Le rendement des colonies d'abeilles en miel dépend aussi des végétaux à la disposition des butineuses, car les plantes à fleurs sont plus ou moins mellifères.

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Systématique[modifier | modifier le code]

Histoire de la classification[modifier | modifier le code]

Planche en noir et blanc avec abeilles et détails anatomiques
Le plus vieux dessin réalisé au microscope connu décrit une abeille.

Avant Linné, on ne connaissait comme abeille que la « mouche à miel ». Le père de la taxinomie moderne ajoute à cette abeille domestiquée d'autres espèces d'hyménoptères qui, comme elle, vivent de nectar et de pollen. En 1758 il les classe toutes dans un genre nommé Apis (abeille en latin)[39].

Les connaissances sur ces insectes progressant, un seul genre Apis se révèle bientôt insuffisant pour contenir toutes les nouvelles abeilles répertoriées. Avec les travaux de Kirby et Latreille, suivis par Schenk et Thomson, les classifications gagnent en précision : Apis ne conserve qu'un petit nombre d'espèces proches de l'abeille domestique et de nombreux autres genres sont créés. On distingue alors deux grands groupes d'abeilles : les abeilles à langue courte et les abeilles à langue longue. Ces dernières sont divisées à leur tour en abeilles solitaires ou abeilles sociales (les abeilles « vraies »). Plus d'une centaine de genres se répartissent à l'intérieur de ces grands groupes[40]. Les abeilles à langue longue sont considérées comme les plus évoluées. Les guêpes apoïdes (Sphecidae sensu lato) sont reconnues comme apparentées aux abeilles à langue courte[41].

À la fin du XIXe siècle sont reconnus comme portant le nom d'abeille « tous les hyménoptères dont la larve se nourrit de miel et de pollen, quels que soient d'ailleurs le genre de vie et les mœurs de l'adulte »[39].

Classification actuelle[modifier | modifier le code]

Dans la classification classique, les abeilles font toutes partie de la superfamille des Apoidea[20] créée en 1802 par Pierre-André Latreille et qui regroupe les abeilles et les guêpes apoïdes. Toutefois, la classification des abeilles est en constante évolution[42].

La classification classique est historiquement centrée sur l'abeille mellifère. Ceci aurait amené les entomologistes à considérer que les abeilles à langue longue formaient un groupe plus évolué que celui des abeilles à langue courte. Les premières classifications phylogénétiques ont maintenu cette hypothèse, en plaçant la famille des Colletidae (à langue courte) à la base de l'arbre phylogénétique des Apoidea. Cependant, des travaux récents d'analyse moléculaire démontrent que la langue courte des Colletidae n'est pas un caractère hérité des Sphecidae, mais découle d'une évolution parallèle. Ces conclusions bouleversent la classification classique et désignent la famille des Melittidae comme la plus ancienne des familles d'abeilles[41].

Liste par genre et espèce, avec les noms vernaculaires attestés en français[modifier | modifier le code]

Liste par genre et espèce, avec les noms vernaculaires attestés[10] en français.

Note : certaines espèces ont plusieurs noms et, les classifications évoluant encore, certains noms scientifiques ont peut-être un autre synonyme valide. En gras, les espèces les plus connues des francophones.

Interactions[modifier | modifier le code]

Toutes les abeilles peuvent jouer un rôle important pour la pollinisation des plantes, et en particulier celle de nombreuses plantes cultivées. Toutefois on doit en général considérer que les abeilles domestiques des apiculteurs jouent un rôle supplétif perturbant la nature.

Certaines espèces sont plus performantes que d'autres de ce point de vue : le taux de pollinisation et l'efficacité de celle-ci est ainsi deux fois plus important par les abeilles sauvages que par les abeilles domestiques[43]. Les plantes dont la pollinisation est favorisée par l'abeille sont dites mellitophiles. En effet, lorsque les abeilles récoltent des ressources alimentaires, celles-ci se couvrent de pollen. Le pollen est la gamète mâle de la fleur. Elles butinent ensuite d'autres fleurs afin d'y récolter le nectar et se frottent alors contre les parties reproductrices des autres fleurs. Ainsi, le pollen déposé à la surface de la fleur colonise les graines femelles de celle-ci [44]. Involontairement, les abeilles permettent donc le contact entre les gamètes mâles et femelles des différentes fleurs.

Les abeilles bénéficient également de la pollinisation car, en récoltant le nectar et pollen, elles constituent leurs réserves alimentaires. De plus, une grande densité de fleurs aux alentours de la ruche leur est bénéfique car cela minimise leur temps de recherche de nourriture.

Enfin, les populations humaines sont directement et indirectement dépendantes des fleurs pour un tiers de leur régime alimentaire[45]. L'absence des pollinisateurs indigènes naturels les plus répandus pourrait donc avoir des conséquences économiques, sociales et écologiques.

Or, on constate dans l'Hémisphère nord une baisse de la population des insectes pollinisateurs et en particulier des abeilles[2],[46]. Un des symptômes de ce phénomène est le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles, qui connaît une recrudescence au début du XXIe siècle. De multiples causes semblent être à l'origine de cette baisse de la population : parasites, champignons, prédateurs, monoculture intensive, alimentation trop peu diversifiée ou de mauvaise qualité, réchauffement climatique… Les produits phytosanitaires agricoles, les cultures d'OGM et la pollution électromagnétique sont également cités mais leur implication est de moins en moins controversée avec un consensus scientifique croissant sur le rôle dévastateur des insecticides[47]. En tant qu'animal bioindicateur, cette situation inquiète non seulement les apiculteurs, mais aussi de nombreux écologues, économistes et experts en raison de l'importance économique et écologique de l'abeille. En février 2010, l'Union européenne met en place le programme STEP afin de préciser les causes et les impacts de ce déclin et d'en assurer le suivi.

Un groupement d'apiculteurs et d'acteurs intéressés crée en 2011 le réseau européen Bee-Secured, pour la surveillance de l'environnement et de la biodiversité. En 2012, le réseau prend une dimension hors Europe.[réf. nécessaire]

Interactions économiques[modifier | modifier le code]

En cas de manque de pollinisateurs, plusieurs conséquences directes peuvent être répertoriées.

Premièrement, le rendement des cultures destinées à notre régime alimentaire serait considérablement amoindri. On estime que la pollinisation par les insectes contribue au rendement de 75% des grandes cultures[48]. Ceci entrainerait une hausse des prix des fruits et légumes.

Deuxièmement, le nombre d'apiculteurs professionnels chuterait ainsi que l'économie liée à la vente de produits de la ruche.

Interactions sociales[modifier | modifier le code]

On peut supposer que l'augmentation des prix des fruits et légumes due au manque de pollinisateurs accentuerait la tendance à la sous-consommation de ces produits et particulièrement pour les groupes sociaux à bas-revenu qui verrait cette augmentation des prix comme un obstacle à la consommation[49].

Interactions écologiques[modifier | modifier le code]

La pollinisation par les insectes indigènes non domestiques est un enjeu important de l'écologie. En effet, les insectes sauvages permettent d'effectuer naturellement des fécondations croisées : l'ovule d'une plante reçoit le pollen d'une autre plante de la même espèce, cela permet de conserver une grande diversité génétique. Or, la diversité génétique permet d'éviter les dépressions de consanguinité et augmente la résilience de la population face aux perturbations environnementales et aux nouvelles maladies. Dans une population à grande diversité génétique, le risque d'extinction est beaucoup plus faible[50].

Les abeilles et l'être humain[modifier | modifier le code]

Très tôt les humains ont pris conscience de leur intérêt à protéger, voire héberger ou même élever et, plus simplement, à observer les abeilles. Outre leurs fonctions écosystémiques, les abeilles présentent une fonction économique importante.

La santé[modifier | modifier le code]

Apithérapie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Apithérapie.

Les substances produites par certaines abeilles - cire d'abeille, propolis, gelée royale, miels de différentes plantes et même leur venin - ont la réputation ancestrale d'être excellentes pour la santé.

Ce sont évidemment les abeilles à miel domestiquées qui en sont les meilleures pourvoyeuses.

Piqûre d'abeille[modifier | modifier le code]

Une abeille en train de piquer.

À la différence des guêpes et des frelons, l'abeille n'est pas un prédateur et ne chasse pas pour se nourrir[51]. Une abeille en train de butiner est généralement inoffensive[52].

Cependant, les abeilles défendent leur nid et leurs routes aériennes des intrus. Les espèces prisées pour l'apiculture sont les plus tolérantes à cet égard. D'autres, comme l'abeille tueuse, hybride apparu au Brésil dans les années 1950, sont plus agressives à l'approche de leur nid[53] alors que chez certaines espèces comme les mélipones, l'aiguillon, sous-développé, ne permet pas la piqûre : l'abeille se défend alors par une morsure urticante[54].

L'abeille utilise son dard, pour injecter du venin à son agresseur lorsqu'elle se trouve menacée. Cet aiguillon dentelé, dont seules les femelles sont pourvues, reste fiché dans la peau de la victime et est arraché de l'abdomen de l'abeille lorsque celle-ci s'éloigne. Il entraîne à sa suite une partie des organes internes de l'abeille, dont son sac à venin. Cette déchirure est presque toujours fatale à l'abeille piqueuse[55].

Une piqûre injecte en moyenne 140 µg de venin, selon l'espèce d'abeille et le délai avant lequel l'aiguillon est retiré[56]. Même après le départ de l'abeille, les contractions réflexe des muscles arrachés continuent d'injecter le venin contenu dans le sac, une trentaine de secondes étant nécessaires pour vider celui-ci. Il faut donc éviter de le compresser en le retirant dans les secondes suivant la piqûre[56].

Sauf en cas d'intolérance, une unique piqûre est inoffensive pour l'Homme. Toutefois, l'emplacement des piqûres, leur nombre ou une sensibilité allergique peuvent occasionner des décès en cas de choc anaphylactique[57].
En l'absence de données significatives, la dose létale médiane n'est pas établie avec certitude et oscille, selon les auteurs, entre 1,3 mg⋅kg-1[53] et 3,5 mg⋅kg-1[56] de venin. Le nombre de piqûres nécessaires pour atteindre ces doses, pour un adulte pesant entre 60 kg et 70 kg, varie selon les espèces et les estimations entre 600[55] et 1 750[56]. Seules les abeilles tueuses, au comportement extrêmement agressif, sont susceptibles de causer un si grand nombre de piqûres. En revanche, leur venin ne diffère pas sensiblement de celui des autres espèces d'Apis mellifera[53].

Apiculture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : apiculture.

L'apiculture est la discipline liée à l'élevage des abeilles domestiques, l'éleveur étant un apiculteur. Les abeilles d'élevage vivent dans une ruche, une structure artificielle destinée à abriter une colonie d'abeilles sociales butineuses.

Recul des populations d'abeilles[modifier | modifier le code]

Les abeilles, notamment en phase de grande activité ont besoin de s'hydrater en buvant. Trouver des sources d'eau non polluées leur est parfois difficile, particulièrement en ville.

Depuis les années 1970 avec une accélération depuis la fin des années 1990, de nombreuses espèces d'abeilles sont en forte régression (ou ont localement disparu) en raison, semble-t-il, de parasites, virus, champignons, bactéries, mais aussi de la dégradation des habitats (urbanisation, imperméabilisation des sols, débocagisation) et du réchauffement climatique qui a un impact sur la phénologie des plantes hôtes et des fleurs pollinisées. Or, ces abeilles ont une importance majeure pour la pollinisation de nombreuses espèces de fruits, légumes et céréales. Les impacts de l'usage croissant de certains pesticides et insecticides écotoxiques sont également suspectés depuis la fin des années 1990 d'avoir une lien avec le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles. Ce lien a été confirmé par deux études faite en milieu naturel (« conditions réalistes »), publiées par la revue Science en mars 2012, confirmant des impacts négatif des néonicotinoïdes sur deux pollinisateurs essentiels, l'abeille domestique[58] et le bourdon commun ;
Présents par diffusion dans le nectar et le pollen des fleurs de cultures industrielles telles que le maïs et le colza, ils affectent le système nerveux des insectes[59]. Il ne s'agirait pas de la seule cause du syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles, mais il y participe et accélère la régression de ces pollinisateurs[60].

Une étude française conduite par l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) avec le réseau des instituts des filières agricoles et végétales (ACTA), s’est basé sur le radiosuivi d’abeilles par micropuces (système RFID) identifiant 653 abeilles mellifères, et un comptage électronique des entrées/sorties de ruche.
Comme certains apiculteurs l'avaient pressenti ou observé, au moins l’un des néonicotinoïdes les plus utilisés perturbe l'orientation des abeilles ; le thiaméthoxame (matière active de produits commerciaux tels que le Cruiser, Flagship, Illium, Axoris[58]). 10 % à 31 % des abeilles ayant ingéré cette molécule, même à de très faibles doses, se sont montrées incapables de rejoindre leur ruche[58]. Or, la perte de repères est l’un des éléments du syndrome d'effondrement des colonies. Hors de la ruche, ces abeilles meurent trois fois plus que le taux normal[58].

D’autres pollinisateurs, comme le bourdon, subissent le même déclin.

Symbolisme[modifier | modifier le code]

Ruches et abeilles sur le caparaçon du cheval de Louis XII.
Le drapeau de la principauté de l'île d'Elbe (1814-1815).

Métaphore de l’harmonie politique et sociale depuis l’Antiquité, l'abeille était censée symboliser, dans l'Égypte ancienne, la Basse-Égypte, le Pharaon étant désigné comme étant « Celui des carex et de l'abeille » (les carex représentant la Haute-Égypte).

En France, Napoléon Bonaparte a repris – avec l’aigle, symbole de l’Empire carolingien – cet insecte industrieux, qui était peut-être déjà l’emblème de la plus ancienne dynastie de France des Mérovingiens, pour remplacer les fleurs de lys du semis des armoiries royales par les abeilles impériales.

Mots et expressions faisant référence aux abeilles[modifier | modifier le code]

Les abeilles dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire, l'abeille fait majoritairement référence aux abeilles sociales à miel et en Occident à l'abeille domestique Apis mellifera.

Les abeilles dans la littérature et les médias[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]
Fictions inspirées de l'abeille[modifier | modifier le code]
Article connexe : Liste d’insectes de fiction.
  • Maya l'abeille, une série télévisée d'animation destinée aux enfants qui suit les aventures de la jeune abeille Maya qui, à peine sortie de son alvéole, n'a qu'une envie : découvrir le monde en compagnie de ses amis.
  • Le Miel et les Abeilles, une série télévisée qui met en scène une jolie lycéenne qui attire vers elle les garçons aussi efficacement que le miel attire les abeilles.
  • Bee Movie : Drôle d'abeille, un film d'animation qui raconte la vie d'une abeille fraîchement diplômée, connue sous le nom de Barry B. Benson, qui perd ses illusions à la perspective de n'avoir qu'un seul plan de carrière : fabriquer du miel…

Les abeilles dans l'art[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean Pérez (ill. Clément), Les abeilles, Paris, Librairie Hachette et Cie, coll. « Bibliothèque des merveilles »,‎ 1889, 348 p. (lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Hans Bellmann (trad. Marie-Jo Dubourg-Savage, ill. Albert Kerbs, Leo Neuhold, Wolfgang Lang, Hans Bellman), Guide des abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d'Europe : L'identification, le comportement, l'habitat [« Bienen, Wespen, Ameisen : die Hautflüger Mitteleuropas »], Paris, Delachaux et Niestlé, coll. « Les guides du naturaliste »,‎ 5 juin 2009 (1re éd. 1995), 336 p. (ISBN 978-2-603-01651-0) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j V. Battaglia, Catherine Simon, « Abeille », sur Terra Nova,‎ janvier 2005 (consulté le 8 septembre 2010)
  2. a et b Cécile Klingler, « Même les abeilles sauvages déclinent », La Recherche, Sophia Publications, no 436,‎ décembre 2009 (ISSN 0029-5671, lire en ligne)
  3. Hans Bellmann (trad. Marie-Jo Dubourg-Savage, ill. Albert Kerbs, Leo Neuhold, Wolfgang Lang, Hans Bellman), Guide des abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d'Europe : L'identification, le comportement, l'habitat [« Bienen, Wespen, Ameisen : die Hautflüger Mitteleuropas »], Paris, Delachaux et Niestlé, coll. « Les guides du naturaliste »,‎ 5 juin 2009 (1re éd. 1995), 336 p. (ISBN 978-2-603-01651-0)
  4. a, b, c et d Définitions lexicographiques et étymologiques de « abeille » (sens A) du TLFi, sur le site du CNRTL.
  5. a, b, c et d Entrée « Abeille » dans le Dictionnaire de l'Académie française, sur le site du CNRTL
  6. Dictionnaire Gaffiot (lire en ligne)
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  10. a et b Attention aux appellations et traductions fantaisistes circulant sur l'Internet
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