Élection présidentielle algérienne de 1995

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Élection présidentielle algérienne de 1995
Liamine Zeroual.jpg
Liamine ZeroualIndépendant
Voix 7 088 616
  
61,34 %
Sin foto.svg
Mahfoud NahnahMSP
Voix 2 971 974
  
25,6 %
Président
Sortant
Élu

L'élection présidentielle du 16 novembre 1995 est la première élection présidentielle pluraliste en Algérie. Elle se déroule en pleine période de terrorisme lors de la guerre civile algérienne. C'est le président du Haut Comité d'État (HCE), le général Liamine Zeroual qui est élu avec 61,34 % des voix.

Contexte[modifier | modifier le code]

L'Algérie a sombré dans la violence suite à l'interruption des élections législatives de décembre 1991 qui voyaient le Front Islamique du Salut emporter plus des 2/3 des sièges à l'assemblée. Le président Chadli Bendjedid est poussé à la démission en janvier 1992 et se voir remplacer par Mohamed Boudiaf à la tête du Haut Comité d'État (HCE). Boudiaf fut assassiné en juin 1992 est remplacé à la tête du HCE par Ali Kafi qui y restera jusqu'en juin 1994 avant de céder la place à l'un des 5 membres du HCE, Liamine Zeroual. En janvier 1995 plusieurs partis d'opposition signent à Rome un plate forme de revendications qui reçoit un certain écho ce qui obligera Liamine Zeroual d'annoncer l'organisation d'une élection présidentielle pour novembre 1995.

Candidats[modifier | modifier le code]

Résultats[modifier | modifier le code]

Votants :
Suffrages exprimés : 12 087 281 (75,7 %)
Suffrages invalidés :
Suffrages exprimés valides : 11 619 532 (72.5 %)

Candidat Votes  %
Liamine Zeroual 7 088 616 61,34
Mahfoud Nahnah 2 971 974 25,6
Saïd Sadi 1 115 796 9,6
Noureddine Boukrouh 443 144 3,8
Total 11 619 532 -

Commentaires[modifier | modifier le code]

Les délégations d'observateur de la Ligue arabe, de l'Union africaine et des Nations unies n'observèrent aucun problème majeur. Le groupe islamique armé avait menacé de mort les votants, mais l'élection se déroula avec peu de violences. Les trois principaux partis des élections précédentes (Front islamique du salut, Front de libération nationale et Front des forces socialistes) ayant appelé à l'abstention.