Arzew

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Page d'aide sur l'homonymie La commune d'Arzew actuelle, fondée au XIXe siècle sous le nom d'Arzew le Port, ne doit pas être confondue avec le « Vieil Arzew », centre habité près des ruines antiques de Portus Magnus, dans la commune actuelle de Bethioua, dont l'histoire est développée dans l'article Bethioua.
Arzew
Arzew
Arzew
Noms
Nom algérien أرزيو
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Oranie
Wilaya Oran
Daïra Arzew
Président de l'APC Abdallah Berrabah Boussif[1]
2012-2017
Code ONS 3106
Indicatif 041
Démographie
Population 85 658 hab. (2009[2])
Densité 1 191 hab./km2
Géographie
Coordonnées 35° 52′ N 0° 19′ O / 35.87, -0.3235° 52′ Nord 0° 19′ Ouest / 35.87, -0.32  
Altitude Min. 0 m
Superficie 71,90 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya d'Oran.
Localisation de la commune dans la wilaya d'Oran.

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Arzew

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Arzew

Arzew ou Arzeu (prononcé arzə) (arabe : أرزيو, berbère: erziouw) est une commune d'Algérie de la wilaya d'Oran.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Arzew est situé au nord-est de la wilaya d'Oran.

Communes limitrophes de Arzew
Mer Méditerranée, Sidi Benyebka Mer Méditerranée Mer Méditerranée
Sidi Benyebka Arzew Mer Méditerranée
Hassi Mefsoukh Aïn El Bia Aïn El Bia

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Arzew aurait été évoqué pour la première fois en l'an 1068, sous le nom de Arzao, par le géographe de Cordoue, EL Bekri, dans sa description de l'Afrique Septentrionale[3], mais il ne faisait pas référence à l'Arzew actuel, créé au XIXe siècle, mais aux ruines romaines de « Portus Magnus », c'est-à-dire Bethioua aujourd'hui.

En 1743, Thomas Shaw évoque un « port d'Arzew », comme lieu favorable au mouillage des bateaux, sorte de prémices du port actuel[4].

Dans les années 1945, les habitants locaux distinguaient « أرزيو القديم » (Arziu al-qdim, le vieil Arzew) ou « أرزيو آلمسلم » (Arziu al-meslem, Arzew des musulmans) c'est-à-dire Bethioua et « أرزيو ألنَّصراني » (Arziu n-nesrani, l'Arzew des chrétiens), le port actuel [5] qui à l'origine n'était pas une ville.

L'étymologie du nom d'Arzew n'a pas été clairement déterminée. On pourrait rapprocher ce nom de celui de la montagne qui domine la ville et qui s'appelle « djebel Ourouze ». Arzieu aurait le sens de « broche, forte pointe » et se rattacherait à la racine berbère « RZI » et du verbe « erzi » (« embrocher[6] ») .

D'autre part, l'orthographe a varié en fonction de la langue de transcription :

  • Arzew (avec « w » final) est due à Thomas Shaw, voyageur anglais qui a publié « Voyages dans plusieurs provinces de la Barbarie et du Levant » à Londres en 1743,
  • Arzeu (avec « u » final) a été celle adoptée par l'administration coloniale française.

Histoire[modifier | modifier le code]

Arzew connu sous le nom de Portus Magnus était un port romain dans l'Antiquité, précisément sur les rives de la ville de Bethioua où l'on peut trouver les ruines de la vieille ville romaine, site unique dans la région. L'actuelle ville d'Arzew est en 1830 un port à blé et marchandise inhabitée, peuplée surtout de bêtes sauvages jusqu'à la ville de Ain Elbia qui signifie source des lionnes[7] et disposant de baraques et magasins édifiés par les Turcs de l'époque[8].

Malheureusement les monuments romains de la région qui restent sont abandonnés, très dégradés, et inexploités par les communes et les autorités responsables.

Époque coloniale[modifier | modifier le code]

Blason durant l'époque coloniale

Quand Arzew fut occupée par les Français le 4 juillet 1833, ils appelèrent la ville antique le Vieil Arzeu, puis Saint-Leu lorsque le centre de population se forma à l'ouest près des ruines de la cité romaine, à partir de 1846.
Ue ordonnance du 12 août 1845 décide qu’il serait créé à Arzew un centre de population de 200 familles[9]. Les premiers colons baptisèrent plusieurs des villages coloniaux de la région de noms parisiens car c'était la région dont ils étaient originaires[10].

Le développement d'Arzew, comme ville, est dû à l'initiative d'un général français qui avait compris l'avenir réservé à une telle position maritime[11]. Dans les premiers temps du colonialisme, le développement est lent et Arzew ne compte que 1 800 habitants. Le manque d'eau potable est un frein à la mise en culture des terres fertiles et fait fuir les Européens envoyés là par le pouvoir colonial[12]. La population musulmane faible de quelques individus s'acrut lentement de gens venus par proximité des environs de Bethioua et de Mostaganem, de familles kabyles marabouts de Nath Irathen déportés là , et de nombreux autres venus de plusieurs autres points d'Oran, mais reste numériquement inférieure à la population européenne, dont une forte composante espagnole (de nombreux pêcheurs et artisans).

Le nom de la ville était prononcé "Arzeu", "eu" comme dans « heureux ». On écrivait parfois "Arzeu", mais plus généralement "Arzew", orthographe que l'on pourrait expliquer ainsi : port de pêche, Arzew était aussi le principal port d'exportation de l'alfa exploité sur les hauts plateaux oranais, à 100 ou 150 km plus au sud.

Cueilli par une main-d'œuvre indigène en grande partie féminine et pressé en énormes balles sur les centres d'exploitation, cet alfa était transporté jusqu'à la mer, jadis par chariots que conduisaient des carreteros espagnols, plus tard par des camionneurs, souvent leurs enfants ou petits-enfants. Longtemps (la première papeterie d'alfa algérienne ne fut construite près d'Alger qu'au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale), l'importation de cet alfa fut l'exclusivité des papetiers anglais. La prononciation anglaise de Arzew respecte de plus près le nom berbère que la nôtre[Qui ?]. Le nom berbère est en effet "Rziou" : / rä' zä' yä' wäw /[13].

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Arzewiens à la rencontre des troupes américaines durant l'opération Torch en novembre 1942

Durant la Seconde Guerre mondiale, les marins américains y débarquèrent au cours de l'opération Torchen 1942, s'ensuivit la bataille d'Arzew face aux troupes vichystes.

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

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Durant la guerre d'Algérie, l'école de guerre psychologique d’Arzew nommée Centre d'instruction à la pacification et à la contre-guérilla (CIPCG) était l'une des deux écoles de formation des cadres sur la guerre psychologique[réf. nécessaire].

Créée en 1957 par Marcel Bigeard, ses instructeurs étaient pour la plupart eux aussi des vétérans de la guerre d’Indochine. Comme Bigeard, vétéran de la bataille de Dien Biên Phu, beaucoup avaient été fait prisonniers, et avaient subi le travail psychologique des commissaires politiques Viet Minh et des communistes français comme Georges Boudarel. Forts de leur expérience, ils l'ont mise en pratique contre les militants du FLN.

De 1957 à 1960, plus de 8 000 officiers et sous-officiers l'ont fréquenté. Ouverte à l'international, des stagiaires belges et portugais y furent instruits afin d'apprendre à lutter contre les mouvement indépendantistes apparaissant au Congo, en Angola et au Mozambique.

Arzew était peuplée majoritairement de colons européens très peu de gens d'origine Maghrébine, c'est sans doute pour ça qu'il n'y à pas eu d'incidents majeur pendant le guerre de libération nationale algérienne[réf. nécessaire].

La République algérienne[modifier | modifier le code]

Durant la tentative d'économie auto-centrée des années 1960 et 1970, ce port, avec celui de Skikda, étaient de grands ports de commerce[évasif].

Population[modifier | modifier le code]

En 2009, la population d'Arzew est de 85 658 habitants. la ville est surpeuplée et très mal aménagée pour le nombre de personne qui y résident.

Évolution démographique
1901 1954 1966 1977 1987 1998 2009
5 600 10 500 11 500 20 970 40 473 53 327 85 658


Économie[modifier | modifier le code]

L’Algérie possède sur la bais d'Arzew un important port industriel.

Arzew se développe rapidement grâce à la pêche et à l'attrait de son port, mais subit la concurrence des ports voisins de Mostaganem et Oran. Elle dispose d'une raffinerie de pétrole.

La Germainerie est un restaurant sur Arzew qui a la particularité d'être tenu par Germaine Ripoll et son fils Pierre, seuls pieds-noirs de la ville à être restés en Algérie plus de 50 ans après l’indépendance[14].

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

L'Olympic Moustakbel Arzew (OMA) est le club de football de la ville d'Arzew.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Le jeu vidéo Medal of Honor: Debarquement Allié s’inspire de cette ville. La première mission, prélude à l'Opération Torch, Le joueur infiltre la petite ville d’Arzew avec une unité de Rangers afin de détruire des canons menaçant le succès du débarquement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.annuaire-mairie.fr/ville-arzew.html
  2. Population de la wilaya d'Oran sur le site internet de la DPAT.Consulté le 14/02/2011.
  3. « Arzew la grande », sur arzewlagrande.blogspot.com,‎ 10 décembre 2007 (consulté le 15 mars 2011), p. 37-38
  4. Thomas Shaw, « Voyages de M. Shaw,... dans plusieurs provinces de la Barbarie et du Levant », sur gallica.bnf.fr,‎ 1743 (consulté le 31 mars 2011)
  5. Emile Janier, « Les Bettiwa de Saint-Leu », Revue Africaine, Société Historique Algérienne, Of. Pub. Univ. Alger, vol. 89, no 402-403,‎ 1945, p. 245 (lire en ligne)
  6. G. Marcy in Emile Janier op. cit. page 248
  7. http://books.google.fr/books?id=HCDg7MVjscQC&pg=PA309&dq=le+port+d'arzew&hl=en&sa=X&ei=gamJUdOJOaaw7Ab3zIGQAQ&ved=0CEIQ6AEwAzgK#v=onepage&q=le%20port%20d'arzew&f=false
  8. La Grande enclyclopédie (lire en ligne)
    Deux maisons baties à l'européenne ont remplacé les quelques baraques dans lesquels étaient installés les Turcs avant l'occupation française
  9. E.Pellissier de Reynaud, Annales Algériennes, t. 3, Paris, Librairie Militaire,‎ octobre 1854, 535 p. (lire en ligne), p. 257
  10. Emile Janier, « Les Bettiwa de Saint-Leu », Revue Africaine, Société Historique Algérienne, Of. Pub. Univ. Alger, vol. 89, no 402-403, 1945, p. 245 [texte intégral [archive] (page consultée le 28/03/2011)]
  11. L. Lacretelle et Marius Olive, Études sur la province d'Oran,‎ 1865, p. 54
  12. William Duckett, Dictionnaire de la conversation et de la lecture, p. 96
  13. Abdelkader Nouredinne, Dictionnaire français-arabe, Alger, Carbonnel,‎ 1954
  14. [1]
  15. A. Ait Saidi, « Le phare de l'îlot d'Arzew », El Watan, 23 juillet 2004 (Lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]