Ahmed Ben Bella
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| Ahmed Ben Bella احمد بن بلة |
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Ahmed Ben Bella en 1964.
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| Fonctions | |
|---|---|
| 1er Premier ministre algérien | |
| 27 septembre 1962 – 19 juin 1965 2 ans, 8 mois et 22 jours |
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| Président | Ferhat Abbas (président de l'Assemblée nationale constituante) |
| Prédécesseur | Poste créé |
| Successeur | Houari Boumedienne |
| 1er président de la République algérienne démocratique et populaire | |
| 15 septembre 1963 – 19 juin 1965 1 an, 9 mois et 4 jours |
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| Prédécesseur | Ferhat Abbas (président de l'Assemblée nationale constituante) |
| Successeur | Houari Boumedienne |
| 2e président du Front de libération nationale | |
| 27 septembre 1962 – 19 juin 1965 2 ans, 8 mois et 22 jours |
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| Prédécesseur | Ferhat Abbas |
| Successeur | Houari Boumedienne |
| Biographie | |
| Date de naissance | 25 décembre 1916 |
| Lieu de naissance | Maghnia, |
| Nationalité | |
| Parti politique | Front de libération nationale (FLN) |
| Résidence | Palais d'El-Mouradia (Alger) |
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| Premiers ministres algériens Présidents de la République algérienne démocratique et populaire |
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Ahmed Ben Bella (arabe : احمد بن بلة), né le 25 décembre 1916 à Maghnia, (Algérie), est un homme d'État algérien.
C'est un des neuf « chefs historiques » du CRUA, futur FLN, parti indépendantiste algérien, il est arrêté pendant la Guerre d'Algérie mais prend part à l'indépendance du pays à la tête du FLN et devient le premier président de la République algérienne démocratique et populaire le 15 septembre 1963, poste qu'il cumule avec celui de Premier ministre.
Le 19 juin 1965 il est destitué par un coup d'État militaire mené par son vice-Premier ministre, le colonel Houari Boumedienne.
Sommaire |
Biographie
Enfance et jeunesse
Originaire du Maroc[1], Ben Bella est né le 25 décembre 1916 à Maghnia dans l'Oranie, en Algérie. Il fait ses études secondaires à Tlemcen.
Il joue la saison 1939-1940 à l'Olympique de Marseille comme milieu[2].
Seconde Guerre mondiale
Durant la Seconde Guerre mondiale, il combat dans l'armée française au sein du 5e régiment de tirailleurs marocains de la 2e division d'infanterie marocaine (2e DIM).
En 1944, il participe à la Bataille du mont Cassin au sein du Corps expéditionnaire français commandé par le général Juin, puis aux campagnes de France et d'Allemagne au sein de la 1re armée du général de Lattre. Promu adjudant, il est cité quatre fois dont deux fois à l'ordre de l'Armée et décoré de la Médaille Militaire par le général de Gaulle en avril 1944 en Italie[3],[4].
Premiers engagements
Marqué par les massacres du 8 mai 1945, il adhère au PPA–MTLD, de Messali Hadj. Il est ensuite élu conseiller municipal de sa ville en 1947.
Membre de l'O.S. dirigée par Hocine Aït Ahmed avec Rabah Bitat, il aurait, selon certaine source, participé au casse de la poste d'Oran de 1949.Il aurait été vu à Alger,caché dans une chambre, selon d'autres sources (Témoignages de Madame Abane au quotidien Liberté), au moment du casse.[réf. nécessaire]
En mai 1950, il est arrêté à Alger, jugé coupable et condamné, deux ans plus tard, à sept ans de prison. Il s'évade en 1952 et se réfugie au Caire auprès d'Hocine Aït Ahmed et de Mohamed Khider avec qui il formera plus tard la délégation extérieure du Front de libération nationale|FLN.
Guerre d'Algérie
Un des neuf chefs historiques du Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA), il est arrêté une deuxième fois lorsque est détourné l’avion qui le conduisait du Maroc à Tunis en compagnie de Mohamed Boudiaf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Khider et Mostefa Lacheraf.
Algérie indépendante
Libéré en 1962 après son emprisonnement au Fort Liédot sur l'île d'Aix (France, département de la Charente-Maritime, tout proche du Fort Boyard), il participe au congrès de Tripoli où un différend l'oppose au GPRA. Après les accords d'Évian, il critique en effet la légitimité du gouvernement provisoire et s'affronte à Mohamed Boudiaf et Belkacem qu'il élimine rapidement[réf. nécessaire]. Il rentre à Alger et, le 27 septembre 1962, est désigné président du Conseil. Il installe alors un pouvoir sans partage.
Ben Bella a pour objectif de construire un socialisme typiquement algérien (liens avec Cuba et la France à la fois) tout en épurant le parti, l'armée et l'administration lorsqu'il devient secrétaire général du bureau politique du FLN en avril 1963. Son dauphin désigné est alors le colonel Boumedienne. Après l'adoption d'une constitution, il se fait élire en septembre 1963 président d'une République très présidentielle et autoritaire, il réussit, dans la violence, à réduire les insurrections kabyles et les diverses oppositions politiques.
Partisan du panarabisme et admirateur du colonel Nasser, il entreprend une politique d'arabisation de l'enseignement et fait appel à des instituteurs égyptiens.
Renversement et exil
Il est renversé par le coup d'État de Boumedienne le 19 juin 1965, emprisonné jusqu'en juillet 1979, puis assigné à résidence jusqu'à sa libération en octobre 1980.
Exilé en Suisse à partir de l'année 1981, il revient en Algérie le 27 septembre 1990. Il assiste à la prestation de serment du président Abdelaziz Bouteflika en 2009.
Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.
Hospitalisation
Le 4 janvier 2012, il est transféré d'urgence dans un hopital parisien[5].
Divers
Reconnaissance
- Croix de guerre 1939-1945 : 4 citations dont deux à l'ordre de l'Armée (2 palmes)[6]
- Médaille militaire
- Ahmed Ben Bella Héros de l'Union soviétique - Геро́й Сове́тского Сою́за
- Ahmed Ben Bella Prix Kadhafi des droits de l'homme en 1995 et préside aujourd'hui le "comité international" de ce prix libyen.
Footballeur
Ahmed Ben Bella qui pratiquait le football dans sa ville natale de Maghnia a joué pour l'Olympique de Marseille lors de la saison 1939-1940 et aussi pour l'équipe de France militaire dans le poste milieu alors qu'il était sous-officier de l'armée française engagée dans la Seconde Guerre mondiale[7].
Voir aussi
Lien externe
- Article de Ben Bella dans Le Monde diplomatique (promotion de son livre Ainsi était le Che).
Notes et références
- L'Algérie en guerre: Abane Ramdane et les fusils de la rébellion de Bélaïd
- Ahmed Ben Bella: Fiche du joueur en 1939/1940 Sur le site om-passion.com
- Ahmed Ben Bella, « De Gaulle voyait plus loin », Le Monde, 26 octobre 1995
- Robert Merle, Ahmed Ben Bella, Edició de Materials, 1965
- Chadli Bendjedid et Ahmed Ben Bella hospitalisés à Paris. Le Matin du 5 janvier 2012.
- Robert Merle, Ahmed Ben Bella, Edició de Materials, 1965, p.59
- Effectif - 1939/1940 (D1-se) - Ahmed Ben Bella - OM-Passion - Olympique de Marseille
- Naissance en 1916
- Naissance en Algérie
- Président de l'Algérie
- Personnalité politique algérienne
- Personnalité du Parti du Peuple Algérien
- Membre du Front de libération nationale (Algérie)
- Personnalité de la Guerre d'Algérie
- Récipiendaire de la Croix de guerre 1939-1945
- Titulaire de la médaille militaire
- Footballeur algérien
- Nationaliste arabe
- Leader indépendantiste
- Héros de l'Union soviétique
- Joueur de l'Olympique de Marseille
- Parrain du Tribunal Russell sur la Palestine