Ahmed Ben Bella

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Ahmed Ben Bella
احمد بن بلة
Benbella.jpg
Ahmed Ben Bella en 1964.

Fonctions
1er Premier ministre algérien
27 septembre 196219 juin 1965
&&&&&&&&&&&&09962 ans, 8 mois et 22 jours
Président Ferhat Abbas (président de l'Assemblée nationale constituante)
Prédécesseur Poste créé
Successeur Houari Boumedienne
1er président de la République algérienne démocratique et populaire
15 septembre 196319 juin 1965
&&&&&&&&&&&&06431 an, 9 mois et 4 jours
Prédécesseur Ferhat Abbas (président de l'Assemblée nationale constituante)
Successeur Houari Boumedienne
2e président du Front de libération nationale
27 septembre 196219 juin 1965
&&&&&&&&&&&&09962 ans, 8 mois et 22 jours
Prédécesseur Ferhat Abbas
Successeur Houari Boumedienne
Biographie
Date de naissance 25 décembre 1916
Lieu de naissance Maghnia, Drapeau de la France Algérie française
Nationalité Drapeau : Algérie algérienne
Parti politique Front de libération nationale (FLN)
Résidence Palais d'El-Mouradia (Alger)

Algeria coa (1962).svg
Premiers ministres algériens
Présidents de la République algérienne
démocratique et populaire

Ahmed Ben Bella (arabe : احمد بن بلة), né le 25 décembre 1916 à Maghnia, (Algérie), est un homme d'État algérien.

C'est un des neuf « chefs historiques » du CRUA, futur FLN, parti indépendantiste algérien, il est arrêté pendant la Guerre d'Algérie mais prend part à l'indépendance du pays à la tête du FLN et devient le premier président de la République algérienne démocratique et populaire le 15 septembre 1963, poste qu'il cumule avec celui de Premier ministre.

Le 19 juin 1965 il est destitué par un coup d'État militaire mené par son vice-Premier ministre, le colonel Houari Boumedienne.

Sommaire

Biographie

Enfance et jeunesse

Originaire du Maroc[1], Ben Bella est né le 25 décembre 1916 à Maghnia dans l'Oranie, en Algérie. Il fait ses études secondaires à Tlemcen.

Il joue la saison 1939-1940 à l'Olympique de Marseille comme milieu[2].

Seconde Guerre mondiale

Durant la Seconde Guerre mondiale, il combat dans l'armée française au sein du 5e régiment de tirailleurs marocains de la 2e division d'infanterie marocaine (2e DIM).

En 1944, il participe à la Bataille du mont Cassin au sein du Corps expéditionnaire français commandé par le général Juin, puis aux campagnes de France et d'Allemagne au sein de la 1re armée du général de Lattre. Promu adjudant, il est cité quatre fois dont deux fois à l'ordre de l'Armée et décoré de la Médaille Militaire par le général de Gaulle en avril 1944 en Italie[3],[4].

Premiers engagements

Marqué par les massacres du 8 mai 1945, il adhère au PPAMTLD, de Messali Hadj. Il est ensuite élu conseiller municipal de sa ville en 1947.

Membre de l'O.S. dirigée par Hocine Aït Ahmed avec Rabah Bitat, il aurait, selon certaine source, participé au casse de la poste d'Oran de 1949.Il aurait été vu à Alger,caché dans une chambre, selon d'autres sources (Témoignages de Madame Abane au quotidien Liberté), au moment du casse.[réf. nécessaire]

En mai 1950, il est arrêté à Alger, jugé coupable et condamné, deux ans plus tard, à sept ans de prison. Il s'évade en 1952 et se réfugie au Caire auprès d'Hocine Aït Ahmed et de Mohamed Khider avec qui il formera plus tard la délégation extérieure du Front de libération nationale|FLN.

Guerre d'Algérie

Délégation des principaux dirigeants du FLN (de gauche à droite : Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf et Ahmed Ben Bella) après leur arrestation suite au détournement, le 22 octobre 1956 par l'armée française, de leur avion civil marocain, entre Rabat et Tunis, en direction du Caire (Égypte).

Un des neuf chefs historiques du Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA), il est arrêté une deuxième fois lorsque est détourné l’avion qui le conduisait du Maroc à Tunis en compagnie de Mohamed Boudiaf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Khider et Mostefa Lacheraf.

Algérie indépendante

Libéré en 1962 après son emprisonnement au Fort Liédot sur l'île d'Aix (France, département de la Charente-Maritime, tout proche du Fort Boyard), il participe au congrès de Tripoli où un différend l'oppose au GPRA. Après les accords d'Évian, il critique en effet la légitimité du gouvernement provisoire et s'affronte à Mohamed Boudiaf et Belkacem qu'il élimine rapidement[réf. nécessaire]. Il rentre à Alger et, le 27 septembre 1962, est désigné président du Conseil. Il installe alors un pouvoir sans partage.

Ben Bella a pour objectif de construire un socialisme typiquement algérien (liens avec Cuba et la France à la fois) tout en épurant le parti, l'armée et l'administration lorsqu'il devient secrétaire général du bureau politique du FLN en avril 1963. Son dauphin désigné est alors le colonel Boumedienne. Après l'adoption d'une constitution, il se fait élire en septembre 1963 président d'une République très présidentielle et autoritaire, il réussit, dans la violence, à réduire les insurrections kabyles et les diverses oppositions politiques.

Partisan du panarabisme et admirateur du colonel Nasser, il entreprend une politique d'arabisation de l'enseignement et fait appel à des instituteurs égyptiens.

Renversement et exil

Il est renversé par le coup d'État de Boumedienne le 19 juin 1965, emprisonné jusqu'en juillet 1979, puis assigné à résidence jusqu'à sa libération en octobre 1980.

Exilé en Suisse à partir de l'année 1981, il revient en Algérie le 27 septembre 1990. Il assiste à la prestation de serment du président Abdelaziz Bouteflika en 2009.

Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.

Hospitalisation

Le 4 janvier 2012, il est transféré d'urgence dans un hopital parisien[5].

Divers

Reconnaissance

Footballeur

Ahmed Ben Bella qui pratiquait le football dans sa ville natale de Maghnia a joué pour l'Olympique de Marseille lors de la saison 1939-1940 et aussi pour l'équipe de France militaire dans le poste milieu alors qu'il était sous-officier de l'armée française engagée dans la Seconde Guerre mondiale[7].

Voir aussi

Lien externe

Notes et références

  1. L'Algérie en guerre: Abane Ramdane et les fusils de la rébellion de Bélaïd
  2. Ahmed Ben Bella: Fiche du joueur en 1939/1940 Sur le site om-passion.com
  3. Ahmed Ben Bella, « De Gaulle voyait plus loin », Le Monde, 26 octobre 1995
  4. Robert Merle, Ahmed Ben Bella, Edició de Materials, 1965
  5. Chadli Bendjedid et Ahmed Ben Bella hospitalisés à Paris. Le Matin du 5 janvier 2012.
  6. Robert Merle, Ahmed Ben Bella, Edició de Materials, 1965, p.59
  7. Effectif - 1939/1940 (D1-se) - Ahmed Ben Bella - OM-Passion - Olympique de Marseille
Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues