Yves Saint Laurent

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Laurent.

Yves Saint Laurent

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Étude pour un portrait d'Yves Saint Laurent par Reginald Gray (en).

Nom de naissance Yves Henri Donat Mathieu-Saint-Laurent
Naissance 1er août 1936
Oran, Algérie
Décès 1er juin 2008 (à 71 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau : France Française
Profession
Distinctions

Yves Henri Donat Mathieu-Saint-Laurent, dit Yves Saint Laurent[N 1], né le 1er août 1936 à Oran en Algérie[2],[3] et mort le 1er juin 2008 à Paris en France, est un grand couturier français, l'un des plus célèbres au monde et dont les collections de haute couture font partie de l'histoire du XXe siècle.

Yves Mathieu-Saint-Laurent nait à Oran où il passe sa jeunesse, avant d'arriver à Paris pour travailler chez Dior. Dessinateur doué, son influence va en grandissant dans cette maison jusqu'à remplacer Christian Dior à la mort soudaine du couturier. Yves Saint Laurent y connait alors un triomphe à l'âge de vingt-et-un ans seulement, dès la première collection « Trapèze ». Quelques années plus tard, il quitte la prestigieuse maison de l'avenue Montaigne pour fonder l'entreprise qui porte son nom, avec son compagnon Pierre Bergé qui ne le quittera plus jusqu'à sa mort. La première collection haute couture est présentée en 1962 ; elle sera suivie de la robe Mondrian ou la collection « Pop Art » qui rappellent son goût pour l'art, puis Le smoking et le tailleur-pantalon hérités du vestiaire masculin, la saharienne qu'il transforme d'un vêtement fonctionnel en un élément chic, les cuissardes, les blouses transparentes qui font couler tant d'encre dans la presse en pleine révolution sexuelle… Épris d'exotisme tout au long de sa vie, il est le premier à engager pour ses défilés des mannequins d'origine asiatique ou africaine. Moderniste et en phase avec son époque, il crée en parallèle à la haute couture, son prêt-à-porter de luxe sous le nom de rive gauche ; celui-ci deviendra un exemple pour de nombreux autres couturiers. Ces années là, Yves Saint Laurent découvre le Maroc où il achètera une quinzaine d'années plus tard le jardin Majorelle.

Dans les années 1970, la collection « Libération » marque les esprits ; par la suite, plusieurs autres défilés rendent hommage aux peintres, tels que Matisse ou Van Gogh, à ses inspirations lointaines comme la Russie avec la collection « Opéra-Ballets-Russes » ou l’Asie, collection symbolisée par le parfum Opium. Il connait également les excès de l'alcool, de la drogue, des médicaments, ses « faux amis ». Lors de la décennie suivante, il présente la collection « Picasso » une fois de plus référence à l'art. Durant ces années, l'entreprise croît par le succès des parfums, cosmétiques ou accessoires. Le couturier est alors récompensé d'un Oscar de la mode. À la fin des années 1990, lassé de dessiner le prêt-à-porter, il se concentre sur la haute couture pour l'abandonner finalement en 2002.

Perpétuellement entouré et inspiré par les femmes, de Victoire à Betty Catroux, de Catherine Deneuve à Katoucha, Yves Saint Laurent sait au cours de sa carrière créer pour elles, et laisse à sa mort en 2008 un héritage majeur pour la mode ainsi que de nombreux classiques de la garde-robe féminine. Les musées, le cinéma ou les éditeurs ne cesseront de lui rendre hommage.

Biographie[modifier | modifier le code]

Exemples d'ensemble tendance Le smoking de costume-pantalon de soirée pour femmes par Yves Saint Laurent.
Un costume-pantalon pour femmes par Yves Saint Laurent.

Yves Saint-Laurent passe toute sa jeunesse en Algérie où son père, Charles Mathieu-Saint-Laurent (1909-1988) est président d'une compagnie d'assurances et propriétaire d'une chaîne de salles de cinéma présente dans plusieurs pays d’Afrique du Nord. Il descend de Laurent Mathieu (dit Saint-Laurent), baron de Mauvières (1787-1868). Sa mère, Lucienne Wilbaux (1914-2010)[4], fille de l'ingénieur Edmond Wilbaux et de Marianne Emilie Muller, lui donne le goût de la mode et de l'esthétisme. Yves est l'aîné de deux sœurs, Michèle et Brigitte.

Les années Dior[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Yves Saint Laurent (Dior).

En 1955, après un court séjour à l’École de la chambre syndicale de la couture parisienne à Paris, Michel de Brunhoff, directeur de Vogue France, le présente à Christian Dior, qui l’engage aussitôt comme assistant.

À la mort de ce dernier en 1957, Saint-Laurent prend la direction artistique de la maison Dior. Il présente sa première collection, dite « Trapèze », en janvier 1958, qui connaît un immense succès. Appelé à faire son service militaire et hospitalisé au Val de Grâce pour « dépression[5],[6] », il est licencié par la maison Christian Dior en 1960 et remplacé par Marc Bohan.

La maison Yves Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

Yves Saint Laurent décide, en association avec Pierre Bergé qu’il a rencontré en 1958, de créer sa propre maison de couture, grâce au soutien financier du milliardaire américain J. Mack Robinson (en). Les deux hommes font également appel au graphiste Cassandre en 1961 pour la réalisation du logo de la marque.

La première collection est présentée, le 29 janvier 1962, au 30 bis rue Spontini à Paris ; ils y resteront douze années pendant lesquelles Yves Saint Laurent créera le vestiaire de la femme moderne, il réinvente le caban et le trench-coat dès 1962, instaure pour les femmes le premier smoking en 1966, la saharienne et le premier tailleur-pantalon en 1967, les premières transparences et la première combinaison-pantalon en 1968… En se servant des codes masculins, il apporte aux femmes l’assurance, l’audace et le pouvoir, tout en préservant leur féminité[7]. Son regret, a t-il affirmé, est de ne pas avoir inventé le jean.

Saint Laurent souhaite habiller toutes les femmes, et pas seulement les riches clientes en haute couture : sa boutique Saint Laurent rive gauche, ouverte en 1966 à Paris, est la première boutique de prêt-à-porter portant le nom d’un grand couturier. Les collections, dessinées spécifiquement pour le prêt-à-porter, sont réalisées par un industriel extérieur[N 2]. Le succès est immédiat : des boutiques ouvrent partout en France, à New-York en 1968, à Londres en 1969, la même année que la première boutique homme.

Depuis la fin des années 1950, et tout au long de sa carrière, Yves Saint Laurent crée également des costumes pour le théâtre, le ballet et le cinéma. Il collabore avec Roland Petit dès 1959 en dessinant les costumes du ballet Cyrano de Bergerac, puis avec Claude Régy, Jean-Louis Barrault, Luis Buñuel, François Truffaut, Alain Resnais (Stavisky, 1974)... et habille Jean Marais, Zizi Jeanmaire, Arletty, Jeanne Moreau, Claudia Cardinale (La panthère rose, 1963) Isabelle Adjani, Catherine Deneuve, avec qui il tisse une amitié fidèle, et qu'il appelle son « porte bonheur ».

Il est un des premiers créateurs à faire défiler des mannequins noires, Fidelia est la première à défiler en 1962, suivront Katoucha Niane, Rebecca Ayoko et Iman.

Yves Saint Laurent.jpg

Ses autres muses sont Victoire, qui fut l'un de ses premiers mannequins connu chez Dior, Betty Catroux dont il se sentait le jumeau (il est le parrain de sa fille Claude), Danielle Luquet de Saint Germain[8], Loulou de la Falaise[9], l'actrice Talitha Pol-Getty (en). Parmi les plus fameuses ambassadrices de la marque auprès de la jet-set et de la bourgeoisie des années 1970 au début des années 1980, on compte les femmes du monde Nan Kempner et Diane Boulting-Casserley Vandelly.

Les robes Mondrian (1966)

En 1974, Saint Laurent et Pierre Bergé installent la maison de couture au 5 avenue Marceau à Paris, où Saint Laurent affirme son style. Dans ses collections de haute couture, il rend hommage aux peintres, en 1965 avec les robes Mondrian, en 1966 avec les robes "pop art" et son hommage important à l’Afrique en 1967[10]. Dans les années 1970, il présente des collections-hommage à Picasso et à Diaghilev, et des hommages à Matisse, Cocteau, Braque, Van Gogh, Apollinaire, dans les années 1980.

Le 1er décembre et le 1er juin de chaque année, Saint Laurent s'installe à Marrakech pour dessiner pendant quinze jours sa collection de haute couture. Le Maroc, qu’il a découvert en 1966, aura une grande influence sur son travail et ses couleurs, tout comme ses voyages imaginaires : le Japon, l’Inde, la Russie, la Chine, l’Espagne sont autant de sources d’inspirations pour ses collections.

En 1980, il rachète avec Pierre Bergé le jardin Majorelle, un jardin botanique de Marrakech créé par le peintre français Jacques Majorelle, qu'ils ouvrent au public.

A l'initiative de Diana Vreeland, le Metropolitan Museum of Art de New-York lui consacre une rétrospective en 1983 : c’est la première fois qu’un créateur de mode vivant expose dans ce musée. De grandes expositions seront présentées par la suite à Pékin, Moscou, Sydney, Tokyo et à Paris, au musée des Arts de la Mode, en 1986.

En 1990, une collection « Hommages » est réalisée autour de célébrités comme Marilyn Monroe, Catherine Deneuve, Zizi Jeanmaire, Marcel Proust ou Bernard Buffet.

En 1998, Saint Laurent met en scène trois cents mannequins sur la pelouse du Stade de France à l’occasion de la Coupe du monde de football. Événement majeur qui diffuse les créations de Saint Laurent dans tous les foyers par l'intermédiaire de la télévision.

Le 7 janvier 2002, il annonce lors d’une conférence de presse qu’il met fin à sa carrière. Le 22 janvier suivant, au Centre Pompidou, un défilé rétrospectif retrace quarante années de création en plus de 300 modèles, dont sa dernière collection Printemps-été 2002.

Article détaillé : Yves Saint Laurent (2002).

Saint Laurent se consacre désormais aux activités de la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, créée en 2002.

Le 1er juin 2008, Saint Laurent meurt à son domicile parisien, dans sa soixante-douzième année des suites d'un cancer du cerveau[11].

Au cours de ses obsèques célébrées à l'église Saint-Roch, Pierre Bergé prononce un discours en présence de la mère du défunt et de nombreuses personnalités des médias et de la politique, Catherine Deneuve et Laetitia Casta, le Président de la République Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni, Bernadette Chirac, Farah Pahlavi (veuve du Shah d'Iran), de personnalités de la mode (Jean-Paul Gaultier et Valentino), et de patrons d'industrie (Bernard Arnault et François Pinault)[12],[13].

Ses cendres sont déposées dans sa villa de Marrakech au cœur du jardin Majorelle.

L'entreprise Yves Saint Laurent (YSL)[modifier | modifier le code]

Vitrine Yves Saint Laurent sur Rodeo Drive à Beverly Hills (Los Angeles-Californie).
Boutique YSL au Portugal par Christophe Moustier.

En 1993, le groupe Yves Saint Laurent est cédé à Sanofi. Yves Saint Laurent et Pierre Bergé gardent cependant le contrôle de la maison de couture, hors parfums et cosmétiques.

En 1998, Saint Laurent cesse de dessiner les collections de prêt-à-porter rive gauche. Alber Elbaz le remplace en tant que directeur artistique du prêt-à-porter féminin et Hedi Slimane du prêt-à-porter masculin. Tous deux ne signèrent que très peu de collections sous l'étiquette Saint Laurent rive gauche. En effet, Elf-Sanofi revend, en 1999, le groupe Yves Saint Laurent au groupe Gucci. François Pinault (PPR) impose sa marque en nommant l'américain Tom Ford directeur artistique du prêt-à-porter. La haute couture est séparée et devient la propriété de François Pinault par l'intermédiaire de sa holding Artemis[14]. Tom Ford est remplacé par Stefano Pilati en 2004, puis Hedi Slimane en 2012.

Suite au rachat, Saint Laurent et Bergé conservent le contrôle exclusif de la partie haute couture de la maison. Ainsi, lorsqu’Yves Saint Laurent décide de se retirer en 2002, la maison de haute couture ferme ses portes. Aucun autre couturier ne le remplacera. La Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, créée la même année, ouvre ses portes en 2004 dans l’ancien hôtel particulier de l’avenue Marceau qu’occupait la maison de haute couture. Elle a pour objectif de faire rayonner l’œuvre d’Yves Saint Laurent, en France et à l’étranger.

En 2008, le groupe Gucci cède la partie parfums et cosmétiques à L’Oréal et ne conserve que la partie prêt-à-porter.

Article détaillé : Yves Saint Laurent (entreprise).

La Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent[modifier | modifier le code]

La Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, reconnue d’utilité publique le 5 décembre 2002, a pour mission la conservation des 5 000 vêtements haute couture et 150 000 accessoires, croquis et objets divers qui en constituent le fonds, l’organisation d’expositions thématiques de mode, peinture, photographie, arts décoratifs etc., et le soutien à des activités culturelles et éducatives.

Le 10 mars 2004, la Fondation ouvre ses portes au public avec l’exposition Yves Saint Laurent, Dialogue avec l’Art, qui est accueillie par la Fondation Caixa Galicia en Espagne en 2007. La rétrospective Yves Saint Laurent Style est présentée en 2008 au Musée des Beaux-Arts de Montréal, puis au de Young Museum de San Francisco.

Depuis son ouverture, la Fondation a organisé six expositions consacrées à Yves Saint Laurent, ainsi que des expositions aussi diverses que Les Fables de La Fontaine de Robert Wilson, les travaux photographiques d'André Ostier ou de David Seidner, des expositions de costumes marocains, russes ou indiens, une exposition sur le décorateur Jean-Michel Frank ou sur le thème de la Vanité en peinture. À l'automne 2010, la Fondation a exposé les dessins sur iPhone et iPad de l'artiste britannique David Hockney, en janvier 2012, les photographies de Gisèle Freund

La Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent présente une grande rétrospective de l’œuvre d’Yves Saint Laurent, en 2010 au Petit Palais de Paris, et en mai 2013, à l'hôtel Le Méridien d'Oran - ville natale d'Yves Saint Laurent.

La vente de la Collection Yves Saint Laurent - Pierre Bergé[modifier | modifier le code]

« Je ne collectionne pas, j'accumule. Ce sont des pulsions naturelles (…). J'ai de la chance : j'ai souvent trouvé les plus beaux objets en passant, la nuit, devant une vitrine. »

— Yves Saint Laurent, Vogue Décoration, 1986

En février 2009, une vente aux enchères organisée par les maisons Christie's et Pierre Bergé & Associés, sous la nef du Grand Palais, disperse 733 objets d'art rassemblés par Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, des peintures de Picasso, Matisse, Mondrian, Fernand Léger, des sculptures antiques égyptiennes, des objets d'art, dont notamment un très bel ensemble d'émaux de Limoges de la Renaissance. Les deux hommes avaient commencé leur collection dans les années 1950.

À la disparition d'Yves Saint Laurent, Pierre Bergé ne voit plus de raison de conserver leur collection car, sans Saint Laurent « cela a perdu une grande part de sa signification »[réf. nécessaire].

Au premier jour de la vente, le tableau Les Coucous sur un tapis bleu et rose (1911) d'Henri Matisse, sous lequel le couturier a été photographié pour Vogue en 1986, atteint les 32 millions d'euros, un record pour une œuvre de ce peintre [15].

Le résultat de cette vente, d'un montant de près de 375 millions d’euros, est revenu en partie à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent et à la recherche contre le SIDA.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Films biographiques[modifier | modifier le code]

Le couturier est le sujet de plusieurs films biographiques. La vie de Saint Laurent est adaptée deux fois au cinéma la même année : les deux biopics (de studios et de distributions différentes) sont produits quasi-simultanément. Ces deux films, Yves Saint Laurent et Saint Laurent doivent sortir au cinéma respectivement en janvier et avril 2014. Pour éviter un effet doublon, le second biopic est décalé à septembre 2014.

Le premier est Yves Saint Laurent de Jalil Lespert, avec Pierre Niney dans le rôle du couturier et Guillaume Gallienne dans le rôle de Bergé. Approuvé par Pierre Bergé, le film retrace la carrière du couturier depuis ses débuts en 1957.

Le second long-métrage, Saint Laurent, est réalisé par Bertrand Bonello avec Gaspard Ulliel dans le rôle-titre, Jérémie Renier pour Bergé et Helmut Berger pour Yves Saint Laurent âgé. Pierre Bergé désapprouvant le film, il n'autorise pas la consultation des archives à la production. Ce film se concentre sur la période phare du couturier, de 1967 à 1976. Cette période particulière est celle de son ascension professionnelle mais aussi de ses nombreux déboires dans sa vie personnelle. Le film est sélectionné pour le 67e festival de Cannes.

Sources[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

  • 1967 : La Vilaine Lulu, Yves Saint Laurent, bande dessinée, texte et dessins, rééd. 2010, Éditions de la Martinière

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

  • Joan Juliet Buck, « Chez Yves Saint Laurent », Vogue Décoration, no 7,‎ septembre 1986, p. 94 à 99 - arch. pers.
  • Olivier Bouchara, « La collection maudite de Saint Laurent », Vanity Fair, no 2,‎ août 2013, p. 80 à 91

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Contrairement à ce qui prévaut dans la grammaire des noms propres en français, il n'y a pas de trait d'union entre Saint et Laurent, Yves Saint-Laurent ayant changé son patronyme en 1957 en supprimant ce tiret[1].
  2. La fabrication est assurée par l'entreprise C. Mendès fondée, entre autres, par Didier Grumbach.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Yves Saint Laurent », Encyclopédie, sur larousse.fr (consulté le 13 janvier 2013) : « Le jeune homme prend la tête de la maison Dior. Il décide aussitôt de retirer le tiret de son patronyme : il devient Yves Saint Laurent. »
  2. Laurence Benaïm, Yves Saint-Laurent, Grasset,‎ 2002 (ISBN 9782246800187, lire en ligne), p. 555.
  3. « Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent », sur fondation-pb-ysl.net (consulté le 3 avril 2014).
  4. D'après le carnet du Monde cité par lefigaro.fr
  5. Florence Müller, Farid Chenoune et al., Yves Saint Laurent, Paris, Éditions de La Martinière,‎ octobre 2010, 380 p. (ISBN 978-2-7324-4458-1), « Dior. Formation du prince. 1955 - 1962 », p. 51

    « Dépression. Transféré à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, Paris 5e. Chez Dior, il est remplacé par Marc Bohan […] »

  6. Laurence Benaïm, Yves Saint Laurent : Biographie, Le Livre de poche,‎ 2002 (1re éd. 1995), poche, 928 p. (ISBN 978-2253137092), chap. 5 (« Un homme disparaît »), p. 172

    « Un communiqué paraît deux jours plus tard dans Le Monde : « […] l'état de santé de M. Saint Laurent, qui souffrirait depuis plusieurs mois déjà de dépression nerveuse, à rendu cette mesure nécessaire. »

  7. Marie-Christine Lasnier, « Yves Saint Laurent, musée du Petit Palais », sur nationetrepublique.fr,‎ 14 juillet 2010 (consulté le 15 janvier 2013) : « Un smoking Saint Laurent noir […] c’était un vêtement de style et non un vêtement de mode passagère. »
  8. Sophie Bouchet, « La vente aux enchères de la muse d’Yves Saint Laurent », Mode, sur vogue.fr/,‎ 7 mai 2013
  9. Stéphanie Chayet, « La muse est passée de mode », Mode, sur lemonde.fr,‎ 26 septembre 2014 (consulté le 1er octobre 2014)
  10. Cally Blackman (trad. Hélène Tordo), 100 ans de mode [« 100 years of fashion »], Paris, La Martinière,‎ avril 2013, 399 p. (ISBN 978-2-7324-5710-9, présentation en ligne), p. 247
  11. « La mort du génial créateur Yves Saint Laurent » publié le 2 juin 2008 sur le site du quotidien Le Figaro
  12. Photo du Figaro.
  13. « Le dernier hommage à Yves Saint Laurent » Atlasvista Maroc
  14. Nicolas Penicaut, « Tom Ford dans les murs d'YSL. Seule la haute couture échappe au gourou de Gucci. », Économie, sur liberation.fr, Libération,‎ 19 janvier 2000 (consulté le 5 août 2012)
  15. Les résultats de la vente sur le site de Christies.
  16. Le 6 décembre 2007.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Yves Saint Laurent.

Lien externe[modifier | modifier le code]