Morisques

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Les Morisques (de l'espagnol Morisco) étaient des musulmans d'Espagne convertis de force au catholicisme après l'abrogation par les Rois Catholiques des accords qui leur permettaient, bien que vaincus, de conserver sur le sol espagnol leur foi et leurs coutumes islamiques[1],[2],[3],[4]. Les édits de conversion de 1502 ont suivi l'abrogation des accords signés en 1492 entre les Rois Catholiques et Abû Abdil-lah, dernier roi de l'Émirat de Grenade. Ils constituaient une minorité importante dans le Royaume de Valence, la vallée de l'Èbre et l'Andalousie orientale.

Les origines[modifier | modifier le code]

La reddition de Grenade, tableau de Francisco Pradilla y Ortiz.

La Reconquête prend fin en 1492 avec la prise de Grenade. L'intégration, dans la couronne de Castille, de l'ancien émirat de Grenade fait passer plusieurs centaines de milliers de musulmans (peut-être 300 000) sous la domination de souverains chrétiens, Isabelle et Ferdinand. D'après les accords de reddition de la ville de Grenade négociés par le roi vaincu Boabdil et les rois catholiques, les musulmans sont autorisés à conserver leur religion.

Certains musulmans, conscients des difficultés de la cohabitation, préfèrent s'exiler en Afrique du Nord : c'est en particulier le cas des élites. D'autres restent, désignés désormais sous le nom de mudéjars. Les accords de reddition sont plus ou moins respectés tant que dure l'influence de l'archevêque de Grenade, Hernando de Talavera.

En 1499, arrive à Grenade l'archevêque de Tolède Francisco Jiménez de Cisneros, confesseur de la reine de Castille Isabelle. Cisneros s'attache à réintégrer dans l'Église catholique les « elches », chrétiens convertis à l'islam avant la prise de la ville, entreprise que les musulmans considèrent comme une violation des accords de reddition. Les historiens débattent encore des responsabilités respectives de Cisneros et des rois catholiques dans cette évolution[5].

Craignant l'élimination totale de l'islam et exaspérés par diverses pressions économiques et fiscales, les habitants de l'Albaicin de Grenade, quartier de la ville où les musulmans sont désormais relégués, se révoltent. D'autres foyers de révolte s'allument dans les régions montagneuses de l'ancien royaume de Grenade, contraignant Ferdinand à mener de véritables opérations militaires pour amener la reddition des révoltés. Au printemps 1501, l'ancien royaume est « pacifié ».

Après la défaite des révoltés, les rois catholiques décrètent l'expulsion des musulmans âgés de plus de 14 ans, d'abord de Grenade puis, en 1502, de l'ensemble de la couronne de Castille. Ainsi les mudéjars des villes castillanes qui vivaient depuis plusieurs siècles pacifiquement sous la domination chrétienne sont concernés par cette mesure. La seule voie de sortie autorisée est la côte cantabrique, restriction qui a été interprétée comme le signe que les rois catholiques souhaitaient, en réalité, non pas expulser les musulmans mais les conduire à accepter le baptême.

Après l'expulsion de 1502, il reste encore une importante population musulmane en Espagne, notamment dans le royaume de Valence et, dans une moindre mesure, en Aragon et en Catalogne.

En 1521, pendant la révolte antiseigneuriale des Germanías du Royaume de Valence, les révoltés, utilisant la menace et la pression physique, conduisent de nombreuses communautés de musulmans à accepter le baptême. En 1525, Charles Quint, conseillé par une assemblée de juristes et de théologiens, décrète que ces baptêmes sont valides[6].

Pour remercier Dieu de l'issue favorable de la bataille de Pavie, l'empereur décrète l'expulsion des musulmans de toute la couronne d'Aragon. Ce décret, qui prend effet en 1526, conduit la plupart des musulmans d'Aragon à se faire chrétiens, à l'exception de ceux qui partent clandestinement pour l'Afrique du Nord. Les anciens musulmans restés dans la Péninsule et leurs descendants seront désignés sous le nom de Morisques (moriscos). Désormais, les seuls musulmans tolérés dans les États espagnols sont les esclaves, qui n'étaient pas concernés par les décrets d'expulsion[7].

L'inégalité était plus religieuse et culturelle que raciale, car après un millénaire d'histoire et d'intense métissage entre Ibères, Celtes, Romains, Wisigoths, Arabes et Berbères, les Morisques étaient devenus physiquement indiscernables du reste de la population[8]. C'est ce qui a donc rendu la tâche difficile à l'Inquisition de différencier entre Morisque et vieux-chrétien.

Statut social[modifier | modifier le code]

Il est difficile de donner un chiffre précis de la population morisque. Il y aurait eu entre 300 000[9] et 400 000 Morisques à la veille de l'expulsion[10]. La croissance démographique, au cours du XVIe siècle, est compensée par un important courant de départs clandestins vers l'Afrique du Nord. D'autre part, contrairement à ce que croient les "vieux chrétiens", la natalité chez les Morisques n'est pas fortement supérieure à celle de l'ensemble de la population. La répartition des Morisques à l'intérieur de l'Espagne est très inégale : d'une présence négligeable en Catalogne, ils représentent environ le huitième de la population de l'Aragon et 40 % de la population du royaume de Valence[11],[12] et ils atteignent plus de 55 % dans le royaume de Grenade récemment conquis [réf. nécessaire].

On trouve une noblesse morisque qui garde des titres, des charges et des richesses. Désireux de s'intégrer, ils prennent des noms d'origine espagnole. Près du tiers des nouveaux convertis sont des propriétaires terriens bénéficiant d'une certaine aisance et prêtant de l'argent à la vieille noblesse espagnole.

Parmi les agriculteurs, les Morisques se spécialisent plutôt dans l'élevage de la soie (autour de Grenade) et la culture des primeurs où ils exploitent au mieux les terrains grâce à l'irrigation. Dans les municipalités où persiste une organisation traditionnelle (aljamas), la culture morisque est préservée grâce à la solidarité de tous. Un autre facteur de cohésion communautaire est la politique fiscale de Charles Quint : les Morisques restent soumis à un régime de taxation spécifique, négocié entre le pouvoir royal et les représentants des aljamas. Par leurs contributions financières régulières, les Morisques (notamment à Grenade) parviennent à différer l'application des mesures répressives décrétées contre les pratiques islamiques.

La résistance à l'assimilation[modifier | modifier le code]

En effet, à Grenade et Valence, le clergé dénonce, tout au long du XVIe siècle, la persistance de ces pratiques : les Morisques se soumettent extérieurement aux traditions chrétiennes mais conservent entre eux leur culture et tradition d'origine. Cet échec de l'évangélisation est attribué aux carences de l'encadrement paroissial et à la duplicité des Morisques eux-mêmes qui, par la pratique de la taqiyya (dissimulation), conservent intérieurement leur foi musulmane[13]. Les historiens, actuellement, insistent sur la résistance culturelle des Morisques, notamment des femmes[14]. De plus, ils mettent en évidence des phénomènes d'acculturation des Morisques à la culture chrétienne dominante, soit d'une localité à l'autre, soit sur le mode individuel[15]. En 1526, Charles Quint réunit à Grenade une commission d'experts, la Congrégation de la Chapelle royale, qui préconise l'interdiction non seulement des rites musulmans mais aussi de pratiques culturelles telles que la langue arabe, les noms arabes, les signes et ornements islamiques (main, demi-lune), ou encore la amafala, pièce de tissu recouvrant et voilant les femmes[16]. Avec l'arrivée sur le trône de Philippe II, la situation des Morisques devient plus précaire. Philippe II est décidé à appliquer la Réforme catholique dans ses États et à combattre l'hérésie, que ce soit contre les calvinistes des Pays-Bas ou contre les Morisques de Grenade et de Valence. Un programme d'expulsion et de reconquête de la terre est mis en place dès 1559. En 1567, des mesures sont prises pour faire perdre aux Morisques leur identité culturelle, dans la continuité de celles de 1526 : interdiction du voile, interdiction de la langue arabe et destruction des textes arabes. Malgré les protestations de certains Morisques qui assurent le roi de leur fidélité et les avertissements du gouverneur de Grenade, le marquis de Mondéjar, ces lois sont appliquées avec fermeté. Elles sont ressenties par la population morisque comme des brimades.

Révolte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolte des Alpujarras.

Dans la nuit de Noël 1568, un soulèvement s'organise dans le quartier de l'Albaicin à Grenade. Le premier chef de la rébellion est un jeune homme de 22 ans, Hernando de Valor, descendant des Omeyyades, qui prend le nom de Abén Humeya. La révolte gagne toute la vallée de Lécrin puis s'étend à toutes les montagnes de l'Alpujarras. La révolte est violente. Des exactions sur la population chrétienne sont commises (massacres et tortures). La réponse des autorités espagnoles ne se fait pas attendre (viols, vols, massacres, pillages) en particulier au siège de Dúrcal par les troupes du marquis de los Vélez (es).

Des luttes de pouvoir internes conduisent à l'assassinat de Aben Humeya par l'un de ses rivaux et cousin Aben Abou (1570). Celui-ci sera lui-même trahi et assassiné par Gonzalo el Seniz en 1571.

La révolte est écrasée cette même année par Don Juan d'Autriche, fils naturel de Charles Quint et donc demi-frère de Philippe II. Les Morisques du royaume de Grenade sont alors dispersés dans toute l'Espagne.

Expulsion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Expulsion des Morisques d'Espagne.
L'expulsion des Morisques, Vincenzo Carducci, 1627, Musée du Prado, Madrid
Débarquement des Morisques au port d'Oran (1613, Vicente Mestre), Fundación Bancaja de Valencia

Cependant, même répartis dans le reste de l'Espagne, même appauvris et dépossédés de leur terre, les Morisques restent considérés comme dangereux. Dans le royaume de Valence, les communautés morisques restent dans l'ensemble soudées par la pratique de l'islam. Autour de Philippe II, deux écoles s'affrontent : certains pensent que l'assimilation des Morisques demande du temps mais finira par aboutir. D'autres penchent plutôt pour une expulsion totale de cette population. Philippe II désireux de s'allier les pays de l'Afrique du Nord contre Barberousse avait fait preuve d'une clémence relative.

L'arrivée sur le trône de Philippe III précipite la fin de la population morisque. Le 4 mars 1609, le Conseil d'État dont l'homme fort est le valido (favori) du roi, le duc de Lerma, approuve le projet d'expulsion des Morisques, discuté depuis les années 1580. Le décret d'expulsion des morisques du royaume de Valence est publié sur place, à Valence, le 22 septembre 1609. Préparé par des mouvements de troupes, ce décret s'applique avec rapidité et intransigeance.

Seules les femmes morisques mariées à de vieux chrétiens sont autorisées à rester. La déportation se fait dans des conditions difficiles. Hommes, femmes, enfants se rendent à pied de l'intérieur des terres jusqu'aux côtes, contraints de payer eux-mêmes leur nourriture et leur eau. Ils sont ensuite embarqués dans des galères qui les déposent sur les côtes de l'Afrique du Nord. Le nombre important de déportés oblige à faire appel à des transporteurs privés qui n'attendent parfois pas d'arriver sur la côte pour débarquer les Morisques. Dans les années suivantes (1610-1611) sont expulsés les Morisques du royaume d'Aragon et de Catalogne ainsi que ceux de Castille et d'Andalousie, en plusieurs vagues.

Les Morisques déportés trouvèrent refuge principalement au Nord du Maghreb. Au Maroc, ils s'installèrent surtout à Rabat, Salé, Fès et les principales villes du Nord-marocain comme Tanger, Tétouan, Chefchaouen, Asilah et Larache. En Algérie ils s'installèrent notamment à Oran, Tlemcen, Alger, Cherchell Nedroma, Koléa ainsi que d'autres villes. En Tunisie, les villes de Tunis et Testour sont connues pour avoir accueilli un grand nombre de réfugiés morisques. La France et l'Italie en accueillirent également (ils s'installèrent de façon éphémère en Toscane). De petites communautés émigrèrent aussi en Syrie et en Turquie, ainsi à Istanbul ils se concentrèrent dans le quartier de Galata, autour de la Arap Camii (« mosquée des Arabes »).

On estime à environ 300 000 le nombre de personnes ainsi déplacées[17], d'autres estimations avancent le chiffre 500 000 expulsés[18]. Cela pour une population espagnole de 8 millions. La confiscation des biens se fera à l'avantage principalement du duc de Lerme et de l'Inquisition.

Morisques en France[modifier | modifier le code]

Certains Morisques trouvèrent refuge en France, même si la majorité repartirent ensuite pour le Maghreb les autres restèrent et se fondirent peu à peu dans la population locale[19]. Henri IV rendit le 22 février 1610 une ordonnance permettant de demeurer dans le royaume à ceux qui « voulaient faire profession de la religion catholique pourvu qu'ils s'établissent au-delà de la Garonne et de la Dordogne ». Même si par la suite Marie de Médicis ordonna qu'on les expulse, beaucoup cependant sont restés dans le Béarn et notamment à Bayonne avec le consentement des magistrats municipaux. Des documents et des textes prouvent que de nombreux Morisques s'établirent en France. Ainsi par exemple, deux familles de potiers s'installent à Biarritz, les Dalbarade et Silhouette, dont les fours fonctionnaient encore en 1838.

D'autre Morisques étaient installés en Guyenne en 1611, certains réfugiés au logis d'une dame de la ville « faisaient profession de la Secte de Mahumet». Il leur est enjoint de quitter la ville ou de se convertir[20],[21]. En 1614, il n'est pratiquement plus question de mesures générales contre les Morisques de Bordeaux, le cardinal de Sourdis, absorbé par ses fonctions maritimes détournant son attention des Morisques et ceux qui avaient fini par se faire accepter à Bordeaux se mêlèrent peut-être à la colonie portugaise de la cité. En 1636, ils avaient à Bordeaux une situation suffisamment prospère que les autorités locales craignirent de les voir partir si les Espagnols qui venaient de s'emparer de Saint-Jean-de-Luz assaillaient Bordeaux, ville non armée[22]. Tous ceux qui avaient un métier étaient restés : maréchaux, potiers, négociants, etc. L'un d'entre eux, un métis du nom d'Alonzo Lopez, prit même quelque notoriété et mourut à Paris en 1649 après avoir réussi à travailler, sous les ordres directs de Richelieu, à la renaissance de la marine française, et être allé, dans ce but plusieurs fois en Hollande. Quelques années avant que Lopez ne disparut on ne parlait déjà plus en France des Morisques, « ceux qui s'y étaient acclimatés s'étaient mêlés à la population et vivaient paisibles dans le royaume. Leur départ avait appauvri l'Espagne et nous avions hérité de quelques éléments de population active et laborieuse[23] ».

Voltaire a évoqué l'établissement de ces familles morisques dans son Essai sur les mœurs[N 1].

Art et culture morisque[modifier | modifier le code]

En architecture, les spécificités architecturales de l'art morisque se retrouvent dans des mosquées mais aussi dans des églises et des maisons de particuliers.

Manuscrit Aljamiado

En littérature, la littérature Aljamiada (de l’arabe al-’adjamiyya - paroles d’étranger) est une littérature clandestine morisque transcrite de la littérature musulmane et écrite en espagnol mais à l'aide de caractères arabes. La littérature qu'ils produisent est essentiellement religieuse mais on y trouve même le premier Kamasutra en langue espagnole. La thématique moresque était passée dans la poésie populaire ("romances" fronterizos, traitant des dernières guerres de reconquête de Grenade) dès avant 1492 se manifeste ensuite dans des ouvrages plus copieux comme le roman l'abencerage de Villegas ou l'histoire des guerres civiles de Grenade de Pérez de Hita qui est traduite en français. Se crée ensuite, grâce à Lope de Vega, un "nouveau romancero", à sujet romanesque morisque, le romancero étant l'ensemble des poèmes populaires castillans (les "romances") dérivés des chansons de geste médiévales ("Romancero du Cid")

Cervantes, auteur de Don Quichotte de la Manche (1605-1615) présente son ouvrage comme une traduction d'un texte écrit en arabe, Histoire de don Quichotte de la Manche, écrite par Cid Hamed Ben-Engeli, historien arabe. La sympathie de Don Quichotte pour certains personnages, comme Zoraïda ou Ricote, a fait croire à certains auteurs complaisants que Cervantès appartiendrait à ce peuple. Cependant la généalogie de Cervantès et la sévérité avec laquelle il juge les Morisques tout au long de l'ouvrage infirment cette thèse.

Victor Hugo, dans Notre-Dame de Paris, fait allusion à une danse morisque.

Thoinot Arbeau, dans son Orchésographie (1589), décrit une danse morisque ou moresque, connue dans toute l'Europe.

Morisques et descendants de Morisques célèbres[modifier | modifier le code]

Périodes médiévale et pré-coloniale[modifier | modifier le code]

Période moderne[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « La plus grande partie des Maures espagnols se réfugièrent en Afrique, leur ancienne patrie; quelques-uns passèrent en France, sous la régence de Marie de Médicis : ceux qui ne voulurent pas renoncer à leur religion s'embarquèrent en France pour Tunis. Quelques familles, qui firent profession du christianisme, s'établirent en Provence, en Languedoc; il en vint à Paris même, et leur race n'y a pas été inconnue : mais enfin ces fugitifs se sont incorporés à la nation [française], qui a profité de la faute de l'Espagne, et qui ensuite l'a imitée dans l'émigration des réformés. C'est ainsi que tous les peuples se mêlent, et que toutes les nations sont absorbées les unes dans les autres, tantôt par les persécutions, tantôt par les conquêtes », Voltaire dans Essai sur les mœurs (1756) dans Œuvres complètes de Voltaire, Hachette, 1859, t. 8, p. 264.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Les noms des morisques de Rabat sont répertoriés et souvent cités dans les nombreuses œuvres relatives à l'histoire de Rabat et de Salé, dont : Le Dictionnaire des noms de famille du Maroc rapporte les mêmes informations avec une plus grande ouverture :
  3. a et b Les noms portés par les familles morisques de Tétouan ont été répertoriés par la Fondation Abdelkhalek Torrès, selon des répertoires existants auparavant. Liste consultable sur alyamiah.com

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Michel Boeglin, Vincent Parello, « Morisques », Lexique de l'Espagne moderne, Université Montpellier III.
  2. Cahiers Européens d’Houjarray, n.4, Asso. Jean Monnet [1]
  3. Ouvrage collective sous la direction de Louis Cardaillac, Les Morisques et l'inquisition, Publisud, 1990, p. 7
  4. Ouvrage collective sous la direction de Louis Cardaillac, Les Morisques et l'inquisition, Publisud, 1990, préface en couverture de l'ouvrage
  5. Juan MESEGUER FERNANDEZ, « Fernando de Talavera, Cisneros y la Inquisición en Granada”, dans Joaquín PÉREZ VILLANUEVA (dir.), La Inquisición española. Nueva visión, nuevos horizontes, Madrid, Siglo Veintiuno editores, 1980, p. 371 – 400 ; José Enrique LÓPEZ DE COCA CASTAÑER, « La « conversión general » del reino de Granada: 1499 – 1501 » dans Esteban SARASA (éd.), Fernando II de Aragon, el Rey católico, Saragosse, Institución Fernando el Católico, 1996, p. 519 – 538.
  6. Isabelle POUTRIN, "La conversion des musulmans de Valence (1521 - 1525) et la doctrine de l'Église sur les baptêmes forcés", Revue Historique, no 648, octobre 2008, p. 819 - 855.
  7. Bernard VINCENT, "Des mudejars aux morisques (1492 - 1526)" dans Ernest BELENGUER CEBRIA (coord.), de la union de coronas al Imperio de Carlos V, vol. 2, Sociedad estatal para la conmemoracion de los centenarios de Carlos V y Felipe II, 2001, p. 359 - 370.
  8. La historia de España contada para escépticos, Par Juan Eslava Galán, p. 65 [2]
  9. (en) David J. Sturdy, Fractured Europe, 1600-1721, Oxford, Wiley-Blackwell,‎ 2002, 1e éd., poche, 465 p. (ISBN 978-0-631-20513-5 et 0631205136, lire en ligne), p. 101
  10. Augustin Redondo, Les Représentations de l'Autre dans l'espace ibérique et ibéro-américain : perspective diachronique, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle,‎ 1993, 277 p. (ISBN 978-2-87854-068-0 et 2878540689, lire en ligne), p. 47
  11. Voir les cartes démographiques dans Fernand Braudel, 1990, tome II, p. 508-509.
  12. Bennassar, 1992, p. 468
  13. Mikel de Epalza, Los moriscos antès y depuès de la expulsion, MAPFRE, 1992 ; Bernard VINCENT, "El peligro morisco", El rio morisco, Valencia- Granada - Zaragoza, 2006, p. 65 - 74.
  14. Mary Elizabeth PERRY, The Handless Maiden. Moriscos and the Politics of Religion in Early Modern Spain, Princeton, 2005
  15. Jean-Pierre DEDIEU, « Les morisques de Daimiel et l'Inquisition, 1502 – 1526 », dans : Les morisques et leur temps, Paris, CNRS, 1983, p. 493 – 522 ; Rafael BENÍTEZ SÁNCHEZ-BLANCO, “Alatar el Viejo. El trágico destino de un alfaqui”, dans : CONTRERAS, Jaime, PULIDO, Ignacio, et BENÍTEZ, Rafael, Judíos y moriscos. Herejes*, Barcelone, Random House Mondadori, 2005, p. 151 – 202.
  16. Augustin Redondo, "El primer plan sistematico de asimilación de los moriscos granadinos : El del doctor Carvajal (1526)", in Les morisques et leur temps, Paris, CNRS, 1983, p. 111 – 132
  17. Association des historiens modernistes des universités (France), Les sociétés anglaise, espagnole et française au XVIIe siècle, Presses Paris Sorbonne,‎ 2007, 133 p. (ISBN 2840504901, lire en ligne), p. 96
  18. http://www.herodote.net/almanach/jour.php?ID=1774
  19. Bruno Étienne, « Nos ancêtres les Sarrasins » in : hors série no 54 du Nouvel Observateur, « Les nouveaux penseurs de l’islam », avril mai 2004, p. 22-23
  20. Francisque Michel, Histoire des races maudites de la France et de l'Espagne, A. Franck, 1847, p. 88-94
  21. Jean Servier, « Minorités et démocratie » dans Les intellectuels et la démocratie, Puf, 1980, p. 123-124
  22. Jules Mathorez, Les étrangers en France sous l'ancien régime, Champion, 1919, p. 167
  23. Jules Mathorez, Les Étrangers en France sous l'ancien régime, Champion, 1919, p. 171.
  24. a et b (ar) Les Andalous, par Abdelaziz Benabdallah ; consultable en ligne [3]
  25. (fr) Ahmed Manaï, « Hommage à Cheikh Abdel Fettah. Le dernier des Moriscos ! », Institut des relations internationales, 20 décembre 2005
  26. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/remmm_0035-1474_1972_num_12_1_1167

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études universitaires[modifier | modifier le code]

  • (es) Antonio Dominguez Ortiz et Bernard Vincent, Historia de los moriscos. Vida y tragedia de una minoria (1re édition 1978), Madrid, Alianza, 1984, 1989 (ouvrage de référence).
  • (es) Luis F. Bernabé Pons, "Los moriscos. Conflicto, expulsion y diaspora, Madrid, Los libros de la Catarata, 2009 (synthèse récente).
  • (es) Manuel Barrios Aguilera, "Los moriscos en el IV Centenario de la Expulsion. Unos libros", Cuadernos de Historia Moderna, 2010, vol. 35, p. 225-235 (bilan des publications récentes).
  • (es) Rafael Benitez Sanchez-Blanco, Heroicas decisiones. La Monarquia catolica y los moriscos valencianos, Valence, Institució Alfons el Magnànim, Diputació de València, 2001.
  • (es) Boeglin, Michel, Entre la Cruz y el Corán. Los moriscos en Sevilla (1570-1613), Instituto Cultural de las Artes de Sevilla, Séville, 2010).
  • Fernand Braudel, La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, éd. Armand Colin, Paris, 1990 (ISBN 2253061689)
  • (es) Candau Chacón, María L. Los moriscos en el espejo del tiempo, Universidad de Huelva. Huelva, 1997.
  • (fr) Raphaël Carrasco, La monarchie catholique et les Morisques (1520-1620), Université Montpellier III, coll. « Espagne médiévale et moderne »,‎ 2005, 409 p. (ISBN 9782842696702).
  • (fr) Leila Meziane, Salé et ses corsaires (1666-1727), publication univ Rouen Havre, 2008, p. 73

Revues[modifier | modifier le code]

Articles de journaux[modifier | modifier le code]

Sources primaires[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]