Tabia

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Tabia
Noms
Nom algérien طابية
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Sidi Bel Abbès
Code ONS 2221
Démographie
Population 5 761 hab. (2008[1])
Géographie
Coordonnées 35° 01′ 04″ N 0° 44′ 02″ O / 35.0178366, -0.733852435° 01′ 04″ Nord 0° 44′ 02″ Ouest / 35.0178366, -0.7338524  
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Sidi Bel Abbès
Localisation de la commune dans la wilaya de Sidi Bel Abbès

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Tabia

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Tabia

Tabia est une commune de la wilaya de Sidi Bel Abbès en Algérie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tabia
Badredine El Mokrani Lamtar; Boukhanafis Boukhanafis
Badredine El Mokrani Tabia Boukhanafis
Chettouane Belaila Sidi Ali Benyoub Sidi Ali Benyoub

Histoire[modifier | modifier le code]

            C'était avant 1830 une zone boisée et couverte par endroits de genets et de multitudes de boissons épineux servant de refuges aux animaux sauvages, à savoir ; panthères, lions, hyènes et autres carnassiers et tant de différentes bêtes, d'ailleurs, sur la rives sud du fleuve et pas très très loin, se trouve un endroit nommé "bute du lion". La plaine de "Messer" ou serpente la Mékerra était habitée ainsi que les lieux environnants, par des nomades d'origine berbère et de nobles issus d'arabes, établis depuis Sidi-Okba. Au début, et après quelque temps, depuis la conquête française, le lieu devint le seul  bivouac, puis servit à la longue de relais aux soldats qui se rendaient au sud vers Béchar passant par Bedeau dans leur itinéraire.
      Face aux fréquentes escarmouches des guerriers musulmans et surtout celles des cavaliers farouches, une redoute s'imposa d'où le génie de nécessité eut recours aux mottes de terre (argile et paille moulées). L'argile de qualité et les eaux à profusion de la Mékerra, furent une importante réserve dont se servirent à foison les soldats missionnaires qui les utilisèrent en guise de matériaux non sans oublier les pins abondants foisonnants, sur les lieux pour construire sur la rive nord de l'oued un fortin qui devint ensuite avec le temps une redoute, puis une remonte équine. Les contemporains arabes ne connaissaient comme nom aux mottes de terre en question que le nom de "tabia" qui devint le principal matériau de construction du lieu. les années passèrent et par la force des choses, on vint à y édifier un barrage fait de remblais en vue de l'arrivée prochaine des colons, prévue (idée saugrenue, car il fut emporté plus tard par la force des eaux suites aux crues dévastatrices) chose qui valut le regroupement de beaucoup de main-d'œuvre. Alors les indigènes (comme on les nommait en ce temps là) qui y travaillaient, utilisèrent la même méthode "tabia" pour leur gourbis. Les colons s'établirent usant des eaux du barrage pour irriguer les champs, lequel servit par la même occasion en guise de pont pour voyager vers le sud par une voie dite "Zahra",menant à Chanzy (actuel Sidi Ali Benyoub). 
       Ils firent ainsi de la plaine de la Mékerra un véritable jardin d'éden et s'y établirent  en y construisant le village de TABIA avec ses maisons coloniales, ses rues, sa Mairie, son bureau de poste, son église, et tout le reste, puis une gare ferroviaire très importante pour la région. 
       TABIA, la motte de terre conserva alors son nom d'auparavant, voulant dire en dialecte contemporain ; MOTTE DE TERRE SERVANT A LA CONSTRUCTION. Sous le cantonnement de Bouhanifis (Bouchebka), distant de cinq kilomètres au nord vers Sidi Bel Abbès, Tabia devint rapidement un "trait d'union" entre la port d'Oran et Colomb Béchar, très avantageux. Ensuite toute la contrée devint prospère, tant par ; ses importants vignobles, ses vergers, ses vastes cultures céréalières et maraichères que son important cheptel. Le chemin de fer y joua un role crucial dans ce domaine c'était là pour ainsi dire un véritable havre de paix jusqu'à la révolution d'indépendance. 

N./ B - Je suis natif de Messer, agé actuellement de 65 ans, issu d'une famille noble d'origine Bouzidite à l'instar du reste des autres familles qui composaient les cinq principales tribus(les hadjis, les amarnas, les ouleds Slimane, les ouleds Brahim et les ghoualem) et j'ai vécu l'époque coloniale. Je connais toute l'histoire de ma région natale, surtout grace à monsieur BAKHTI, originaire de Boukhanéfis qui possède une documentation très riche en ce sens et qui vit en France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de Sidi Bel Abbès : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.