Hélène Cixous

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Hélène Cixous

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Hélène Cixous, septembre 2011.

Activités Écrivain, auteur dramatique, critique littéraire,
poète, féministe, professeur
Naissance 5 juin 1937
Oran, Algérie
Genres Fictions, essais, théâtre
Distinctions Prix Médicis

Hélène Cixous, née le 5 juin 1937 à Oran en Algérie[1] est une essayiste, dramaturge, poétesse et critique littéraire française. Elle est en outre connue pour ses engagements féministes et tient un séminaire au Collège international de philosophie depuis 1983. Sa notoriété survient en France après la publication de l'essai[réf. nécessaire] L'Exil de James Joyce ou l'art du remplacement paru aux éditions Grasset en 1968. Elle poursuit son œuvre littéraire l'année suivante en publiant le roman Dedans (Grasset, 1969), un roman autobiographique qui lui vaut l'obtention du Prix Médicis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née d'une mère juive ashkénaze et d'un père juif sépharade, elle est reçue à l'agrégation d'anglais en 1959 puis obtient un doctorat ès lettres en 1968. C'est de sa thèse qu'est tiré son premier livre, un essai sur James Joyce. Elle fait partie de l'équipe à l'origine de la création de l'université de Vincennes, y obtient un poste de professeur et fonde le Centre d'études féminines et d'études de genre[2], le premier de ce type en Europe. En 1969, elle participe à la fondation de la revue Poétique, avec Tzvetan Todorov et Gérard Genette. En 1971, elle apparait dans Italiques pour commenter le roman de Suzanne Prou, Méchamment les oiseaux[3]. Depuis 1983, elle tient un séminaire au Collège international de philosophie.

Elle est membre du Comité d’honneur de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité [4].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Elle a publié une œuvre très importante, composée d'une soixantaine de titres qui ont essentiellement paru aux éditions Grasset, Gallimard, Des femmes et Galilée. Elle est également auteure de théâtre et ses pièces ont été mises en scène par Simone Benmussa au théâtre d'Orsay, par Daniel Mesguich au Théâtre de la Ville, et par Ariane Mnouchkine au Théâtre du Soleil. En 1963, elle rencontre Jacques Derrida, avec lequel elle entretient une longue amitié et partage de nombreuses activités à la fois politiques et intellectuelles, comme les commencements de l'université Paris-VIII, le Centre national des lettres (aujourd'hui Centre national du livre) — 1981-1983 —, le Parlement international des écrivains, le Comité anti-apartheid, des colloques, ou encore des séminaires au Collège international de philosophie. Ils partagent également certaines publications communes ou croisées, comme, par exemple, Voiles, avec des dessins d'Ernest Pignon-Ernest, (Galilée, 1998), Portrait de Jacques Derrida en jeune saint juif (Galilée, 2001), H.C. pour la vie, c’est à dire… (Galilée, 2002). Derrida, quant à lui, évoque, en parlant de Cixous, le plus grand écrivain vivant de langue française.
Outre Jacques Derrida et James Joyce, elle a écrit plusieurs essais sur les œuvres de Clarice Lispector, Maurice Blanchot, Franz Kafka, Heinrich von Kleist, Montaigne, Ingeborg Bachmann, Thomas Bernhard, et la poétesse russe Marina Tsvetaeva. Son essai sur le mythe de Méduse a été traduit dans des dizaines de langues[5]. Cixous exerce une grande influence sur le féminisme international contemporain[réf. nécessaire].

Elle parraine la Société européenne des auteurs et traducteurs.

Publications[modifier | modifier le code]

Fiction[modifier | modifier le code]

  • Le Prénom de Dieu (Grasset, 1967)
  • Dedans (Grasset, 1969)
  • Le Troisième Corps (Grasset, 1970)
  • Les Commencements (Grasset, 1970)
  • Neutre (Grasset, 1972)
  • Tombe (Seuil, 1973, 2008)
  • Portrait du Soleil (Denoël, 1974)
  • Révolutions pour plus d'un Faust (Seuil, 1975)
  • Souffles (Des femmes, 1975)
  • Partie (Des femmes, 1976)
  • La (Gallimard, 1976)
  • Angst (Des Femmes, 1977)
  • Anankè (Des femmes, 1979)
  • Illa (Des femmes, 1980)
  • Limonade tout était si infini (Des femmes, 1982)
  • Le Livre de Prométhéa (Gallimard, 1983)
  • Déluge (Des femmes, 1992)
  • Beethoven à jamais ou l'Existence de Dieu (Des femmes, 1993)
  • La Fiancée juive de la tentation (Des femmes, 1995)
  • Osnabrück (Des femmes, 1999)
  • Le Jour où je n'étais pas là (Galilée, 2000)
  • Les Rêveries de la femme sauvage (Galilée, 2000)
  • Manhattan (Galilée, 2002)
  • Tours promises (Galilée, 2004)
  • Rencontre terrestre (avec Frédéric-Yves Jeannet, Galilée, 2005)
  • L'amour même : dans la boîte aux lettres (Galilée, 2005)
  • Hyperrêve (Galilée, 2006)
  • Si près (Galilée, 2007)
  • Cigüe : vieilles femmes en fleurs (Galilée, 2008)
  • Philippines : prédelles (Galilée, 2009)
  • Ève s'évade : la ruine et la vie (Galilée, 2009)[6]
  • Double Oubli de l'Orang-Outang (Galilée, 2010)[7]

Essais[modifier | modifier le code]

  • L’Exil de James Joyce ou l'art du remplacement (Grasset, 1968)
  • Prénoms de Personne (le Seuil, 1974)
  • La Jeune Née (U.G.E., 1975)
  • Le Rire de la Méduse (L'Arc, 1975 - rééd. Galilée, 2010)
  • La Venue à l’écriture (U.G.E., 1977)
  • Entre l’écriture (Des femmes, 1986)
  • L'Heure de Clarisse Lispector (Des femmes, 1989)
  • Karine Saporta, en collaboration avec Daniel Dobbels et Bérénice Reynaud, (éditions Armand Colin, 1990) (ISBN 978-2200372064).
  • Hélène Cixous, photos de racines (avec Mireille Calle-Gruber, Des femmes, 1994)
  • Voiles (avec Jacques Derrida, Galilée, 1998)
  • Portrait de Jacques Derrida en jeune saint juif (Galilée, 2001)
  • Le Voisin de zéro : Sam Beckett (Galilée, 2007)
  • Abstracts et brèves chroniques du temps. I. Chapitre Los (Galilée, 2013)
  • Ayaï ! Le Cri de la littérature (Galilée, 2013)

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • La Pupille (Cahiers Renaud-Barrault, 1971)
  • Portrait de Dora (Des femmes, 1975)(Mise en scène, scénographie, décor et costumes de Simone Benmussa. Création au Théâtre d'Orsay, Paris (saison 195/76). - Londres 1979.
  • La Prise de l'école de Madhubaï (Avant-Scène, 1984)
  • L’Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge (Théâtre du Soleil, 1985; nouvelle édition corrigée 1987)
  • L’Indiade, ou l’Inde de leurs rêves, et quelques écrits sur le théâtre (Théâtre du Soleil, 1987)
  • Les Euménides d’Eschyle (traduction, Théâtre du Soleil, 1992)
  • La Ville parjure ou le réveil des Erinyes (Théâtre du Soleil, 1994)
  • Et soudain, des nuits d'éveil (Théâtre du Soleil, 1997)
  • Tambours sur la digue, sous forme de pièce ancienne pour marionnettes jouée par des acteurs (Théâtre du Soleil, 1999)
  • Rouen, la Trentième Nuit de Mai '31 (Galilée, 2001)
  • Les Naufragés du fol espoir (Théâtre du soleil, 2010)

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopædia Universalis, « Hélène Cixous », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 30 janvier 2014).
  2. Site officiel du Centre d'études féminines-Paris VIII
  3. Italiques, deuxième chaîne de l'ORTf, 15 novembre 1971.
  4. Comité de parrainage sur le site de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité [1]
  5. http://www.editions-galilee.fr/f/index.php?sp=liv&livre_id=3308
  6. Telerama.fr
  7. Notice
  8. Décret du 13 novembre 2009
  9. Hélène Cixous : croisées d'une œuvre, sur le site du Centre culturel international de Cerisy-La-Salle

Liens externes[modifier | modifier le code]

Essais collectifs[modifier | modifier le code]

  • (en) Hélène Cixous: Critical Impressions, ouvrage collectif dirigé par Lee A. Jacobus, Regina Barreca, Routledge, 1999.