Sidi El Houari

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Sidi El Houari سيد الهواري (m’rabet), de son vrai nom Mohammed Ben-Omar El houari, né en 1349 à Sour Mostaganem en 1350 près de Sour, est un saint musulman auquel on attribue beaucoup de baraka et dont la mémoire est vénérée dans la ville d'Oran. Il est réputé savant, mais on ne lui connaît aucun écrit, et sa vie est connue à travers des légendes rapportant ses actions merveilleuses, souvent bénéfiques, parfois maléfiques. Il est enterré à El Amria[réf. nécessaire].

Biographie[modifier | modifier le code]

Comme il est fréquent pour les personnages prestigieux, dont une partie de la vie est enjolivée par la légende, plusieurs lieux se disputent le privilège d'avoir vu naïtre le « saint » homme, et revendiquent d'avoir recueilli sa dépouille mortelle.

Mohammed ben Omar ben Otsman ben Menia ben Aïacha ben Akacha ben Sifed en Nas ben Amin en Nas el Riari el Mazaoui, plus connu sous le nom de Sidi El Houari, car il appartenait à la grande tribu berbère des Houaras, naquit à Oran en 1349[1], ou près de Kelmitou en 1350[2].

À l’âge de dix ans, il connaissait déjà par cœur le Coran et avait acquis par cela même le titre de Hafizet[3]. Il se rendit dans la vallée du Chelfa dans la wilaya de Blida pour visiter un saint éminent parmi les saints de Dieu et obtenir en sa faveur l'intercession de ses prières[4], puis, après une vie d'errance et de solitude dans les déserts[5], et ayant atteint l'âge de l'adolescence, il se rendit à Bougie, étudiant sous de savants professeurs de cette ville, Sidi Abd er Rahman El Ourlici et Sidi Ahmed Ben Idris.

Sidi El Houari il est venu dans les environs d' Oran vers le début du XVe Siècle chercher des grands théologiens de l'islam pour étudier les sciences coraniques dans la Zaouia (École Coranique) de Sidi Mimoun et son frère Sidi Ayoub son connue pour ses traditions dans le domaine des sciences religieuses à Oran et à l'Ouest de l'Algérie.

Âgé de 25 ans, il enseigna à partir de 1374 à Fès la jurisprudence et la langue arabe, puis partit en pèlerinage à La Mecque, visita Jérusalem et se fixa à son retour à Oran où il ouvrit une médersa fréquentée par tous les savants de la ville[6].

Parmi les disciples connus qui ont été des compagnons de l'imam Sidi El Houari, on cite Sidi Ibrahim Tazi et Sidi Said (m'rabet de Hassi El Ghella).

C'est de cette époque que date sa réputation de saint marabout: il lui est attribué quantité de prodiges, ainsi qu'une malédiction proférée contre la ville d'Oran dont il trouvait que les habitants manquaient de vertu, car ils étaient corrompus par trop de richesses et de luxe. Il meurt en 1439, à Oran[7]. Selon les dires de ses descendants directs (la famille Bensetti-El-Houari), son corps reposerait à Hassel Rhallal (Er Rahel, aujourd'hui Hassi El Ghella), près de son ami le marabout Sidi Saïd[8]. Son cénotaphe, très fréquenté et vénéré, subsiste dans le quartier de la vieille ville d'Oran qui porte son nom.

Son nom a été donné au faubourg au nord-ouest de la ville d'Oran. On y trouve l'ancien lycée Saint-Louis, ainsi que la vieille mosquée du Pacha datant du XVIIe Siècle. Dans ce quartier repose également la dépouille du l'ancien muphti de la ville au nom de Cadi Boulahbal installé par l'administration coloniale française en 1942, au mausolée qui fut reconstruit en 1793 par le bey ottoman surnommé Le Borgne, C'est aux familles Bensetti qu'échut le privilège de pérenniser le rôle de Mokaddem du Goubba jusqu'aux années 1980. C’est dans la vieille ville (casbah) se quartier qui porte le nom du imam Sidi El Houari. C'est historiquement le premier centre ville d’Oran.

Le quartier Sidi el Houari d'Oran regroupe plusieurs sites et monuments classés. Ce quartier est ainsi considéré comme un symbole de passage de plusieurs civilisations : turque, espagnole et française. Il se situe à l’Ouest de la ville d’Oran entre le versant est du mont Murdjadjo, et le vieux port. D'autres curiosités touristiques : l'ancienne préfecture du boulevard Stalingrad, des vestiges espagnols datant du XVIe siècle siècle, et surtout le palais du Bey d'Oran.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C.Trumelet,L'Algérie légendaire; en pèlerinage çà et là aux tombeaux des principaux thaumaturges de l'islam., Alger/Paris 1892, p.454
  2. E.Crück,Oran et les témoins de son passé, Oran 1959, p.235
  3. Ibid. Crück, p.236
  4. Ibid. Trumelet, p.454
  5. Ibid. Trumelet p.455
  6. Ibid. p.456
  7. Ibid. Trumelet, p.461
  8. Ibid. Crück, p.237

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]