Agence spatiale algérienne

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Agence spatiale algérienne
Nom officiel Agence spatiale algérienne
Siège social 14 Rue Omar Aissaoui el Hammadia, Bouzareah, Alger
Drapeau de l'Algérie Algérie
Création 16 janvier 2002
Directeur général Azzedine Oussedik

L'Agence spatiale algérienne (ASAL) est l'institution responsable du programme spatial de l'Algérie. L'agence spatiale créée le 16 janvier 2002 gère en 2012 deux satellites d'observation de la Terre et doit procéder dans les années qui viennent au lancement d'un troisième satellite de ce type et d'un satellite de télécommunications. L'agence dont le siège se trouve à Bouzareah dans la proche banlieue Ouest d'Alger dispose de plusieurs centres consacrés à la recherche technologique, à la construction de satellite, aux télécommunications et à l'exploitation des données satellitaires.

Composition[modifier | modifier le code]

L'agence est dotée d'un Conseil d'administration et d'un conseil scientifique et technique, avec à sa tête un directeur général nommé par le président. Les membres du Conseil d'administration sont, outre le directeur général et un représentant du chef du gouvernement, les ministres détenant les principaux portefeuilles susceptibles d'être concernés par les applications satellitaires.

Centre national des techniques spatiales[modifier | modifier le code]

Les locaux de suivi et de la maintenance des satellites en orbite se trouvent au Centre national des techniques spatiales (CNTS) d'Arzew.

Un des objectifs de l'ASAL est d'acquérir une indépendance dans le domaine de la conception de satellite. C'est ainsi qu'après avoir fait développer son premier micro-satellite par les Britanniques et avoir reçu une formation de ces derniers, l'ASAL a ouvert une annexe du CNTS dans la ville de Bir El Djir.

Projets[modifier | modifier le code]

Cartographie[modifier | modifier le code]

Le premier satellite algérien mis sur orbite est Alsat-1. C'est un micro-satellite de cartographie, visant principalement à la gestion des ressources naturelles et à la prévention des catastrophes naturelles comme les inondations et les tremblements de terre.

Il a été conçu par des scientifiques algériens et britanniques au Centre spatial de Surrey (SSTL), au Royaume-Uni. La mise sur orbite a été réalisée par un lanceur russe Cosmos-3M, le 28 novembre 2002, de la base de Plesetsk en Russie.

Alsat-1 fait partie du programme Disaster Monitoring Constellation (DMC), visant à prévenir les catastrophes naturelles dans le monde. les pays qui participent à cette constellation sont : l'Algérie, le Royaume-Uni, la Chine, le Nigeria et la Turquie.

Le deuxième satellite algérien est Alsat-2A. C'est un satellite d'observation de la Terre à haute résolution, il a été intégré et testé en France, dans les locaux d'EADS Astrium avec la participation de 29 ingénieurs algériens.

Alsat-2A a été lancé par une fusée PSLV le 12 juillet 2010 depuis le Centre spatial de Satish Dhawan situé à Sriharikota près de la métropole de Chennai (sud de l'Inde). Avec une résolution au sol de 2,5 m en mode panchromatique et de 10 m en mode multispectral, il servira à différentes applications notamment la topographie, l'agriculture, la cartographie, le suivi de l'environnement... (voir le site de l'Agence Spatiale Algérienne[1]).

Le troisième satellite Alsat-2B sera réalisé et intégré au sein de l'Unité de Développement des Petits Satellites (UDPS) à Oran. Le lancement d'Alsat 2B est prévu pour l'année 2014.

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Le satellite Alsatcom-1, sera destiné aux télécommunications

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]