Chacal doré

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Le Chacal doré[1] (Canis aureus) est une espèce de canidés qui se rencontre dans le nord (particulièrement en Algérie et en Tunisie) de l'Afrique et l'est de l'Afrique, le sud-est de l'Europe, le sud de l'Asie et en Birmanie. Réapparu en Hongrie après en être disparu, il aurait également été aperçu en Suisse à l'automne 2011[2]. Il a également été identifié au printemps 2013 sur l'ile d'Hiiumaa en Estonie dans la mer Baltique. Il aurait gagné cette vaste ile en traversant la banquise [3]. Il est classé par l'UICN comme de préoccupation mineure, en raison de la gamme étendue des zones qui lui offrent tout ce dont il a besoin pour se nourrir et s’abriter[4]. Malgré son nom, le chacal doré n'est pas étroitement lié aux autres espèces de chacal : des études morphologiques et moléculaires indiquent une plus grande affinité avec le loup gris et le coyote[5]. Il s’agit d’une espèce sociale, dont l'unité de base sociale se compose d'un couple en état de se reproduire, accompagné de ses petits[5]. Très opportuniste, le chacal doré est capable d'exploiter un grand nombre de ressources alimentaires allant de fruits et d'insectes à des ongulés de petite taille[5].

Description[modifier | modifier le code]

  • Longueur du corps (sans la queue) : 70 à 85 cm
  • Hauteur au garrot : 38 à 50 cm
  • Longueur de la queue : 25 cm
  • Poids : 7 à 14 kg
  • Vitesse maximale : 40 à 50 km/h (record 55)

Léger, agile et opportuniste, le chacal allie la rapidité du chien de chasse à la ruse du renard. On le dit charognard, ce qui est vrai. Cependant, à l’image de la hyène, le chacal n’est pas un simple éboueur du désert. Contrairement aux idées reçues, ce canidé est un animal fidèle à son clan et un redoutable prédateur. Parce qu’il peut se déplacer plusieurs jours sans boire, ni beaucoup manger, le chacal doré est adapté aux déserts.

Le chacal doré est un excellent chasseur et attaque en meute. La technique la plus usitée consiste à poursuivre la proie jusqu’à l’épuisement, puis à lui mordre les tendons pour la faire tomber. Le chacal doré attaque alors directement le ventre qu’il éviscère. Si la proie est importante, les morceaux sont éparpillés dans des cachettes qui servent de garde-manger.

Liste des sous-espèces éventuelles[modifier | modifier le code]

Selon MSW il existe les sous-espèces suivantes :

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Le chacal doré, film réalisé par Azzedine Meddour, ENPA, Alger, 1993, 26' (VHS)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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