Sig (Mascara)

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Sig
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Noms
Nom algérien سيق
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Mascara
Daïra Sig
Président de l'APC Benyamina M'hamed
2012-2017
Code postal 29300
Code ONS 2926
Démographie
Population 70 499 hab. (2008[1])
Géographie
Coordonnées 35° 32′ 00″ N 0° 11′ 00″ O / 35.533333, -0.183333 ()35° 32′ 00″ Nord 0° 11′ 00″ Ouest / 35.533333, -0.183333 ()  
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Mascara.
Localisation de la commune dans la wilaya de Mascara.

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Sig

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Sig

Sig (anciennement Saint-Denis-du-Sig pendant l'Algérie française) est une commune de la wilaya de Mascara, située à 43 km d'Oran à l'ouest de l'Algérie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Sig est situé dans la partie Nord de la wilaya de Mascara, à environ 43 km au nord-ouest de Mascara, 30 km de la mer, et à environ 50 km au sud-est d'Oran.

Communes limitrophes de Sig
Oggaz Ras Ain Amirouche Bou Henni
Oggaz Sig Bou Henni
El Gaada Chorfa Bou Henni

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Sig est situé à 50 m d’altitude et à une trentaine de kilomètres de la mer à vol d’oiseau. La ville est limitée au sud, par les monts des Ouled Ali, dont le djebel Touakes à 429 m qui domine l’agglomération, et dans la direction de Mascara, par le djebel Bou Sella, au-dessus de l’Union du Sig (une réalisation du fouriérisme), enfin par le djebel Ben Djouane (429 m). Elle est traversée par l'Oued Sig (Mekerra), qui prend ses sources au Sud de la ville de Tlemcen, et passe par Sidi Bel Abbès.

la ville est caractérisée par un hiver peu rude par rapport a d'autres régions, et un été assez chaud, la pluviométrie quant à elle ne dépasse les 400 millilitres par an.

L'oued Sig en crue (vers 1975).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Saint-Denis du Sig était à sa création en 1845 [2] un tout petit village.

Son plan avait été établi par les soins du Génie : un rectangle aux lignes géométriques, identique à celui de toutes les villes en Algérie construites par les Français. L’accès se faisait par quatre portes : à l'est, la porte de Mascara, au nord la porte de Garrabas, au sud la porte des Ouled Sliman. Du côté de l'ouest, bordé par la rivière (le Sig), on entrait par la porte d’Oran.

Construit au pied du djebel Touakes, Saint-Denis du Sig formait un rectangle de 670 m d'est en ouest, de 600 m du nord au sud avec un système urbanistique axial par rapport a son boulevard principal long de 900m et large de 33m.

Ville de Sig en 1973

Localités de la commune[modifier | modifier le code]

La commune de Sig est constituée à partir des localités suivantes[3] :

  • Sig-Centre (61 373 hab)
  • Zone industrielle
  • Khrouf+Chteibo (2 500 hab)
  • Cité Boudadi (2 500 hab.)
  • Cité Kharrouba (1 100 hab.)
  • Zemala
  • H'mara
  • Ouled Ali

Quartiers de la ville[modifier | modifier le code]

  • Le centre-ville.
  • La gare.
  • Medina Djedida (quartier populaire)
  • El Batimate.
  • Cité Khemisti.
  • Cité Ais (Pakta).
  • Cité Redouane (Caper).
  • Cité Zeghloul (villettes).
  • Lotissement G (begne jdid).
  • Cité 202 (nouveaux quartiers).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Sig se trouve à 43 km au sud-est d'Oran au débouché de la vallée de la Mekerra. La région du Sig a attiré l'homme préhistorique qui y a laissé des traces de son séjour : silex taillé, hache polie…[réf. nécessaire]

Période des dynasties musulmanes arabo-berbères[modifier | modifier le code]

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Après les Vandales et les Romains,les Arabes s'installèrent dans la région et s'y adonnèrent à la culture. À cette époque, la région du Sig aurait été occupée par la tribu « zénatienne » des BéniHouni. Vers 1150, la région tomba aux mains des Berbères, les Hounara.

Au XIe siècle s'était produite l'invasion « hillalienne » et amena au Sig les tribus qui devaient s'y fixer : les Béni Ameur et Souyad.

Période ottomane[modifier | modifier le code]

Dès 1708, la région devenait définitivement possession turque[Pourquoi ?]. Ces derniers tentèrent une mise en valeur rationnelle de la plaine du Sig[précision nécessaire].

Période de la colonisation française[modifier | modifier le code]

Blason de de Saint-Denis-du-Sig (Algérie française)

26 juin 1835, le combat de Abd El Kader contre l'armée française à la ferme de la forêt Moulay Ismaïl, près de la ville du Sig[4],[5].

En 1837; le Lieutenant général Bugeaud propose de créer près de l’oued Sig un village européen défensif d'environ 350 familles. Le traité de la Tafna, conclu avec Abd El-Kader, lui donnait en effet toute latitude pour occuper cette plaine, qu’il avait résolu de mettre en valeur. Il décrit son projet au ministre de la Guerre mais celui-ci ne lui donne une réponse qu’en 1839 en envoyant son projet au gouverneur de l’Algérie, le maréchal Valée.

En 1841, les colons français s'installèrent. Le 20 juin 1845, un arrêté ministériel déclare officiellement la création de la commune du Sig[6], sous la dénomination de Saint-Denis, que l'empereur a tenu à donner lui-même[Qui ?]. Ce nom est emprunté à celui de la basilique royale.

Le 31 décembre 1845, un groupe d’avocats, de médecins, d’ingénieurs et d’officiers fouriéristes de Lyon et de Franche-Comté fondèrent l’Union Agricole d’Afrique à Saint-Denis du Sig, en Algérie. La rigueur militaire du règlement dissuada beaucoup de colons et cet essai se changea rapidement en une société normale basée sur le salariat : l’Union du Sig[7].

22 septembre 1870, Saint-Denis-du-Sig deviendra une commune de plein exercice, qui a élu le premier maire.

Les premiers habitants de cette nouvelle colonie furent des :

  • 1845, 50 familles de Franche-Comté s’installent. Ils proviennent de toutes les classes sociales mais peu ont déjà travaillé dans les champs.
  • puis des Alsaciens-Lorrains (1870)
  • des communards (1871)
  • et une grande majorité d’Espagnols (émigration économique) provenant de la ville d’Altea (proche d'Alicante).

Première pépinières, le Domaine des Oliviers fondées en 1885 par M. Escudier (distinctions honorifiques : 102 médailles or, argent, vermeil, 1er prix cultural d'Oran 1909).

Un hôpital militaire est aussi créé qui peut accueillir 50 malades.

En juin 1846, il ne reste que 11 familles suite à de fortes épidémies de fièvres. Soit 184 Français, 3 Espagnols, 2 Italiens, 1 Suisse. L’État civil indique 114 décès, 4 naissances et 1 mariage.

Le 13 janvier 1855, un décret impérial désigne Saint-Denis du Sig comme chef lieu d’un Commissariat Civil. La commune sera administrée par le maire, un adjoint, sept conseillers municipaux, dont 5 français, un étranger, un indigène, mais provisoirement les fonctions de maire seront exercées par le Commissaire Civil.

Par décret du 22 septembre 1870, la ville devient une commune mixte de plein exercice après 15 années sous le régime du Commissariat Civil.

Collines en périphérie du barrage de Sig (8 juin 1974).


Le 8 février 1885 vers 5 heures du soir : suite à des pluies torrentielles, les terrains de la rive droite cèdent. Le Grand barrage, puis le Petit barrage cèdent à leur tour. Grâce au courage du caïd des Cheurfas, Mohamed Ben Mustapha, qui n’hésita pas à crever son cheval pour annoncer la nouvelle, une partie de la population s’enfuit vers le sanctuaire de Notre-Dame du Bon Remède. Une vingtaine de maisons s’écroulent[8].

Après l'indépendance[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

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La ville de Sig connaît une croissance de 2 %, qui fait d'elle une terre d'émigration, avec plus de 70 000 habitants :

  • 1954 : 14 000 hab. (dont 6 000 pieds-noirs)
  • 1961 : 27 000 hab. (dont 4 000 pieds-noirs)
  • 1967 : 27 700 hab.
  • 1977 : 34 000 hab.
  • 1987 : 42 197 hab. (47 000 pour la commune)
  • 1998 : 53 924 hab. (60 783 pour la commune)
  • 2008 : 61 373 hab. (70 499 pour la commune)

Économie[modifier | modifier le code]

Sig reste en matière économique la commune la plus riche de la wilaya de Mascara et le poumon de la région.

La principale ressource de la ville reste l’oléiculture, le bassin irrigué de la plaine de Sig s'étend sur quelque 5 500 hectares, faisant travailler quelque 8 000 travailleurs saisonniers, et comptent plus de 200 confiseries d'olives.

Hormis l'agriculture, la commune dispose d'une zone industrielle parmi les plus grandes et plus viabilisées de l'Ouest algérien, elle comprend entre autres l'unité de l'ENAP (13 ha), l'unité Safina du groupe Metidji (11 ha), l'unité de la SNTA (13 ha), la STCO (01 ha), et une vingtaine d'autres privés.

Une assiette de cinq hectares a été dégagée à un groupe espagnol dernièrement pour une unité agro-alimentaire.

Il existe d'autres unités en dehors de la zone industrielle, telle que l'ENAMARBRE (3 ha.), TREFISIG (3 ha.), l'unité Safia (3 ha.), l'EMAC (4 ha), et la zone d'activité (3 ha).

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame du Bon Remède
  • La mosquée Cheikh Larbi Tebessi du nom de son fondateur en début de siècle.
  • Les mausolées de: Sidi Lakhdar, Sidi Blel, Sidi Abdelkader.
  • La chapelle Notre-Dame sur les hauteurs de la ville.
  • Le cimetière chrétien (au Nord de la ville), et le cimetière juif (au Sud).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri Descours (1858-1940), maire de la commune de 1908 à 1919, puis de 1929 à 1931 ;
  • André Philippot, footballeur français, y est né en 1919 ;
  • Paul Quilès, homme politique français, y est né en 1942 ;
  • Rachid Taha, chanteur franco-algérien, y est né en 1958 ;
  • Jules Duval, économiste, sous-directeur de l'Union agricole (1847-1850).
  • Bachir Bouiadjera Tayeb, dignitaire religieux.
  • Cheikh Larbi Tebessi y a enseigné durant 03 année ;mais avant a inauguré la première école coranique de Sig en 1928 composée de 02 classes dénommée "Madrassa corania siguia" dans les locaux des Ziane chérif du Derb avec comme principal enseignant coranique "Cheikh Ben Omar" de son vrai nom Rékada Mohamed El Kébir décédé en 1936

.

Jumelages[modifier | modifier le code]

  1. Drapeau de la France Vierzon (France)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Statistiques ONS. Recensement de 2008, wilaya de Mascara
  2. Monographie de la commune de Saint Denis du Sig (1937)
  3. Journal officiel de la République Algérienne, 19 décembre 1984. Décret n° 84-365, fixant la composition, la consistance et les limites territoriales des communes. Wilaya de Mascara, page 1550.
  4. Tableau Combat Du Sig le 1er Décembre 1835 de BEAUME Joseph (Marseille, 1796 ; Paris, 1885) 1840 commandé par Louis-Philippe pour le musée historique de Versailles en 1840; Ministère de la culture - Base Joconde; Lieu de conservation Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
  5. Tableau Combat au passage du Sig remporté par le maréchal Clausel le 1er décembre 1835, pendant la marche de l’expédition française sur Mascara de FORT Siméon ; Ministère de la culture - Base Joconde, Lieu de conservation : Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
  6. Arrêté du 20 juin 1845, signé par : Maréchal Duc de Dalmatie ; Le Conseiller d’État, Secrétaire Général : Baron Martineau ;, Le Gouverneur Général de l’Algérie, Maréchal Duc d’Isly
  7. Cahiers Charles Fourier 2005, n° 16
  8. Complainte arabe sur la rupture du barrage de Saint-Denis du Sig par G. Delphin et L. Guin; Paris : E. Leroux, 1886.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]