Charles-Marie Denys de Damrémont

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Charles-Marie, comte Denys de Damrémont, né le 8 février 1783 à Chaumont et mort le 12 octobre 1837 lors du siège de Constantine, est un officier français de l'Empire devenu général sous la Restauration, gouverneur général de l'Algérie en 1837.

La mort du général Damrémont. Esquisse par Auguste Raffet.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'Empire[modifier | modifier le code]

Admis à l'École militaire de Fontainebleau le 16 mai 1803, il en sort en 1804 pour rejoindre, comme sous-lieutenant, le 12e régiment de chasseurs à cheval. Breveté lieutenant en 1807, il devient aide-de-camp du général Defrance.

Il participe aux campagnes de 1806 et 1809 en Prusse et en Dalmatie, à celles de 1811 et 1812 en Espagne et au Portugal, enfin à celles de 1813 et de 1814 en Allemagne et en France. Alors aide de camp du maréchal Marmont, il signe la capitulation de Paris en 1814[1]. Pendant les Cent-Jours, il est nommé colonel.

La Restauration[modifier | modifier le code]

Les obsèques du comte de Damrémont devant Constantine par Édouard Detaille.

Resté sous les ordres de Marmont durant les Cent-Jours, quand vient la Restauration, il ne tarde pas à être placé à la tête de la légion de la Côte-d'Or.

Promu le 25 avril 1821 au grade de maréchal de camp, il est appelé en 1823 à un commandement dans le 5e Corps de l'armée des Pyrénées. De 1823 à 1829, il est successivement employé comme inspecteur de l'infanterie, membre de la commission de révision des manœuvres de la même arme et attaché à une ambassade extraordinaire en Russie.

Il est nommé grand officier de la Légion d'honneur le 15 septembre 1827.

En 1830, il fait partie de l'expédition d'Afrique commandée par Marmont ; lui-même commande une brigade d'infanterie et est ainsi l'un des premiers à prendre possession de cette terre.

La Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

Le 13 décembre de la même année, il est élevé au grade de lieutenant-général.

Après son retour en France, il est appelé le 6 février 1832 à prendre le commandement de la 8e Division militaire. Il est nommé pair de France le 15 septembre 1835.

Le 12 février 1837, le roi le nomme « gouverneur général des possessions françaises dans le nord de l'Afrique », suite à l'échec en 1836 du général Clauzel devant Constantine, encore aux mains d'Ahmed Bey.

Le 1er octobre 1837 a lieu la deuxième expédition de Constantine, dirigée par le général Damrémont et le duc de Nemours. Ce dernier passe la Seybousse à la tête de trois brigades. L'armée prend position sous les murs de la ville le 6 octobre ; une brèche ouverte le 11 est rendue praticable le 12 ; l'assaut est donné avec succès le 13 au matin.

Mais le général Damrémont est tué à l'ennemi dès le 12, mortellement touché par un boulet alors qu'il se rendait à la batterie de brèche.

Il est inhumé à l’hôtel des Invalides. Lors de sa messe funéraire, est joué pour la première fois le Requiem de Berlioz.

Il laisse une veuve, fille du général Baraguey d'Hilliers, et deux enfants.

Hommage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

« Charles-Marie Denys de Damrémont », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]