Ahmed Zabana

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  • Ahmed Zahana, plus connu sous le nom de Zabana, est né en 1926 dans un Douair d'Al Mahaja El Ksar près de Zahana (St Lucien) à 32 Kms dans la banlieue d'Oran, Chahid H'mida est issu d'une famille appartenant a la grande tribu des Chorafas d'Al Mahaja de la Zaouia Derkaouia, Après sa mort il est enterre dans le grand villge de ca region natal Zahana (St Lucien).

[modifier] Biographie

  • Il y fit ses études primaires, obtint son certificat d'études et s'inscrit dans un centre de formation professionnelle, où il apprit le métier de soudeur. Il a travaillé a la cimenterie de la Cado (Zahana) dans la banlieue d'Oran.
  • Dès sa libération, il reprit ses activités politiques avec autant d'ardeur que par le passé et participa aux préparatifs du déclenchement de la guerre de libération nationale. Dans la nuit du 1er novembre 1954, il organisa avec un groupe d'insurgés l'attaque contre le poste des gardes forestiers d'Oran.
  • Après la dissolution du Comité Révolutionnaire pour l’Unité et l’Action le 5 juillet 1954, Zabana fut désigné par Larbi Ben M'hidi en tant que responsable de la zone de St Lucien (Zahana) Banlieue d'Oran, chargé de préparer la Révolution avec tout le nécessaire en munitions et hommes.
  • En application des ordres reçus, il organisa la réunion de St Lucien (Zahana) à laquelle assista le martyr Abdelmalek Ramdane et à l'issue de laquelle Ahmed Zabana se vit attribuer les missions suivantes.
  • 1954 : Ahmed Zabana(zahana) a tenu une réunion avec son groupe de combattants au cours de laquelle furent réparties les missions et définis les objectifs ainsi que le point de ralliement à Djebel El Gaada, Structuration et entraînement des groupes, choix des éléments adéquats aptes au commandement des hommes et inspection des positions stratégiques en vue de choisir les endroits susceptibles de constituer des bases pour la Révolution. Ahmed Zabana(zahana) réussit ainsi à constituer des groupes à st Lucien (Zahana), Oran, Ain Témouchent, Hammam Bouhadjar, Hassi el Ghalla, Chaabet, et Sig. Il chargea ces groupes de collecter les cotisations pour l'acquisition d'armes et de munitions. Avec Abdelmalek Ramdane, il dirigea les opérations d'entraînement militaire ainsi que les techniques pour tendre des embuscades, lancer des incursions et fabriquer des bombes. a Ghar Boudjelida (grotte de chauve souris) qui se trouve a El Gaada dans la banlieue d'Oran qui était le P.C (poste de commandement) de la ville d'Oran pendant la révolution ( Willaya v )
  • Au cours de la réunion présidée par Larbi Ben M'hidi le 30 octobre 1954, la date du déclenchement de la Révolution fut arrêtée avec précision et les objectifs à attaquer la veille du premier novembre furent définis.
  • 1954 : la bataille de Ghar Boudjelida à El Gaada, le 8 novembre 1954 au cours de laquelle Ahmed Zabana fut capturé par les troupes françaises après avoir été atteint de deux balles il fut prisonnier et conduit d'abord à l'hôpital, ensuite incarcéré à la prison d'Oran le 3 mai 1955, Le 19 juin 1956, il fut transféré vers la prison Barberousse (Serkadji) pour y être guillotiné.
  • Jugé sommairement et condamné à mort[1], il fut le premier condamné depuis le déclenchement de la guerre de libération nationale à monter sur l'échafaud, dans l'enceinte de la prison de Barbarousse, sur les hauteurs d'Alger.
  • Son exécution ainsi que celle de Ferradj avaient été réclamées à cor et cri par les milieux colonialistes dits "ultra", qui en firent un motif de satisfaction. Mais l'événement provoqua dans l'opinion algérienne un mouvement de colère si puissant qu'il ne tarda pas à se traduire par une série d'actions anticolonialistes. C'est ce climat d'effervescence qui prépara la bataille d'Alger.
  • La guillotine avec laquelle fut exécuté Ahmed Zabana se trouve au musée central de l'armée.
  • Le musée des Beaux Arts d'Oran, Musée Demaeght du nom de son fondateur, fut renommé "Musée Ahmed Zabana" et comprend une importante collection d'oeuvres des peintres de l' Ecole d'Alger et notamment des Prix Abd-el-Tif (1907-1961), la deuxieme au monde après le Musée National des Beaux Arts d'Alger (MNBA).

[modifier] La dernière lettre du condamné à mort

Mes chers parents, ma chère mère.

Je vous écris sans savoir si cette lettre sera la dernière et cela, Dieu seul le sait. Si je subis un malheur quel qu'il soit, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu, car la mort pour la cause de Dieu est une vie qui n’a pas de fin et la mort pour la patrie n'est qu'un devoir. Vous avez accompli votre devoir puisque vous avez sacrifié l'être le plus cher pour vous. Ne me pleurez pas et soyez fiers de moi. Enfin, recevez les salutations d'un fils et d'un frère qui vous a toujours aimés et que vous avez toujours aimé. Ce sont peut-être là les plus belles salutations que vous recevrez de ma part, à toi ma mère et à toi mon père ainsi qu' à Nora, El Houari, Halima, El Habib , Fatma, Kheira , Salah et Dinya et à toi mon cher frère Abdelkader ainsi qu'à tous ceux qui partageront votre peine. Allah est Le Plus-Grand et Il est Seul à être Equitable.

Votre fils et frère qui vous aime de tout son cœur H'mida.

[modifier] Références

  1. http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2331
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