La Peste
| La Peste | |
| Auteur | Albert Camus |
|---|---|
| Genre | réalisme critique |
| Pays d'origine | |
| Éditeur | Gallimard |
| Date de parution | juin 1947 |
| Type de média | Livre |
| Nombre de pages | 337 |
La Peste est un roman d’Albert Camus publié en 1947 qui permit en partie à son auteur de remporter le prix Nobel en 1957.
L’histoire se déroule dans les années 1940. Il a pour théâtre Oran durant la période de l’Algérie française. Le roman raconte sous forme de chronique la vie quotidienne des habitants pendant une épidémie de peste qui frappe la ville et la coupe du monde extérieur.
Sommaire |
Synopsis [modifier]
La mort des rats [modifier]
Un jour d’avril à Oran, en Algérie, le docteur Rieux découvre un rat mort sur son palier. Très vite, le nombre de rats qui remontent à la surface pour mourir se multiplie et les rues de la ville sont bientôt submergées de tas informes de rats morts. Les autorités décident de les incinérer.
Les cas humains [modifier]
Le concierge de l’immeuble du docteur Rieux tombe malade, et, malgré les soins du médecin, il meurt d’une maladie mystérieuse. Grand, un employé de mairie, vient voir le docteur Rieux car la mort de ces rats se multiplient. À la fin de la première partie, les autorités, après bien des hésitations, se décident à fermer la ville et l’isoler pour empêcher la maladie, qui semblerait être la peste, de se propager. Rambert, un journaliste, fait tout pour regagner Paris où se trouve sa compagne. Cottard, qui avait tenté de se suicider, semble éprouver du plaisir dans le malheur des habitants d’Oran car il espère qu'une nouvelle société renaîtra de l'épidémie (Grâce à ce personnage, Camus personnifie l'idéologie communiste qui espère profiter de la confusion qui règne pour s'implanter durablement). Grand essaie d'écrire un livre. Tarrou, étranger à la ville, dresse sa propre chronique du fléau et devient le collègue du docteur Rieux.
L'épidémie [modifier]
Le père Paneloux voit dans l’épidémie tout ce qui suit, sauf une grâce qui permet aux hommes de faire des actes de charité. Dans la ville, avec l'arrivée de l’été, les crimes se multiplient mais les habitants s'habituent aux ravages de l’épidémie. À l’approche de l’automne, Rambert rejoint Rieux et Tarrou dans leur lutte acharnée contre la peste. Plus tard, on assiste à l’agonie d'un jeune enfant, une mort et une souffrance atroce qui provoque chez Paneloux une prise de conscience et de foi plus forte que jamais. Tarrou et Rieux, qui luttent ensemble et sans relâche contre l’épidémie, décident de se reposer un peu.
La fin de la peste [modifier]
En janvier, la peste régresse, et Castel fait des progrès incroyables avec son vaccin (appelé sérum dans le roman). On voit aussi que Tarrou, soigné par Rieux, est une des dernières victimes de la peste. Il meurt après avoir longtemps lutté.De plus, Cottard devient fou et se met à tirer sur les passants depuis son appartement, il est arrêté puis incarcéré. Ce même jour, Rieux apprend que sa femme en traitement depuis longtemps à cause d'une maladie est décédée. Rieux, qui a combattu la peste pendant presque une année, parait avoir tout perdu et apparaît à la fin comme un personnage lucide, conscient de tout le mal que la peste a fait.
Sens caché [modifier]
L'épidémie de la peste qui a lieu dans le roman peut être assimilée à l'expansion de la peste brune (ou nazisme) qui s'est répandue 10 ans avant la parution du roman c'est-à-dire en 1937.
Personnages [modifier]
- Bernard Rieux : Docteur qui lutte contre la Peste pendant tout le roman ; c'est un homme sensible et humaniste, qui ne baisse pas les bras.
- M. Michel : Concierge de l’immeuble de Rieux, le premier cas recensé de la Peste.
- Cottard : Homme dont Joseph Grand a empêché le suicide et qui est le seul à tirer avantage de la Peste, il est arrêté par les forces de l'ordre à la fin du récit suite à une crise de démence.
- Joseph Grand : Employé de mairie écrivant un livre dont il essaie de réécrire en vain la première phrase.
- Castel : Confrère de Rieux qui fit d'énormes progrès avec le vaccin contre la maladie.
- Raymond Rambert : Journaliste parisien faisant tout son possible pour quitter la ville, car il veut rejoindre la femme qu'il aime. Il abandonne cependant ses projets d'évasion et aide Rieux dans son labeur.
- Tarrou : Double de Rieux, fils d’un procureur et étranger à la ville, tient dans ses carnets sa propre chronique de l’épidémie avec toute la lucidité de l'homme absurde, s'étant rapproché de Cottard. Lui ne croit qu’en l’homme, son unique morale est la compréhension. Il éprouve ensuite, en prenant conscience que la peste est l'affaire de tous, les sentiments de l'homme révolté et fait preuve d’un courage ordinaire et se met à la disposition de Rieux (il devient d'ailleurs son ami) pour organiser le service sanitaire. Il meurt à la fin du récit.
- Paneloux : Prêtre, jésuite érudit qui mourra de la Peste. Il interprète la Peste comme un fléau divin.
- Othon : Juge, son fils meurt de la Peste. Après sa quarantaine, il prend congé et aide Rieux au service de la quarantaine. Il finit par mourir également.
- Mercier : Directeur du service communal.
- Richard : Docteur connu dans la ville qui meurt vers la fin du récit.
- Mme Rieux : Mère du docteur Rieux. Elle est venue tenir la maison de son fils quand la femme de celui-ci est partie à la montagne pour se soigner.
- Melle Rieux : Épouse de Rieux. Elle part se faire soigner d'une grave maladie au début du roman. On apprend sa mort dans la cinquième partie.