Bretagne (cuirassé)

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Bretagne
Image illustrative de l'article Bretagne (cuirassé)
Le cuirassé Bretagne sous le feu

Histoire
A servi dans Pavillon de la marine française Marine nationale française
Commanditaire Drapeau de la France France
Lancement 21 avril 1913
Armé septembre 1915
Statut coulé le 3 juillet 1940
Caractéristiques techniques
Type Cuirassé
Longueur 166 m
Maître-bau 27 m
Tirant d'eau 9,80 m
Déplacement 23 500 tonnes
Propulsion Turbines Parsons à engrenage actionnant 4 hélices
Puissance 43 000 ch
Vitesse 21,5 nœuds
Caractéristiques militaires
Blindage 400 mm en tourelles
180 à 260 mm en ceinture
60 mm en pont
314 mm en kiosque
Armement (après refonte) 5x2 canons de 340 mm en tourelle
14 canons de 138 mm en casemate
8 canons de 75 mm
12 mitrailleuses anti-aériennes
Rayon d'action 13 000 km à 10 nœuds
Autres caractéristiques
Équipage 1 133 officiers et matelots
Chantier naval Arsenal de Brest

Le Bretagne était un cuirassé français de classe Bretagne, en service durant les Première et Seconde Guerre mondiale. Mis en service en 1915, il fut coulé lors de la bataille de Mers-El-Kébir le 3 juillet 1940.

Construction[modifier | modifier le code]

Il fut mis en service en 1915 avec à l'origine une coque de type Courbet. Il ne participa à aucun combat pendant la Première Guerre mondiale, le conflit ayant évolué à partir de 1916 vers la lutte anti sous-marine, mission pour laquelle il n’était pas adapté, car cible trop facile.

Il fut modernisé en 1919-1920 puis totalement refondu aux chantiers de La Seyne-sur-Mer de 1932 à 1935.

Historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Mers el-Kébir.

Affecté à l’Escadre de l’Atlantique après sa refonte en 1935, le Bretagne était présent lors de la bataille de Mers el-Kébir en baie d'Oran, en Algérie, le 3 juillet 1940 (opération « Catapult »). Il fut détruit par la Royal Navy dès les premières minutes de combat, entraînant la mort de près de 1 000 marins, soit plus des trois quarts des marins tués à Mers el-Kébir. Le cuirassé sera démantelé sur place dans les années cinquante.

Le carré des officiers était orné d'un tableau de la peintre australienne Bessie Davidson[1].

Une rue porte son nom à Brest, rue du Cuirassé-Bretagne.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

À l’origine de la première mise en service en 1913 son armement était :

  • 10 canons de 340 mm (cal. 45 modèle 1912) en tourelles doubles
  • 22 canons de 138 mm (modèle 1910) en casemates latérales
  • 4 canons de 47 mm
  • 4 tubes lance-torpilles de 450 mm


Après refonte son armement fut modifié, en 1939 son armement était :

  • 10 canons de 340 mm en cinq tourelles doubles
  • 14 canons de 138 mm (modèle 1910) en casemates latérales
  • 8 canons de 75 mm antiaériens modèle 1922
  • 12 mitrailleuses de 13,2 mm antiaériennes modèle 1929

Navires de même classe[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Bertrand (préf. Contre-Amiral Chatelle), La Marine française : 1939-1940, 83110 La Tour du Pin, Editions du Portail, coll. « Connaissance des armes »,‎ 1984 (ISBN 2-86551-005-0)
    Cet ouvrage est une véritable petite encyclopédie de la Marine, un instantané de cette période, avec des descriptions et des fiches techniques d'une grande précision.
  • Robert Dumas & Jean Guiglini, Les Cuirassés de 23 500 t, éditions Lela Presse, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Coupe longitudinale du cuirassé en 1914.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Base Arcade cote F/21/4195