Giovanni Paisiello

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Giovanni Paisiello

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Giovanni Paisiello au clavicorde,
par Élisabeth Vigée Le Brun, 1791.
La partition est celle de Nina, o la pazza d'amore.

Naissance 9 mai 1740
Roccaforzata, Drapeau de l'Italie Italie
Décès 5 juin 1816 (à 76 ans)
Naples, Drapeau de l'Italie Italie
Activité principale Compositeur
Maîtres Francesco Durante

Giovanni Paisiello (ou Paesieillo ou Paesieixo) (né le 9 mai 1740 à Roccaforzata, dans l'actuelle province de Tarente, dans la région des Pouilles, alors dans le royaume de Naples, et mort le 5 juin 1816 à Naples) était un compositeur italien de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un vétérinaire de Tarente, issu de la petite bourgeoisie, Giovanni Paisiello entra très tôt au collège des Jésuites où sa voix attira vite l'attention. Le chevalier Carducci qui l'entendit finit par convaincre ses parents de l'envoyer perfectionner son art à Naples.

Après avoir étudié auprès de l'abbé Don Presta, il entama des études musicales avec le célèbre compositeur Francesco Durante dont il fut l'élève pendant neuf ans. Pendant son séjour au conservatoire de San Onofrio, il composa surtout de la musique religieuse.

Mais c'est une pièce comique qui le fit remarquer et lui ouvrit la carrière à l'opéra. Il devint bientôt l'émule de Piccinni son ainé prenant sa part du grand succès de l'opéra napolitain à cette époque, maitre incontesté du genre de l'opéra buffa qu'il porte à sa perfection en lui apportant une touche personnelle de verve napolitaine.

En 1776, il reçut une invitation de la Tsarine Catherine II de Russie dont il devint le maître de chapelle. Il le resta pendant neuf ans, période au cours de laquelle il écrivit ce qui est probablement son chef d'œuvre : Il barbiere di Siviglia d'après Le Barbier de Séville de Beaumarchais. Un opéra subtil, tout en finesse relevant de la haute couture et qui sera représenté des centaines de fois en raison de la beauté des arias. Mozart sera marqué par le Barbier de Paisiello et mettra en musique sa suite: les Noces de Figaro.

À la fin de ce séjour, très célèbre, Paisiello revint en Italie en passant par Vienne où il laissera douze symphonies et un opéra, Il rè Teodoro. Ses opéras sont alors représentés dans toute l'Europe avec le plus grand succès. De retour à Naples, il fut le maître de chapelle de Ferdinand IV. La révolution de 1799 n'entrava pas sa carrière puisqu'il fut nommé musicien de la nation.

Après la Révolution parisienne, ses anciens maîtres de Naples ne le reprirent pas et il resta deux ans sans occupation. Jusqu'à ce que Napoléon Bonaparte, dont il était le compositeur préféré, l'appelât à son service. Il y demeura deux ans et demi durant lesquels il réorganisa avec l'aide de son élève Vincenzo Lavigna, la chapelle privée du premier consul, composant à sa demande la messe du sacre et l'opéra Proserpine.

Mais son épouse souffrante ne supportant pas le climat français, le couple rejoignit Naples où Paisiello fut reçu en triomphe. Le roi de Naples, Joseph Bonaparte, le gratifia d'une pension.

Mais le retour des Bourbons signifia la fin de son apothéose. Suspect de sympathie pour les Français, il connut alors une période difficile. Il ne survécut que peu de temps à son épouse et mourut le 5 juin 1816, âgé de 76 ans.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ses opéras, spécialement les opéras buffa, mais pas seulement, ont beaucoup de charme et comportent des mélodies délicieusement pétillantes, notamment dans le Barbier de Séville, avec sa célèbre cavatine qui connut un tel succès que Rossini eut bien du mal quarante ans plus tard à faire accepter sa version par le public romain. . Sont également admirables, la Molinara, Nina qui avait préalablement été mise en musique par Nicolas Dalayrac, Il Re Teodoro, Socrate Imaginaire, Gli Astrologi, opéras composés avec une grande maitrise et un sens inné de la mélodie. Connut aussi le succès, la Serva Padrona, composée sur le même livret que celui de Pergolèse cinquante années plus tôt. Il composa aussi un Te Deum et une messe pour le sacre de Napoléon. Stendhal, grand amateur d'opéra, vante le charme des compositions de Paisiello, son compositeur favori avec Cimarosa.


La musique de Paisiello a influençé Cimarosa son jeune collègue à la gloire montante, qui passera pour son successeur dans le gendre buffa, Mozart à la fois dans les Noces et dans Don Giovanni et enfin Rossini qui l'estimait inégalable dans la mélodie et décidera pour cette raison disait-il d'adopter un genre différent. Son Barbier reprend les thèmes de Paisiello mais le style en est bien plus rapide, trépidantt même.


  • Il ciarlone (12.5.1764, Bologne)
  • I francesi brillanti (24.6.1764, Bologne)
  • Madama l'umorista, o Gli stravaganti (26.1.1765, Modène)
  • L'amore in ballo (1765, Venise Teatro San Benedetto)
  • I bagni d'Abano (1765, Parme)
  • Demetrio (1765, Modène)
  • Il negligente (1765, Parme)
  • Le virtuose ridicole (1765, Parme)
  • Le nozze disturbate (1776, Venise SB)
  • Le finte contesse (2.1766, Rome V) [Il Marchese di Tulissano?]
  • La vedova di bel genio (1766, Naples N)
  • L'idolo cinese (1767, Naples N)
  • Lucio Papirio dittatore (1767, Naples Teatro San Carlo)
  • Il furbo malaccorto (1767, Naples N)
  • Le 'mbroglie de la Bajasse (1767, Naples Teatro San Ferdinando)
  • Alceste in Ebuda, ovvero Olimpia (20.1.1768, Naples SC)
  • Festa teatrale in musica (31.5.1768, Naples PR) [Le nozze di Peleo e Tetide]
  • La luna abitata (1768, Naples N)
  • La finta maga per vendetta (1768, Naples SF)
  • L'osteria di Marechiaro (1768, Naples SF)
  • La serva fatta padrona (1769, Naples SF) [rev. Le 'mbroglie de la Bajasse]
  • Don Chisciotte della Mancia (1769, Naples SF)
  • L'arabo cortese (1769, Naples N)
  • La Zelmira, o sia La marina del Granatello (1770, Naples N)
  • Le trame per amore (7.10.1770, Naples N)
  • Annibale in Torino (16.1.1771, Turin Teatro Regio)
  • La somiglianza de' nomi (1771, Naples N)
  • I scherzi d'amore e di fortuna (1771, Naples N)
  • Artaserse (26.12.1771, Modène)
  • Semiramide in villa (1772, Rome Ca)
  • Motezuma (1772, Rome D)
  • La Dardanè (1772, Naples N)
  • Gli amante comici (1772, Naples N)
  • Don Anchise Campanone (1773, Venise) [rev. Gli amante comici]
  • L'innocente fortunata (1773, Venise SB)
  • Sismano nel Mogol (1773, Milan RD)
  • Il tamburo (1773, Naples N) [Il tamburo notturno]
  • Alessandro nell'Indie (26.12.1773, Modène)
  • Andromeda (1774, Milan RD)
  • Il duello (1774, Naples N)
  • Il credulo deluso (1774, Naples N)
  • La frascatana (1774, Venise SS) [L'infante de Zamora]
  • Il divertimento dei numi (4.12.1774, Naples PR)
  • Demofoonte (1775, Venise SB)
  • La discordia fortunata (1775, Venise SS) [L'avaro deluso]
  • L'amor ingegnoso, o sia La giovane scaltra (1775, Padoue)
  • Le astuzie amorose (1775, Naples N)
  • Socrate immaginario (1775, Naples N)
  • Il gran Cid (3.11.1775, Florence P)
  • Le due contesse (3.1.1776, Rome V)
  • La disfatta di Dario (1776, Rome A)
  • Dal finto il vero (1776, Naples N)
  • Nitteti (28.1.1777, Saint-Pétersbourg)
  • Lucinda e Armidoro (1777, Saint-Pétersbourg)
  • Achille in Sciro (6.2.1778, Saint-Pétersbourg)
  • Lo sposo burlato (24.7.1778, Saint-Pétersbourg)
  • Gli astrologi immaginari (14.2.1779, Saint-Pétersbourg E) [Le philosophe imaginaire]
  • Il matrimonio inaspettato (1779, Kammenïy Ostrov) [La contadina di spirito]
  • La finta amante (5.6.1780, Mogilev) [Camiletta]
  • Alcide al bivio (6.12.1780, Saint-Pétersbourg E)
  • La serva padrona (10?.9.1781, Tsarskoïe Selo)
  • Il duello comico (1782, Tsarskoïe Selo) [rev. Il duello]
  • Il barbiere di Siviglia, ovvero La precauzione inutile (26.9.1782, Saint-Pétersbourg)
  • Il mondo della luna (1782, Kammenïy Ostrov)
  • Il re Teodoro in Venezia (23.8.1784, Vienne B)
  • Antigono (12.10.1785, Naples SC)
  • La grotta di Trofonio (12.1785, Naples F)
  • Olimpiade (20.1.1786, Naples SC)
  • Le gare generose (spr.1786, Naples F) [Gli schiavi per amore; Le bon maître, ou L'esclave par amour]
  • Pirro (12.1.1787, Naples SC)
  • Il barbiere di Siviglia, ovvero La precauzione inutile [rev] (1787, Naples F)
  • La modista raggiratrice (aut.1787, Naples F) [La scuffiara amante, o sia Il maestro di scuola napolitano; La scuffiara raggiratrice]
  • Giunone e Lucina (8.9.1787, Naples SC)
  • Fedra (1.1.1788, Naples SC)
  • L'amor contrastato (1789, Naples F) [L'amor contrastato o sia La molinarella]
  • Catone in Utica (5.2.1789, Naples SC)
  • Nina, o sia La pazza per amore (25.6.1789 Caserte)
  • I zingari in fiera (21.11.1789, Naples Fo)
  • Le vane gelosie (1790, Naples F)
  • Zenobia in Palmira (30.5.1790, Naples SC)
  • La molinara (1790, Vienne) [rev. L'amor contrastato]
  • Nina, o sia La pazza per amore [rev] (1790, Naples F)
  • Ipermestra (6.1791, Padoue)
  • La locanda (16.6.1791, Londres Pantheon) [La locanda di falcone; Lo stambo in Berlina]
  • I giuochi d'Agrigento (16.5.1792, Venise F)
  • Il fanatico in Berlina (1792, Naples F) [rev. La locanda]
  • Il ritorno d'Idomeneo (1792, Pérouse)
  • Elfrida (4.11.1792, Naples SC) [Adevolto]
  • Elvira (12.1.1794, Naples SC)
  • Didone abbandonata (4.11.1794, Naples SC)
  • Nina, o sia La pazza per amore [rev 2] (1795, Naples F)
  • Chi la dura la vince (9.6.1797, Milan S)
  • La Daunia felice (26.6.1797, Foggia)
  • Andromaca (4.11.1797, Naples SC)
  • L'inganno felice (1798, Naples Fo)
  • Proserpine (28.3.1803, Paris O)
  • Elisa (19.3.1807, Naples SC) avec Simon Mayr
  • I pittagorici (19.3.1808, Naples SC)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]