Benjamin West

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir West.
Autoportrait de Benjamin West, National Gallery of Art

Benjamin West (Springfield en Pennsylvanie, 10 octobre 1738 - 11 mars 1820) est le premier peintre né en Amérique qui obtient une renommée artistique internationale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Benjamin West est né dans un milieu modeste des Treize colonies, son père étant aubergiste. Jeune, ses talents artistiques sont remarqués dans la « haute » société à Philadelphie où il exécute des portraits. Certains de ses clients se cotisent pour lui payer un séjour d'étude en Europe.

Il se rend à Rome à l'âge de 22 ans où il fait la connaissance de Johann Joachim Winckelmann et du néoclassicisme naissant[1]. En 1763, après trois ans en Italie, il s'installe définitivement à Londres ; il ne retournera jamais en Amérique. Il se spécialise dans la peinture d'Histoire.

Ses premiers tableaux apparentés à ce genre datent du début des années 1770, soit une quinzaine d'années avant les grands tableaux historiques de Jacques-Louis David en France. Contrairement à ses confrères, il ne se limite pas à l'histoire ancienne. En 1770, par exemple, il réalise le tableau La Mort du général Wolfe qui montre les derniers instants du général britannique James Wolfe pendant la Bataille de Québec (1759) au cours de la Guerre de Sept Ans. Il s'agit d'une peinture à l'huile sur toile de style néoclassique.

En 1771, il mit en scène la rencontre entre William Penn et les Amérindiens dans sa Pennsylvanie natale, commémorant ainsi le traité signé par Penn avec les Amérindiens un siècle plus tôt. Ces œuvres connurent un immense succès en Angleterre. En 1772, il fut nommé peintre d'histoire du roi de Grande-Bretagne (George III). Il fut l’ami du souverain et peignit quelque 60 toiles pour lui[2]. Il reçut une commande pour faire des peintures religieuses dans la chapelle du château de Windsor, mais elle fut annulée en 1801[3]. En 1792, il succéda à Joshua Reynolds en tant que président de la Royal Academy, dont il fut l'un des fondateurs en 1768[4]. Il enseigna des étudiants européens et américains[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Quelques élèves d'après le catalogue de l'exposition The World of Benjamin West, Allentown, Pennsylvanie, en:Alletown Art Museum, 1962.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Robert Hugues, American Visions. The Epic History of Art in America, New York, Alfred A. Knopf,‎ 1997 (ISBN 0679426272), p.71
  2. (en) Robert Hugues, American Visions. The Epic History of Art in America, New York, Alfred A. Knopf,‎ 1997 (ISBN 0679426272), p.76
  3. (en) Robert Hugues, American Visions. The Epic History of Art in America, New York, Alfred A. Knopf,‎ 1997 (ISBN 0679426272), p.78-80
  4. (en) A-Z&person=5968 Fiche sur le site de la Royal Academy of Arts
  5. Sur ses élèves américains lire (en) Robert Hugues, American Visions. The Epic History of Art in America, New York, Alfred A. Knopf,‎ 1997 (ISBN 0679426272), p.81

Sur les autres projets Wikimedia :