Leo von Klenze

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Leo von Klenze
(Gärtnerplatz à Munich)
Ruhmeshalle, Munich

Leo von Klenze est un architecte et peintre bavarois né à Schladen, près de Goslar en Basse-Saxe, le 29 février 1784 et mort dans cette même ville le 27 janvier 1864. L’Allemagne, comme la France et l’Italie, voit arriver l’architecture néoclassique qui succède au baroque dans la première moitié du XIXe siècle. Leo von Klenze est le représentant bavarois le plus important de ce courant. D’une manière comparable à celle de Karl Friedrich Schinkel, il introduit une dimension romantique dans son architecture.

Biographie[modifier | modifier le code]

Leo von Klenze étudie à Paris avant de faire les traditionnels voyages d’Italie et d’Angleterre. Après cette formation, il devient architecte de la cour du roi Maximilien Ier de Bavière puis de son successeur Louis Ier. Il exerce particulièrement ses talents dans la capitale du royaume, Munich. On lui doit l’aménagement de la Ludwigstrasse, l’obélisque de la Karolinenplatz en 1833 (dédié aux 30 000 soldats bavarois morts pendant la campagne de Russie en 1812), les propylées de la Königsplatz (1848-1860), portail monumental de style dorique, et surtout deux musées : la Glyptothèque de Munich (1816-1830) et l’Alte Pinakothek (1826-1836). Ces deux bâtiments reprennent des motifs du style antique, avec par exemple leur portique octostyle surmonté d'un fronton. La distribution des espaces y est rationnelle ; autour des grandes salles d'exposition, sont disposées des rangées de cabinets de travail ou de salles plus petites. Dans le parc du château de Nymphenburg, Leo von Klenze réalise également une fabrique.

En dehors de son œuvre munichoise, Leo von Klenze a conçu, à la demande du tsar Nicolas Ier de Russie, une partie du palais de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg (1842-1850), dont le Nouvel Ermitage. Il est aussi l'auteur des plans de la cathédrale catholique d'Athènes largement financée sur fonds allemands et autrichiens.

Cependant, il faut retourner en Bavière, à quelques kilomètres de Ratisbonne, pour s'intéresser à l'une de ses réalisations les plus marquantes, le Walhalla (1830-1842). Cet imposant temple à la grecque de style dorique qui surplombe le Danube est un panthéon à la gloire des héros germaniques.

Il est enterré à l'ancien cimetière du Sud (Munich), le même cimetière que son ancien collaborateur Jean-Baptiste Métivier.