Raffaello Morghen

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Portrait de Raffaelo Morghen par Giacomo Gnaccarini

Raffaello Morghen ou Raffaelo Morghen[1] (Portici, 19 juin 1758[2] ou 1761, ou encore 1768[3] - Florence, 8 avril 1833) est un graveur italien de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Filippo Morghen, graveur florentin d'origine allemande, parti à Naples sur l'invitation de Charles de Bourbon, Raffaello devient l'élève d'abord de son père et de son oncle Giovanni, puis, à Rome en 1779, de Giovanni Volpato, dont le protecteur est l'ambassadeur Girolamo Zulian, passionné d'art, qui l'héberge au palazzo Venezia avec Antonio Canova.

Raffaello épouse la fille de son maître, puis il visite Naples en 1790. La cour lui offre un salaire de 600 ducats, qu'il décline, et ensuite, en 1793, il accepte l'invitation de Ferdinand III de Toscane pour vivre à Florence et en 1794, il part s'installer à dans la ville pour enseigner la technique de la gravure sur bois à l'Académie du dessin de Florence, où étudient les sculpteurs Lorenzo Bartolini et Giovanni Duprè.

Il reproduit les fresques du Vatican de Raphaël et la Cène de Léonard de Vinci.

À sa mort, il est enterré dans l'église San Martino a Montughi[4] et, dans la nef gauche de Santa Croce de Florence, se trouve le cénotaphe élevé en son honneur par Odoardo Fantacchiotti en 1854, financé par ses anciens élèves.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Poésie et Théologie, d'après Raphaël
  • Aurora, d'après L'Aurore, de Guido Reni, fresque du plafond du palais Parravicini Rospigliosi (1613–1614, Rome), 281 x 700 cm
  • Transfiguration, d'après Raphaël, commencé en 1795 (finie en 1812 suite au autres commandes qu'il reçut)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Giacomo Gnaccarini, « Raffaele Morghen », in L'Omnibus Pittoresco, n° 36 du 22 novembre 1838, p. 361-362
  • Les Nouvelles recherches bibliographiques pour servir de Supplément au Manuel du libraire et de l'amateur de livres 2: pour servir de supplément au Manuel du libraire et de l'amateur par M. Brunet par Charles Nodier, Jacques-Charles Brunet, Publié par Silvestre, 1834 [3]
  • Fonds du Château de Versailles et de Trianon, ouvrage INV.GRAV 9022 [4]
  • Fulbert de Chartres, précurseur de l'Europe médiévale ?: millénaire de Fulbert, 1006-2006 par Michel Rouche, Pierre Riché, Claude Genin, Edouard Jeauneau [5]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. suivant les ouvrages de référence (voir biblio)
  2. [1]
  3. [2]
  4. Via Stibbert à Florence.