Métaphysique

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La métaphysique est une branche de la philosophie et de la théologie qui porte sur la recherche des causes, des premiers principes[1]. Elle a aussi pour objet la connaissance de l'être absolu comme première cause, des causes de l'univers et de la nature de la matière. Elle s'attache aussi à étudier les problèmes de la connaissance, de la vérité et de la liberté[2].

L'ontologie est une branche de la métaphysique[3] qui étudie les propriétés de l'être d'une manière générale, telles que l'existence, la durée, le devenir[1]. Le métaphysicien essaie également d'éclaircir les notions par lesquelles les gens comprennent le monde ; l'existence, l'objet, la propriété (d'une chose), l'existence ou le concept de Dieu[4],[5], l'espace, le temps, la causalité, la possibilité.

Avant le développement des sciences modernes, la philosophie de la nature était la seule discipline non subordonnée à la métaphysique ; parce qu'étude objective de la nature et des principes physiques. Avec l'introduction des démarches empiriques et expérimentales, cette branche a été appelée « science » à partir du XVIIIe siècle, afin de la distinguer des interrogations spéculatives concernant les sujets non physiques.

Introduction[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Étymologiquement, le mot se compose de μετα et φυσικά (méta-phusikè), la « nature » et son étude, la « physique » ; et d'une préposition grecque μετά metá au sens aussi imprécis puisqu'elle peut signifier : « au milieu, parmi, avec, entre, au-delà, après ». C'est ce dernier sens qui explique l'apparition du mot[6].

La collection des écrits d'Aristote (-384, -322) élaborée par Andronicos de Rhodes vers 60 av. J.-C. séparait les livres phusikè achroasis (Leçons de Physique), sur la nature, et ceux qui venaient après, meta ta phusika, la Métaphysique. Le mot méta-physique avait donc un sens simplement éditorial : les livres d'Aristote qui arrivent après ceux qu'il a consacrés à la physique (meta ta Phusika). Mais les platoniciens ont voulu y voir la discipline qui porte sur les réalités au-delà de la physique. Ainsi, Simplicius, vers 535 :

"La discipline qui considère les réalités entièrement séparées de la matière et la pure activité de l'intellect en acte et de l'intellect en puissance, celle qui est élevée à lui du fait de l'activité, tout cela ils l'appellent théologie, philosophie première et métaphysique, puisque cela se situe au-delà des réalités physiques" (Commentaire sur la 'Physique' d'Aristote, I, 21).

La philosophie grecque postérieure n'a pas toujours retenu cette discipline, le stoïcisme divisait ainsi la logique, l'éthique et la physique.

Mais la scolastique médiévale a forgé le terme par l'usage, donnant le sens de « par-delà la physique » sous lequel on reconnaît désormais la métaphysique.

L'objet de la métaphysique[modifier | modifier le code]

Il est très délicat de vouloir définir la métaphysique car historiquement ce terme a pu recouvrir des problèmes et questions très variés.

Par métaphysique on entend l'étude des questions fondamentales telle la question concernant l'immortalité de l'âme, l'existence de Dieu, les raisons de l'existence du Mal ou le sens de la vie.

Mais plus spécifiquement par métaphysique on entend aussi l'étude de l'« être en tant qu'être » (cette discipline est l'ontologie) pour reprendre la célèbre formule d'Aristote, c'est-à-dire de l'étude de la substance[7].

Article détaillé : ontologie (philosophie).

Quelques exemples de questions métaphysiques :

  • Qu'est-ce que l'Être ?
  • Pourquoi y a-t-il de l'Être plutôt que rien ?
  • Existe-t-il une cause première ?
  • La cause première est elle matérielle ou spirituelle ?
  • Est-ce que Dieu existe ?
  • Est-ce que Dieu est Volonté (monothéisme) ou Nécessité (panthéisme) ?
  • Est-ce que l'âme individuelle est immortelle ?
  • Quel est le sens de la vie ?
  • Qu'est-ce que la substance ?
  • En quoi consiste la finalité des choses ?
  • Quel est le rapport entre la matière et l'Esprit ?
  • Comment faire le lien entre l'Être, l'Univers et soi ?
  • Le vide est-il le rien ?

Tentatives de définition[modifier | modifier le code]

Une des définitions comparatives de la métaphysique, parmi les plus courantes, consiste à dire qu'elle ne s'intéresse pas aux objets étudiés par les disciplines empiriques (biologie, physique, chimie, sociologie, sciences politiques, etc.) mais de l'origine immatérielle de la réalité matérielle. Cela signifie que ni l'expérimentation ni l'observation des faits ne sont importantes pour le métaphysicien, contrairement aux pratiques et méthodes des sciences naturelles et des sciences exactes ; le métaphysicien s'appuyant uniquement sur la logique de sa pensée et sur des axiomes du type : "Dieu est une chose pensante" (Spinoza, Éthique, II, Ax., Prop.I)) .

Mais au cours du XXe siècle apparaît une nouvelle façon de faire de la métaphysique reposant sur le désir de répondre à ses questions traditionnelles en prenant en compte les acquis de la science actuelle. Le premier représentant de cette conception moderne de la métaphysique est Henri Bergson dans Matière et mémoire.

Cette conception de la métaphysique annonce le travail effectué dans le domaine de la philosophie de l'esprit qui a tenté de tisser des liens entre métaphysique, sciences cognitives et neurologie.

Concepts métaphysiques[modifier | modifier le code]

Cette liste présente une série de concepts métaphysiques:

Questions centrales de la métaphysique[modifier | modifier le code]

La plupart des prises de position qui peuvent être adoptées au regard des questions suivantes sont prises en compte par l'un ou l'autre des principaux philosophes.

Il est souvent difficile de cadrer les questions d'une façon non controversée.

L'âme[modifier | modifier le code]

Les deux questions métaphysiques les plus importantes concernant l'âme portent sur la nature de la relation entre l'âme et le corps et d'autre part l'immortalité de l'âme.

Le problème du rapport entre le corps et l'esprit[modifier | modifier le code]

Il y a d'autres types de problèmes très différents en métaphysique. La pomme est un type de chose ; maintenant si Sophie est dans la pièce, et que nous disons que Sophie a un esprit, nous allons sûrement dire que l'esprit de Sophie est un type de chose différent de la pomme (si du moins c'est un type de chose). Elle pourrait dire que son esprit est immatériel, mais la pomme est un objet matériel (bien qu'il y ait beaucoup de désaccord parmi les philosophes sur le statut métaphysique des esprits). De plus, cela semble un peu étrange de dire que l'esprit de Sophie est situé dans un endroit particulier; peut-être pourrait-on dire qu'il est quelque part dans la pièce ; mais la pomme est située de toute évidence dans un endroit particulier, à savoir au milieu de la table. Cela semble clair que les esprits sont fondamentalement différents des corps physiques. Mais si c'est le cas, comment quelque chose de mental, comme une décision de manger, peut-elle provoquer un événement physique, comme croquer la pomme ? Comment les choses sans cerveau ne peuvent-elles pas faire des opérations mentales, comme prendre des décisions ou avoir des sentiments ? Comment l'esprit et le corps sont-ils interconnectés d'un point de vue causal s'il y a deux types de choses totalement différents ? Ceci est appelé le problème corps-esprit, qui constitue aujourd'hui l'objet propre d'une sous-discipline de la philosophie appelée philosophie de l'esprit. Le problème corps-esprit est quelquefois encore considéré comme une partie de la métaphysique ; cependant, peut-être le véritable problème appartenant à cette branche est-il celui de la conscience. Aucune discipline n'a encore été capable d'expliquer complètement ce qu'est la conscience et comment elle fonctionne, bien qu'il semble clair que cela demande une certaine activité du cerveau.

La question de l'immortalité de l'âme[modifier | modifier le code]

Depuis le Phédon de Platon la question de l'immortalité de l'âme est un des objets les plus importants de la métaphysique. Les deux thèses fondamentales qui s'opposent sur cette question sont respectivement les matérialistes (comme Épicure) et les spiritualistes. Preuve de l'immortalité (Platon) de l'âme ce qui est simple (non décomposable) ne peut être saisi que par quelque chose de simple. Or l'idée (au sens de Platon) est simple (par exemple l'idée du triangle est simple; je saisis ce qu'est le triangle en une seule opération de l'esprit). Ce qui est saisi, l'idée, c'est la raison (ce n'est pas l'imagination, ni les sens). La raison est simple car elle ne peut se décomposer; elle est toujours la même. Donc la raison (ou l'âme) est immortelle.

Article détaillé : Vie après la mort.

Dieu[modifier | modifier le code]

Ce problème se pose lors de la recherche des principes ou causes qui sont à l'origine de l'homme, de son existence propre - « je suis, donc il est » pourrait dire l'homme -, mais aussi portant sur la Nature. Ainsi l'on recherche la cause d'un Créateur premier, d'un architecte omnipotent, responsable de tous les êtres sur Terre, mais aussi des essences qui les composent. Cependant certains philosophes nient l'existence de ce dieu, non dans le sens d'une religion mais dans le sens d'une origine d'où découlent la pluralité des êtres, et les causes qui ont suscité leur existence. D'autres, affirment l'existence de Dieu, comme Descartes, qui, dans Les Méditations Métaphysiques, après avoir confirmé son existence, grâce au doute, conclut à l'existence de Dieu. De ce fait, il met en œuvre une argumentation méthodique (ordre des raisons) où il expose l'idée suivante : un Dieu, qui est créateur de toutes choses, des essences mêmes, des êtres et des étants, dont la connaissance, le savoir, seraient illimités et même inconcevables pour la raison humaine qui est bornée(pour l'instant), existe du simple fait qu'il ait originé dans mon esprit, ou raison, l'idée même de sa possible existence. De plus, il existe chez Descartes une hiérarchie des idées, où la cause de quelque chose doit être plus parfaite que ce qu'elle origine. Donc, notre idée de Dieu, encore imparfaite et limitée, montre bien que lui-même est possesseur d'une perfection infinie. D'autre part, la théorie cartésienne des vérités éternelles se base sur le fait que Dieu est créateur d'absolument toutes choses, y compris les vérités de la nature, les causes physiques et matérielles du monde, les essences des êtres animés ou inanimés, l'ordre universel.

La liberté[modifier | modifier le code]

La question de la liberté peut être considérée comme une question métaphysique par excellence dans la mesure où elle concerne le statut de l'homme au sein de la nature. La liberté qualifie en effet la relation de l'homme en tant qu'agent et du monde physique, relation notamment considérée dans son rapport à un déterminisme supposé ou réel. Cette question concerne donc particulièrement l'immanence et la transcendance de la volonté humaine par rapport au monde.

La liberté s'oppose en général (ce n'est donc pas toujours le cas) au déterminisme, au fatalisme et à toute doctrine qui soutient la thèse de la nécessité du devenir. Le concept de liberté divise très schématiquement les philosophes en deux camps : ceux qui en font le fondement de l'action et de la morale humaines (Épicure, Descartes, Kant), et ceux qui nient une quelconque transcendance de la volonté par rapport à des déterminismes tels que la sensibilité (Démocrite, Spinoza, Nietzsche) :

« Il existait deux opinions sur lesquelles se partageaient les anciens philosophes, les uns pensant que tout se produit par le destin, en sorte que ce destin apportait la force de la nécessité (Démocrite, Héraclite, Empédocle, Aristote étaient de cet avis), les autres pour qui les mouvements volontaires de l’âme existaient sans aucune intervention du destin ; Chrysippe, en position d’arbitre officieux, me paraît avoir choisi la position intermédiaire ; mais il se rattache plutôt à ceux qui veulent voir les mouvements de l’âme libérés de la nécessité. » [8]

On dirait aujourd'hui qu'il y a une opposition entre physicalisme et mentalisme, i.e. entre la causalité physique (physicalisme) à laquelle tous les êtres peuvent être réduits et la causalité mentale (mentalisme), qui peut être une théorie matérialiste, tout en reconnaissant une action propre du mental. Dans le premier cas, il s'agit d'expliquer comment on peut naturaliser la volonté, sans reconduire un dualisme métaphysique classique, et comment il est encore possible de parler d'action et de responsabilité, alors que l'on en a supprimé la condition ; dans le second cas, il s'agit plutôt d'expliquer comment une causalité mentale est possible qui évite aussi ce dualisme souvent difficile à rendre intelligible. Un des points les plus intéressants que met ainsi en lumière cette opposition, c'est le caractère souvent difficile à déterminer du concept de liberté.

Espace et temps[modifier | modifier le code]

En ce sens, physique et métaphysique ne sont pas si éloignées l'une de l'autre. D'un côté, la science repose sur une foi, sur des présupposés métaphysiques (ainsi que l'affirme Nietzsche) ; et de l'autre côté, « la science crée de la philosophie » (Gaston Bachelard). Il est intéressant, d'ailleurs, de constater l'impact très direct de la révolution relativiste sur la métaphysique, ce dont on trouve un exemple significatif à travers l'œuvre d'Alfred North Whitehead, notamment son « Essai de Cosmologie », Procès et Réalité - ce à quoi on pourrait ajouter qu'il ne s'agit point d'une exception, puisque toutes les révolutions en physique (que ce soient celles initiées par Galilée ou encore Isaac Newton) ont eu des conséquences sur la pensée métaphysique.

Nécessité et possibilité[modifier | modifier le code]

Les métaphysiciens étudient des questions sur ce que le monde aurait pu être. Dans De la pluralité des mondes, David Lewis adopta un point de vue appelé réalisme concret modal, selon lequel les choses auraient pu devenir vraies dans d'autres mondes concrets, comme dans le nôtre où les choses sont différentes.

D'autres philosophes, comme Gottfried Leibniz (cf. Essai de théodicée), ont traité de l'idée de mondes possibles aussi. L'idée de nécessité est que tout fait nécessaire est vrai à travers tous les mondes possibles ; c'est-à-dire, que nous ne pouvons pas imaginer qu'il en soit autrement. Un fait possible est un fait qui est vrai dans un monde possible, même s'il ne l'est pas dans le monde actuel. Par exemple, il aurait été possible que certaines catégories de pommes n'aient pas existé. Au contraire, certaines vérités semblent nécessaires, comme les vérités analytiques, par ex. « tous les bacheliers sont célibataires. » L'exemple de la nécessité d'une vérité analytique n'est pas universellement accepté parmi les philosophes. Un point de vue moins controversé pourrait être que l'auto-identité est nécessaire, du fait qu'il semble fondamentalement incohérent d'affirmer que pour tout x, il n'est pas identique à lui-même.

Ces idées sur les mondes possibles peuvent être mise en parallèle avec :

Mises en cause de la métaphysique[modifier | modifier le code]

L'empirisme logique[modifier | modifier le code]

Le Cercle de Vienne s'était fixé pour but de débarrasser la philosophie et la science de la métaphysique, en appliquant à tout énoncé une analyse logique rigoureuse.

Dans cette perspective, tout énoncé doit pouvoir être analysé et renvoyé à quelque chose de réel par exemple en répondant à des questions telles que :

  • de quel énoncé S est-il déductible et quels énoncés sont déductibles de S ?
  • comment S doit-il être vérifié ?

Cette critique logique, développée par Carnap par exemple, dénonce, entre autres, les confusions du vocabulaire heideggérien. Dans cette perspective, la métaphysique est réduite à une poétique du vécu, qui exprime le sentiment que l'on a de l'existence, sans jamais renvoyer à quelque chose de scientifiquement et empiriquement attestable.

L'existentialisme[modifier | modifier le code]

Cependant la philosophie existentialiste d'Heidegger se veut elle-même anti-métaphysique dans le sens aristotélicien du terme, c'est-à-dire que l'existentialisme part précisément du vécu, de l'être-là, de l'expérience du monde effective et non d'idées préconçues, métaphysiques, du type classique platonicien.

Un existentialisme athée de la fin du XX siècle oppose la philosophie à la métaphysique, parce que considère la philosophie "amour du connaître" et la métaphysique "création du divin" au moyen de la dialectique[9].

Histoire de la métaphysique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la métaphysique.

La métaphysique a connu de nombreuses et importantes transformations au cours de son histoire. On décompose en général l'histoire de la métaphysique en quatre périodes :

La métaphysique dans les autres civilisations[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Philosophie chinoise et Philosophie indienne.

Mais ce terme d'origine grecque n'est manifestement pas réservé au monde occidental : on peut l'appliquer, avec quelques nuances importantes, à presque toutes les grandes civilisations orientales : le Védanta en Inde, les écrits Taoïstes en Chine sont tout autant « métaphysiques » quoique les modalités d'approche soient différentes de celles du monde gréco-latin et chrétien.

Par exemple, dans la Bhagavad-Gītā, le chant XI montre Arjuna contemplant l'omniforme :

« Et comment, ô grand Être, ne s'inclineraient-ils pas devant toi, plus vénérable que Brahmâ lui-même, toi l'ordonnateur primordial ? O Seigneur infini des dieux, toi qui fais de l'univers ta demeure, tu es l'impérissable, l'Être et le Non Être et ce qui est par-delà. »

Dans le tao Tö King de Lao Tseu

"La voie qui pourrait être une voie
n'est pas la voie éternelle.
Le nom qui pourrait la nommer
n'est pas un nom éternel.
Sans nom, elle est le commencement du ciel et de la terre.
Ayant un nom, elle est la mère de milliers d'êtres."[10]

Le philosophe Nāgārjuna expose dans le Mulamadhyamakakarika la doctrine bouddhiste de la vacuité, qui du point de vue de la philosophie occidentale est un scepticisme ontologique :

« Si l'Être n'est pas, de quoi le non-Être est-il la négation ? »

Citations[modifier | modifier le code]

  • « La nausée métaphysique nous fait hoqueter des pourquoi. » Jean Rostand biologiste (1894-1977).
  • « Un grand défi qui se présente à nous au terme de ce millénaire est de savoir accomplir le passage, aussi nécessaire qu'urgent, du phénomène au fondement. Il n'est pas possible de s'arrêter à la seule expérience ; même quand celle-ci exprime et manifeste l'intériorité de l'homme et sa spiritualité, il faut que la réflexion spéculative atteigne la substance spirituelle et le fondement sur lesquels elle repose. Une pensée philosophique qui refuserait toute ouverture métaphysique serait donc radicalement inadéquate pour remplir une fonction de médiation dans l'intelligence de la Révélation. » Jean-Paul II, encyclique Fides et ratio du 14 septembre 1998
  • « Subtilité dans la pénurie. — Gardez-vous surtout de vous moquer de la mythologie des Grecs, sous prétexte qu'elle ressemble si peu à votre profonde métaphysique ! Vous devriez admirer un peuple qui, dans ce cas particulier, a imposé un arrêt à sa rigoureuse intelligence et qui a eu longtemps assez de tact pour échapper au danger de la scolastique et de la superstition alambiquée. » Nietzsche, Aurore §85
  • « Si la physique s'occupe de dialectiquer la nature/nature, la métaphysique, elle, confronte l'homme/nature »(Simon Chenier)
  • « On nomme métaphysique ce qui surpasse la nature et qui est au-delà de la causalité et du langage » (Errenios)
  • « Dieu n'est pas sujet dans la métaphysique […] il n'y a qu'une seule science à propos de Dieu comme premier sujet, qui n'est pas la métaphysique » [mais la théologie] (Duns Scot, Reportata parensiensa)
  • « En métaphysique, le philosophe détermine ensemble l'étant commun et le premier étant, qui est séparé de la matière. » (Thomas d'Aquin, In de generatione e corruptione)
  • « La métaphysique a cela de bon qu'elle ne demande pas des études préliminaires bien gênantes : c'est là qu'on peut tout savoir sans rien avoir appris » (Voltaire)
  • « Un philosophe n'est pas philosophe s'il n'est métaphysicien ; et c'est l'intuition de l'être qui fait le métaphysicien » (Maritain)
  • « La métaphysique repose sur une expérience privilégiée qui est celle de l'acte qui me fait être » (Lavelle)
  • « La biologie… (est la science) qui tente d’aller le plus directement au cœur des problèmes qu’il faut avoir résolus avant de pouvoir seulement poser celui de la « nature humaine » en termes autres que métaphysiques. » Jacques Monod (1910-1976) prix Nobel 1965 de médecine (biologie.)
  • « En métaphysique rien n'est sûr, sauf la migraine qui en est le prix ». Arthur Schopenhauer, dans Sur la religion.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Voir le TLF
  2. Voir Le Robert
  3. Voir le dictionnaire Le Robert
  4. Introduction à l'étude de saint Augustin, Volume 11; Volume 1982. Étienne Gilson. Éd. Vrin, 1982, page 263.(ISBN 9782711620272)
  5. Ici « Dieu » ne doit pas s'entendre au sens de « divinité » mais d'abord selon le concept philosophique et théologique du « Dieu unique » ou encore le principe premier ou l'Être au sens absolu, Dans ce sens, les grands monothéismes encore existants d'aujourd'hui ont toujours combattu cette conception qui fait référence à la métaphysique (surtout sa tendance à la spéculation). D'ailleurs, celle-ci à pratiquement disparue de la philosophie occidentale contemporaine. Ce qui n'est pas le cas par exemple dans la philosophie indienne
  6. Voir le Trésor de la langue française informatisé
  7. Livre delta de la Métaphysique d'Aristote
  8. Cicéron, Du destin §39
  9. « Métaphysique v philosophie »
  10. Référence de la traduction : http://sites.google.com/site/taoteking11/Home/lao1

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]