Réseau social

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Un réseau social est un ensemble d'individus ou d'organisations reliés par des interactions sociales régulières. Un domaine académique, l'analyse des réseaux sociaux, les étudie en se basant sur la théorie des réseaux, l'usage des graphes et l'analyse sociologique. Des structures destinées à constituer des réseaux sociaux peuvent être créés volontairement, offrant aux participants des possibilités d'agrandir ou rendre plus efficient son propre réseau social (professionnel, amical).

Le terme provient de John Arundel Barnes (en) en 1954[1].

L’expression « médias sociaux » recouvre les différentes activités qui intègrent la technologie, l’interaction sociale (entre individus ou groupes d'individus), et la création de contenu. Andreas Kaplan et Michael Haenlein définissent les médias sociaux comme « un groupe d’applications en ligne qui se fondent sur la philosophie et la technologie du net et permettent la création et l’échange du contenu généré par les utilisateurs »[2].

Les médias sociaux utilisent l’intelligence collective dans un esprit de collaboration en ligne. Par le biais de ces moyens de communication sociale, des individus ou des groupes d’individus qui collaborent créent ensemble du contenu web, organisent ce contenu, l’indexent, le modifient ou le commentent, le combinent avec des créations personnelles. Les médias sociaux utilisent de nombreuses techniques, telles que les flux RSS et autres flux de syndication web, les blogues, les wikis, le partage de photos (Flickr), le vidéo-partage (YouTube), l'organisation et le partage de sorties amicales, les podcasts, les réseaux sociaux, le bookmarking collaboratif, les mashups, les mondes virtuels, les microblogues, et plus encore.

Définition[modifier | modifier le code]

Les réseaux sociaux créent des environnements collaboratifs centrés non pas sur le document mais sur l'individu.

Il en existe différents types:

  • Réseau social grand public: il s'agit de réseaux accessibles à tous par Internet tels que Facebook ou Twitter.
  • Réseau social professionnel: ce type de réseau permet aux professionnels de partager leurs compétences en dehors de l'entreprise comme Linkeldn ou Viadeo. Cela permet en général de valoriser l'entreprise. Ces réseaux permettent également d'établir des contacts en vue d'un recrutement.
  • Réseau social d'entreprise: ce type de réseau est destiné aux collaborateurs, partenaires et clients. Il est utilisé aussi bien par des entreprises de grandes tailles (IBM, Microsoft, ...) que de petites et moyennes organisations visant à centraliser et fluidifier les échanges internes en sortant de l'e-mail.

Les réseaux sociaux se distinguent nettement des autres sources d'informations ou de connaissances déjà identifiées comme telles, en ce sens qu'ils requièrent une appartenance. Cette appartenance se matérialise très souvent par une inscription ou souscription en ligne menant à la création d'un compte (ex : Facebook, Twitter, Viadeo, Linkedin...). De cette manière et à l'instar de l'utilisation d'un moteur de recherche classique, l'utilisateur se doit de rentrer dans le réseau social et d'y créer des liens pour accéder aux sources d'informations et de connaissances. De cette manière, le réseau social permet de centrer l'intérêt sur l'individu. C'est donc l'information et la connaissances qui s'adaptent aux attentes de l'utilisateur.

  • En renseignant son propre compte, en créant des liens avec d'autres personnes et en intégrant des groupes d'intérêts divers (l'exemple de Facebook est choisi ici), l'individu renseigne en permanence le réseau social sur les domaines qui l'intéressent particulièrement (Politique, Sport, Astronomie, Star Wars etc.). Ainsi, chaque personne élimine de surcroît les informations opposées à ses centres d'intérêt. Le réseau social intègre les centres d'intérêts des participants et gère les flux d'informations de cette manière.
  • Toujours en comparant avec le moteur de recherche comme outil de gestion d'informations et de connaissances, le réseau social permet un nombre de contributions illimitées et instantanées pour l'utilisateur. De cette manière, le réseau social intègre la dimension collaborative et interactive du partage d'informations. Les connaissances engendrées sont en constante mutation et amélioration, comme mises à jour continuellement. La création de ces communautés engendre alors une émulation du partage de connaissances par le mécanisme de la "Publication".
  • Enfin, le réseau social déduit de l'appartenance aux groupes d'un utilisateur des articles ou pages connexes qui seraient susceptibles de l'intéresser. Alors qu'auparavant il fallait exécuter une démarche de recherche pour trouver une information, le réseau social autorise les flux allers et retours : Par les publications et appartenances aux communautés l'utilisateur part en quête de connaissances, mais ces informations personnelles sont traitées et c'est cette fois l'information qui vient à lui. Le réseau social serait en quelque sorte capable de "deviner" ce qui susciterait l'attention de l'individu et sélectionnerait des pages encore inconnues de la personne pour les lui proposer ensuite. Le réseau social utilise donc directement l'individu pour structurer le flux d'information qu'il lui fait parvenir et avec lequel il interagit.

Les entreprises commencent donc à s'intéresser à ces plateformes particulières qui ont pour vocation l'optimisation des échanges humains autour de connaissances qu'ils souhaitent s'approprier ou bien diffuser. Il serait alors très aisé d'imaginer un équivalent de Facebook ou Twitter interne à une entreprise avec des groupes organisés autour de projets qui rassembleraient l'intégralité des informations relatives de manière structurées.

Applications en sciences sociales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Analyse des réseaux sociaux.

L'emploi de la théorie des réseaux sociaux en sciences sociales a débuté avec les études sur l'urbanisation de l'École de Manchester (se centrant autour de Max Gluckman), réalisées principalement en Zambie durant les années 1960. Le champ de la sociométrie, tentant de quantifier les relations sociales a enchaîné le pas. Par la suite, des universitaires tels que Harrison White ou Mark Granovetter ont élargi l'usage des réseaux sociaux, et ils sont maintenant employés pour aider à expliquer de nombreux et divers phénomènes de la vie courante en sciences sociales. Le pouvoir au sein des organisations, par exemple, a été trouvé relever davantage du degré avec lequel un acteur social d'un réseau est au centre de plusieurs relations sociales qu'à son titre professionnel effectif. Les réseaux sociaux jouent aussi un rôle fondamental dans l'embauche, dans le succès des sociétés, et dans le rendement professionnel.

La théorie des réseaux sociaux est un champ extrêmement actif dans le milieu universitaire et plusieurs outils de recherche d'analyse des réseaux sociaux sont disponibles en ligne et sont relativement faciles à employer pour présenter simplement un graphe de réseau social[réf. souhaitée].

La théorie de la diffusion des innovations explore les réseaux sociaux et leur rôle pour influencer la diffusion de nouvelles idées et pratiques.

Les systèmes socio-techniques sont vaguement liés à l'analyse de réseaux et se concentrent sur les relations parmi les individus, les institutions, les objets et les technologies.

Règle de 150[modifier | modifier le code]

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La « règle de 150 », aussi appelée « nombre de Dunbar », soutient que la taille d'un réseau social originel est limité à environ 150 membres. Cette règle résulte des études trans-culturelles en sociologie et plus spécifiquement en anthropologie sur la taille maximale d'un village (au sens plutôt entendu d'« écovillage »). La psychologie évolutionniste forme l'hypothèse que ce nombre soit dû à une certaine limite humaine à reconnaître les membres et à capter les faits émotionnels concernant tous les membres d'un groupe[réf. souhaitée]. Des économistes construisent une autre explication en supposant l'existence universelle d'individus qui tirent avantage de la vie en communauté sans contribuer eux-mêmes à ses dépenses communes. Il leur semble plus difficile de déceler ces passagers clandestins ou resquilleurs ((en) « freeriders »), dans un grand groupe[réf. souhaitée].

Degrés de séparation[modifier | modifier le code]

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Visualisation « graphique » du principe des six degrés de séparation.
Article détaillé : Six degrés de séparation.

L'effet du petit monde est l'hypothèse que la longueur de la chaîne des connaissances sociales requise pour lier une personne arbitrairement choisie à n'importe quelle autre sur Terre est généralement courte. Le concept a engendré l'expression célèbre des « six degrés de séparation » après l'expérience du petit monde de 1967, réalisée par le psychologue Stanley Milgram [réf. souhaitée]. Dans cette expérience, il a mis en évidence des chaînes très courtes reliant deux citoyens aléatoirement choisis aux États-Unis (les chaînes effectivement obtenues, au nombre de quelques dizaines, avaient une longueur moyenne de six personnes, d'où l'expression qui en a découlé). Des expériences contemporaines via l'internet continuent d'explorer ce phénomène[réf. souhaitée]. Le 22 novembre 2011, Facebook publie notamment une analyse de son anatomie et indique qu'il y a en moyenne cinq degrés de séparation entre ses membres (quatre, si l'on se réfère uniquement aux États-Unis)[3]. Ces expériences confirment qu'un petit nombre d'intermédiaires sont suffisants en moyenne pour connecter n'importe quelle personne à une autre par Internet[réf. nécessaire].

Réseaux sociaux sur Internet[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : Réseautage social.

Certains « réseaux sociaux » sur Internet regroupent des amis de la vie réelle. D'autres aident à se créer un cercle d'amis, à trouver des partenaires commerciaux, un emploi ou autres. Il s'agit de services de réseautage social, comme MySpace, EntreNousNetwork, Facebook, SoundMeet.net, Twitter, Identi.ca, Mupiz? Viadeo, Instagram, LinkedIn, The_Changebook, Blupps, Weebluzz ou Pheed.

D'autres réseaux sociaux se concentrent sur la découverte et le partage de contenu, tel que StumbleUpon ou Reddit pour les pages web, 500px ou Pinterest pour les photographies.

Il existe aussi des réseaux sociaux en fonction de la sexualité tel que Rainbow Web. (LGBT mais aussi asexuel, pan-sexuel ou hétérosexuel).

Certains peuvent être même considérés comme de supers-agendas alliant techno et vie réelle sur lesquels peuvent être planifiés et organisés un emploi du temps partagé en mode « public » ou « privé » entre tous les membres tel Doodle ou KiSort.

Ce dernier type de réseau en plein développement allie en 4 parties :

  1. Organisation d'événements « publics » ou « privés » par ses membres
  2. Chaque membre peut commenter, se renseigner et annoncer sa participation ou non
  3. Les inscrits participent ensemble à l'événement (Partie vie réelle du concept)
  4. Commenter, partager ses émotions et retour d'expérience sur l'événement auquel on a participé

De plus en plus de réseaux sociaux privatifs se créent sur le net. Ils sont en quelque sorte des clubs « privés » destinés aux seniors, aux célibataires mais également aux familles et à de nombreux publics souvent sélectionnés par centres d'intérêts personnels partant du principe de l'homophilie. Ainsi, certains partis politiques créent leur propre réseau social. Des artistes se lancent aussi dans la création de leur propres réseaux sociaux. Des réseaux sociaux à volonté culturelle émergent également. Les hauts dirigeants ont également leur propre site communautaire. Il existe également des réseaux sociaux spécialisés dans l'économie sociale. Ainsi, ces réseaux se spécialisent et occupent des niches spécifiques.

En 2010, 2 % des DRH français affirment utiliser les réseaux sociaux pour recruter contre 45 % aux États-Unis[4].

Au-delà de ce nouveau mode de sourcing utile aux missions de recrutement des RH, les réseaux sociaux commencent progressivement à investir les organisations sous la forme de réseaux sociaux d’entreprise. Il s’agit de réseaux virtuels, sécurisés, internes aux entreprises qui permettent de regrouper des collaborateurs (voire des partenaires externes) au sein de communautés créées en fonction de projets, d’expertises, de centres d’intérêt, etc. Ces réseaux reposent sur des plates-formes applicatives offrant diverses fonctionnalités collaboratives intégrées (annuaire, carnet d'adresses, agenda, messagerie, micro‐blogging, partage/archivage de documents, gestion de présence, etc.)[5].

Du Web au Web 2.0[modifier | modifier le code]

L'émergence des réseaux sociaux est liée aux révolutions technologiques et techniques. L'apparition de la technologie AJAX (JavaScript + XML) a permis des interactions plus rapides avec les pages Internet. De ce fait, le nombre de membres de ces réseaux sociaux s'est allongé. D'une part car les interactions étant plus rapides, consulter Internet est devenu plus confortable. Mais d'autre part, car les utilisateurs prennent conscience de leur pouvoir d'interagir sur la toile. C'est ce qui a donné naissance au Web 2.0.

Les inconvénients de ces multiples interactions sont la désorganisation des données. Intervient alors un concept, celui des métadonnées, qui vont permettre de garder des interactions tout en structurant les données (c'est le web sémantique). Comme cela permet l'exploitation des données comme d'un outil, on parle alors de Web service. Ces deux concepts marquent ce que certains nomment le Web 3.0. Les données sont alors plus facilement exploitables par nos outils.

Réseaux sociaux téléphoniques[modifier | modifier le code]

La logique de réseau social, bien que généralement appliquée au monde du web, peut être pensée via différents supports de communication et notamment le téléphone. En rassemblant autour de partage d'expériences, Alter-Ego a été le premier réseau social téléphonique à voir le jour. Après avoir rassemblé autour d'expériences aussi variées que l'addiction, la maternité ou encore les ruptures amoureuses, ce projet a fait naître d'autres initiatives centrées sur la thématique de l'Aidant Familial : Avec nos Proches, du handicap ou encore du territoire et plus spécifiquement sur Belleville avec le projet J'aime Belleville.

Exemples[modifier | modifier le code]

Twitter[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui Twitter a dépassé son but premier en devenant une plateforme d'information sociale, pouvant être utilisé par n'importe quel individu dans le monde. Twitter cristallise l'historique des communications interpersonnelles de millions d'utilisateurs à travers le globe au sein d'une même base de données publique et gratuite.
Twitter est remarquable, par rapport aux autres médias sociaux populaires, par son respect absolu du principe "Keep it Simple, Stupid", qui est tenu pour principal facteur de son succès. Cette facilité d'utilisation agit comme accélérateur de l'information puisque chacun peut aisément se faire relais de l'information pour la diffuser à tous ses contacts.
Twitter est donc devenu un outil de gestion des connaissances très vaste puisqu’il rassemble des millions d'informations chaque jour que chacun peut analyser et décortiquer. Chaque abonné à Twitter est acteur au sein de cet outil puisqu'il apporte de l'information et gère les informations reçues des autres abonnés. Le KM prend ici les formes d'une gestion collective des connaissances.
La naissance des réseaux sociaux, et de Twitter en particulier, a donc modifié les modes de communication, de circulation et de recherche d'informations.
Utilité de l'outil Twitter dans une collectivité sociale
Il est stratégique pour les collectivités (comme pour les organisations au sens large) de profiter et d’utiliser ce nouvel outil facilitant la circulation de l’information et permettant des interactions entre les personnes.
La manière la plus simple et rapide pour les collectivités d’utiliser Twitter est de publier des alertes notifiant des modifications du site Internet.
Au delà des fonctions de diffusion, Twitter repose sur la mise en réseau des acteurs permettant ainsi une nouvelle forme de circulation des informations.
Pour une collectivité, Twitter est l'occasion d'animer un tissu local, de faire connaître des acteurs locaux et ainsi de faire circuler des informations contribuant au dynamisme local (à entendre à plusieurs échelles, ville par exemple).
Exemple : Deux twittos (utilisateurs de Twitter) ont créé un compte pour la ville de Nantes. Leur ancrage sur le terrain apporte une grande réactivité autour de leur tweets. L'utilisation de hashtags (voir article Twitter) spécifiques à la ville et à certains centres d'intérêts permettent aux utilisateurs de Twitter de classer et filtrer les informations auxquelles ils veulent avoir accès.
Exemple de tweet : #Nantes, organisation exposition #photographie par @MDupont à Telendroit.
Cette utilisation de Twitter permet aux utilisateurs d'avoir accès et de diffuser un flot d'information organisé.
Définition d'une stratégie d'adoption de Twitter
L'émergence de Twitter et des réseaux sociaux implique de nouveaux usages, de nouvelles pressions et de nouvelles opportunités.
Il faut communiquer autrement, à savoir écouter les conversations et s'y insérer pour contacter les usagers.
Il faut adopter de nouveaux modes de gouvernance des politiques publiques. Les marques ont bien compris ces points puisqu'elles s'aident des réseaux sociaux pour écouter et impliquer les utilisateurs.
Twitter étant l'un des réseaux sociaux les plus accessibles, puisqu'il est gratuit, simple d'utilisation et conçu dans ce sens.
La stratégie d'adoption de Twitter commence par son observation, pour se familiariser avec le média. Il faut ensuite choisir un nom qui n'est pas déjà utilisé et identifier le #hashtag du territoire.
Une fois ces premières étapes effectuées, il faut développer son audience. L'audience se mesure par le nombre d'abonnés et par le crédit qu'ils vous accordent ainsi que leurs propres influences.
Les leviers majeurs de l'audience sont le temps et l'activité. L'audience est croissante avec le temps car les abonnés se désabonnent peu.
L'audience est aussi croissante avec l'activité, comptée en nombre de Tweets. Attention cependant à ce que l'activité soit de qualité et ne se contente pas de retweeter.
Il faut ensuite développer une offre de services,
  • pour enrichir sa communication par des liens entre son site et Twitter,
  • pour enrichir ses prestations par des fils d'information spécifiques pour communiquer en temps réel,
  • pour enrichir sa relation usagers, améliorer son écoute, échanger de manière plus informelle, répondre à leurs questions...
Analyse et recommandations pour l'utilisation Twitter comme outil de KM dans le secteur public
De nos jours le développement des réseaux sociaux paraît systématique, et les compagnies de type Facebook ou Twitter grandissent et leurs services s’étendent sur tous les pays. Pour le cas de Twitter le secteur public a favorisé son expansion et l’on peut imaginer trois types de scénario pour les années à venir pour ce secteur particulier, sachant que les mêmes tendances s’appliqueraient très certainement à n’importe quel autre secteur.

Un scénario pessimiste où la résistance culturelle et le manque de disponibilité des agents limitent les possibilités de mutation des pratiques collaboratives et de communication, et dont les conséquences seront une perte en efficacité de la communication car l’animation du territoire est portée par des tiers, surtout sachant que la collectivité se retrouve démunie face à des usagers en réseau.

Un scénario probable où Twitter serait principalement utilisé comme un service d'alerte et d'information. Les services publics s'en serviraient progressivement pour tenir informés rapidement leurs usagers d'une évolution des conditions de services et l'institution pour améliorer la communication de proximité. Les conséquences seraient le démarquage de certaines collectivités grâce à un usage efficace et pertinent des médias sociaux, améliorant leur image et la qualité perçue de leur service rendu.

Un scénario optimiste où les collectivités investiraient Twitter pour animer l'hyper local et développeraient une nouvelle proximité avec leurs administrés/usagers ; plus à l'écoute notamment pour améliorer leurs prestations. Les conséquences de ce scénario seraient l’évolution des modes de gouvernance des politiques publiques très progressivement et de manière structurelle. L’opportunité d’aller ou non vers l’adoption vers un système d’information de type Twitter ne se pose plus ; la question reste de choisir une bonne stratégie d’adoption qui reste en accord avec les contraintes sous-jacentes de chaque domaine.

Si nous restons dans l’exemple des services publics, les médias sociaux offrent les meilleures opportunités comme l’enrichissement de l’offre des services publics ou encore l’arrivée progressive de nouveaux mode de gouvernance. Néanmoins, cela présenterait quelque menace sur la privatisation de ce type de plateforme qui rendrait l’état dépendant, et aussi quelques faiblesses comme le problème de l’acculturation ou la capacité des organisations à identifier des représentants ou des interlocuteurs.

Facebook[modifier | modifier le code]

L’utilité pour les entreprises :

Grâce aux réseaux sociaux, les entreprises deviennent plus proches du client, dans la mesure où il y a de la communication dans les deux sens, contrairement aux méthodes traditionnelles de communication.

Sur Facebook l’entreprise peut être informée de l’avis de ses clients à travers des “posts” sur sa page, par exemple concernant le lancement d’un produit. Les feedbacks des clients peuvent être considérés comme des informations qui représentent le besoin du client. Ces idées peuvent être prises en considération par l’entreprise. Une multitude d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs utilisent ce type de communication avec leurs client, par exemple Nokia, Rockstar Games, la PME ZoomFX, etc.

L’entreprise peut aussi compter sur ses salariés présents sur Facebook pour partager des données visant à promouvoir l’image de l’entreprise. Ces données peuvent être des flux de textes, des images, ou des vidéos.

Rendre l’utilisation du réseau social bénéfique en entreprise :

A travers le management des connaissances, une entreprise vise à gérer le savoir et les connaissances qui sont à sa disposition.

Dans ce sens, le réseau social Facebook peut être considéré comme un outil de KM : on peut faire de la gestion de projets à travers Facebook. Dans le cadre d’un projet, les membres de l’équipe seront amenés chaque jour à faire un résumé de ce qu'ils ont réalisé à travers des posts sur le mur du groupe. Il faut pour cela que chacun des membres participants ait un compte Facebook, que l’un des membres de l’équipe crée un groupe puis invite les autres à le rejoindre. Le créateur du groupe se charge aussi de la gestion de la sécurité du groupe en choisissant la confidentialité de la page (privée ou ouverte au public). Dès qu'il y a une nouvelle activité sur le groupe, tous les membres en sont notifiés. Ceci permet aux utilisateurs de suivre l’actualité du groupe et ainsi celle du projet. D’autre part, la communication peut passer elle aussi via Facebook, par exemple l’appel à une réunion peut être posté sur le mur groupe, ou faire l’objet d’un évènement créé sur le groupe. Les plannings du projets aussi y peuvent être communiqués. Ensuite ce réseau social via la section “Documents” permet aux membres de partager des documents. Enfin ce réseau social propose aux adhérents l’échange de messages et de posts hors groupe ainsi que l’envoi d’e-mails, sans passer par une autre plate-forme.

Facebook comme outil de KM :

Facebook est non seulement gratuit, mais il permet aussi la communication entre les différents membres de l’équipe avec des rangs hiérarchiques différents.

Partenariat entre Facebook et Wikipédia :

Facebook et Wikipédia ont signé un partenariat en avril 2010[6]. Ce partenariat permet aux pages communautaires réservées aux activités, aux personnalités et aux passions (Arthur Rimbaud, etc.)d’apparaître sous la forme de pages Wikipédia. Ce partenariat porte sur l’utilisation de la marque Wikipédia (les contenus étant en licence libre, il n’y a pas besoin d’accord pour les utiliser). Facebook y voit comme intérêt d’enrichir le contenu de ses pages et Wikipédia de générer du trafic vers son site.

Contrairement à ce qu'il est possible de faire sur Wikipédia, les utilisateurs de Facebook ne peuvent pas modifier le contenu de ces pages sans passer directement par le site Wikipédia. En revanche, ils peuvent commenter et notifier les erreurs dans les contenus.

Cette nouvelle avancée est très importante pour Facebook. Elle permet à la société créée par Mark Zuckerberg de prendre une place toujours plus importante sur le Web, afin de faire de Facebook un substitut aux moteurs de recherches classiques comme Google ou Yahoo!. En poussant ses utilisateurs à passer plus de temps sur son site en leur donnant un accès direct à une quantité d'information toujours plus importante, Facebook augmente ainsi naturellement ses profits via la monétisation d'audience.

Unlink[modifier | modifier le code]

Un exemple d'outil Francophone. Unlink est un réseau social qui compte plus de 1 millions de membres. Ce réseau social cible les professionnels de l'internet[7]. Il devient de plus en plus populaire en France. Son but est de rassembler les professionnels du web. Les membres partagent leurs informations et échangent entre eux et avec les entreprises présentes. Par ce réseau social, il est possible pour un professionnel de l'internet de connaître plus de personnes et de former des réseaux professionnels.[réf. souhaitée]

Waze[modifier | modifier le code]

Un exemple d'outil collaboratif récent est Waze qui compte plus de 60 millions d'utilisateurs dans le monde.Cette application permet de voir (grâce à la géolocalisation du téléphone) la vitesse des autres utilisateurs sur la route et de connaitre les zones de travaux ou la présence de radars. Ici, chacun peut profiter des informations des autres utilisateurs et vérifier leur véracité, elle est auto-réguler par les utilisateurs. Cet outil change complètement la manière d’appréhender les bouchons et de prendre des décisions au volant, le partage d'informations en temps réel est ici indispensable.

Renren[modifier | modifier le code]

Un exemple d'outil chinois. Renren est un réseaux sociaux qui compte plus de 160 millions de membres. Le cible de ce réseaux sociaux est l'étudiant dans l'université. Par ce réseaux sociaux devient plus et plus populaire en Chine. Ça va changer la façon du partage de l"information parmi tous les étudiants. Comme une révolution informatique. Les membres partage leurs informations et apprennent plus de connaissance par l'autre. Par ce réseaux sociaux, il nous permet de connaître plus de personne, et plus acquérir plus de connaissance.[réf. souhaitée]

En entreprise[modifier | modifier le code]

L'entreprise n'est plus uniquement focalisée sur le partage de connaissances en interne mais utilise également les réseaux grands publics, comme Twitter, Facebook ou encore plus récemment LinkedIn et Viadeo.

Les objectifs de l'utilisation des réseaux sociaux en entreprise sont multiples :

  • créer ou maintenir une relation avec ses clients ;
  • développer le capital social des employés (social networking) ;
  • permettre une bonne circulation de l'information ;
  • augmenter son savoir et savoir-faire (social KM) ;
  • recruter ;
  • organiser des évènements.

LinkedIn[modifier | modifier le code]

LinkedIn se définit comme un réseau de connaissances qui facilite le dialogue entre professionnels. Étant plus axé sur les relations professionnelles que personnelles que ses prédécesseurs, ce réseau social a pu s'imposer comme un fort outil de communication et de gestion de la connaissance. D'ailleurs, Selon Reid Hoffman, président et cofondateur : « MySpace, c’est le bar, Facebook, c’est le barbecue au fond du jardin, et LinkedIn, c’est le bureau. ». Cette image davantage sérieuse permet de créer des relations de confiance entre des professionnels, des étudiants et des entreprises afin que chacun puisse mobiliser ces ressources en ligne pour acquérir ou développer de nouvelles idées, obtenir des opportunités d'emploi, bénéficier des communautés d'experts qui existent sur le réseau, faire du crowdsourcing (pour les entreprises principalement), etc.

Viadeo[modifier | modifier le code]

Viadeo est le concurrent français de LinkedIn, c'est un réseau qui s'adresse principalement aux professionnels souhaitant augmenter leurs perspectives d'affaires (recherche de nouveaux clients, partenaires ou fournisseurs…), gérer et développer leur réseau de contacts professionnels et accroître leurs perspectives de carrière (être chassé, accroître leur visibilité).

Comme d'autres réseaux sociaux professionnels sur le Web, les principaux usages de la plateforme Viadeo sont :

  • La création et la gestion de son profil professionnel (rédiger un curriculum vitæ, mettre à jour ses activités, etc.).
  • La création et la gestion de son réseau (se lier à d'autres utilisateurs, recommander un utilisateur à un autre, etc.). Les utilisateurs, notamment les commerciaux, peuvent s’en servir pour trouver des prospects[8].
  • Un meilleur référencement sur les moteurs de recherche, en fonction de la popularité de la plateforme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. dans « Class and Committees in a Norwegian Island Parish », Human Relations
  2. (fr) « Numéro Spécial RAM 2011 - Thème: Les Médias Sociaux », sur www.afm-marketing.org (consulté le 14 septembre 2010)
  3. https://www.facebook.com/notes/facebook-data-team/anatomy-of-facebook/10150388519243859
  4. Fadhila Brahimi, Expertise : de l'utilité des réseaux sociaux, Revue Échanges de la DFCG, juin 2010, page 16.
  5. Source : étude de MARKESS International « Solutions en réponse aux nouveaux enjeux RH : Réseaux sociaux, dématérialisation, applications mobiles… - France, 2012-2014 »
  6. http://www.blogoergosum.com/14532-facebook-wikipedia-partenariat
  7. « Unlink - Réseau social », sur http://unlink.fr/,‎ 2015
  8. Méthodes de prospection sur Viadeo

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • E. Lazega, Réseaux sociaux et structures relationnelles ; Paris; Que sais-je? no 3399, PUF, 1998
  • Pierre Mercklé, les réseaux sociaux, les origines de l’analyse des réseaux sociaux, CNED, ens-lsh, 2004 [lire en ligne] [PDF]
  • Hardt, Michael et Antonio Negri, Multitude, La Découverte, Paris, 2004
  • Pierre Musso, Critique des réseaux, PUF, Paris. 2003.
  • Serge Proulx, La révolution Internet en question, Québec-Amérique, Montréal, 2004
  • Clay Shirky, « Group as User : Flaming and the Design of Social Software », 2004 [lire en ligne]
  • Tönnies, Ferdinand (1887, 1992), Communauté et société (première édition : 1887), extraits repris dans : Karl van Meter, La sociologie, coll. « Textes essentiels », Larousse, Paris, p. 195-211.
  • Romain Rissoan (2012), Les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, LinkedIn, Viadeo - Comprendre et maîtriser ces nouveaux outils de communication, Eni, 2011
  • Edelihan & Woodi (2011), L'avatar de l'homme sage, petit traité sur le réseau social numérique (ISBN 9781291086690).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Source externe[modifier | modifier le code]