Jean-Jacques Annaud
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les conventions filmographiques. Pour plus d'informations, voyez le projet associé.
|
Jean-Jacques Annaud
Jean-Jacques Annaud en 1998 par le Studio Harcourt, Paris.
| Naissance | 1er octobre 1943 Juvisy-sur-Orge, France |
|---|---|
| Nationalité | |
| Profession | Réalisateur |
| Films notables | Coup de tête La Guerre du feu Le Nom de la rose L'Ours Sept ans au Tibet Stalingrad Deux Frères |
Jean-Jacques Annaud, né le 1er octobre 1943 à Juvisy-sur-Orge (Essonne), est un réalisateur français.
Sommaire |
Biographie[modifier]
Jean-Jacques Annaud, fils d’un cheminot de la banlieue parisienne, est issu d’un milieu modeste. Son héros est Jean Renoir qui poussait à comprendre les raisons de l’autre. Il fait des études de lettres et de grec ancien. Après avoir suivi l’enseignement de l’École Louis-Lumière, puis de l’IDHEC, il fait ses armes en réalisant des films publicitaires. Il obtient l’oscar du meilleur film étranger en 1976 pour son premier film, la Victoire en chantant. Jean-Jacques Annaud est alors sollicité pour réaliser Coup de tête, écrit par Francis Veber et interprété par Patrick Dewaere.
Il s'attaque ensuite à des projets coûteux et ambitieux tels que La Guerre du feu (1981) ou bien encore L'Ours (1988), deux films pour lesquels il reçoit le césar du meilleur réalisateur, et montre un savoir-faire de technicien solide quand il adapte Le Nom de la rose d’Umberto Eco en 1986 ou L'Amant de Marguerite Duras en 1992.
Bien que souffrant souvent d’une mauvaise presse, il est réputé pour être perfectionniste et un technicien hors pair, s’attachant à superviser lui-même chaque étape de la fabrication de ses films (et de leur portage sur DVD).
Cet amateur de nature aime les religions animistes et païennes qui font voir que nous sommes issus de la même souche, et se définit comme anticolonialiste. Sauf Coup de tête, ses films renvoient au passé. Il aime visiter des lieux qu’on ne verrait pas ailleurs qu’au cinéma. Il aimerait tourner un film de science-fiction, mais n’a pas encore trouvé le bon sujet. Henri Verneuil, en 1995, disait qu’on ne parlait guère des grands réalisateurs que sont Jean-Jacques Annaud et Luc Besson.
Le 21 novembre 2007, il est élu à l’Académie des beaux-arts au fauteuil de Gérard Oury (1919-2006), dont il prononce l'éloge lors de sa réception sous la Coupole, le 28 mars 2012.
En 2012 il est président du jury du 16e Festival international du film de Shanghai.
Filmographie[modifier]
Réalisateur[modifier]
- 1976 : La Victoire en chantant, nouvelle sortie en 1977 sous le titre Noirs et Blancs en couleurs
- 1979 : Coup de tête
- 1981 : La Guerre du feu
- 1986 : Le Nom de la rose
- 1988 : L’Ours
- 1992 : L’Amant
- 1995 : Guillaumet, les ailes du courage (Wings of courage) (premier film de fiction utilisant le procédé IMAX)
- 1997 : Sept ans au Tibet (Seven years in Tibet)
- 2001 : Stalingrad (Enemy at the gates)
- 2004 : Deux Frères (Two Brothers)
- 2007 : Sa Majesté Minor
- 2011 : Or Noir (Black Gold)
Scénariste[modifier]
- 1978 : Je suis timide mais je me soigne, réalisé par Pierre Richard
Producteur[modifier]
- 1999 : Crinière au vent, une âme indomptable (Running free), réalisé par Sergei Bodrov
Récompenses[modifier]
- 1979 : Prix du meilleur film publicitaire pour la TV pour son spot Le train pour la marque Kelton
- 1976 : Oscar du meilleur film en langue étrangère pour La victoire en chantant
- 1981 : César du meilleur film et du meilleur réalisateur pour La Guerre du feu
- 1986 : César du meilleur film étranger pour Le Nom de la rose
- 1989 : César du meilleur réalisateur pour L’Ours