Michael Caine

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Michael Caine, né Maurice Joseph Micklewhite Jr. le 14 mars 1933 à Londres, est un acteur et un producteur britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille pauvre du sud de Londres, Maurice Micklewhite se passionne très tôt pour le théâtre. À 18 ans, il est enrôlé dans les forces britanniques et est envoyé en Corée. À son retour, il exerce quelques petits jobs (garçon de course, accessoiriste…) et joue dans des théâtres régionaux. Il participe également à de très nombreuses pièces pour la télévision. Il adopte rapidement un nom de scène, en référence à son film préféré, Ouragan sur le Caine (1954) de Edward Dmytryk.

C'est en 1956 qu'il fait ses débuts au cinéma, dans Commando en Corée de Julian Amyes. Après une quinzaine d'apparitions, il se retrouve enfin en haut de l'affiche avec Zoulou (1964) de Cy Endfield. Mais c'est l'année suivante qu'il connaît la consécration pour Ipcress - Danger immédiat (1965), film d'espionnage dans lequel il interprète Harry Palmer, un agent secret à l'opposé de James Bond. Il reprend ce rôle dans Mes funérailles à Berlin et Un cerveau d'un milliard de dollars. À la même époque, il assoit définitivement sa notoriété avec Alfie le dragueur, une prestation de séducteur pour laquelle il reçoit une nomination aux Oscars, et Que vienne la nuit d'Otto Preminger, aux côtés de Jane Fonda.

À partir des années 1970, il tourne davantage aux États-Unis sans pour autant devenir une grande star hollywoodienne. Soldat anglais combattant aux Nouvelles Hébrides pendant la Deuxième Guerre mondiale dans Trop tard pour les héros (1970), il est un gangster réclamant vengeance dans La Loi du milieu (1971), un coiffeur piégé par le mari de sa maîtresse dans Le Limier (1972) ainsi qu'un chasseur de trésor dans L'Homme qui voulut être roi (1975). Durant la décennie suivante, Michael Caine continue de tourner à un rythme effréné. Parmi ses performances marquantes : celles d'un psychiatre dans Pulsions (1980), d'un dramaturge mal intentionné dans Piège mortel (1982) ou d'un entraîneur de football dans un camp de prisonniers allemand dans A nous la victoire (1981) de John Huston.

Frôlant l'Oscar pour L'Éducation de Rita en 1984, il remporte la fameuse statuette en 1987 en donnant la réplique à Mia Farrow dans Hannah et ses sœurs de Woody Allen. Capable d'autodérision, il se montre également à l'aise dans la comédie, enchaînant C'est la faute à Rio (1984), Le Plus escroc des deux (1988) et Élémentaire, mon cher… Lock Holmes (id.), où il campe un Sherlock Holmes plutôt inhabituel (dans cette parodie, il se montre peureux et c'est le docteur Watson/Ben Kingsley qui est le véritable cerveau). En 1995, il tourne coup sur coup deux films dans lesquels il reprend le rôle d'Harry Palmer : Bullet to Beijing de Georges Mihalka et Midnight in St Petersburg de Douglas Jackson.

En 1987, il interprète le rôle d'un agent secret dans Le quatrième protocole, où il combat un espion de l'ex-URSS, campé par Pierce Brosnan.

On le voit ensuite aux côtés de Jack Nicholson dans Blood and wine (1996), d'Ewan McGregor dans Little voice (1998) et de Geoffrey Rush dans Quills - la plume et le sang (2000). En 2000, il remporte un deuxième Oscar, toujours pour un second rôle, grâce à L'Œuvre de Dieu, la part du diable de Lasse Hallström. Il fut anobli par la reine Élisabeth II cette année. Acteur vétéran, la jeune génération le réclame comme partenaire de jeu : Sandra Bullock pour Miss Détective (2001), Mike Myers pour Austin Powers dans Goldmember (2002) et Brendan Fraser pour Un Américain bien tranquille (2003). Norman Jewison le dirige en ancien tortionnaire nazi dans le thriller Crime contre l'Humanité en 2003.

Père de Nicolas Cage dans The Weather Man, il se spécialise, depuis quelques années, dans les rôles de mentor, que ce soit dans l'adaptation de la série Ma sorcière bien-aimée, Les Fils de l'homme d'Alfonso Cuarón, ou Batman Begins dans lequel il reprend le rôle du majordome de Bruce Wayne/Batman, Alfred Pennyworth (tenu, avant lui, par Michael Gough), et collabore pour la première fois avec Christopher Nolan et Christian Bale, qu'il retrouve ensuite à l'occasion de The Prestige, de The Dark Knight : Le Chevalier noir, suite des aventures de l'homme chauve-souris, et d'Inception. Opposé à Laurence Olivier dans Le Limier, en 1972, Michael Caine reprend aujourd'hui le rôle tenu par ce dernier, dans le remake réalisé par Kenneth Branagh, tandis que Jude Law se glisse, pour la seconde fois (après Irrésistible Alfie) dans la peau d'un personnage créé par celui qui s'oppose à lui dans le film.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Sir Michael Caine Au concert du Prix Nobel de la paix en 2008.

Acteur[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Oscar[modifier | modifier le code]

Golden Globe[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Doublage français[modifier | modifier le code]

et aussi :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Le groupe anglais Madness lui consacre en 1984 une chanson My Name Is Michael Caine dans leur album Keep mooving.

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Emma Andrews, The Films of Michael Caine, Barnden Castel Williams Ltd, 1974, 47 p.
  • (en) Anne Billson, My Name Is Michael Caine : A Lifetime in Films. Muller, 1991, 192 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. London Gazette : n° 52952, p. 7, 13-06-1992
  2. London Gazette : n° 55879, p. 1, 19-06-2000
  3. Ministère de la culture : [1], 06-01-2011

Liens externes[modifier | modifier le code]