Quoi de neuf, Pussycat ?

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Quoi de neuf, Pussycat ? (What's New, Pussycat?) est un film américain, réalisé par Clive Donner, sorti sur les écrans en juin 1965 (en France en janvier 1966).

Synopsis[modifier | modifier le code]

Michael James, rédacteur en chef d'une revue féminine à Paris, est un séducteur invétéré. Malgré son amour pour Carole Werner, il ne peut ignorer les femmes avenantes qui l'entourent. Pensant qu'il a un problème, il consulte le psychiatre Fritz Fassbender. Ironie du sort, celui-ci souffre d'un complexe de frustration. Un ami de Michael, Victor Shakapopulis, est transi d'amour pour Carole. Cette dernière attend de Michael qu'il la demande en mariage. Mais celui-ci rencontre tour à tour Liz et Renée. Excédée, Carole décide de donner de faux espoirs à Victor dans le but de rendre jaloux Michael.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Peter Sellers, ici en compagnie de l'actrice suédoise Britt Ekland, en 1964

Production[modifier | modifier le code]

L'actrice Capucine en 1962

C'est l'acteur Warren Beatty qui est à l'origine du projet[1]. Dans le début des années 1960, après le son rôle prometteur dans La Fièvre dans le sang d'Elia Kazan, sa carrière n'avance plus et, alors qu'il se voit comme un héritier de James Dean et de Marlon Brando, il ne comprend pas pourquoi il est simplement considéré comme un play-boy par les professionnels du cinéma américain[1]. Il a l'idée de Quoi de neuf, Pussycat ?, une comédie qui traiterait de la « détresse » d'un séducteur[1]. Il commence alors à écrire avec son ami le producteur Charles K. Feldman dont il espère qu'il produira le film[1]. Warren Beatty insiste auprès de lui pour qu'il ne donne pas de rôle à sa compagne du moment, la française Capucine (Feldman est connu pour faire engager ses conquêtes sur les films sur lesquels il travaille)[1].

Cherchant un troisième coscénariste qui puisse insuffler au film la drôlerie qui lui est nécessaire, il proposent à Woody Allen, qui est alors un humoriste qu'ils ont vu dans un club et qui commence à être connu, de travailler avec eux[1]. Feldman lui propose 30 000 dollars, Allen en veut 40 000 mais il accepte finalement le prix de Feldman à condition d'avoir un rôle dans le film[1].

Voyant que le personnage féminin du film devient de plus en plus « français » (Capucine tiendra effectivement le premier rôle féminin) et que le personnage devant être joué par Woody Allen prend trop d'importance au détriment du sien, Warren Beatty quitte brutalement le projet en imaginant que les deux autres vont lui demander de revenir, ce qu'ils ne font pas[1].

Accueil[modifier | modifier le code]

Le film est un grand succès[1].

Woody Allen se sentira néanmoins assez frustré du résultat, pensant que le film aurait été meilleur s'il l'avait écrit seul et réalisé[1]. Cette expérience l'incitera à prendre un meilleur contrôle sur ses projets suivants[1].

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Le personnage que joue Capucine s'appelle Mme Lefebvre. Il s'agit de son véritable nom.
  • Woody Allen est doublé par Jacques Jouanneau et conduit dans ce film une rarissime Cord 810 cabriolet.
  • Françoise Hardy admettra plus tard avoir essentiellement accepté sa petite apparition à la toute fin du film dans l'espoir de rencontrer Peter O'Toole. Elle avouera aussi hélas n'avoir gardé aucun souvenir de cette rencontre.
  • En répétant le petit discours de son personnage d'hôtelier à propos des relations extra-conjugales de sa clientèle, Jacques Balutin, qui devait plusieurs fois employer le verbe anglais "cheat on" ("tromper"), commença par mal le prononcer, lui donnant malgré lui un sens autrement plus scabreux et provoquant l'intarissable hilarité de son partenaire Peter O'Toole.
  • un immeuble d' Hector Guimard sert de décor au film (la maison du psychanaliste) : le Castel Henriette, qui sera détruit en 1969.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Peter Biskind, Le Nouvel Hollywod, Le Cherche Midi (réédité en Points),‎ 2006, 692 p. (ISBN 978-2-7578-0427-8), p. 25-28.

Liens externes[modifier | modifier le code]