Pietro Tenerani

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Pietro Tenerani

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Portrait de Pietro Tenerani par Francesco Gaj (1835- 1907)

Naissance 11 novembre 1789
Torano, Carrare
Décès 14 décembre 1869 (à 80 ans)
Rome
Nationalité Drapeau de l'Italie Italie
Profession sculpteur
Formation
Conjoint
Lilla Montobbio
Descendants
Faustina,
Enrichetta,
Carlo Tenerani

Pietro Angiolo Tenerani (Carrare, 11 novembre 1789palazzo Tenerani de Rome, 14 décembre 1869) est un sculpteur italien, signataire du manifeste du Purisme italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pietro Tenerani est né à Carrare, de renommée mondiale pour son marbre blanc, où la vie artistique fut de tous temps, riche et intense. Issu d'une famille de la noblesse italienne, il est le fils de Ceccardo Filidei Tenerani et de Maria Antonia Marchetti, sœur de Pietro Marchetti di Carrara architecte et professeur de sculpture. Son frère Giuseppe Tenerani est également sculpteur et fut comme lui l'élève de Bertel Thorvaldsen[1]. Sa fille Faustina est l'épouse du comte Hervé de Saisy de Kérampuil, homme politique français et son fils Carlo Tenerani est un ingénieur et un architecte passionné d'art et de photographie.

Pietro Tenerani est formé à partir de 1803 par Lorenzo Bartolini à l'Académie des Beaux-Arts de Carrare où il est aussi influencé par son oncle, Pietro Marchetti (actif 1789-1850) et par le peintre français Jean-Baptiste Frédéric Desmarais (1756-1813). Tenerani obtient en 1813 une bourse pour étudier à Rome et s'y installe en 1814. Il prend notamment des cours de peinture de nu à l'Académie de France et fréquente l'atelier de Gaspare Landi. Comme test fondamental de tout futur sculpteur, il exécute une copie de l'un des Dioscure - colossale statue antique de Castor et Pollux située sur le Monte Cavallo et maintenant sur la Piazza del Quirinale - mais détruit sa copie. Il restera à Rome toute sa vie où il sera l'élève d'Antonio Canova et de Bertel Thorvaldsen.

Il reçoit en 1816 une reconnaissance importante en remportant le Premio dell'Anonimo, institué par Canova, pour son très estimé Rédempteur Ressuscité. Il entre en contact à la fin 1815 avec Bertel Thorvaldsen avec qui il travaille dans son studio de la Piazza Barberini. Il devient célèbre avec sa Psyché Abandonnée (vers 1817, Galleria d'Arte Moderna, Florence).

On peut contempler ses œuvres dans les grands musées du monde entier. Il fut sollicité par les personnalités (comme Madame Récamier[2]), les prélats et les chefs d'État de toute l'Europe. Parmi les sculptures illustrant la mythologie classique, on peut noter la Flora , la Psiche svenuta (Psyché évanouie) et la Psiche abbandonata (1817), toutes caractérisées par une sculpture très lisse et délicate.

Il est signataire du manifeste du Purisme italien (1843). Il réalise en 1846 un bronze monumental à l'effigie de Simón Bolívar à Bogota.

Il est président de l'Accademia di San Luca (1856-1859; 1867-1869), président des Musées du Capitole (1858) et directeur des Musées du Vatican à partir de 1860.

Tombeau de Tenerani, 1869, Basilique Sainte-Marie-des-Anges-et-des-Martyrs, Rome
Tombeau de sa femme, Lilla Montobbio, 1886

Œuvres[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

  • Après une visite à l'atelier de l'artiste, Stendhal note : « Il y a du talent, même de l'originalité, utinam vis fuisset ! »[3]
  • Antoine Claude Pasquin, dans ces Voyages historiques et littéraires... parle de de cette Psyché, « ouvrage des plus gracieux et des plus poétiques de la sculpture moderne de l'Italie .»[4]

Titres, Décorations[5][modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Thorvaldsens Museum de Copenhague
  2. Souvenirs et correspondance tirés des papiers de madame Récamier, publié par Amélie Lenormant, Ed. Michel Lévy frères, t. 2, 1859
  3. Promenades dans Rome, Ed. Martineau t. 1, p. 53
  4. Voyages historiques et littéraire, Ed. de 1832, t. III, p. 137
  5. Il Buonarrotti Scritti, B. Gasparoni, vol.IV, Rome, 1869