Giverny

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Giverny
Vue du village par Theodore Robinson en 1889.
Vue du village par Theodore Robinson en 1889.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Écos
Intercommunalité Communauté d'agglomération des Portes de l'Eure
Maire Claude Landais
Code postal 27620
Code commune 27285
Démographie
Gentilé Givernois
Population
municipale
501 hab. (2011)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 37″ N 1° 31′ 48″ E / 49.0769444444, 1.53 ()49° 04′ 37″ Nord 1° 31′ 48″ Est / 49.0769444444, 1.53 ()  
Altitude Min. 10 m – Max. 139 m
Superficie 6,46 km2
Localisation

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Giverny est une commune française, située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie. Elle est surtout connue pour la maison et les jardins du peintre impressionniste Claude Monet (1840-1926). Ses habitants sont appelés les Givernois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 5 km environ à l'est de Vernon au confluent de la Seine et de l'Epte. Elle se trouve aux portes du Vexin normand. Giverny fait partie de la Communauté d'agglomération des Portes de l'Eure (la Cape).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est mentionné vers 1025 sous la forme latinisée Giverniacum[1].

Il s'agit d'un nom de domaine gaulois ou gallo-roman *GABRINIACU, composé avec le suffixe *-ACU, autrement -acon en gaulois, d'origine celtique *-āko(n)[2].

François de Beaurepaire[3] suggère le nom de personne bas latin *Gabrinius, non attesté, que l'on retrouverait dans Givraines (Loiret). Le [ʒ] initial au lieu du [g] normanno-picard, s'explique par la situation de Giverny au sud de la ligne Joret.

Xavier Delamarre mentionne cependant le nom de personne gaulois ou gallo-roman Gabrinus, dérivé du gaulois gabros, gabra « chevreuil », « chèvre » (cf. vieil irlandais gabor, bouc ; gallois gafr, chèvre ; vieux breton gabr, chèvre)[4]. On peut considérer alors qu'il s'agit de l’anthroponyme Gabrinus, suivi du suffixe -i-acum, forme allongée d’acum.

Le thème gabro- se retrouve dans Gevry, Givry, Gièvres, Gabriac, etc.

Par contre, l'équivalent basé sur le nom latin de la chèvre, caper, d'où Caprinus, Caprinius se retrouve dans les Cheverny, Chevregny (Aisne, Capriniacum 893)[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse a été fondée sous les Mérovingiens et l'église placée sous le vocable de sainte Radegonde.

En 863, le roi Charles II le Chauve reconnaissait aux moines de l'abbaye de Saint-Denis-le-Ferment la possession de Giverny.

Au XIe siècle, le fief et l'église de Giverny revinrent à l'abbaye de Saint-Ouen à Rouen. Au Moyen Âge, plusieurs seigneurs se succédèrent mais ils restaient toujours les vassaux du prieur de Saint-Ouen.

Il existait alors plusieurs monastères, l'un d'entre eux était situé à l'emplacement de la maison dite le Moûtier, tandis que la propriété dite La Dîme doit son nom à une grange dîmière qui servait de lieu de perception de l'impôt à l'abbaye jusqu'à la Révolution.

Il s'y trouvait aussi une léproserie.

À la Révolution, c'est la famille Le Lorier qui possédait les terres de Giverny. Monsieur Le Lorier fut d'ailleurs le premier maire du village en 1791.

Plus récemment :

  • 1883 : Claude Monet s'installe dans le village, dans une maison qu'il loue puis achète en 1890. Il en modifie la forme et réaménage complètement le verger en jardin fleuri. Il fera creuser en 1893, sur un bras de l'Epte, le bassin aux nénuphars au bord duquel il peindra les « Nymphéas ». Mort le , il est enterré dans le cimetière qui jouxte l'église.
  • À la même époque, plusieurs peintres, notamment américains, s'installent au village. Certains deviennent amis avec Claude Monet.
  • 1992 : la Terra Foundation for American Art inaugure le musée d'art américain.
  • 1996 : Visite de Hillary Clinton, épouse du président des États-Unis.
  • 2001 : Mort de Gérald van der Kemp qui a rénové la maison et les jardins de Monet. Il est enterré non loin de ce dernier.
  • 2007 : Visite de l'Empereur du Japon.
  • 2009 : le musée d'art américain devient le musée des impressionnismes Giverny.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Claude Landais   Directeur de logistique retraité
mars 2001 2008 Guy Colombel PS Retraité
1945 1953 René Mayer Rad. Président du Conseil, ministre, conseiller général, député de Constantine
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 501 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
422 430 327 407 396 417 406 378 348
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
334 354 340 328 306 279 277 305 291
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
250 313 273 243 309 298 276 304 372
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
363 386 509 502 548 524 508 506 501
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Événements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La maison de Claude Monet vue du jardin
Le bassin aux nymphéas de Claude Monet
Le pont japonais côté étang
Le pont japonais côté bief
La propriété fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [8].

Périphrase désignant Giverny[modifier | modifier le code]

  • Le village des peintres, en cours de classement avec la commune voisine de Vernon sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard,‎ 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 117
  2. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, errance 1994.
  3. Ibidem
  4. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 172 - 173.
  5. François de Beaurepaire, Op. cité.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. « Notice no PA00099435 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Notice no PA00099434 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no IA00017234 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marina Bocquillon-Ferretti, Le Jardin de Monet à Giverny, l'invention d'un paysage, 5 continents,‎ 2009
  • Marc Elder, Giverny, chez Claude Monet, Le Livre d'Histoire,‎ 2009, 176 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]