Giverny
| Giverny | ||
Vue du village par Theodore Robinson en 1889. |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Haute-Normandie | |
| Département | Eure | |
| Arrondissement | Les Andelys | |
| Canton | Écos | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération des Portes de l'Eure | |
| Maire Mandat |
Claude Landais 2008-2014 |
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| Code postal | 27620 | |
| Code commune | 27285 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Givernois | |
| Population municipale |
500 hab. (2010) | |
| Densité | 77 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 10 m — Max. 139 m | |
| Superficie | 6,46 km2 | |
| Localisation | ||
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Giverny est une commune française, située dans le département de l'Eure et la région Haute-Normandie. Elle est surtout connue pour la maison et les jardins du peintre impressionniste Claude Monet (1840-1926). Ses habitants sont appelés les Givernois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune est située à 5 km environ à l'est de Vernon au confluent de la Seine et de l'Epte. Elle se trouve aux portes du Vexin normand. Giverny fait partie de la Communauté d'agglomération des Portes de l'Eure (la Cape).
Toponymie [modifier]
Le village est mentionné vers 1025 sous la forme latinisée Giverniacum[1].
Il s'agit d'un nom de domaine gaulois ou gallo-roman *GABRINIACU, composé avec le suffixe *-ACU, autrement -acon en gaulois, d'origine celtique *-āko(n)[2].
François de Beaurepaire[3] suggère le nom de personne bas latin *Gabrinius, non attesté, que l'on retrouverait dans Givraines (Loiret). Le [ʒ] initial au lieu du [g] normanno-picard, s'explique par la situation de Giverny au sud de la ligne Joret.
Xavier Delamarre mentionne cependant le nom de personne gaulois ou gallo-roman Gabrinus, dérivé du gaulois gabros, gabra « chevreuil », « chèvre » (cf. vieil irlandais gabor, bouc ; gallois gafr, chèvre ; vieux breton gabr, chèvre)[4]. On peut considérer alors qu'il s'agit de l’anthroponyme Gabrinus, suivi du suffixe -i-acum, forme allongée d’acum.
Le thème gabro- se retrouve dans Gevry, Givry, Gièvres, Gabriac, etc.
Par contre, l'équivalent basé sur le nom latin de la chèvre, caper, d'où Caprinus, Caprinius se retrouve dans les Cheverny, Chevregny (Aisne, Capriniacum 893)[5].
Histoire [modifier]
La paroisse a été fondée sous les Mérovingiens et l'église placée sous le vocable de sainte Radegonde.
En 863, le roi Charles II le Chauve reconnaissait aux moines de l'abbaye de Saint-Denis-le-Ferment la possession de Giverny.
Au XIe siècle, le fief et l'église de Giverny revinrent à l'abbaye de Saint-Ouen à Rouen. Au Moyen Âge, plusieurs seigneurs se succédèrent mais ils restaient toujours les vassaux du prieur de Saint-Ouen.
Il existait alors plusieurs monastères, l'un d'entre eux était situé à l'emplacement de la maison dite le Moûtier, tandis que la propriété dite La Dîme doit son nom à une grange dîmière qui servait de lieu de perception de l'impôt à l'abbaye jusqu'à la Révolution.
Il s'y trouvait aussi une léproserie.
À la Révolution, c'est la famille Le Lorier qui possédait les terres de Giverny. Monsieur Le Lorier fut d'ailleurs le premier maire du village en 1791.
Plus récemment :
- 1883 : Claude Monet s'installe dans le village, dans une maison qu'il loue puis achète en 1890. Il en modifie la forme et réaménage complètement le verger en jardin fleuri. Il fera creuser en 1893, sur un bras de l'Epte, le bassin aux nénuphars au bord duquel il peindra les « Nymphéas ». Mort le 5 décembre 1926, il est enterré dans le cimetière qui jouxte l'église.
- À la même époque, plusieurs peintres, notamment américains, s'installent au village. Certains deviennent amis avec Claude Monet.
- 1992 : la Terra Foundation for American Art inaugure le musée d'art américain.
- 1996 : Visite de Hillary Clinton, épouse du président des États-Unis.
- 2001 : Mort de Gérald van der Kemp qui a rénové la maison et les jardins de Monet. Il est enterré non loin de ce dernier.
- 2007 : Visite de l'Empereur du Japon.
- 2009 : le musée d'art américain devient le musée des impressionnismes Giverny.
Administration [modifier]
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 500 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Événements [modifier]
- Salon international du pastel ( ART du PASTEL en FRANCE ) chaque année fin mai début juin
- Musique de chambre à Giverny (festival international de musique de chambre fin août-début septembre)
- Festival de Giverny, festival de musiques actuelles, présente des auteurs compositeurs interprètes. Courant septembre.
- La Normandie et le Monde, Festival International de cinéma de Vernon (début juillet, au musée des impressionnismes).
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Leni Escudero (ou Leny Escudero) (né le 5 novembre 1932), chanteur, résident du village.
- Patrick Balkany né en 1948 et Isabelle Smadja né en 1947, maire de Levallois-Perret possèdent une propriété de 4 ha sur laquelle se trouvent un moulin sur le ruisseau "l'Aunette" et d'autres dépendances. En ce lieu,le couple utilisa du personnel municipal en qualité de domestiques.Pour ce fait de prise illégale d'intérêts,Patrick Balkany fut condamné en mai 1996 par le tribunal correctionnel de Nanterre à quinze mois de prison avec sursis,200.000 francs d'amende et deux ans d'inéligibilité.
- René Mayer (1895-1972), ancien Président du Conseil, ancien ministre, écrivain, maire du village, qui a vécu au hameau de Falaise.
- Claude Monet, peintre impressionniste, y est décédé le 5 décembre 1926.
- Jean-Marie Toulgouat (né à Giverny le 15 septembre 1927 - mort à Giverny le 10 janvier 2006), peintre.
- Germain Delavigne (1790-1868), auteur dramatique, né le 11 février 1790 à Giverny.
Culture et patrimoine [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- La maison et les jardins de Claude Monet. Les jardins ont reçu le label « jardin remarquable ».
- La propriété fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 6 avril 1976[8].
- Le musée des impressionnismes Giverny expose les oeuvres originales des plus grands noms du courant impressionniste, notamment la colonie de peintres de Giverny et de la vallée de la Seine.
- L'ancien Hôtel Baudy et sa roseraie, où se réunissaient les peintres.
- L'église Sainte-Radegonde fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 avril 2009[9]. Auparavant, l'abside et le pignon sud étaient inscrits partiellement en date 26 décembre 1927[10].
Périphrase désignant Giverny [modifier]
- Le village des peintres, en cours de classement avec la commune voisine de Vernon sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
Galerie [modifier]
-
The House in Giverny, Frederick Carl Frieseke, 1912. Collection Carmen Thyssen-Bornemisza, en depôt au Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3) (OCLC 9675154), p. p. 117
- Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, errance 1994.
- Ibidem
- Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 172 - 173.
- François de Beaurepaire, Op. cité.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PA00099435, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00099434, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no IA00017234, base Mérimée, ministère français de la Culture
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Marina Bocquillon-Ferretti, Le Jardin de Monet à Giverny, l'invention d'un paysage, 5 continents, 2009
- Marc Elder, Giverny, chez Claude Monet, Le Livre d'Histoire, 2009, 176 p.
Articles connexes [modifier]
- Hameau de Falaise, hameau de Giverny
- Vernon, commune voisine en cours de classement avec Giverny sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
- Musée des impressionnismes Giverny.
- Liste de périphrases désignant des villes.
