Henry Moore

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Henry Spencer Moore, né le 30 juillet 1898 à Castleford (Comté de Yorkshire) et mort le 31 août 1986 à Much Hadham (Comté de Hertfordshire), est un sculpteur britannique.

Issu d'une famille de mineurs, il devient célèbre grâce à ses grandes sculptures abstraites en bronze et en marbre taillé. Solidement soutenu par la communauté artistique britannique, Moore contribue à introduire une forme particulière de modernisme au Royaume-Uni, en s'inspirant des styles dits primitifs de civilisations anciennes tels que le style minoen, assyrien, babylonien, romano-gothique, observés au British Museum, et plus tard, de l'art maya

Son talent est reconnu dès 1950, année où il est élu membre de l'académie royale suédoise des beaux-arts. Il est ensuite nommé docteur honoris causa dans un grand nombre d'universités à travers le monde[note 1]. Ses œuvres ont atteint une cote très élevée sur le marché mondial dès que Sotheby's et Christie's ont pu reprendre leur activité normale après la guerre à Londres et à New York. Cependant, Moore vivait modestement et la plus grande partie de sa fortune a été versée à la Fondation Henry Moore, qui continue à soutenir l'éducation et la promotion artistiques.

La plupart de ses sculptures représentent une silhouette couchée, souvent féminine, parfois percée d'un rond dans le corps surtout à partir des années 1960. Moore a été inspiré par l'art toltèque - notamment par une sculpture maya connue sous le nom de « Chac Mool », dont il a vu une reproduction en plâtre à Paris en 1925. De plus en plus monumentales, de plus en plus abstraites, parfois désarticulées, les sculptures de l'artiste ont fait l'objet de commandes officielles notamment la Montagne unique du City Center de Dallas, bronze, 1 219 cm, également connue sous le nom de Dallas piece[1].

Moore a également réalisé un grand nombre de dessins, certains réunis en carnets, dont le plus célèbre est le Carnet de l'abri, conservé au British Museum, dont les dessins ont été fait dans les abris pendant les bombardements de Londres.

Henry Moore by Lothar Wolleh


Biographie[modifier | modifier le code]

Pièce fermant à clé (titre original : Locking Piece) par Henry Moore, située à Millbank sur les rives de la Tamise à Londres. Sculptée en 1963 et présentée par l'artiste en 1978 à la Galerie Tate, cette pièce a été prêtée à la ville de Westminster.

Le début de sa vie[modifier | modifier le code]

Moore naît à Castleford (dans le West Yorkshire), septième des huit enfants de Raymond Spencer Moore et Mary Baker. Son père est ingénieur des mines, et sous-directeur de la mine de charbon Wheldale à Castleford (une version controversée[2]). Autodidacte, il s'intéresse à la musique et à la littérature, et perçoit l'éducation formelle comme un itinéraire de progression.

Pendant ses études secondaires, il est encouragé par son professeur d'art, une jeune femme fraîchement nommée au collège de Castleford : Alice Goldstick qui a exercé une profonde influence sur ses élèves en leur faisant connaître notamment les formules stylistiques mélangeant le minoen, l'assyro-babylonien, et le romano-gothique[3]. Alice était d'une famille franco-anglaise. Elle donnait des cours le vendredi après-midi en montrant à ses élèves des revues d'art telles que Studio magazine. Moore alors avait à peine dix ans. C'est Alice Goldstick qui lui donne ses premiers outils à sculpter le bois. L'enfant n'avait alors utilisé qu'un petit couteau de poche. C'est encore Alice qui lui a permis d'obtenir une bourse d'étude d'art récemment créée, celle d'ancien combattant boursier[4]. lorsque le jeune homme est revenu à la vie civile, en 1919, avec laquelle il a pu entrer à l'école des beaux-art de Leeds[5]

En 1917, à 18 ans, Moore est enrôlé pour combattre pendant la Première Guerre mondiale. Plus jeune de son régiment, le Civil Service Rifles, il participe à la Bataille de Cambrai où il est gazé. Il se rétablit rapidement, et continue le reste de la guerre en tant qu'entraîneur physique. L'horreur de la Grande Guerre n'a échappé au sculpteur qui décrit celle-ci dans ces termes : « Le grand bain de sang et la douleur, l'insupportable angoisse et la perversion, les larmes et la malfaisance humaine de la guerre » (lettre à Lucie Dufty)[réf. nécessaire].

Études universitaires[modifier | modifier le code]

Internal-External Forms.

Alors qu'il est à Leeds, Moore rencontre Barbara Hepworth étudiante aux Beaux-Arts, commençant ainsi une amitié qui va durer de nombreuses années. Moore découvre aussi la sculpture tribale africaine, grâce à Sir Michael Sadle, le directeur de l'école de Leeds[réf. nécessaire].

En 1921 Moore obtient une bourse pour étudier au Royal College of Art (RCA) à Londres, où Hepworth a étudié l'année précédente. À Londres, Moore peut approfondir sa connaissance des arts primitifs et de la sculpture, étudiant les collections ethnographiques du Victoria and Albert Museum et le British Museum[réf. nécessaire].

Les premières sculptures de Moore et de Hepworth suivent le standard académique du style romantique victorien ; les sujets sont des formes naturelles, des paysages et modelages figuratifs d'animaux. Moore se sent de moins en moins à l'aise avec les idées classiques. Grâce à sa connaissance des arts primitifs et grâce à l'influence des sculpteurs tels que Brancusi, Epstein et Frank Dobson, il commence à développer un style de taille directe où il utilise les imperfections du matériau [réf. nécessaire]. En travaillant ainsi, il doit se battre contre ses professeurs qui n'apprécient guère cette approche moderne. Au cours d'un exercice proposé par Derwent Wood, le professeur de sculpture du RCA, Moore est supposé reproduire un relief en marbre de Domenico RosselliLa Vierge et l'Enfant, en modelant le relief dans du plâtre puis en le reproduisant grâce à la technique mécanique de la « mise aux points »[réf. nécessaire]. Au lieu de cela, Moore taille le relief directement, et marque même la surface pour simuler les marques de piqûres qu'aurait effectuées la machine de pointage[réf. nécessaire].

Cependant, en 1924, Moore obtient un stage de six mois en Italie du nord pendant lequel il étudie les grands travaux de Michel-Ange, de Giotto et plusieurs autres grands maîtres[réf. nécessaire]. Moore a déjà commencé à s'écarter de la tradition classique, pourtant plus tard, souvent, il affirmera avoir été inspiré par Michel-Ange[réf. nécessaire].

Sa vie à Hampstead[modifier | modifier le code]

Vent d'Ouest (1928-29) première commande publique de l'artiste

De retour à Londres, Moore commence par enseigner pendant sept ans au RCA. Il n'enseigne que 2 jours par semaine, ce qui lui laisse le temps de travailler sur ses propres sculptures. En juillet 1929 il épouse Irina Radetsky, une étudiante en peinture au RCA — Irina est née à Kiev le 26 mars 1907 de parents russes et polonais. Son père disparaît au cours de le Révolution russe et sa mère est exilée à Paris, où elle se marie à un officier de l'armée britannique[réf. nécessaire]. Irina passe la frontière en fraude et rejoint sa mère à Paris un an plus tard. Elle reste scolarisée à Paris jusqu'à ses 16 ans, et est envoyée chez les parents de son beau-père dans le Buckinghamshire. Avec une enfance si difficile, Irina a la réputation d'être très calme et un peu renfermée. Mais elle trouve la sécurité dans son mariage avec Moore et commence bientôt à poser pour lui [réf. nécessaire].

Peu de temps après leur mariage, le couple emménage dans un studio à Hampstead, rejoignant ainsi une petite colonie d'artistes avant-gardistes. Peu après, Hepworth et son partenaire Ben Nicholson emménagent dans un autre studio proche de celui de Moore, alors que Naum Gabo et le critique d'art Herbert Read vivent aussi dans ce quartier. Cela crée rapidement un terrain fertile d'idées et de créativité, que les publications de Read peuvent mettre en valeur et ainsi mieux faire connaître les travaux de Moore[réf. nécessaire].

En 1928, Moore a sa première exposition personnelle à la Warren Gallery de Londres[6]. Sa première commande officielle date de cette année-là, elle est l'un des huit reliefs situés les murs du siège du métro londonien, 55 rue Broadway. Parmi les sept autres artistes participant à la collection se trouve notamment Eric Gill [réf. nécessaire].

Au début des années 1930, Moore prend le poste de Directeur du Département de Sculpture à l'école d'Art de Chelsea. Artistiquement, Moore, Hepworth et les autres membres de la Seven and Five Society développent progressivement des œuvres de plus en plus abstraites, en partie influencés par leurs voyages fréquents à Paris et les contacts de certains grands artistes français, tels que Picasso, Braque, Arp et Giacometti. Moore flirte avec le Surréalisme, rejoignant le groupe Unit One de Paul Nash en 1933. Moore et Paul Nash sont membres du comité organisateur de l'Exposition Surréaliste Internationale de Londres de 1936 (titre original: the London International Surrealist Exhibition). À cette époque Moore change progressivement de technique de sculpture, passant de la taille directe à la fonte du bronze, modelant ses maquettes préliminaires dans la glaise ou le plâtre[réf. nécessaire].

Cette période inventive et productive est interrompue par la Seconde Guerre mondiale. L'École d'Art de Chelsea est transférée à Northampton, et Moore refuse son poste d'enseignant. Pendant la guerre, Moore nombreux dessins exécutés dans les abris de Londres pendant les bombardements[7].

Leur maison de Hampstead ayant été touchée par un éclat d'obus, Moore et sa femme Irina quittent Londres pour s'installer dans le domaine de Hoglands, à Perry Green près de Much Hadham, Hertfordshire. Ce lieu devient la résidence définitive et l'atelier d'Henry Moore. Le sculpteur, qui deviendra par la suite très riche, n'éprouvera pourtant jamais le besoin de déménager dans une maison plus grande et, à part l'acquisition de quelques dépendances et ateliers, la maison changera assez peu.

Une reconnaissance internationale[modifier | modifier le code]

Figure Étendue à Deux Pièces No. 5, Bronze (1963-64, titre original : Two Piece Reclining Figure No. 5), Kenwood House, Londres

Après la guerre et après quelques tentatives infructueuses, Irina donne naissance à leur fille, Mary le 7 mars 1946. Cet enfant reçoit le nom de la mère de Moore, qui meurt deux ans plus tôt. Ces deux évènements associés, la perte de sa mère et la naissance de sa fille, laissent Moore méditer sur le thème de la famille, ce qu'il exprime dans son œuvre en produisant plusieurs compositions Mère-et-Enfant (titre original: Mother-and-Child). Les sculptures Figures étendues restent elles aussi très populaires (titre original: Reclining Figures). La même année, Moore fait sa première visite aux États-Unis, pour une exposition rétrospective sur son œuvre au Musée d'Art Moderne de New York. En 1948, il remporte le Prix International de Sculpture à la XXIVe Biennale de Venise.

A Toronto

Vers la fin de la guerre, Henry Morris s'adresse à Moore, car il veut proposer une réforme de l'éducation avec le concept université village[Quoi ?]. Morris a déjà engagé Walter Gropius en tant qu'architecte pour sa seconde "université village" à Impington Village College près de Cambridge et il demande à Moore de dessiner une grande sculpture publique pour ce site [réf. nécessaire]. Malheureusement le Conseil du Comté ne peut se permettre de financer la totalité du projet de Gropius et réduit la taille du projet lorsque Gropius émigre aux États-Unis[réf. nécessaire]. Manquant de fonds, Morris doit annuler la commande de sculpture de Moore qui ne dépasse pas le stade de la maquette. Heureusement, Moore peut réutiliser la conception de cette maquette en 1950 pour une commande similaire à l'extérieur d'un lycée pour la nouvelle ville de Stevenage. Cette fois, le projet aboutit et Family Group (Groupe Familial) devient la première sculpture publique en bronze et de grande échelle de Moore [réf. nécessaire].

Dans les années 1950, Moore commence à recevoir des commandes de plus en plus importantes, dont celle du bâtiment de l'UNESCO à Paris en 1957[réf. nécessaire]. Avec de plus en plus d'œuvres publiques à produire, les sculptures de Moore deviennent de plus en plus monumentales et il se met à employer quelques assistants pour l'aider à Much Hadham, dont Anthony Caro par exemple [réf. nécessaire].

En 1965, Henry achète une maison en Italie, à Forte dei Marmi, près de Carrare. Dans les années qui vont suivre, les récompenses, honneurs et commandes monumentales vont se succéder . En 1968, une première grande rétrospective Moore a lieu à la Tate Gallery à l'occasion de ses soixante dix ans. En 1972, une autre grande rétrospective se tient à Florence. Le Henry Moore sculpture center est inauguré à l'Art Gallery of Ontario , Toronto. 1977 voit la création de la Henry Moore Foundation, l'année suivante, l'artiste donne un grand nombre de ses œuvres à la Tate Gallery[8].

Décoré un peu partout dans le monde, citoyen d'honneur de la ville de Forte dei Marmi, décoré de l'Ordre de l'Aigle aztèque par l'ambassadeur du Mexique en 1983, élevé à la dignité de commandeur de l'Ordre national de la Légion d'honneur en 1984 par François Mitterrand, et de l'Ordre de Saint Cyrille et Saint Méthode en Bulgarie en novembre 1985. Il s'éteint l'année suivante dans son village de Much Hadham[8]. Son corps est enterré à la Cathédrale Saint-Paul de Londres.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Sculpture[modifier | modifier le code]

Figure Étendue (1951, titre original : Reclining Figure) est caractéristique des sculptures de Moore, avec une silhouette féminine abstraite entrecoupée d'espace vides. Il existe plusieurs versions en bronze de cette sculpture, mais celle-ci est faite de plâtre peint.

Henry Moore est très connu pour ses bronzes abstraits monumentaux, visibles à de nombreux endroits à travers le monde. Les sujets sont habituellement des abstractions de silhouettes humaines, telles que Mère-et-Enfant (titre original: Mother-and-Child) ou Figures Étendues (titre original: Reclining Figures).

À part quelques représentations de « groupes familiaux » dans les années 1950, le sujet est presque toujours une silhouette féminine. De plus, les sculptures de Moore sont souvent percées ou contiennent des cavités, des excavations. Beaucoup interprètent la forme ondulée de ces silhouettes étendues comme des références au paysage et aux vallées du Yorkshire, lieu de naissance de l'artiste.

Quand la nièce de Moore lui demande pourquoi ses sculptures ont de si simples titres, il répond :

« Tout art doit avoir un certain mystère et doit interroger le spectateur. Donner à une sculpture ou à un dessin un titre trop explicite enlève une part de ce mystère, et ainsi le spectateur se déplace vers l'objet suivant, sans faire l'effort de mesurer le sens de ce qu'il vient de voir. Tout le monde pense avoir compris, mais en fait pas vraiment, tu sais. »

Citation originale:

« All art should have a certain mystery and should make demands on the spectator. Giving a sculpture or a drawing too explicit a title takes away part of that mystery so that the spectator moves on to the next object, making no effort to ponder the meaning of what he has just seen. Everyone thinks that he or she looks but they don't really, you know. »

Les premières sculptures de Moore sont centrées sur la taille directe dans laquelle la forme de la sculpture évolue à mesure que l'artiste taille dans le bloc[9]. Dans les années 1930, la transition de Moore dans le Modernisme est parallèle à celle de Barbara Hepworth. Ces deux sculpteurs, ainsi que d'autres artistes vivant à Hampstead, découvrent ainsi de nombreuses idées nouvelles. Moore fait de nombreuses esquisses et dessins préparatoires pour chacune de ses sculptures. La plupart de ces carnets de croquis ont survécu et donnent un bon aperçu de son développement et de sa méthodologie. Vers la fin des années 1940 Moore produit de plus en plus de sculptures par modelage, en travaillant les formes dans la glaise ou dans le plâtre avant de produire le travail final en bronze par la technique de la cire perdue.

Après la Seconde Guerre mondiale, les bronzes de Moore deviennent sculptures monumentales, particulièrement pour les commandes d'« art public »[10] qu'il reçoit. Pour des raisons techniques, il abandonne largement la taille directe, et emploie plusieurs assistants pour l'aider à produire ses maquettes.

Dans sa résidence à Much Hadham, Moore établit une collection d'objets naturels, de squelettes, bois flotté, galets et coquillages, pour se créer une source d'inspiration pour les formes organiques. Pour ses plus grandes œuvres, il produit souvent un modèle réduit de moitié avant de travailler sur le moulage final et la fonte du bronze. Quelques fois un modèle en plâtre de taille réelle est construit, permettant à Moore d'affiner la forme finale et d'ajouter quelques marques avant la fonte[11].

Depuis 1977, sa sculpture, The Egg est attribuée et conservée pendant une année par le musée lauréat du Prix du musée européen de l'année.

Dessins[modifier | modifier le code]

Moore a apporté un soin tout particulier à la conservation des dessins qu'il a réalisés au Royal College of Art de Londres. Mais on connaît très peu ceux qu'il a fait à l'école de Leeds. C'est principalement Alice Goldsticks qui a conservé ceux qu'il lui envoyait du camp militaire proche de Winchester[12].

Moore a reconnu sa dette envers un camarade de cours nommé Albert Wainwright[note 2], qui lui avait fait connaître l'œuvre d'Aubrey Beardsley dont Moore s'est inspiré[12]. Mais aussi l'importance de l'enseignement de Monsieur Pearson qui aimait à citer un mot d'Ingres : « le dessin est la probité dans l'art »[12]. Mais c'est au Royal College de Londres que Moore a été le plus influencé par les dessins de Michel Ange qu'il a pu observer au British Museum. Quatre siècle séparent les deux artistes et pourtant, selon Ann Garrould leurs points de vue sont très proches[13].

De 1921 à 1926, Moore a rempli six carnets de croquis d'après des sculptures primitives, choisissant pour thème le corps humain[13]. Toutefois les premiers dessins de l'artiste relève de deux catégories : ceux dont le propos est d'étudier un objet en trois dimensions, et ceux qui, de 1921 à 1925 ne représentent ni des croquis de sculpture, ni des figures humaines , mais des thèmes qu'il traitera à nouveau dans les années 1970-1980 : chèvres, paysages, arbres, principalement exécutés lors de son séjour en Italie en 1925[14]. (suite à venir)

Legs[modifier | modifier le code]

Tranchant de Couteau - Deux Pièces, Bronze (1962, titre original: Knife Edge - Two Piece), situé en face des Chambres du Parlement, WestMinster, Londres

Les trente dernières années de sa vie sont similaires, avec plusieurs grandes rétrospectives dans le monde entier, notamment une importante exposition pendant l'été 1972 au Forte di Belvedere [1] surplombant Florence. Vers la fin des années 1970, on peut compter environ 40 expositions par an présentant son œuvre.

Le nombre de commandes continue d'augmenter. Il termine Tranchant de couteau à deux pièces en 1962 (titre original:Knife Edge - Two Piece) pour un site proche des Chambres du Parlement à Londres. Moore commente son travail :

« Quand on m'offrit le site proche de la Chambre des Lords... J'aimais tellement l'endroit je n'ai pas pris la peine d'aller voir un site alternatif dans Hyde Park — une sculpture unique serait perdue dans un si grand parc. La Chambre des Lords est très différente. C'est très proche d'un chemin où les gens marchent, et il existe quelques sièges où ils peuvent s'arrêter et contempler. »

Citation originale :

« When I was offered the site near the House of Lords... I liked the place so much that I didn't bother to go and see an alternative site in Hyde Park — one lonely sculpture can be lost in a large park. The House of Lords site is quite different. It is next to a path where people walk and it has a few seats where they can sit and contemplate it. »

Comme sa richesse personnelle augmente considérablement, Moore s'intéresse à ses legs. Avec l'aide de sa fille Mary, il crée le trust Henry Moore en 1972, en vue de protéger sa propriété des droits de succession. Vers 1977 il paie aux impôts environ un million de Livres par an. Pour adoucir ce fardeau de taxes il établit la Fondation Henry Moore, déclarée comme fondation de charité, avec Irina et Mary comme administrateurs. La Fondation est établie afin de promouvoir la vulgarisation de l'Art et pour préserver les sculptures de Moore. Cette fondation gère aujourd'hui une galerie et un musée dans les ateliers de Moore à Hoglands.

Bien qu'ayant refusé le titre de Chevalier[Quoi ?] en 1951, il est récompensé par l'Ordre des compagnons d'honneur (Companions of Honour) en 1955 et l'Ordre du Mérite en 1963.

Expositions permanentes[modifier | modifier le code]

Panorama de la collection Henry Moore de la Galerie d'Art de l'Ontario, la plus grande collection au monde des travaux du sculpteur

Les sculptures et dessins de Moore sont visibles dans de nombreux Musée. Parmi les collections les plus immportantes, il y a notamment celle

Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

  • Fin 2010, début 2011, s'est tenu une exposition sur l'atelier d'Henry Moore (croquis, esquisses, éléments naturels d'inspiration, maquettes), au musée Rodin de Paris, rue de Varenne.
  • 1981, Palacio de Velázquez, Madrid, sculpture, gravures et dessins
  • 6 mai-28 août 1977 " Henry MOORE / Sculptures et dessins ", Orangerie des Tuileries, RMN, Paris.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. 1953 : Londres, 1958 : Harvard, 1959 : Cambridge et Reading, 1968 : Toronto et d'autres, Russoli, Mitchinson, Moore p.304-305
  2. devenu par la suite un illustrateur reconnu en Angleterre

Références[modifier | modifier le code]

  1. Russoli, Mitchinson, Moore 1984, p. 283
  2. Une autre source d'information indique que son père est mineur de fond à la mine de Glasshoughton, et non pas ingénieur à Wheldale.
  3. Russoli, Mitchinson, Moore 1984, p. 7
  4. Russoli, Mitchinson, Moore 1984, p. 8
  5. Ann Garrould, 1988, p. 10
  6. Ann Garrould, 1988, p. 269
  7. Tube Shelter Perspective, 1941.
  8. a et b Ann Garrould, 1988, p. 270
  9. voir Half-figure 1932
  10. comme la Silhouette au repos de 1958 située au Palais de l'UNESCO, Paris
  11. Voir la sélection des récentes sculptures de la Fondation Henry Moore
  12. a, b et c Ann Garrould, 1988, p. 11
  13. a et b Ann Garrould, 1988, p. 12
  14. Ann Garrould, 1988, p. 14
  15. Albert Frère a vendu la locking piece de Henry Moore, Lalibre.be, 13 juin 2013
  16. Fiche de l'œuvre sur le site The Henry Moore Foundation
  17. Fiche de l'œuvre sur le site The Henry Moore Foundation

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Franco Russoli, David Mitchinson, Henry Moore, Henry Moore, sculpture, Paris, Les Éditions Cercle d'art,‎ 1984, 315 p.Document utilisé pour la rédaction de l’article David Mitchinson a été jusqu'en 2010 directeur de la fondation Henry Moore. L'ouvrage comporte des commentaires de l'artiste sur ses sculptures, une chronologie et une présentation de Franco Russoli, une biographie de David Mitchinson
  • Ann Garrould, Henry Moore, dessins, Paris, Les Éditions Cercle d'art,‎ 1988, 272 p.Document utilisé pour la rédaction de l’article pour l'isbn voir la notice idref, l'isbn mentionnée sur l'ouvrage date de 1988 et ne peut pas correspondre aux critères actuels
  • "100 crimes contre l'art" de Karin Müller relate le vol de "Figure étendue" (Reclining Figure 1969-1970) en 2005 à la fondation Henry-Moore de Perry Green (Grande-Bretagne) (ISBN 978-2-36476-021-9)
  • Gérard-Georges Lemaire, Henry Moore, Editions Cercle d'Art, 2003 (ISBN 978-2-7022-0721-5)
  • John Hedgecoe, A Monumental Vision: The Sculpture of Henry Moore, Collins & Brown Ltd, 1998 (ISBN 1556706839)
  • Henry Moore, cahiers d'art contemporain repères. Photographies de Geoffrey Shakerley et Félix Rozen. Adrien Maeght éditeur, 1983.

Liens externes[modifier | modifier le code]