Giuseppe Penone

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Giuseppe Penone

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Giuseppe Penone

Naissance 3 avril 1947
Garessio, Drapeau de l'Italie Italie
Activités Sculpteur
Mouvement artistique arte povera

Œuvres réputées

Giuseppe Penone, né le 3 avril 1947 à Garessio, province de Cuneo, dans le Piémont, région montageuse en Italie, est un artiste et sculpteur italien représentant du courant artistique arte povera. Il vit et travaille à Turin et enseigne à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Penone est fils et petit-fils d'agriculteurs.

Il est le dernier arrivé au sein de l’Arte Povera où il réalise un parcours atypique. Son travail puise son essence et sa force au sein de la terre de son village, où il développera une sensibilité particulière à la nature.[interprétation personnelle]

Après avoir terminé l'école secondaire avec un diplôme en comptabilité, il entre à l'Accademia Albertina di Belle Arti de Turin.

Dans le premier de ses nombreux écrits, Penone se demandait si emblématiquement la terre pourrait assimiler et exprimer l'être humain. Depuis, l'artiste a continué à s'interroger sur la terre, considérée comme une substance universelle. Dès ses premiers travaux de la fin des années 1960 à nos jours, la production de Penone a été dominée par une préoccupation pour les phénomènes de la nature.[interprétation personnelle]

Ses œuvres les plus célèbres sont Alberi (Arbres).[réf. nécessaire]

En 2000, son Arbre des voyelles est installé dans le parc de sculptures du jardin des Tuileries. Une rétrospective lui est consacrée au Centre Georges Pompidou en 2004. En 2007, il représente l’Italie, dans le pavillon italien à la Biennale de Venise. En 2009, il installe lors de la restauration de la cour vitrée du Palais des Études de l’École nationale supérieure des beaux-arts, une œuvre monumentale, un sapin de 24 mètres de hauteur tranché dans la longueur[1].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Elevazione (2001), Rotterdam

Agé de vingt-et-un ans, en 1968, il débute son parcours alors que la société et l'art sont en pleins changements.

Il a très tôt la volonté d'aller à l' encontre des conventions académiques, et va développer certains points de vues sur l'industrialisation et la consommation de masse. Son refus va l'amener à privilégier le processus, plutôt que l'objet.[interprétation personnelle]

Comme d'autres artistes de l'Arte Povera, Giuseppe Penone fait preuve d'une sensibilité peu commune en ce qui concerne le corps, et plus particulièrement le corps en relation avec la nature, la terre. Son œuvre se caractérise par une interrogation sur la sculpture et son rapport avec l’homme et la nature. Sur le temps, l’être, le devenir, l’infini, le mouvement, et par la beauté affirmée de ses formes et de ses matériaux. Convaincu que le paysage est chargé de signes inscrits dans la mémoire des matières végétales, organiques et minérales, il tend dans ses œuvres à révéler une présence humaine, à l'intérieur de ces sculptures qui rappellent une virginité, une pureté de la nature. Il veut y intégrer cette sensibilité, cette culture humaine comme s'il ne faisait que la découvrir, la révéler, et il tente de la provoquer, de l'extraire, en créant des empreintes liant étroitement humanité et pureté de la nature. (par les moulages, sculptures..). Ainsi, le geste de l'artiste met en évidence dans les espaces sans culture (humaine), des signes profonds de la présence, voire du destin de l'homme. Son œuvre montre aussi la métamorphose que le temps produit sur la matière.[interprétation personnelle]

Il met l’accent autant sur le processus créateur que sur l’œuvre, et s’identifie au fleuve, au souffle, à ce qui est par essence mouvement et vie. Révélant le mouvement incessant au cœur du cycle naturel qui, avec le temps, altère les êtres et les choses, Penone semble faire sien le célèbre adage héraclitien*: panta rei, tout s’écoule, rien ne reste tel.[interprétation personnelle]

Giuseppe Penone The Hidden Life Within.jpg

Œuvres majeures[modifier | modifier le code]

  • 2010 : Idee di pietra, à Cassel, en prélude à la Documenta 13
  • 2003 - 2007 : Il giardino delle sculture fluide, important ensemble de sculptures dans le jardin du chateau de Venaria, près de Turin
  • 2007 : étiquette du Château Mouton-Rothschild 2005.
  • 1999 : L'Arbre des voyelles, moulage en bronze d'un chêne de 30 mètres de long (commande de l'état DAP, récemment installé au Jardin des Tuileries).
  • 1986 : Sentier de Charme, bronze et charme, 180 x 5 x 60 cm, château de Kerguéhennec, Bignan
  • 1977 : Patates, avec lesquels il va travailler la notion d’empreinte
  • 1978 : Soffio 6 (Souffle 6), terre cuite, 158 x 75 x 79 cm. Penone construit avec de l’argile non cuit un moulage de son corps, puis il met de la terre. Il moule une urne, sorte d’amphore. On a l’illusion que ces urnes sont nées du souffle, il y a l’empreinte laissée. Sur l’urne, l’empreinte du pantalon de Penone est laissée, ainsi que celle de sa bouche comme s'il avait donné un souffle humain qui passe de bouche à bouche au vase. Une sorte de métamorphose a lieu : transformation réciproque du corps et de l’objet en corps.[interprétation personnelle]

Son idée est très proche de la mythologie. (Rapport à mythologie Prométhée qui modèle l’homme avec de la boue et de l’eau, pendant que Athéna lui donne un souffle de vie)

  • 1971 : Dérouler sa peau/pierre, pierre gravée
  • 2011 : La foglie delle radici.

Expositions[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Le Regard tactile, ouvrage d'entretiens entre Giuseppe Penone et Françoise Jaunin, journaliste et critique d'art[2], 2012.
  • Laurent Busine (dir.), textes de Benjamin Buchloh, Laurent Busine, Daniela Lancioni, Ruggero Penone et Didier Semin,Giuseppe Penone, Bruxelles, Belgique, Fonds Mercator, 2013, 408 p. (ISBN 978 90 6153 795 3)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Arte Povera
  • Empreintes, un film de Camille Guichard avec la participation du professeur Merle, production et diffusion Terra Luna Films

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lejournaldesarts.fr/jda/archives/docs_article/65392/l-ensba-reprend-des-couleurs.php
  2. "Empreinte végétale", Hélène Deaucourt, le 7/10/2012, présentation de l'ouvrage Le Regard tactile et de l'œuvre de Penone, à lire sur L'Intermède

Liens externes[modifier | modifier le code]

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