Colin Farrell

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Colin Farrell, né le 31 mai 1976 à Castleknock, dans la banlieue de Dublin, est un acteur irlandais. Révélé par Tigerland, il est apparu dans plusieurs grosses productions hollywoodiennes telles que Minority Report, Phone Game, Miami Vice : Deux flics à Miami, et Alexandre, mais aussi dans des films d'auteurs signés Tim Roth (The War Zone), Terrence Malick (Le Nouveau Monde) ou Woody Allen (Le Rêve de Cassandre).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Colin Farrell grandit à Castlenock, une banlieue résidentielle de Dublin, en Irlande, le plus jeune de quatre enfants (un grand frère et deux grandes sœurs). Son père possédait un restaurant, et tient aujourd'hui un magasin diététique[1].

Dans les années 1960, son père Eamon et son oncle Tommy étaient footballeurs pour les Shamrock Rovers, le club de la capitale. Enfant, il envisage de suivre leurs traces, mais l'entrée dans l'adolescence lui fait passer le goût pour les entraînements.

Il abandonne aussi l'école à 17 ans. Il devient pendant huit mois danseur en ligne dans une troupe qui fait des démonstrations de danse country dans des clubs irlandais[2]. Il passe aussi une audition pour la formation du boys band Boyzone. Il échoue après avoir, selon ses dires, massacré Careless Whisper de George Michael[3]. Il part un an en Australie avec deux copains, s'essaye à divers petits boulots alimentaires (serveur…) et connaît là-bas sa première expérience théâtrale en jouant un petit rôle dans un spectacle amateur sur la vie de Ned Kelly[4].

Début de carrière[modifier | modifier le code]

De retour en Irlande, il continue à chercher sa voie. Son frère réussit à le convaincre de prendre des cours de comédie. Il s'inscrit donc à la Gaiety School of Acting, qu'il abandonne assez vite car en 1998, il commence à jouer des petits rôles dans des téléfilms et des séries télévisées. Il obtient en particulier un petit rôle récurrent dans la série Ballykissangel produite par la BBC et située en Irlande. Il trouve aussi de petits rôles dans quelques films de cinéma, notamment dans le premier film que tourne Tim Roth en tant que réalisateur, The War Zone.

Alors qu'il interprète un jeune semi-autiste dans une pièce de théâtre, In a Little World of Our Own, l'acteur américain Kevin Spacey, de passage à Londres, le remarque et lui propose un petit rôle dans un film où il est tête d'affiche, Ordinary Decent Criminal. Le film conte l'histoire d'une bande de truands irlandais, et c'est le premier film américain dans lequel joue Farrell.

Carrière américaine[modifier | modifier le code]

Fort de ces expériences, il part tenter sa chance aux États-Unis, y rencontre des agents. On lui propose le casting de Tigerland, un film de guerre réalisé par Joel Schumacher avec un budget relativement modeste. N'ayant pu se rendre au casting, il réalise une vidéo, et c'est grâce à cet enregistrement qu'il est sélectionné pour le premier rôle.

Le film ne fait pas beaucoup d'entrées, mais ce rôle de soldat rebelle lui permet de faire remarquer sa performance par la critique et le milieu du cinéma. En 2000, il gagne le prix de la Boston Society of Film Critics dans la catégorie meilleur acteur.

Il s'ensuit un bouche à oreille qualifiant Farrell de « Hollywood Next Big Thing », la nouvelle révélation sur laquelle Hollywood mise gros (alors qu'il n'a encore joué dans aucun film à succès)[5]. À partir de ce moment, les projets de films américains s'enchaînent : un western (American Outlaws), un rôle dans un film peu vu avec Bruce Willis (Mission Évasion), puis en 2002, un second rôle dans Minority Report de Steven Spielberg, face à Tom Cruise.

En 2003, il est pris au piège par un psychopathe dans Phone Game (un autre film de Schumacher), se fait recruter par Al Pacino dans La Recrue, fait équipe avec Samuel L. Jackson chez les S.W.A.T. . Il incarne le super-vilain Bullseye dans l'adaptation du comic book Daredevil. Ne se cantonnant pas aux films d'action grand public, il joue aussi dans un petit film plus intime, La Maison au bout du monde.

Parallèlement à cette intense activité cinématographique, les journaux people s'intéressent à Farrell et font leur titres sur ses manières de mauvais garçon fêtard, lui prêtent des aventures avec des célébrités. Il y gagne son surnom d’« Irish bad boy », (mauvais garçon irlandais), et ses interviews décomplexées ne font rien pour infirmer cette réputation.

Son ascension dans le star-system est fulgurante (ce que Farrell décrit en disant qu'il n'a pas gravi les échelons peu à peu mais en a sauté énormément d'un coup[6]) : en l'espace de deux ou trois ans seulement, il entre dans le classement des acteurs les mieux payés d'Hollywood.

Oliver Stone lui propose alors le rôle d'Alexandre dans son péplum sur la vie d'Alexandre le Grand. L'exploitation en salles du film remboursera à peine son budget énorme[7].

En 2005, il joue John Smith dans une version de l'histoire de Pocahontas, Le Nouveau Monde, de Terrence Malick.

En 2006, il reprend le rôle de Sonny en duo avec Jamie Foxx dans Miami Vice : Deux flics à Miami, un autre film à gros budget de Michael Mann. Les résultats au box-office sont un peu décevants.

Après ces débuts fulgurants, sa carrière ne peut que sembler se ralentir. Farrell continue à se diversifier. En 2007, il joue avec Ewan McGregor dans un film de Woody Allen, Le Rêve de Cassandre, dans lequel ils interprètent deux frères.

En 2008, il connaît un petit succès critique avec Bons baisers de Bruges, une comédie noire réalisée par le dramaturge irlandais Martin McDonagh, dans laquelle il joue en duo avec son compatriote Brendan Gleeson. Ce film lui vaudra aussi un Golden Globe du meilleur acteur de comédie, devant son partenaire, nommé dans la même catégorie et pour le même film.

En 2009, à la suite de la mort d'Heath Ledger, Terry Gilliam prend Farrell, Jude Law et Johnny Depp pour remplacer son acteur dans le film alors inachevé, L'Imaginarium du docteur Parnassus.

En 2010, il joue dans Ondine, de Neil Jordan, une histoire de pêcheur irlandais.

En 2012, il revient au film d'action à gros budget avec le remake de Total Recall, Mémoires programmées.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Colin Farrell a arrêté l'alcool et les drogues fin 2005, après le tournage de Miami Vice. Il a fait une cure de désintoxication après avoir pris conscience qu'il avait « franchi la ligne » au-delà de laquelle il est difficile d'arrêter seul[8].

Il a deux enfants nés d'unions différentes :

Son premier fils, James Pádraig Farrell, né en septembre 2003 de sa relation avec le mannequin Kim Bordenave, souffre d'une maladie génétique très rare (un cas sur 12 000 à 20 000) appelée syndrome d'Angelman.

Son deuxième garçon, Henry Tadeusz Farrell, est né en octobre 2009 de sa relation avec l'actrice et chanteuse polonaise Alicja Bachleda-Curus, qui était sa partenaire dans le film Ondine et dont il est séparé depuis octobre 2010[9].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Films
Films d'animations

Télévision[modifier | modifier le code]

  • 1998-1999 : Ballykissangel (série télévisée) : Danny Byrne (saisons 4 et 5)
  • 1998 : Falling for a Dancer (téléfilm) de Richard Standeven : Daniel McCarthey
  • 1999 : Love in the 21st century (série télévisée) : Mattie
  • 2004 : Saturday Night Live (série télévisée) : hôte (épisode 7.30)
  • 2005 : Scrubs (série télévisée) : Billy Callahan (épisode 14 saison 4)

Récompenses[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Boris Rehlinger est la voix française régulière de Colin Farell.

Au Québec, Martin Watier est la voix française la plus régulière de l'acteur..

En France[modifier | modifier le code]

Au Québec[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]