Zelig (film)

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Zelig

Réalisation Woody Allen
Scénario Woody Allen
Acteurs principaux
Sociétés de production Orion Pictures Corporation
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1983
Durée 79 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Zelig est un film américain de Woody Allen sorti en 1983.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Leonard Zelig est un homme-caméléon : en présence de gros, il devient gros ; à côté d'un noir, son teint se fonce ; parmi les médecins, il soutient avoir travaillé à Vienne avec Freud, etc.

Bien sûr, les médecins s'intéressent à son cas sans en percer le secret, jusqu'au jour où le Dr Fletcher s'isole avec Zelig et arrive à le soigner sous hypnose. Malheureusement pour Zelig, on lui attribue aux quatre coins du pays un rôle d'époux différent et condamné par la société, Zelig replonge... C'est en Allemagne et dans le rôle de nazillon qu'Eudora Fletcher, amoureuse, le retrouve finalement.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Bien avant la numérisation, Woody Allen réalisait ici l'exploit technique dans lequel son personnage était inclus dans des séquences d'images historiques, avec des techniques quasiment indécelables.
  • Du point de vue psychologiste, Zelig aborde un sujet cher à la psychanalyse. L'identification avec des personnages référentiels par la nécessité d'être aimé ou par la peur d'être rejeté.
  • Dans The Closing of the American Mind, le critique Allan Bloom voit dans le film Zelig l'illustration de l'influence de la philosophie allemande sur la mentalité américaine, et des effets destructeurs du relativisme culturel (ou relativité des valeurs, en anglais value relativism) en provenance d'Europe. Il est reproché par l'auteur à Woody Allen de critiquer la tradition, de "jouer avec sa judéité, qui apparemment ne revêt aucune dignité à ses yeux", et de n'être "ni drôle ni intéressant lorsqu'il propose le modèle de l'homme psychiquement sain, qui se dirige lui-même de l'intérieur (the healthy inner-directed man)[1]."

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Allan Bloom, The Closing of the American Mind, Simon and Schuster, New York, 1987, p. 145