Vauvert (Gard)
| Vauvert | |||
|---|---|---|---|
La mairie de Vauvert |
|||
|
|
|||
| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | ||
| Département | Gard | ||
| Arrondissement | Nîmes | ||
| Canton | Vauvert (chef-lieu) |
||
| Code commune | 30341 | ||
| Code postal | 30600 | ||
| Maire Mandat en cours |
Gérard Gayaud 2008-2014 |
||
| Intercommunalité | Communauté de Communes de Petite-Camargue (siège) | ||
| Site web | Site officiel | ||
| Démographie | |||
| Population | 11 030 hab. (2009) | ||
| Densité | 100 hab./km2 | ||
| Aire urbaine | Saint Gilles-Vauvert hab. () | ||
| Gentilé | Vauverdois, vauverdoise | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 97 m | ||
| Superficie | 109,86 km2 | ||
Vauvert est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.
Ses habitants s'appellent les Vauverdois et les Vauverdoises.
On les appelle également « li roula code » soit les pierres qui roulent car à Vauvert lors des grosses pluies, les galets plus ou moins gros étaient entraînés par le ruissellement dans les rues de l'agglomération. Cette appellation vient des sobriquets[1] collectifs[2] utilisé dans les villages méridionaux[3].
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
Vauvert est située au sud-est de la France, en région Languedoc-Roussillon, dans le département du Gard, entre la Petite Camargue et le plateau des Costières. À 20 km de Nîmes, à 35 km de Montpellier, villes dotées de gares TGV et d'aéroports, à 20 min d'Arles, 1 h d'Avignon et une 1 h 30 de Marseille, à 20 min de la mer, Vauvert est au cœur d'une région riche de sa culture et animée tout l'été de festivals. La ville a le caractère typique des bourgs agricoles du siècle dernier. Le vieux centre a gardé un aspect pittoresque avec ses ruelles étroites. Les principaux quartiers du centre-ville sont la Condamine, le Bosquet, le Hameau, le Mas Barbet, le Quartier occitan, le Roc des poulets et le Valat de la Reyne.
Les communes de Aigues-Mortes, Beauvoisin, Le Cailar, Les Saintes-Maries-de-la-Mer, Saint-Gilles, Saint-Laurent-d'Aigouze et Vestric-et-Candiac sont limitrophes à la commune de Vauvert. La ville est également située sur la ligne de chemin de fer Nîmes - le Grau du Roi.
Vauvert est l'une des 75 communes membres du schéma de cohérence territoriale (SCOT) du sud du Gard et des 51 communes du Pays Vidourle-Camargue.
[modifier] Lieux-dits et écarts
[modifier] Contexte paysager
La ville actuelle, située au cœur du vignoble de l'AOC Costières de Nîmes, a le caractère typique des bourgs agricoles du siècle dernier.
De grande superficie, le territoire communal englobe une grande partie de la Petite Camargue.
90 % du territoire communal est rural. Au nord, la vigne, au sud une immense nature sauvage bordée d'étangs et de roselières (étendues de roseaux), véritable réserve naturelle d'oiseaux et d'animaux sauvages (taureaux et chevaux camarguais) visibles depuis les fenêtres de la résidence, non loin des hameaux de Gallician et de Montcalm. Dès le printemps et jusqu'à l'automne, le village résonne du bruit des lachers de taureaux camarguais dans l'arène ou dans les rues. Avec 2 661 heures d'ensoleillement par an, le climat est exceptionnel. La température moyenne est de 5,9 °C en hiver, de 24,1 °C en été.
Vauvert est un des fiefs de "l'Aficion" taurine. Les traditions taurines camarguaises y sont très vivantes. Dès le printemps et jusqu'aux mauvais jours, les arènes résonnent du bruit des courses camarguaises et les rues des abrivados et bandidos, au cours desquelles taureaux et chevaux traversent la ville. Les traditions tauromachiques espagnoles y sont également à l'honneur. Outre les manifestations taurines, de nombreuses animations occupent les loisirs des Vauverdois : spectacles musicaux, théâtraux, animations sportives... De nombreux équipements sportifs permettent la pratique de diverses activités : tennis, natation, pétanque, promenades en bateau, cyclotourisme, randonnées pédestres, pêche...
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Relief
[modifier] Géologie
[modifier] Sismicité
[modifier] Hydrographie
[modifier] Climat
[modifier] Toponymie
[modifier] Histoire
Les hommes s'installèrent à Vauvert dès la préhistoire.
[modifier] Moyen Âge
Appelée Posquières au Moyen Âge, la cité connut un grand renom.
Elle était le siège de l'un des plus notables lieux de pèlerinage de France, tout juste après celui de Notre Dame de Boulogne. Les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle s'y arrêtaient. L'église Notre Dame était alors reconnue dans tout le royaume de France. Située au creux d'un vallon nommé Vallis viridis (c'est-à-dire vallée verdoyante, qui donnera ensuite Vauvert), l'église de Notre Dame de la Vallée verte était le lieu de ce pèlerinage. Saint-Louis s'y est rendu alors qu'il allait à Aigues-Mortes s'embarquer pour une croisade. Il dormit dans l'hôpital qu'il avait fait construire, hôpital situé entre les actuelles rues Carnot, des Juifs et Pleignol. La petite place formée par le carrefour des actuelles rues Voltaires, Carnot et des Juifs s’appelait autrefois place St Louis en souvenir de la visite du roi. La porte à l’angle de la rue Voltaire et de la rue Carnot appelée « Porte St Louis » est une porte de style Louis XIII, elle ne date donc pas du 13e siècle, et n’est pas la porte de l’ancienne maladrerie ou hôpital, qui se situait de l’autre côté du carrefour.
Rabad de Posquières et Isaac l'Aveugle développèrent dans leur académie rabbinique leurs connaissances et commentaires quant à la kabbale juive. Plusieurs noms de rue attestent de cette présence de la communauté juive de Posquières devenue Vauvert : la rue des Juifs, la rue des Bonnets carrés, notamment. Un fragment d'un des piliers de la synagogue a été trouvé dans la cour de la maison où se trouvait l'édifice religieux.
[modifier] Guerres de religions
Touchée par les guerres de religion au XVIe siècle, la cité fut violemment marquée. L'église Notre Dame et ses dépendances qui se situaient sur l'actuelle colline du Castellas furent détruites pendant le conflit. Le château fut gravement dévasté et il ne reste aujourd'hui que l'école du château. Il fallait imaginer que toute la colline du Castellas était recouverte d'édifices religieux, églises, chapelles et monastères. Avec la révocation de l'Édit de Nantes, les protestants se cachèrent. Ils se réunissaient alors dans les bois des alentours pour célébrer leur culte. Commencée en 1812, la construction du temple protestant fut achevée en 1816. L'édifice contenant près de 2 000 places, fut inauguré par le préfet en 1819. En 1868, une scission divisa la communauté protestante de Vauvert et une partie d'entre elle se rattacha à l'église réformée évangélique professant une théologie plus "orthodoxe". Elle fit construire un temple, inauguré en 1869, qu'on désigna à Vauvert comme le Petit Temple. Jusque dans la seconde moitié du XXe siècle, le cimetière resta divisé par un mur séparant les sépultures catholiques et protestantes.
[modifier] Périodes moderne et contemporaine
Le Marquis de Montcalm, célébrité française à Québec, fut baptisé en l'église de cette ville. Vauvert donna son nom, pour une raison encore inconnue, à un lieu-dit sur la commune de Dolbeau-Mistassini au bord du Lac Saint-Jean au Québec.
Sur l'histoire de Vauvert on peut lire les deux ouvrages d'Emile Guigou, ancien maire de la ville et historien de Vauvert :
- Émile Guigou, Une cité au pays d'Oc : de Posquières à Vauvert, Anthropos, 1978. Réédité à L'impliqué en 1995.
- Émile Guigou, Les contraintes de la vie vauverdoise : histoire politique, religieuse et économique de Vauvert, 1789-1975, Impr. Rouvière frères, Montpellier, 1976
On peut également consulter les 5 numéros du Bulletin de la Société d'histoire de Vauvert-Posquières publiés par cette Société entre 1994 et 1999.
[modifier] Héraldique
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| mars 2008 | Gérard Gayaud | UMP | Vice-président de la communauté de communes | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 2002 | mars 2008 | Gérard Gayaud | UMP | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| mars 1989 | 2002 | Guy Roca | PS-PCF - Union de la Gauche | Responsable de gestion Conseiller régional de 1998 à 2004 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| mars 1983 | mars 1989 | Pierre André | RPR | Conseiller général | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1979 | 1983 | Albert Richard | PS | Enseignant Conseiller général |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1945 | 1979 | Robert Gourdon | SFIO puis PSU | Député Conseiller général Président du conseil général du Gard de 1973 à 1979 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1944 | 1945 | Émile Guigou | SFIO | Médecin | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1943 | 1944 | Jean Sabadel | Maréchaliste collaborateur | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1937 | 1943 | Antoine Bonnaud | RAD | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Liste des maires (de 1781 à 1937)[5]
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Guy Roca a parrainé Lionel Jospin dans le cadre des élections présidentielles de 1995.
[modifier] Tendances politiques
[modifier] Intercommunalité
[modifier] Urbanisme
[modifier] Budget et fiscalité
[modifier] Jumelage
Valencina de la Concepción (Espagne)
[modifier] Démographie
[modifier] Économie
[modifier] Industrie
[modifier] Tourisme
[modifier] Agriculture
[modifier] Culture et patrimoine
[modifier] Patrimoine civil
- L'hôtel de ville (XIXe siècle) qui a perdu le dôme en ardoises qui surmontait l'horloge de sa façade.
- La tour de l'horloge, comportant une cloche du XVIIe siècle surmontant l'ancienne porte médiévale de Saint-Gilles.
- Les anciennes halles.
- Les caves viticoles, coopératives ou privées. On peut y découvrir des vins fins, vinifiés de manière traditionnelle. Le Musée de la vigne et des outils se trouve lui au Château Boissy d'Anglas, à Gallician.
[modifier] Patrimoine religieux
- L'église paroissiale de la ville, Notre-Dame de l'Assomption.
- Le Grand temple, de forme originale circulaire et son imposante colonnade néo-classique en façade (début XIXe siècle).
- Le Petit temple (1869).
- Chapelle et château de Montcalm. La chapelle est la propriété d'une association diocésaine (inscription MH par arrêté du 31 juillet 2000). C'est une très belle chapelle fin 19e de style éclectique à tendance néo provençale, de plan centré, avec coupole à la croisée du transept surmontée d'un gracieux clocher à pans coupés. Son décor intérieur est très sobre hormis les chapiteaux des colonnes et des vitraux signés du grand maître verrier parisien Édouard Didron (1886), illustrant la vie de Saint Lazare. Elle est due à Henri Revoil ou Auguste Véran et fut commandée par l'ancien châtelain du tout proche hameau de Montcalm. Elle est logiquement située non loin des ruines très pittoresques du château néo-renaissance du XIXe siècle édifié dans les années 1880 par le célèbre industriel marseillais Louis Prat (1845-1932) à l'origine du fameux Noilly Prat. Le château est situé au sein de l'ancien riche domaine viticole des sables de Montcalm en Petite Camargue, comprenant de vastes chais, des maisons ordonnées autour de cours pavées pour les ouvriers, des écuries, un château d'eau et la chapelle évoquée dans le paragraphe précédent ; le tout au niveau du carrefour des routes menant vers Aigues-Mortes, Gallician, Sylvéréal et Arles. Au décès de Louis Prat en 1932, le château de Montcalm parait représenter une trop lourde charge pour les héritiers qui finissent par déposer les toitures... Débute alors une longue période de dégradation à laquelle aucun des propriétaires successifs à ce jour n'a pu hélas mettre un terme.
[modifier] Patrimoine environnemental
- Observation de la faune et de la flore de Petite Camargue à Gallician, dans la Réserve naturelle régionale du Scamandre, au cœur de ces immenses étendues que forment les roselières naturelles. Tous les hivers, les roseaux sont ramassés et sont exportés vers les pays nordiques où ils sont utilisés pour la couverture de certaines habitations. En Petite Camargue, cette exploitation du roseau est appelée la sagne. Protection et mise en valeur de ce patrimoine sont assurées par le Syndicat mixte pour la protection et la gestion de la Camargue gardoise.
[modifier] Équipements et services
[modifier] Transports urbains
[modifier] Éducation
[modifier] Sports
- Rugby club de vauvert
[modifier] Santé
[modifier] Vie locale
[modifier] Culte
[modifier] Lieux communaux et culturels
- Centre culturel Robert Gourdon : Avenue Robert Gourdon
- École intercommunale de musique de Petite Camargue : Boulevard Jean Moulin
- Médiathèque : Place des Halles
- Centre social Rives : Avenue des Costières
- Maison d'édition Au Diable Vauvert : La Laune
- Communauté de communes de Petite Camargue : Avenue de l'Aficion
- Arènes Jean Brunel : Avenue Victor Hugo. La ville est membre du l'Union des villes taurines françaises.
[modifier] Évènements culturels
- Depuis 2004, il y a un festival de jazz le second week-end de juillet. Après avoir accueilli Biréli Lagrène et Marcus Miller en 2004, Bernard Lubat et Dee Dee Bridgewater en 2005, les arènes se sont enflammées en 2006 avec les pianistes Michel Legrand et Chucho Valdés en duo.
- Le célèbre festival national de création artistique vestimentaire : Atout Fil au gymnase du centre culturel Robert Gourdon, le 3e week-end d'avril. Il existe maintenant depuis 1986 et en 2006 le thème en était Atout Fil C'est dans la poche.
- Vauvert c'est vivre sa musique avec les différentes animations organisées par l'École intercommunale de musique de Petite Camargue avec de nombreux concerts dans les différentes communes des alentours, son stage de batterie en juin et son stage de jazz la première semaine de juillet, ainsi que sa participation pour la Fête de la musique fin juin. Pour en savoir plus sur cet établissement d'enseignement artistique, dont la notoriété dépasse les frontières de la Communauté de communes de Petite Camargue, consulter son site Web.
- Les marchés de la ville de Vauvert se déroulent le mercredi et le samedi de 7 h à 12 h devant l'Hôtel-de-ville.
[modifier] Festival des cultures urbaines
Il a lieu en général fin mai début juin dans la ville. Depuis 2007 il se déroule sur une semaine (du mardi au samedi) avec danse hip hop, graf, ateliers ouverts à la population, émissions radiophoniques sur la radio locale Système. La semaine se termine en général le samedi soir dans les arènes de la commune avec un spectacle hip hop (danse et/ou chant selon les années). L'idée de ce festival est de faire connaitre cette culture au plus grand nombre et d'impliquer la jeunesse vauverdoise dans l'organisation de cette manifestation. La structure porteuse de cet évènement est l'Association Rives[9]. En 2010 le festival à fêté son dixième anniversaire.
[modifier] Festival jeunesse de théâtre amateur
Organisé conjointement par le centre social (association RIVES) et le centre culturel Robert Gourdon de la commune, ce festival, certainement unique en son genre, accueille durant tout un week-end près de 400 jeunes comédiens âgés entre 6 et 22 ans venus du département et de la région. Près de 45 spectacles répartis dans 4 salles sont proposés aux publics (1 200 personnes en 2007).
[modifier] Au diable Vauvert
Ce proverbe est certainement très réputé mais on se demande parfois où il prend ses sources.
Il y a trois légendes :
- La toute première version n'est pas vraiment vauverdoise. Au XIe siècle, le roi Robert le Pieux décide d'établir sa résidence hors de Paris, dans un vallon planté de vignes alors nommé Vauvert (le val vert). Ce vallon n'est autre que ce que nous connaissons aujourd'hui comme le Jardin du Luxembourg. À sa mort, le château est rapidement abandonné et devient très vite un lieu inquiétant. Ses murs tombent en ruine et servent de refuge à toute une population de brigands et de mendiants, ce qui fait du château de Vauvert une véritable cour des miracles. Les témoignages de l'époque évoquent des cris et des hurlements en provenant. On en conclut vite que c'est un lieu maléfique, ce qui donnera naissance à l'expression populaire aller au diable Vauvert. Une autre histoire dit que Robert le Pieux y mena une vie qualifiée de "joyeuse" et qu'il se serait livré à des actes sacrilèges, ce qui fit à croire à l'époque que le diable habitait l'endroit.
- La deuxième version concerne bien la ville de Vauvert. Durant toute l'époque médiévale, Posquières-Vauvert est un village étape pour les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. La ville prospère, devient grande et réputée ainsi que son église et son château médiéval qui surplombait la colline du Castellas. On pense donc que cette expression aurait des significations avec le chemin de Compostelle et un rapport avec l'église et les marécages de la commune. Certains disent qu'il s'agissait d'une rumeur qui circulait : soi-disant qu'un fidèle très pieux aurait vu le diable dans l'église, d'autres pensent que la légende est plutôt liée aux marécages très fréquent à l'époque car il y avait même des marécages là ou se situe de nos jours l'Esperion et tous les alentours de la route du pont des Tourradons. À cette époque et ce depuis les écrits de Ovide pendant l'Antiquité, on pensait que les marécages étaient les entrailles de l'enfer. Ainsi on disait "va au Diable Vauvert" en voulant dire "va en Enfer", ce qui était à cette époque un proverbe très maléfique et horrible. Mais le seul problème avec cette version c'est qu'à cette époque Vauvert s'appelait Posquières. Donc la ville se serait-elle appropriée le proverbe ou disait-on "va au diable Posquières" ?
- La troisième version est liée à l'histoire de Notre Dame de la Vallée Verte; (L'ancienne église, détruite durant les Guerres de religion et qui a donné son non à Vauvert). En 1326 le roi Charles IV le Bel, après avoir battu les Flamands, oblige, avec l’aide de l’autorité ecclésiastique, 300 d’entre eux à effectuer des pèlerinages. 100 de ces pèlerins sont dirigés vers St Gilles et Vauvert. Impressionnées par les représentations théâtrales données sur le parvis de l'église, des « diableries », ils parleront longtemps, à leur retour, du diable de Vauvert, comme d’une chose fantastique mais située loin, très loin, « Au Diable Vauvert ».
[modifier] Environnement
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Le Marquis de Montcalm, dont le château natal se trouve à l'entrée de la ville sur la commune voisine de Vestric et Candiac, près du CD 135. Ce héros mourut en 1759 lors du siège de la ville de Québec par les anglais au cours de la guerre pour la possession du Canada. Désormais, la bâtisse a été transformée en collège privé.
- Raoul Allier (originaire de Vauvert mais né à Paris), pasteur protestant, très célèbre pour son combat en faveur de la loi de Séparation de l'Église et de l'État et en faveur du capitaine Dreyfus. Sa famille (gardoise d'origine) a donné quatre maires à la commune de Vauvert, dont le dernier était son frère, Paul Allier.
- Gaston Bazile (1883-1952), homme politique, sénateur radical du Gard.
- Jean-Pierre Serre, mathématicien français né le 15 septembre 1926 à Bages (Pyrénées-Orientales). Il est considéré comme étant l'un des plus grands mathématiciens du XXe siècle. Son père s'y étant installé comme pharmacien, il vient vivre à Vauvert pendant son adolescence et va au lycée Alphonse Daudet à Nîmes. Après avoir réalisée sa thèse dans le domaine de la topologie algébrique sous la direction d'Henri Cartan il a effectué des travaux fondamentaux en théorie des nombres et géométrie algébrique. Jean-Pierre Serre est un ancien élève de l'École normale supérieure, médaillé Fields en 1954, médaille d'or du CNRS en 1987, Prix Abel en 2003, membre de l'Institut (Académie des sciences), professeur honoraire au Collège de France et ancien membre du groupe Bourbaki. Un centre de mathématiques porte son nom au lycée Daudet.
- Robert Gourdon a marqué l'histoire politique locale. Maire SFIO puis PS de Vauvert de 1946 à 1979, il fut également député du Gard, président du conseil général du Gard de 1973 à 1979. Sous son impulsion, Vauvert se modernise. Assisté de son premier adjoint, Émile Guigou, il crée la zone industrielle, des quartiers d'habitat social, le tout-à-l'égout, goudronne peu à peu les rues. Sous ses mandatures successives, de bourgade viticole fin XIXème, Vauvert devient le centre économique majeur du sud gardois.
- René Girard (football), joueur puis entraîneur de football né à Vauvert et qui a été trois fois champion de France avec les Girondins de Bordeaux dans le années 1980.
- Gilbert Collard, avocat et homme politique, possède sa résidence principale à Gallician.
- Jean Valz avait acquis une propriété à Gallician.
- Hadrien Poujol, raseteur (vainqueur de la Palme d'argent en 2001, de la Cocarde d'or & du Trophée des maraîchers en 2003, du Muguet d'Or & de la Cocarde d'Or en 2004 et du Trophée des maraîchers en 2005)
- Damien Abad, conseiller municipal de Vauvert de 2007 à 2010, et député européen depuis 2009, président des Jeunes Centristes de 2008 à 2010, et secrétaire général adjoint du Nouveau Centre en 2010.
[modifier] Références
- http://www.sortiranimes.com/sobriquets/index.php
- Les sobriquets collectifs d'André Bernardy ; édition: les ateliers Henri Pelatan en 1962 à Uzès
- http://mc42.free.fr/sobtitre.htm | quelques sobriquets du midi
- Armorial des communes du Gard
- On peut trouver la liste complète des maires de Vauvert sur la base de donnée des maires de France
- Population par commune avant 1962 (résultats publiés au Journal officiel ou conservés aux archives départementales)
- INSEE : Population depuis le recensement de 1962
- Recensement de 2006 des communes du Gard
- centre social de la commune (Association RIVES)
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
- Gare de Vauvert
- Abbaye de Sylveréal
- Liste des communes du Gard
- Communauté de communes de Petite-Camargue
- Viticulture en Camargue