Rachid Taha

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Rachid Taha

Rachid Taha.jpg
Rachid Taha en 2010
Naissance 18 septembre 1958 (1958-09-18) (53 ans)
Sig, Départements français d'Algérie
Activité principale Chanteur
Genre musical Rock
Punk
Raï
Années d'activité depuis 1983
Labels Barclay Records
Site officiel Site officiel
Entourage Carte de séjour

Rachid Taha, né le 18 septembre 1958 à Sig près d'Oran (alors en département d'Oran durant la période de l'Algérie française), est un chanteur franco-algérien résidant en France[1],[2]. Sa musique est inspirée par différents styles, tels que le raï, le chaâbi, la techno, le rock 'n' roll et le punk.

Sommaire

Biographie

Rachid Taha est le fils d'un père originaire de Béjaïa en Kabylie et d'une mère originaire de Mascara[3]. Il déménage pour l'Alsace à Sainte-Marie-aux-Mines, avec ses parents en 1968, puis a vécu quelque temps à Lépanges-sur-Vologne dans les Vosges[4] où élève turbulent il est mis chez les sœurs par sa famille[2]. À cette époque, il apprend réellement à écrire l'arabe et parler l'arabe littéraire, notamment en écoutant les chansons d'Oum Kalsoum[4].

Après des études de comptabilité et différents petits boulots, il s'installe à Lyon, où travaillant à l'usine Thermix, il rencontre Mohammed et Moktar Amini[2] et forment en 1981 le groupe Carte de séjour, prônant l'intégration et la tolérance envers les immigrés (ils participent notamment à la Marche des beurs de Paris à Marseille[2]), et sortent un premier album intitulé Rhoromanie en 1984. En 1982, il ouvre également une boîte de nuit nommée Au Refoulé dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon[2]. En 1986, Taha et Carte de séjour ont défrayé la chronique en reprenant Douce France, une chanson de Charles Trenet qui fut distribuée aux députés de l'Assemblée nationale. Le groupe se dissout en 1989 et Rachid Taha débute une carrière solo avec la sortie de son premier album Barbès en 1991.

En 1998, il sort Diwân qui compile des compositions chaâbi de Dahmane El Harrachi, de Hadj El Anka, de Akli Yahyaten, ainsi que Nass El Ghiwane et Farid El Atrache. Rachid Taha revendique fréquemment l'héritage de Cheikha Rimitti, dont il a repris de nombreux rythmes et mélodies. En 1998 toujours, il sort un album live 1, 2, 3 Soleils en compagnie de Khaled et Faudel (notamment sur les tubes Ya Rayah et Abdel Kader). En 2004 sort l'album Tékitoi, à ce jour un des plus créatifs et complexes de Rachid Taha, qui a reçu une excellente presse en France [réf. nécessaire] et aux États-Unis[5]. Cet album reprend le tube Rock the Casbah des The Clash dans une adaptation Rock el Casbah qui fut unanimement acclamée[5] : Mick Jones ayant déclaré préférer la version de Taha[4], qu'ils ont chantée ensemble plusieurs fois sur scène, notamment lors d'une session de Taratata sur France 4[6].

Musicien algérien, Rachid Taha déclare n'avoir jamais voulu demander la nationalité française, en mémoire de son oncle tué par les militaires français pendant les événements de la guerre d'Algérie [7], mais il a semble-t-il tout de même commencé les démarches pour l'obtenir [2]. En 2008, Rachid Taha interprète le rôle principal de Là où je pense, court-métrage réalisé à l'occasion de la collection Écrire pour un chanteur, lancée par Canal +. Cette même année, il collabore avec Rodolphe Burger pour le titre Arabécédaire et publie son autobiographie, Rock la Casbah, chez Flammarion.

Citations

  • « La nostalgie c'est un retour alors que la mélancolie, c'est un recours, c'est totalement différent. Je trouve le terme nostalgie très malsain. C'est comme le mot fier que certains utilisent à tire-larigot. La mélancolie c'est quelque chose de beaucoup plus sincère qu'une quelconque nostalgie ou qu'une quelconque fierté. (…) Je pense qu'on n'a pas à être fier d'être ou d'avoir été[8]. »

Discographie


Article détaillé : Discographie de Rachid Taha.

Bibliographie

Notes et références

  1. Rachid Taha sur Fluctuat.net
  2. a, b, c, d, e et f Douce transe dans Libération du 20 mars 2007
  3. Taha Rachid sur www.arab-art.org
  4. a, b et c Rachid Taha, à bâtons rompus dans l'émission Décibels du 17 mai 2008 sur France Culture.
  5. a et b (en) Shock the Casbah, Rock the French (and Vice Versa) dans The New York Times du 13 mars 2005.
  6. Rock el Casbah à Taratata sur France 4 (vidéo)
  7. Rachid Taha, Rock la Casbah, Flammarion, 2008
  8. Propos recueillis par Yasrine Mouaataril, Mondomix n°19 nov/déc 2006, p. 18

Liens externes

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