SOS Racisme

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SOS Racisme

Logo de l’association
Cadre
But Lutte contre le racisme, l'antisémitisme et toutes les formes de discrimination
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 1984
Fondateur Julien Dray, Harlem Désir
Identité
Siège 51 avenue de Flandre 75019 Paris
Personnages clés Julien Dray, Harlem Désir, Fodé Sylla, Malek Boutih, Dominique Sopo
Président Dominique Sopo
Secrétaire général Guillaume Ayné
Trésorière Sandrine Malet
Affiliation européenne EGAM (European Grassroots Antiracist Movement)
Financement FASILD/ACSE, Pierre Bergé, Ministère de l'Éducation nationale, Fondation Ford, dons, adhésions ...
Slogan Touche pas à mon pote.
Site web www.sos-racisme.org

SOS Racisme est une association française créée en 1984, dont le but est la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et plus généralement toutes les formes de discrimination[1]. Sa filiale espagnole, SOS Racismo, est basée à Barcelone. L'italienne SOS Razzismo à Rome et celle d'Allemagne SOS Rassismus ont été crée en 1983, année de la Marche pour l'égalité et contre le racisme.

Son slogan est Touche pas à mon pote.

Histoire du mouvement[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

SOS Racisme est née dans un contexte particulier. En effet, à la fin des années 1970 et au début des années 1980, la France s'aperçoit que les populations nord-africaine et subsaharienne qui vivent sur son territoire et y ont refait leur vie vont s'inscrire durablement dans la réalité française. Des violences policières sont à l'origine de la Marche pour l'égalité et contre le racisme. En outre, la crise économique et sociale crée un contexte de tension propice aux réactions de rejet. La grève menée de l'usine automobile Talbot de Poissy (PSA) verra des affrontements entre des non-grévistes et grévistes immigrés. Enfin à l'automne 1983 des adhérents et sympathisants du Parti socialiste participent à des « dimanches noirs » qui voient des batailles rangées entre les militants FN et les organisations d'extrême gauche suite à des élections municipales partielles dans des villes de gauche qui connaissaient une montée du vote FN[2].

Préparation[modifier | modifier le code]

Harlem Désir, président de SOS Racisme de 1984 à 1992.

Le 15 octobre 1984, SOS Racisme est fondée dans des cercles proches du Parti socialiste. Sa création[3] intervient un an après la « Marche pour l'égalité et contre le racisme ». Le mouvement est au départ ouvert à toutes les origines politiques, mais plusieurs personnalités du PS, elles-mêmes issues des mouvements trotskistes (tels Julien Dray ou Harlem Désir) et d'autres mouvements de gauche prennent peu à peu en mains l'association[4]. Le livre Histoire secrète de SOS Racisme écrit par Serge Malik, l'un des fondateurs du mouvement et qui en démissionnera, dénonce - comme François de Closets - une instrumentalisation politique de l'antiracisme à travers SOS Racisme[5], une surreprésentation de membres de l'Union des étudiants juifs de France et une marginalisation des « beurs »[6]. Selon Farida Belghoul, l'une des leaders du mouvement beur de l'époque, devenue proche d'Alain Soral[7], le PS et l'UEJF ont créé SOS racisme pour détruire le mouvement beur, dont beaucoup de militants affichaient leur solidarité avec le peuple palestinien, et pour axer le discours non plus sur les problèmes de banlieues mais sur la lutte contre le Front national[8]. Cette utilisation politique explique également, selon Philippe Juhem, « l'hostilité » et « la défiance que les associations du “mouvement beur” manifesteront à l'égard de SOS[9] ».

L'ambition de Julien Dray et des fondateurs de SOS-Racisme est de construire ce qu'ils appellent un « mouvement de masse » dont la capacité de mobilisation importe plus que le détail de son programme[9]. Les fondateurs élaborent rapidement une « histoire officielle » de l'association : une anecdote[10] liée au « racisme ambiant » est systématiquement diffusée auprès des journalistes pour accréditer la thèse d'un « mouvement spontané issu de l'indignation morale d'une bande de copains ». Jacques Attali dans son livre Verbatim (1993) soutient lui que l'association est créée « de toutes pièces » à partir de l'Élysée[réf. nécessaire]. Cette version est contestée par d'autres études[citation nécessaire] qui soulignent cependant le rôle du soutien financier de l’État via des organismes comme le FASILD.

Selon Julien Dray, SOS Racisme est en parti inspiré par la mobilisation anglaise « Rock Against Racism » dans le contexte d'affirmation du FN aux élections partielles de 1983 et d'agressions racistes. Sa rencontre avec le conseiller élyséen Jean-Louis Bianco fin 1983 ne débouche sur rien. Ce n'est qu'à l'été 1984 que Jacques Pilhan accorde un intérêt à sa démarche[11], mais c'est surtout l’invitation d'Harlem Désir à l'émission Droit de réponse, le soutien d'intellectuels comme Marek Halter et Simone Signoret puis d'artistes comme Coluche qui permettent le décollage de SOS Racisme[12]. Selon Dray « SOS Racisme n'a rien volé à personne, elle n'est pas née d'une conspiration ou d'un cabinet noir. Pour vivre et survivre, cela a été un combat permanent et une débauche d'énergie. Maintenant ce qui est vrai, c'est que nous avions un savoir-faire militant, une bonne formation « d'agitprop » et que nous l'avons mis au service de cette cause » alors que le PS tenait le mouvement pour suspect à cause des anciens trotskistes l'animant[12]. Le montant cumulé des subventions officielles ainsi que le mécénat de Pierre Bergé ne sont pas détaillés.

Scission[modifier | modifier le code]

En juin 2003, une dizaine de comités locaux de SOS Racisme font scission du mouvement national, pour protester contre la nomination en tant que président national de Dominique Sopo, considéré « inconnu jusqu'alors à SOS Racisme » et « une figure du MJS ». Ces comités déplorent également la nomination de Loubna Méliane, vice-présidente, au conseil national du Parti socialiste[13]. Les nouveaux comités, attachés à l'indépendance politique de l'association, se séparent donc de SOS Racisme Paris, et fondent en juillet « SOS Racisme indépendant », qui changera bientôt de nom en « Stop Racisme », afin de bien se distinguer de leur ancienne organisation[14].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Les mots d'ordre de l'association sont ceux de la fraternité et du multiculturalisme symbolisés par le slogan « Touche pas à mon pote » - trouvé par le journaliste Didier François[15] - inscrit au sein d'une main jaune créée par le communicant Christian Michel[16] (qui réalisera ensuite plusieurs campagnes de communication pour l'association). Dès l'origine, SOS Racisme considère que le combat contre les discriminations passe par une réflexion sur l'urbanisme et le rôle de l'école. Ainsi, elle a dénoncé, dès le début des années 1990, la constitution en périphérie des grandes villes d'ensemble urbains devenus, après peuplement, des ghettos. Elle mettra en avant le mot d'ordre « intégration » – excluant par là-même aussi bien le terme d’« assimilation » que l'expression d'un « droit à la différence » – et citera souvent en exemple la réussite sociale de personnes d'origine immigrée. La fin des années 1980 et le début des années 1990 sont l'occasion pour l'association de donner une vitrine à son combat au travers de grands concerts donnés à Paris en plein air (La Concorde, Bastille, République, Vincennes)[17]. SOS Racisme bénéficie également de l'aura personnelle de son président, Harlem Désir, alors très présent dans les médias et considéré comme un excellent communiquant politique[18],[19],[20]. Dans ses premières années, l'association poursuit plusieurs buts. Il s'agit tout d'abord de créer un « cordon sanitaire » républicain autour du Front National de l'époque (autrement dit, éviter que ce Front National, aussi bien localement que nationalement, participe à une quelconque majorité[21]. De manière assez singulière en Europe, ce but, poursuivi également par les autres associations antiracistes, est atteint : malgré le niveau électoral auquel s'est maintenu le Front National de 1984 à 2007 (10 à 17 % des voix exprimées à l'occasion des élections nationales), le Front National ne peut participer à la moindre majorité parlementaire, la droite française ne l'intégrant qu'à certaines majorités dans les exécutifs régionaux[22].

Au-delà de cette lutte contre le Front National, SOS Racisme s'attache à défendre le droit du sol dont l'intérêt pour le pays fut examiné sous différents gouvernements de droite[12] (Gouvernement Chirac de 1986 à 1988, Gouvernement Balladur de 1993 à 1995 et Gouvernement Juppé de 1995 à 1997. Par une coïncidence surprenante, ce sont Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing qui avaient signé en tant respectivement que Premier ministre et président de la République le décret sur le regroupement familial qui allait créer les immigrés de deuxième, puis de troisième génération). Les mobilisations des associations et des partis de gauche empêchèrent ce réexamen du droit du sol[23], considéré comme partie intégrante du Pacte républicain par ses défenseurs.

À la fin des années 1990, l'association réoriente son combat vers la lutte contre les discriminations raciales. Bien que le phénomène soit connu, il ne fait alors pas réellement partie des préoccupations de politiques publiques[réf. nécessaire]. En effet, le combat antiraciste se tourne à cette époque prioritairement sur les questions liées à l'immigration et les outils nécessaires pour apporter la preuve de la discrimination manquent[24]. À travers les « testings », SOS Racisme emploie de façon systématique une méthode tendant à apporter des preuves en matière de discriminations dans les domaines de l'accès au logement, du travail en général et de l'hôtellerie et du monde de la nuit en particulier. Ce travail a donné un certain nombre de résultats : des boîtes de nuit, des restaurants et quelques agences immobilières sont condamnés pour discrimination raciale. Ainsi, SOS Racisme obtient la condamnation du restaurant du Bal du Moulin Rouge pour discrimination à l'emploi (jugement de la Cour d'appel de Paris en date du 17 octobre 2003). En juillet 2007, les sociétés Garnier (du groupe l'Oréal) et Adecco étaient condamnées pour la même raison par la Cour d'appel de Paris. En 2001, la méthode du testing est considérée par la Cour de cassation comme source de preuve valable devant les tribunaux[25]. Malgré cette reconnaissance, SOS Racisme dénonce régulièrement le retard pris par les pouvoirs publics en matière de lutte contre les discriminations ainsi que les avancées jurisprudentielles selon elle trop timides au regard de l'ampleur du phénomène des discriminations en France[réf. nécessaire].

À la fin des années 1990, lorsque des mouvements antiracistes s'opposent concernant la question du Proche-Orient, l'association clame son attachement au processus de paix selon elle mis à mal par la seconde Intifada. Elle dénonce la résurgence d'un nouvel antisémitisme en France à travers la publication en 2002 des antifeujs[réf. nécessaire], le livre blanc des violences antisémites en France cosigné avec l'UEJF. Depuis, les deux associations sont des partenaires privilégiés et ont organisé à partir de 2004 les soirées « Rire contre le racisme » qui se tenaient initialement au Zénith de Paris puis à son Palais des sports une fois par an en présence d'artistes comme Michel Boujenah, Dany Boon, Jean-Marie Bigard ou Gad Elmaleh[26]. En 2009, la soirée Rire contre le Racisme s'est transformée en Rire Ensemble et a été diffusée en direct de l'Olympia par France 2 le 5 septembre. En 2003, l'UEJF et SOS Racisme créent une association étudiante nommée FEDER (Fédération des Enfants de la République), qui concourt de manière éphémère dans les scrutins universitaires[27].

Concert pour l'égalité organisé par SOS Racisme à Paris, le 14 juillet 2011.

En février 2006, SOS Racisme prend position en faveur de la publication des caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten dans Charlie Hebdo[28]. Dominique Sopo, président de SOS Racisme, est témoin de Charlie Hebdo au procès des caricatures[29]. À l'occasion de l'affaire des caricatures, SOS Racisme affirme un attachement très fort à la laïcité, considérée comme un pilier fondamental aussi bien du vivre-ensemble que comme une condition essentielle à l'existence d'un régime démocratique[30].

Le 14 octobre 2007, en collaboration avec Libération et Charlie Hebdo, SOS Racisme organise un grand rassemblement au Zénith de Paris contre l'amendement Mariani autorisant l'usage de tests ADN pour vérifier la réalité de toute filiation qui serait invoquée pour demander un regroupement familial[31]. L'amendement est en fin de compte voté dans une forme très amoindrie à la demande du Sénat. Ces modifications ainsi que les réserves d'interprétation apportées par le Conseil constitutionnel rendent peu applicable cette disposition qui ne rentrera donc pas en vigueur, faute de décret d'application[32].

SOS Racisme intente un procès pour « provocation à la haine raciale » le journaliste d'investigation Pierre Péan pour son ouvrage Noires fureurs, blancs menteurs. Rwanda, 1990-1994 (2005) consacré à la politique française au Rwanda. L'association se fonde sur le fait que Pierre Péan accolait aux Tutsis, victimes du génocide de 1994, une identité de menteurs et de dissimulateurs, retranscrivant pour ce faire les écrits coloniaux de Paul Dresse, auteur en 1940 d'un récit de voyage au Rwanda « au ton particulièrement raciste »[33]. En novembre 2011, la Cour de cassation, après deux premiers jugements favorables à Pierre Péan, déboute définitivement l'association. L'avocate de Pierre Péan, Florence Bourg, souligne à cette occasion « le militantisme assez clair de SOS Racisme sur le Rwanda » et l'attitude de SOS Racisme qui traite ce qui relève du débat d'idées « dans une arène judiciaire »[34],[35].

Revendications[modifier | modifier le code]

Les objectifs de l'association visent, selon ses dires, à construire une « république métissée » qui assure une égalité à tous[1]. Elle dit rejeter tout autant les conceptions d'extrême droite que les conceptions « communautaristes » de la lutte antiraciste[1]. Selon l'association,

« L’antiracisme n’a jamais été pour nous la volonté de défendre telle population contre telle autre, de voir se constituer sur des bases ethniques ou religieuses des « syndicats » de défense de telle ou telle communauté.
L’antiracisme, pour nous, a toujours été la volonté de voir chacun vivre à égale dignité dans la société, quelles que soient ses origines, sa confession ou ses pratiques culturelles[1]. »

Selon son président Dominique Sopo, le mouvement a été très tôt attiré par le mouvement alter mondialiste, mais prend actuellement ses distances en raison d'un « manque de clarté » au sujet du fondamentalisme musulman et de l'antisémitisme. SOS Racisme est défavorable à la discrimination positive mais est pour l'anonymat des CV.[réf. nécessaire]

Activités[modifier | modifier le code]

  • Constitution de partie civile durant des procès pour des accusations de faits à caractère raciste.
  • Aide juridique à des plaintes personnelles pour discrimination ; pour des étrangers.
  • Aide à l'embauche sans discrimination (CV anonymes)[réf. nécessaire] (voir sos-racisme.org: section Historique, ('archives').
  • Testing pratiqué à l'entrée de boîtes de nuit, auprès d'agences immobilières ou d'employeurs potentiels afin de démontrer toute forme de discrimination qui s'y exercerait.
  • Audit interne en entreprise et formation des collaborateurs, notamment au sein d'entreprises de recrutement, à lutter contre toutes les formes de discriminations, comme dans les sociétés du Groupe Randstad France en partenariat avec l'Institut Randstad pour la diversité et l'égalité des chances.
  • Actions médiatiques ; dont la plus célèbre est le "Concert des Potes". Le premier a eu lieu le 15 juin 1985 à 19 h (et s'est prolongé jusqu'à 5 h du matin). Il s'est appelé 'Touche pas à ma concorde', (Place de la concorde)[36]. Le deuxième a eu lieu le 14 juin 1986 et a été surnommé 'Mon pote, c'est le pied' (Place de la Bastille). Quand au troisième concert (20 juin 1987 : voir Vincennes) ainsi que ceux ayant eu lieu jusqu'à aujourd'hui, ils s'appellent tout simplement le 'Concert des Potes'.

Budget[modifier | modifier le code]

Selon Philippe Juhem, auteur de la thèse de science politique SOS-Racisme : Histoire d’une mobilisation « apolitique »[9], « La légende veut que SOS ait été créé à partir de deux prêts étudiants de 50 000 francs [...]. Il est cependant plus probable que l'association a reçu au moment de sa création de l'argent provenant du cabinet de l'Élysée qui a permis aux militants de l'UNEF-ID de Villetaneuse de faire face aux premières dépenses – location du siège, lancement des premières séries du badge – que nécessitait le lancement de SOS. Ce versement est tenu secret pour ne pas écorner l'image d'autonomie « apolitique » du débiteur. »[37]

L'activité de l'association est essentiellement assurée par les subventions de l'État français ou autres institutions en dépendant. Selon le Rapport de vérification et de contrôle pour l'année 2009 publié au Journal officiel[38], le montant total des dons, adhésions et subventions s'élève à 904 596 euros. Le donataire le plus important est le Fonds d'aide et de soutien pour l'intégration et la lutte contre les discriminations (FASILD) avec 348 000 euros, puis 80 000 euros pour le Ministère de l'Éducation nationale, 46 000 euros pour le Ministère de la Jeunesse et des Sports. La Mairie de Paris et le Conseil régional d'Île-de-France participent respectivement pour 40 000 et 35 000 euros. Enfin le Conseil de Développement de la Vie Associative, géré par le Haut Commissariat à la Jeunesse, participe pour 30 000 euros. Le principal donateur privé est, avec un don de 100 000 euros, Pierre Bergé, fondateur de Saint Laurent Rive gauche et proche officiellement au moins depuis les années 1980 du Parti socialiste. On notera encore la présence de l'organisation philanthropique américaine la Fondation Ford. Le total des subventions publiques s'élève ainsi à 64 % du total des dons et subventions.

Le montant total des cotisations d'adhésion s'élève quant à lui à 18 669 euros, soit 2,06 % des ressources de l'association.

Nombre d'adhérents[modifier | modifier le code]

Du total en 2009 des cotisations d'adhésion (18 669 euros) divisé par le montant minimal supposé d'une adhésion (38 euros), le site d'extrême-droite Riposte laïque a déduit que l'association comptait un maximum de 491 adhérents en 2009[39]. Toutefois, le calcul ne prend en compte que l'association nationale, et non les comités locaux, présents dans de nombreux départements[40].

Critiques[modifier | modifier le code]

  • Le sociologue Jean Baudrillard a comparé SOS Racisme à SOS Baleines : « Toute société doit se désigner un ennemi, mais elle ne doit pas vouloir l’exterminer. Ce fut l’erreur fatale du fascisme et de la Terreur, mais c’est celle aussi de la terreur douce et démocratique, qui est en train d’éliminer l’Autre encore plus sûrement que par l’holocauste. L’opération qui consistait à hypostasier une race et à la perpétuer par reproduction interne que nous stigmatisons comme abjection raciste, est en train de se réaliser au niveau des individus au nom même des droits de l’homme à contrôler son propre processus génétiquement et sous toute ses formes. SOS-Racisme. SOS-baleines. Ambiguïté : dans un cas, c’est pour dénoncer le racisme, dans l’autre, c’est pour sauver les baleines. Et si dans le premier cas, c’était aussi un appel subliminal à sauver le racisme, et donc l’enjeu de la lutte anti-raciste comme dernier vestige des passions politiques, et donc une espèce virtuellement condamnée[41]. »
  • Dans le cadre d'une polémique l'opposant au président de SOS Racisme Dominique Sopo, le journaliste Éric Zemmour écrit :

« Pendant vingt ans, l'antiracisme, Sopo le reconnaît lui-même, a régné en maître sur nos esprits. Alors, faisons son bilan. Le multiculturalisme qui remplace l'assimilation ; l'ethnicisation des questions sociales plutôt que la lutte des classes ; la déconstruction du roman national remplacé par la concurrence victimaire ; la haine institutionnalisée de la France autour de la figure totémique de Dupont Lajoie.[...] L'antiracisme fut le rideau de fumée qui occulta la soumission socialiste aux forces libérales[42]. »

Dans l'émission On n'est pas couché, Zemmour qualifie également SOS Racisme de « néfaste » et estime que l'association, dont l'action aggrave selon lui le racisme, est une « machine de guerre politique » instrumentalisée par la gauche pour permettre au Front National de grossir aux élections présidentielles et de déstabiliser la droite[43].

  • Serge Malik, qui fut l'un des membres fondateurs de l'association, dénonce ce qu'il considère comme une récupération de SOS Racisme par le pouvoir mitterrandien d'alors et notamment le rôle clé de Julien Dray dans cette instrumentalisation dans son livre Histoire secrète de SOS Racisme[44],[5].
  • SOS Racisme a été critiqué à l'extrême gauche par divers mouvements de l'immigration et d'autres (les anarchistes ont très tôt dénoncé ce groupe, selon eux créé de toutes pièces par le PS). Ainsi, Hamé, du groupe de rap La Rumeur, a écrit dans La Rumeur Magazine (no 1, 29 avril 2002), qu’« […] au travers d’organisations comme SOS Racisme, créée de toutes pièces par le pouvoir PS de l’époque pour contribuer à désamorcer le radicalisme des revendications de la Marche des beurs, l’égalité des droits devient l’égalité devant l’entrée des boîtes de nuit. La justice pour les jeunes tués par la police disparaît sous le colosse slogan médiatique « Touche pas à mon pote ! » ou « Vive le métissage des couleurs ! », etc. »
  • Dans Fier d'être Français, l'historien Max Gallo critiquait le choix de la main jaune comme logo : « Il y a eu Vichy et l’étoile jaune ? On créa de toutes pièces, d'en haut, parmi les idéologues qui savaient ce qu'ils faisaient, la petite main jaune de SOS Racisme, pour faire comprendre que les citoyens de souche récente étaient en somme les Juifs d'aujourd'hui. […] De l’étoile jaune à la petite main jaune de SOS Racisme, on créait la première de ces confusions historiques qui allaient empoisonner les débats français »[45].
  • Pierre Desproges dans Fonds de tiroirs[46] : « J’adhérerai à SOS-racisme quand ils mettront un S à racisme. Il y a des racistes noirs, arabes, juifs, chinois et même des ocre-crème et des anthracite-argenté. Mais à SOS-Machin, ils ne fustigent que le Berrichon de base ou le Parisien-baguette. C’est sectaire. »[47].
  • Dieudonné accuse régulièrement SOS Racisme d'être une « officine sioniste[48] » qui ferait la promotion de l'islamophobie et de la négrophobie.
  • Le président de l'association d'étudiants de droite UNI, Olivier Val, sur son blog, reproche à Sos racisme un double discours au regard des positions qu'elle affiche - notamment dans les différends qui l'opposent au journaliste Éric Zemmour[49]. Val présente, à titre d'exemple, un ensemble de citations tirées du livre du président de SOS Racisme, Dominique Sopo[50] sans toutefois les mettre en contexte. Présentées comme telles, ces citations semblent rejoindre les positions défendues par le journaliste - positions que l'association lui reproche pourtant. Val juge en conséquence l'attitude de l'association hypocrite au regard du procès intenté envers le journaliste en janvier 2011. Parmi les citations qu'il a reprises du livre de Sopo, on note :

« L’exemple du traitement de la surdélinquance des étrangers et des jeunes issus de l’immigration est ici éclairant. Longtemps nié en France, ce phénomène n’en était et n’en demeure pas moins réel.[…] Nier une évidence, c’est s’interdire d’en offrir une analyse[50]. »

« Il existe en France, un antiracisme bien-pensant. Il est dangereux, car dévoyé. […] Il repose sur une relation viciée, dès le départ, entre d’”ex-colons” et d’”-ex-indigènes”. Il se nourrit principalement de cette culpabilité blanche. Il est une perpétuelle action de repentir. L’étranger ainsi canonisé, la béatitude peut suivre[51]. »

« Il faut souligner que dans la conception exotique de l’antiracisme, l’Étranger est privé de sa propre définition et d’une libre détermination. Il n’est plus un sujet agissant mais un objet de compassion[52]. »

« Le discours victimaire occupe pourtant une place loin d’être négligeable chez ceux qui se réfèrent au discours antiraciste. Il l’occupe d’autant plus qu’il est adossé à une lecture marxisante de la société : d’un côté les oppresseurs, de l’autre les opprimés[53]. »

« Pour cela, les islamistes savaient pouvoir compter en Europe sur un allié de poids : la mauvaise conscience post-coloniale. Le discours antiraciste fut alors dévoyé en prenant en compte cet élément majeur. Pour échapper à toutes critiques de leurs visées réactionnaires et de leurs stratégies d’influence, ces extrémistes entreprirent, en dénaturant profondément la philosophie et les mots de l’antiracisme, de dénoncer une “islamophobie” dont la moindre critique à leur égard aurait été le signe[54]. »

Positions de SOS Racisme vis-à-vis du racisme antiblanc[modifier | modifier le code]

Les reproches à l’encontre de l’association sur la question[modifier | modifier le code]

Des hommes politiques et certains journalistes de droite accusent les associations antiracistes comme SOS Racisme d'ignorer, voire de favoriser le racisme « antiblanc » et la xénophobie « antifrançaise ». Ainsi, pour l'ex-leader du Front national Jean-Marie Le Pen : « L’antiracisme, instrument politique d’aujourd’hui, comme le fut l’antifascisme avant guerre n’est pas un non-racisme. C’est un racisme inversé, un racisme antifrançais, antiblanc, antichrétien[55]. »

Pour l'éditorialiste Ivan Rioufol : « Ces mouvements prétendument exemplaires mènent des combats à sens unique qui les rendent pour cela indéfendables. Il y a de l'imposture derrière leur posture. [...] Il est ahurissant de constater que le flot de haine que déversent certains rappeurs contre la France et les Français laisse les censeurs indifférents à ces propos tenus dans l'impunité. Mais cette surdité dépasse ce seul domaine, souvent rappelé à juste titre. L'aveuglement est, plus généralement, sur ce nouveau et banal racisme anti-blanc observable dans des banlieues. S'en émouvoir vaut, pour les flics de la pensée, d'être accusé de tenir des propos d'extrême droite[56]. »

Pour le polémiste Éric Zemmour (s'adressant à l'ex porte-parole de SOS Racisme Harlem Désir) : « SOS Racisme a aggravé le racisme en faisant campagne pour le droit à la différence, pour l'exaltation des racines, contre l'assimilation [...] c'est à cause de vous que vingt ans plus tard les uns tapent sur les autres parce qu'ils ne se sentent pas français[57]. »

Pour le journaliste Éric Brunet, SOS Racisme n'aurait, depuis sa création, jamais pris position dans des affaires de racisme antiblanc et n'aurait jamais intenté de procès pour racisme antiblanc[58].

Les actions et les positions de l’association sur la question[modifier | modifier le code]

L'association, pour sa part, présente son projet comme une lutte contre toutes les formes de racisme et de discrimination raciale[1], y compris celles tournées envers les blancs. À cet égard, comme le rapportent Le Figaro et le Nouvel Observateur, l'association s'est positionnée notamment dans le cadre d'une affaire de racisme antiblanc sur l'île de Saint-Martin en 2006[59],[60]. L'association s'est indignée de l'attitude des badauds qui se seraient réjouis de la mort accidentelle du gendarme Raphaël Clin et qui auraient proféré des propos racistes à son encontre[59],[60]. SOS Racisme a annoncé par voie de communiqué qu'« après avoir contacté la famille du défunt, elle avait décidé de se porter partie civile[59],[60] ».

De façon plus générale, Samuel Thomas, l'un des leaders de SOS Racisme reconnaît que le racisme se trouve dans toutes les couches de la population française, y compris dans celles issues de l'immigration. Il considère donc nécessaire d'éduquer aussi bien les uns que les autres. Il refuse toutefois le terme de « racisme antiblanc » parce que non seulement il privilégierait une logique communautariste, mais aussi parce que le terme est instrumentalisé selon lui par "l'extrême-droite"[61]. L'association dit vouloir lutter contre le racisme, sans faire de distinction communautariste et antagoniste entre les racismes. Peu de temps après la pétition de 2005 contre les « ratonnades anti-blancs », il déclara à ce sujet :

« SOS Racisme n’a jamais pratiqué l’angélisme sur les formes variées de racisme. Nous voulons éduquer les Français, mais aussi les publics issus de l’immigration.[...]La pédagogie antiraciste ne peut supporter le discours de «victimisation », qui encourage les gens à ne défendre que leur communauté. Il faut défendre tout le monde.[...]Nous ne pouvons accepter la notion de racisme anti-blanc parce qu’elle est une thèse défendue depuis longtemps par l’extrême droite[61]. »

L'association s'est également positionnée en 2009, dans l'affaire de l'agression d'un passager blanc dans un bus de la RATP par une bande de jeunes (et filmée par une caméra de surveillance). L'association qualifie l'agression de « raciste[62] » et la condamne fermement[62]. Elle déplore en même temps la récupération faite par ce qu'elle appelle "l'extrême-droite" de ce fait divers[62]. Comme elle l'indique sur son site officiel :

« SOS Racisme a pris connaissance, comme tout le monde, de la vidéo de l’agression raciste qui s’est déroulée dans un bus de la Ratp. Nous tenons en premier lieu à condamner fermement cette agression, et à rappeler que le racisme existe malheureusement pour tous. SOS Racisme n’est pas dupe de la récupération qui a été faite de cette vidéo. Nous déplorons l’usage qui est fait par certains, de cette agression raciste afin de véhiculer leurs propres idées et positions racistes sous couvert de dénoncer le racisme « anti-blanc ». Ces personnes dévoient le combat contre le racisme en se parant des habits de l’antiracisme, SOS Racisme reste très vigilant vis-à-vis de ces dérives[62]. »

Elle a aussi porté plainte, aux côtés d’autres associations, contre Kemi Seba, le fondateur du groupuscule noir extrémiste Tribu Ka qui s’est fait connaître en 2006 pour ses propos incitant à la haine contre les blancs et les juifs[63],[64] - une plainte pour laquelle ils obtiendront satisfaction avec la dissolution du groupuscule et le dédommagement d’un euro symbolique[65]. Le président de Sos racisme Dominique Sopo remarquait à propos de ce groupuscule: « On se trouve face à un groupe raciste et antisémite qui s'oppose non seulement aux valeurs de la République mais fait peser un danger sur le vivre ensemble avec son discours de haine »[66]

En réponse aux accusations d’Éric Brunet et de Jean Robin qui reprochaient à l’association de nier l’existence du racisme parmi les populations issues de l’immigration, le président Dominique Sopo confirme bien l’existence de ce racisme, mais ne le distingue pas des autres formes de racisme :

« Sur la question que vous évoquez du racisme anti-blanc : qu'il y ait des personnes d'origine Maghrébine ou Africaine qui soient racistes… Évidemment ! Puisque le racisme n'a pas de frontières. Donc c'est toujours ce qu'on a dit d'ailleurs à SOS-racisme, puisque l'anti-racisme n'est pas un corporatisme racial, l'anti-racisme vise justement à faire en sorte de basculer dans du post-racial.[…] Ensuite qu'il y ait des personnes qui soient prises pour cibles parce qu'elles sont de telle ou telle origine, et y compris parce qu'elles sont blanches : Évidemment que cela existe ! Mais ce qu’essaie de faire croire Monsieur Robin, c'est que SOS-racisme serait une sorte de cinquième colonne qui viendrait agresser les blancs. Donc, je tiendrais à remarquer, que j’agresserais ma propre mère qui est blanche, au passage […] On va dire les choses clairement : le racisme anti-blanc est une notion qui a été forgée par l'extrême droite et par le Front National depuis des années, ça c'est pas de la caricature. Cela vient de l'Agrif qui a commencé avec le racisme anti-chrétien, le racisme anti-occidental, le racisme anti-blancs[67]. »

L'« affaire Dray »[modifier | modifier le code]

En 2009, six membres de l'association SOS Racisme, dont le président Dominique Sopo, sont placés en garde à vue à la brigade financière dans le cadre de l'enquête sur des mouvements de fonds suspects sur les comptes de Julien Dray[68]. Dominique Sopo, Cindy Léoni, Nathalie Fortis, chargée de relations presse de SOS racisme, et Thomas Persuy, directeur administratif et financier de l'association, font finalement l'objet d'un rappel à la loi[69].

SOS Racisme et la FIDL condamnés aux prud'hommes et plainte pénale déposée[modifier | modifier le code]

Trois ans après l'affaire Dray, la FIDL et SOS Racisme sont attaqués sur le plan pénal et le plan prud'homal par une ex-salariée pour « pour détournement de fonds sociaux et publics, abus de confiance, escroquerie, séquestration, harcèlement moral et vol ».

Charlotte Allegret a été vice présidente de la FIDL[70], responsable des étudiants de SOS Racisme[71] et membre du bureau national aux questions d'éducation, puis salariée « permanente » de la FIDL entre 2005 et 2010. Son récit est expliqué dans un article du Nouvel Observateur du 1er février 2012[72] : « Le cauchemar d'une ex-militante » ou encore dans Siné Hebdo[73].

Le 12 avril 2013, SOS Racisme et la FIDL ont été condamnés aux prud'hommes[73]. Considérés comme co-employeurs, ils doivent verser à Charlotte Allégret, une de leurs anciennes employées, 3 750 € de rappels de salaires du 1er avril au 14 juin 2010, 1 909 € de préavis et 12 000 € d’indemnités pour licenciement abusif et harcèlement moral[74].

Sur le plan pénal, Charlotte Allégret a déposé plusieurs plaintes contre X en juin 2010 auprès du tribunal de grande instance de Paris. Ce n’est que le 24 janvier 2012 qu’une information a été ouverte pour détournement de fonds sociaux et publics, abus de confiance, escroquerie, séquestration, harcèlement moral et vol.

L'affaire des faux témoignages au procès Vauvert[modifier | modifier le code]

Le 16 mai 1999, Mounir Oubajja, 18 ans est abattu par Joël Élie, un chauffeur routier de 36 ans, qui a tiré en croyant qu'on était en train de lui voler sa voiture. Ce fait divers tragique, repris par tous les médias parisiens, est aussitôt présenté comme un meurtre raciste, emblématique des problèmes des banlieues. Le mobile semble d'autant plus clair que trois jeunes ayant assisté à la scène affirment, dans des attestations écrites destinées à la justice, avoir entendu le tireur proférer des injures racistes.

Pourtant, en décembre 2000, lors du procès de Joël Élie devant la cour d'assises de Nîmes, les trois témoins se montrent évasifs. Ils finissent par reconnaître que leur version des faits leur a plus ou moins été dictée par Samuel Thomas, vice-président de SOS-Racisme, venu « enquêter » dans la cité quelques jours après le meurtre[75],[76].

Présidents de SOS Racisme[modifier | modifier le code]

Mission de médiation[modifier | modifier le code]

Mercredi 4 octobre 2006, Dominique Sopo a accepté une mission de médiation à la demande de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, concernant l'affaire des expulsés de Cachan. Il a accepté cette mission avec Patrick Gaubert, président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Le slogan « Touche pas à mon pote » de l'association est également le titre d'une chanson de l'album Dia Dorim Noite Neon de 1985 du chanteur brésilien Gilberto Gil. Il s'est produit en 2003 pour son concert Show da paz au siège de l'ONU, à New York, lors duquel il a chanté cette chanson, après avoir lu un petit discours à propos du mouvement SOS Racisme[77].

Le 14 juillet 2011, le Concert pour l’égalité organisé par SOS Racisme rassemble, selon l'organisation, 1 million de personnes sur le Champ de Mars à Paris[78].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e [1] - Sur le site de SOS Racisme. Concernant l'antisémitisme (non nommé explicitement dans ce texte), voir [2]
  2. Elise Vincent, « Dray : le film sur la Marche des beurs « est une réécriture de l'histoire » », sur Le Monde,‎ 2 décembre 2013
  3. SOS Racisme chronologie sur nouvelobs.com
  4. Pierre Favier, Michel Martin-Roland; La décennie Mitterrand, tome 2, Seuil, 1990, page 391
  5. a et b Philippe Juhem, « La participation des journalistes à l'émergence des mouvements sociaux. Le cas de SOS-Racisme », revue Réseaux, 1990.
  6. Serge Malik, Histoire secrète de SOS Racisme, Albin Michel, 1990. ISBN 2226048189
  7. « Conférence d’Alain Soral, Farida Belghoul et Mathias Cardet », Égalité & Réconciliation,‎ 17 août 2013 (consulté le 30 novembre 2013)
  8. De l’antiracisme à Égalité & Réconciliation : rencontre avec Farida Belghoul, 22 mai 2009.
  9. a, b et c SOS-Racisme : Histoire d’une mobilisation « apolitique », Contribution à une analyse des transformations des représentations politiques après 1981 - Philippe Juhem, décembre 1998.
  10. http://referentiel.nouvelobs.com/archives_pdf/OBS1058_19850215/OBS1058_19850215_025.pdf referentiel.nouvelobs.com/archives_pdf/OBS1058_19850215/OBS1058_19850215_025.pdf
  11. Qui a peur du grand méchant loup ? Les petits manipulateurs du PS !, Dominique Jamet, bvoltaire.fr, 1 décembre 2013
  12. a, b et c Élise Vincent, « Dray : le film sur la Marche des beurs « est une réécriture de l'histoire » », Le Monde,‎ 30 novembre 2013 (consulté le 30 novembre 2013)
  13. « Scission au sein de SOS Racisme », Le Nouvel Observateur,‎ 18 juin 2003 (lire en ligne)
  14. Priscillia Fattelay, Jean-Paul Labourdette et Dominique Auzias, Guide du bénévolat, P2tit futé,‎ 2008, 204 p. (lire en ligne), p.67
  15. Didier François, La décennie Mitterrand, T2, p.391
  16. "Touche pas à mon pote" avec SOS Racisme Octobre 1984, Live2times.com
  17. Collectif, De la discrimination dite "ethnique et raciale": Discours, actes et politiques publiques - entre incantations et humiliations, L'Harmattan, 2009, page 120
  18. Serge Albouy, Marketing et communication politique, L'Harmattan, 2000, page 217
  19. Adil Jazouli, Les années banlieues, Seuil, 1992, page 101
  20. Gérard Namer, Mémoire et projet du mouvement lycéen-étudiant de 1986-1988, L'Harmattan, 2000, page 81
  21. Collectif, Qu'est-ce que SOS Racisme ?, Archipel, 2006, page 17
  22. « Trente ans de tentations d'alliances entre la droite et le FN », La Croix,‎ 2 mai 2012 (consulté le 30 novembre 2013)
  23. in Patrick Weil, "Qu'est-ce qu'un Français ? : Histoire de la nationalité française depuis la Révolution", Paris, Gallimard, 2002
  24. « La France aux Français ? Chiche ! », Malek Boutih, Éditions Mille et une nuits, 2001, ISBN 978-2-84205-564-6
  25. Dominique Chathuant, « EC/ECJS - Discriminations raciales : état de la question », Éducation nationale (consulté le 30 novembre 2013)
  26. « Michel Boujenah : l'humoriste présente Rire ensemble contre le racisme le 2 octobre sur France 2 », Télé Première,‎ 16 octobre 2010 (consulté le 30 novembre 2013)
  27. « Elections universitaires à Paris Descartes », FEDER (consulté le 30 novembre 2013)
  28. Une pétition de soutien à Charlie Hebdo, Le Nouvel observateur
  29. Charlie Hebdo: le droit à la satire ?, L'Express, 7 février 2007
  30. « Attachés à la démocratie, à la laïcité et au vivre ensemble, nous disons «non» aux intégrismes religieux », Libération,‎ 4 novembre 2011 (consulté le 30 novembre 2013)
  31. « Mariani: «Le test ADN réservé aux mères risque d'être inconstitutionnel» », Libération,‎ 5 octobre 2007 (consulté le 30 novembre 2013)
  32. « Immigration : Besson enterre les tests ADN », Le Monde,‎ 13 septembre 2009 (consulté le 30 novembre 2013)
  33. Jean-Pierre Chrétien, « France et Rwanda, le cercle vicieux », dans Politique africaine, n° 113, mars 2009, p. 132 ainsi que Le défi de l'ethnisme: Rwanda et Burundi, Karthala, 2012, 241 p. (ISBN 978-2811105945), p. 218 et Patrice Emery Bakong, La politique militaire africaine de la France: Forces sociales et changements récents, L'Harmattan, 2012, 272 p. (ISBN 978-2296508828) p. 153.
  34. Rwanda : SOS débouté pour la 3e fois contre Péan Tefy Andriamanana, Marianne2.fr, 9 novembre 2011
  35. SOS tout court ! Séverin Buzinet, bakchich.info, 30 septembre 2008
  36. bases.ourouk.fr/unite/u-result_frame.php?catalogueID=19303&NumeroJournal=608
  37. Gérald Andrieu, Perquisition chez Julien Dray: le père des potes aurait-il touché? - Marianne2, 19 décembre 2008
  38. S.O.S Racisme : Rapport de vérification et de contrôle : Exercice du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2009 - Cabinet Alain Botbol, Journal officiel [PDF]
  39. « SOS-Racisme : moins de 500 adhérents et plus de 1 000 euros de subventions publiques annuelles pour chaque adhérent ! », Riposte laïque (consulté le 15 juin 2014).
  40. « La carte des comités SOS Racisme en France », Google (consulté le 15 juin 2014)
  41. Jean Baudrillard, Cool Memories, t. 2 : 1987-1990, Paris, Galilée, 1990, (ISBN 2-7186-0367-4) p. 134
  42. Eric Zemmour, « Immigration : le réel interdit », Le Monde,‎ 11 octobre 2007
  43. Eric Zemmour dans l'émission On n'est pas couché du 11 janvier 2009
  44. Serge Malik, Histoire secrète de SOS Racisme, Albin Michel, 1990, page 28
  45. Max Gallo, Fier d'être FrançaisFayard, 2006, pages 106-107
  46. édition Le Seuil
  47. Les citations de Pierre
  48. Par exemple sur Canal+ : Le Vrai Journal du 30 octobre 2005
  49. Pourquoi SOS racisme n'attaque-t-elle pas en justice l'auteur de ces propos ?
  50. a et b Dominique Sopo, SOS antiracisme, Paris delanoël, 2005
  51. Dominique Sopo, SOS antiracisme, Paris delanoël, 2005, 4e de couverture
  52. Dominique Sopo, SOS antiracisme, Paris delanoël, 2005, 4e de couverture, p.14
  53. Dominique Sopo, SOS antiracisme, Paris Delanoël, 2005, 4e de couverture, p.22
  54. Dominique Sopo, SOS antiracisme, Paris Delanoël, 2005, 4e de couverture, p.78
  55. Discours de Jean-Marie Le Pen, lors de l’université d’été de 1998 du FN, accédé en 2005 sur le site du Front national, plus disponible en juin 2006 Archive du discours de Jean-Marie Le Pen, sur web.archive.org, archive créée le 4 juin 2004
  56. Cet antiracisme qui n'aime pas le Blanc, Le Figaro, 21 février 2011
  57. SOS Racisme est néfaste, On n'est pas couché, 10 janvier 2009
  58. Carrément Brunet, RMC, 15 juillet 2011
  59. a, b et c Geisler Rodolphe « Sur l'île de Saint-Martin, l'affaire du gendarme Clin », in Le Figaro, 1er mars 2006
  60. a, b et c « Un témoin de la mort du gendarme Clin aurait été identifié, selon Nicolas Sarkozy », in Le Nouvel Observateur, 1er mars 2006.
  61. a et b Frédéric Casadesus, « Disputatio - Quand le racisme en voit de toutes les couleurs. Le pont de vue de Samuel Thomas », in Reformes, no 3031, juin, 2005
  62. a, b, c et d condamnation par SOS racisme de l'agression dans le bus de la RATP en 2009
  63. Agence France-Presse, « Cinq mois de prison ferme requis contre le fondateur de la Tribu Ka », 26 octobre 2007.
  64. Agence France-Presse, « Tribu Ka: 8 mois avec sursis en appel pour son fondateur, mais plus d'inéligibilité », 2 avril 2009.
  65. Agence France-Presse, « Le fondateur de la Tribu Ka condamné à 4 mois avec sursis pour diffamation », 7 octobre 2008
  66. "Les associations antiracistes satisfaites", Aujourd'hui en France, 27 juillet 2006
  67. Carrément Brunet à 27 minutes 43 secondes, RMC, 15 juillet 2011
  68. Six membres de SOS Racisme en garde à vue à la Brigade financière, Le Point, 9 juin 2009.
  69. Julien Dray veut aller de l'avant, Paris Match, 18 décembre 2009.
  70. http://fidl-news.skyrock.com/1072744260-Interview-2.html
  71. http://www.youtube.com/watch?v=6FZH8YP-Khs
  72. FIDL : une nouvelle affaire embarrassante, Elsa Vigoureux et Marie Vaton, nouvelobs.com, 2 février 2012
  73. a et b http://www.sinemensuel.com/droit-de-suite/prud-hommes/c-est-pas-du-boulot-65/
  74. https://docs.google.com/file/d/0B46I032cs7WPQmxjWVpZUzF2TkU/edit?usp=drive_web
  75. Gilbert Charles, 16 mai 1999: meurtre raciste à Vauvert?, L'Express.fr, 5 juillet 2007
  76. Vital-Durand Brigitte, Procès Vauvert : le zèle de SOS racisme, Libération, 6 décembre 2000
  77. Touche pas à mon pote - Introduction et chanson de Gilberto Gil au siège de l'ONU en 2003, YouTube [vidéo]
  78. Le Concert pour l’égalité a réuni plus de 1 million de personnes sur le Champ de Mars à Paris!, SOS-Racisme.org.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]