Guizhou

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26° 50′ N 106° 50′ E / 26.833333333333, 106.83333333333

Guizhou
Carte indiquant la localisation du Guizhou (en rouge) à l'intérieur de la Chine
Carte indiquant la localisation du Guizhou (en rouge) à l'intérieur de la Chine
Administration
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Autres noms Chinois : 贵州省
Pinyin : Guìzhōu shěng
Abréviation 黔 (qián), 贵 (guì)
Statut politique Province
Capitale Guiyang
Démographie
Population 34 746 468 hab. (2010)
Densité 197 hab./km2
Rang 16e
Nationalités Hans (62 %)
Hmong (12 %)
Buyei (8 %)
Dong (5 %)
Tujia (4 %)
Yi (2 %)
Nat. non officielles (2 %)
Gelao (2 %)
Sui (1 %)
Géographie
Superficie 176 100 km2
Rang 16e
Économie
PIB (2004) 159 200 
PIB/hab. 4 582 Ұ (31e)

La province du Guizhou (chinois simplifié : 贵州省 ; chinois traditionnel : 貴州省 ; pinyin : guìzhōu shěng, autrefois en français : Kouy-Tchéou[1]), est une province située au sud de la Chine. Montagneux et assez difficile d'accès, le Guizhou a été pendant des siècles une des régions les plus pauvres de Chine.

Présentation[modifier | modifier le code]

La province est moins visitée que le Yunnan voisin, étant donné son climat pluvieux. Le Guizhou, étendu sur 174 000 km2, a souffert de son relief accidenté qui l'a isolé des provinces voisines. L'arrivée tardive du chemin de fer le reliant au Yunnan, au Sichuan et au Guangxi n'a pas permis l'exploitation de ses mines de houille et de phosphate. Les habitants sont donc restés en majorité des paysans.

Les habitations sont collées les unes aux autres pour économiser la terre arable : la riziculture a toujours été vitale dans les monts peuplés par la minorité Dong. Pourtant, le village de Zhaoxing commence à attirer les étrangers, grâce à ses ponts couverts en bois et à ses « tours du tambour ». La manne dégagée par le tourisme est déjà visible : Réfrigérateurs, téléviseurs et auto-cuiseurs de riz s'invitent dans les intérieurs[2].

On[Qui ?] recense 80[réf. nécessaire] minorités ethniques, dont les Miaos, les Buyeis, les Dongs et les Zhuangs. La plupart des groupes ethniques non officiellement reconnus en Chine sont situés dans la province de Guizhou.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle faisait partie autrefois de l'ancien royaume de Yelang.

Dans les années 1930 (Longue Marche), les villages sont noyés sous l'opium, le peuple illettré et démuni au point que des familles entières ne possèdent qu'un seul pantalon... Les filles y seraient alors, volontiers tuées à la naissance et les garçons, vendus à des marchands d'esclaves pour être revendus dans les régions proches de la côte, moins pauvres.[réf. nécessaire]

Pendant la Grande famine entre 1958 et 1961, l'universitaire chinois Yang Jisheng indique que les données officielles estiment le nombre de morts non naturelles à 895 000 soit 5,3 % de la population totale qui comptait 17 millions d'habitants. Par ailleurs le déficit de naissance pendant la même période a été de 1,2 million[3].

Villes[modifier | modifier le code]

Ville Hanzi Population 2010
1. Guiyang 贵阳 2,552,635
2. Zunyi 遵义 1,095,189
3. Anshun 安顺 371 158
4. Liupanshui (Lianshui, Shuicheng) 六盘水 616,774
5. Kaili 凯里 152 972
6. Xingyi 兴义 160 767
7. Duyun 都匀 91 620
8. Tongren 铜仁 91 354
9. Tongzi 松滋 80 828
10. Bijie 毕节 78 113

Site remarquable[modifier | modifier le code]

  • Les paysages du mont Fanjing (梵净山, fànjìng shān), sur la Préfecture de Tongren.
  • Les chutes Huangguoshu (黄果树瀑布, huángguǒ shù pùbù, « chute de l'arbre aux fruits jaunes ») qui, du haut de leurs 74 mètres, sont les plus hautes chutes d'eau de Chine.
  • Le Village miao des mille foyers de Xijiang (西江千户苗寨, xījiāng qiānhù miáozhài), grand village Miao perché a flancs de collines.
  • La vieille ville du Xian de Zhenyuan (镇远县, zhènyuǎn xiàn), vieux de plus de mille ans, placé le long d'une rivière, dans une vallée, carrefour de plusieurs cultures chinoises.

Langues principalement parlées dans le Guizhou[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Par exemple in: Léveillé & Vaniot, Énumération des plantes du Kouy-Tchéou, 1902
  2. GEO N°397 de mars 2012 p.55
  3. Yang Jisheng, Stèles. La Grande famine en Chine, 1958-1961, p. 105

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]