Chucho Valdés

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Chucho Valdés

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Chucho Valdés en 2007

Informations générales
Naissance 9 octobre 1941 (72 ans)
La Havane
Genre musical jazz, musique cubaine
Instruments piano

Chucho Valdés (né le 9 octobre 1941 à Quivican, province de La Havane) est un pianiste cubain, fils de Bebo Valdés, excellent pianiste et compositeur cubain. En 1973, il fonde le groupe Irakere qui est le premier groupe cubain à gagner un prix Grammy (en 1980). Il a publié 31 albums, dont 5 ont reçu des prix Grammy et 14 nominations. Il a reçu plusieurs distinctions dont un doctorat honoris causa de l'université de Victoria (Canada) et un autre de l'Institut supérieur des arts de La Havane.

Parcours[modifier | modifier le code]

Chucho Valdés est né le 9 octobre 1941 à Quivican, province de La Havane à Cuba. Il commence dans le cabaret chic dont son père, Bebo Valdés, est alors directeur artistique, le Tropicana à La Havane. « Il fallait savoir tout faire », raconte t-il, « Le même soir, accompagner les vedettes de passage, Sarah Vaughan, Nat King Cole, les solistes de jazz, Woody Herman, Milt Jackson, puis passer à De Falla pour un tableau classique et finir avec une fantaisie brésilienne d’Ary Barroso. »[1].

Choisissant de rester à Cuba, à la différence de son père qui quitte l'île avec l'arrivée du régime castriste, il constitue ensuite différents groupes, notamment le Orquesta Cubana de Música Moderna, puis le groupe Irakere. Ce groupe de jazz latino est remarqué[1]. C’est le premier groupe cubain à remporter un Grammy Award. Il réalise également plusieurs enregistrements seul au piano, dont en 1986, le disque Lucumi. Il réussit à imposer le jazz, musique yankee et les sources nègres de cette musique, à Cuba, et, en même temps, à imposer le groupe Irakere dans le monde entier[2]. Depuis quelques années, il mène un quintette, les Afro-Cuban Messengers, dont la composition se renouvelle régulièrement.

Le 16 octobre 2006, Chucho Valdés est nommé Ambassadeur de bonne volonté[3] de l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

En 2009, le pianiste havanais marie son piano aux mélismes de la chanteuse espagnole d'origine équato-guinéeene Concha Buika dans un album nommé El Ultimo Trago (la dernière gorgée) conjuguant leurs talents dans un hommage à la chanteuse mexicaine Chavela Vargas.

Il publie en 2013 Border-Free, introduisant dans son quintette le contrebassiste Gastón Joya, et le batteur Rodney Barretto. S'y ajoutent aux congas Yaroldy Abreu, aux batás Dreiser Durruthy, la chanteuse Concha Buika et le trompettiste Roy Hargrove[2]. Et la présence du saxophoniste Branford Marsalis sur trois titres[1].

Discographie partielle[modifier | modifier le code]

  • Irakere (1978)
  • Lucumi (1986)
  • Solo Piano (1991)
  • Bele Bele en La Habana (1998), Blue Note
  • New conceptions (2003)
    • La Comparsa (6 min 56 s)
    • You Don't Know What Love Is (8 min 45 s)
    • Los Guiros (5 min 50 s)
    • Nanu (4 min 45 s)
    • Solar (11 min 24 s)
    • Sin Clave Pero Con Swing (8 min 27 s)
    • Homenaje a Ellington (11 min 06 s)
  • Jazz Batá (2007)
    • Irakere (8 min 53 s)
    • Son n° 2 (10 min 29 s)
    • Neurosis (6 min 00 s)
    • Laureen (7 min 16 s)
    • Palia (6 min 19 s)
    • Tema de Chaka (6 min 49 s)
    • Rabo de Nube (7 min 02 s)
    • Zanaith (8 min 52 s)
    • Son Para Leyanis (5 min 50 s)
    • Claudia (10 min 00 s)
  • Tunis Sessions (2007)
    • Canción Al Mejor (5 min 7 s)
    • Silver Star (7 min 27 s)
    • Habanera Sola (5 min 53 s)
    • La Sombra de tu Sonrisa (6 min 2 s)
    • Pasada las 12 (6 min 41 s)
    • Summertime in Algeria (5 min)
    • Balada Para Trompeta # 1 (5 min 54)
    • A Bailar El Cubanco (5 min 02)
    • Blues 1080 (5 min 36)
    • Cumbia Dominque (4 min 26)
    • Boda de Oro (5 min 53)
  • Juntos Para Siempre (2008), (Bebo Valdés et Chucho Valdés en duo), Calle 54/Sony
  • Chucho's Steps (2010)
  • Border-Free (2013)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Libération 6 mai 2013
  2. a et b Le Monde 7 mai 2013
  3. Chucho Valdés, sur le site de la FAO www.fao.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de journaux[modifier | modifier le code]