Au Diable Vauvert (éditeur)

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Logo de Au Diable Vauvert
Repères historiques
Création 9 mai 2000
Fondateur(s) Marion Mazauric
Fiche d’identité
Forme juridique SARL
Statut Éditeur indépendant
Siège social Vauvert
Drapeau de la France France
Direction Marion Reynaud[1],[2]
Langue(s) de
publication
Français
Effectif 3 à 5[1]
Site officiel audiable.com
Données financières
Chiffre d’affaires 1 019 039 €[1],[2]
Résultat net -101 274 €[1],[2]

Au Diable Vauvert est une maison d'édition indépendante française, fondée en 2000 par Marion Mazauric, Philippe Mandilas et Anne Guérand[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'éditeur Au Diable Vauvert est fondé en 2000 par Marion Mazauric, auparavant directrice de collection aux éditions J'ai lu. Son siège se situe dans une ancienne école de village d'un lieu-dit dépendant de la commune de Vauvert, près de Nîmes[4],[5]. Il comprend une résidence d'écrivains, subventionnée notamment par le Centre régional des lettres et la DRAC, qui accueille une vingtaine d'artistes par an[6].

En 2006, le chiffre d'affaires de l'éditeur, qui emploie six personnes, atteint le million d'euros[4]. En six ans, ses ventes globales sont de 300 000 livres[7]. En 2010, le catalogue comprend 200 publications. La maison, dont le CA s'établit à 1,5 million d'euros, édite une vingtaine d'ouvrages par an[8]. Au Diable Vauvert publie le roman Un léger passage à vide de Nicolas Rey, dont les ventes s'élèvent à 80 000 exemplaires. En 2011, la maison édite Le Bal des hypocrites de Tristane Banon, tiré à 40 000 exemplaires, ce qui constitue la plus importante mise en place de l'éditeur[9]. À cette date, les ventes globales de la maison se montent à 700 000 ouvrages[10].

Catalogue[modifier | modifier le code]

Le catalogue de l'éditeur Au Diable Vauvert comprend de nombreux genres littéraires. La maison publie des romans d'auteurs français et étrangers, essentiellement anglo-saxons, mais aussi des pamphlets, de la science-fiction, des polars, ainsi que de la bande dessinée[4],[11].

Au Diable Vauvert présente des auteurs connus, comme Neil Gaiman, Pierre Bordage et Douglas Coupland, ainsi que de jeunes romanciers[10],[12]. La maison révèle l'écrivain belge Thomas Gunzig, dont le premier roman Mort d'un parfait bilingue reçoit le prix Victor-Rossel en 2001[13], ou encore Nicolas Rey, auquel est décerné en novembre 2000 le prix de Flore pour le roman Mémoire courte[14]. En 2010, le prix Ciné Roman Carte Noire est attribué à son roman Un léger passage à vide[15].

Parmi les autres livres publiés par Au Diable ayant reçu une récompense, figure Transparences, le premier thriller d'Ayerdhal, auquel est attribué le prix polar Michel Lebrun et le Grand prix de l'Imaginaire[16],[17].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Au Diable Vauvert - Fiche entreprise » (consulté le 5 janvier 2013)
  2. a, b et c « Au Diable Vauvert à Vauvert sur Societé.com » (consulté le 10 janvier 2013)
  3. Valentine Ducrot, « Marion Mazauric et le livre magique », Objectif Languedoc-Roussillon, no 11,‎ janvier 2001, p. 66
  4. a, b et c Martine Robert, « Editeurs : ceux qui font vivre le livre en région », Les Échos,‎ 19 mars 2007
  5. Catherine Bézard, « La petite Camargue de Marion Mazauric », Marie Claire
  6. Catherine Bernard, « Au vert », Libération,‎ 8 mars 2001
  7. Mylène Sultan, « Les personnalités qui font le… Languedoc-Roussillon », L'Express,‎ 16 juillet 2007
  8. Luc Le Vaillant, « Editorera », Libération,‎ 15 septembre 2010
  9. Anthony Rey, « Au Diable Vauvert publie Tristane Banon », Objectif Languedoc-Roussillon,‎ 17 octobre 2011
  10. a et b Frédéric Brillet, « A Nîmes, les 5 figures de l'offre culturelle », L'Expansion,‎ 8 novembre 2011
  11. « Biographie de Marion Mazauric », France Inter
  12. Alain Beuve-Méry, « Marion Mazauric, la diablotine de l'édition », Le Monde,‎ 23 août 2006
  13. « Thomas Gunzig, prix Rossel », La Libre Belgique,‎ 5 décembre 2001
  14. « Deux prix pour la jeune garde », Le Parisien,‎ 10 novembre 2000
  15. « Cinéma, veux-tu des héros ? », Le Parisien,‎ 13 mai 2010
  16. « Vie des prix », Libération,‎ 30 septembre 2004
  17. « Transparences de Ayerdhal », Evene.fr,‎ 2005

Lien externe[modifier | modifier le code]