Soignies

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Soignies
La Place Verte et la collégiale Saint-Vincent
La Place Verte et la collégiale Saint-Vincent
Blason de Soignies
Héraldique
Drapeau de Soignies
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Soignies
Bourgmestre Marc de Saint Moulin (PS)
Majorité PS-MR
Sièges
PS
IC
MR
Ecolo
29
11
8
8
2
Section Code postal
Soignies
Horrues
Casteau
Thieusies
Naast
Chaussée-ND-Louvignies
Neufvilles
7060
7060
7061
7061
7062
7063
7063
Code INS 55040
Zone téléphonique 065/067
Démographie
Gentilé Sonégien(ne)[1]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
26 536 (1er janvier 2014)
48,03 %
51,97 %
241 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
21,88 %
62,63 %
15,49 %
Étrangers 8,87 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 13,09 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 13 074 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 34.7697′ N 4° 04.19′ E / 50.579495, 4.0698350° 34.7697′ Nord 4° 04.19′ Est / 50.579495, 4.06983  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
110,30 km2 (2005)
80,41 %
4,25 %
12,95 %
2,39 %
Localisation
Situation de la commune dans l'arrondissement de Soignies et dans la province de Hainaut
Situation de la commune dans l'arrondissement de Soignies et dans la province de Hainaut

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Liens
Site officiel soignies.be

Soignies (prononcé /swaɲi/, en néerlandais Zinnik, en wallon Sougniye) est une ville francophone de Belgique, située en Région wallonne, chef-lieu d'arrondissement en province de Hainaut. La ville de Soignies est une cité millénaire fondée au VIIe siècle par Vincent Madelgaire (saint Vincent). L'entité de Soignies est composée depuis la fusion des communes en 1977 des villages d'Horrues, de Naast, de Thieusies, de Casteau, de Neufvilles et de Chaussée-Notre-Dame-Louvignies. Soignies est considérée comme le centre européen de la pierre de taille.

Sommaire

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sceau aux causes de la ville de Soignies.

La première mention connue de Soignies se trouve dans le traité de Meerssen en 870. On y parle de l'abbaye de Sunniacum in Hannonia.

À travers les époques, on retrouve : Soniacas (Xe siècle), Sonegiae (XIe siècle-XIIIe siècle), Souinis (1184), Sungeias, Sonniae (XIIe siècle), Soingnies (XIVe siècle), Sonegisiae (XVIe siècle), Songnies, Songnyes, Soyngnies, Sougnies[2].

Différents auteurs se sont penchés sur l'étymologie du lieu. Leurs conclusions ne sont pas forcément contradictoires :

Au XIVe siècle, Jacques de Guyse et, à sa suite, Jacques de Leussach dit Lessabé[3] (XVIe siècle) affirmaient que Soignies doit son nom au séjour qu'y firent les Sénonais (région de Sens (Yonne)) sous la conduite de Brennus, 4 siècles avant J.-C. Une confusion entre senonico et senonago pourrait être à l'origine de cette interprétation. (Cf. la discussion sur l'origine de Samo de Bohème)[2],[Note 1]. Au XVIe siècle, l'historien Pontus Heuterus prétendait qu'il fallait rapprocher Soignies du peuple des Sègnes qui donnèrent également leur nom à la Senne et à la forêt de Soignes. (Les Sègnes étaient un petit peuple de la région de Spa)[2]. Toujours au XVIe siècle, Lodovico Guicciardini[4] rattache le nom de Soignies à celui de la Senne (Sunna, Senna). Au XIXe siècle Alexandre-Guillaume Chotin[5] explique que Sunniacum signifie ville sur Senne. Jean de Petit[6], quant à lui, rapproche le nom de la ville de celui de la forêt de Soignes (en dialecte brabançon : Sonie bosch), la racine sonne serait une référence au soleil dans la mythologie germanique. Charles Grandgagnage, remarque que si Sunniacum désigne Soignies, il faut admettre que la forme Sunniacas devait exister parallèlement pour évoluer en Sonnegias[7]. Au XXe siècle, Amé Demeuldre[8], souligne que Soignies était habité depuis des siècles avant que Madelgaire y fondât son monastère. À l'époque romaine, Sennona désignait la Senne et Sennonagus pagus, le pays de la Senne. À l'époque franque, on trouve le nom de Sennegauw. Pour Demeuldre, les formes de Sougnies, en patois, et de Soignies ont une origine celtique : sunak (sun = soleil, ak = habitation).

Albert Carnoy rattache également son nom à celui de la Senne dont le nom avait deux formes : Sinna et Sunna[9]. Enfin, Jean-Jacques Jespers[10] dans son dictionnaire toponymique explique que Soignes vient du germain Sagunnia, de Sunnia, Suna « car cette forêt s'étendait jadis jusqu'à la vallée de la Senne ». Soniacas, Sonegias, et localement : Sougnie, (en néerlandais, zinnik) signifie : « propriété des riverains de la Senne », le suffixe -acas marquant l'appartenance et Suna (du germain Suna, néerl. Zenne ou dialectalement Zinne) désignant la Senne.

Au Moyen Âge, soigne, soignée, soignies, sougnie, sougne, sougnie, et seignies étaient des termes juridiques qui revêtaient plusieurs acceptions: ce pouvait être une redevance qui se payait originairement en cire ou en chandelles et qui fut ensuite étendue à tous types de redevance (XIIIe siècle). Une soignie était également un droit de gîte que les habitants d'un lieu étaient tenus d'offrir à certains dignitaires. Enfin, une soignies était une redevance due par une église à une autre[11].

Géographie[modifier | modifier le code]

L'entité de Soignies[modifier | modifier le code]

Hormis la ville de Soignies, la commune est constituée depuis la fusion des communes du 1er janvier 1977, des villages de Casteau au sud, Chaussée-Notre-Dame-Louvignies, Horrues, Neufvilles à l'ouest, Naast et Thieusies au sud-est. L'altitude de la commune varie entre plus ou moins 70 et 140 mètres (100 à 110 mètres pour le centre-ville)[12]. Malgré l'évolution urbanistique, la ville a gardé sa structure médiévale. En effet, on perçoit encore aisément sur une vue aérienne la structure circulaire qu'occupaient les remparts ainsi que, intra-muros, les axes courbes formés par les principaux accès qui, au départ des portes, convergent vers la Collégiale.

Rose des vents Horrues Petit-Rœulx-lez-Braine, Steenkerque Braine-le-Comte Rose des vents
Chaussée-Notre-Dame-Louvignies N Ecaussines
O    Soignies    E
S
Neufvilles Casteau Thieusies et Naast

L'arrondissement de Soignies[modifier | modifier le code]

L'arrondissement administratif de Soignies est un des sept arrondissements administratifs de la province du Hainaut en Région wallonne (Belgique). Sa superficie est de 517,36 km2 et sa population au 1er janvier 2006 s’élevait à 178.659 habitants.
Les communes de l'arrondissement: Braine-le-Comte; Écaussinnes; Enghien; La Louvière; Le Rœulx; Lessines; Silly; Soignies.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Soignies est traversée par la Senne qui prend sa source sur le territoire de la commune dans le village de Naast et qui arrose également Bruxelles. Différents ruisseaux, affluents de la Senne, traversent également la ville, dont le Calais, le Perlonjour, la Cafenière, le Saussois, la Gageole, le Plantin, le Cognebeau…

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol de Soignies est constitué de couches datant du Tournaisien (Carbonifère), il y a environ 350 millions d'années. La pierre calcaire (teinte gris-bleu) est très dure et est appelée « Pierre Bleue » ou « petit granit » ou encore, tout simplement, « pierre de Soignies ». Elle est composée à plus de 93 % de CaCO3. C'est une excellente pierre de construction. Ces pierres ont été utilisées lors de la construction de grands édifices en Belgique et à l'étranger (hall des expositions à Bruxelles, promenade en front de digue à La Panne, etc.). Voir la carte géologique.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la région de Soignies est un climat tempéré océanique[13] comme pour l'ensemble de la partie occidentale de la Belgique et cela grâce à la proximité de l'océan Atlantique qui régule le temps grâce à l'inertie calorifique de ses eaux. Le climat peut-être influencé par des zones humides et douces en provenance de l'océan mais aussi par des zones sèches (chaudes en été et froides en hiver) en provenance de l'intérieur du continent européen. En moyenne (moyenne faite sur une période couvrant les 100 dernières années), on observe environ 200 jours de pluie par an dans la région de Soignies tout comme dans la majeure partie de la Belgique (Plus dans les Ardennes et moins à la côte)[14].

Données météo Climat de la région de Soignies (Source IRM)
Mois J F M A M J J A S O N D Moyenne annuelle
Températures (°C) (sous abri, moyennes) 1,8 2,7 4,8 8,0 11,7 14,9 16,5 16,3 13,9 9,7 5,4 2,4 9,0
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 58 47 50 54 66 72 78 76 70 70 66 65 772

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

1784 1806 1825 1830 1846 1860 1870 1880 1890
4.581 4.668 5.027 6.318 6.677 6.754 7.097 8.236 9.225
1900 1910 1915 1920 1930 1939 1945 1950 1960
9.927 10.936 11.007 10.446 10.634 10.472 10.104 10.330 10.912
1965 1970 1975 1976 1977* 1980 1991 2001 2008
11.336 12.006 12.297 12.776 23.050 23.245** 23.961 24.750 25.678
2010 2012
26.247 26.509
*1977 : fusion des communes
** exptrapolation
Sources : Théophile Lejeune, histoire civile et ecclésiastique ; Soignies, ville millénaire, bulletin communal officiel 1975-1976, Union des villes et des communes de Wallonie.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Vitraux (Collégiale Saint-Vincent)
Ecu timbré de Soignies.jpg
Écu timbré de Soignies
Blasonnement : Écu timbré d'une couronne d'or, parti senestre de sinople à la croix d'argent, parti dextre d'or à trois chevrons de sable
Source du blasonnement : Si les chevrons de sable (noir) sur fond or sont bien les armes de Sainte-Waudru et les armes primitives du Comté de Hainaut, la croix d'argent sur fond de sinople (vert) semble résister à l'analyse. Certains pensent que ces couleurs furent celle de Madelgaire, d'autres veulent y voir un lien avec la maison de Savoie ou à la Gascogne. L'hypothèse de la maison de Savoie a été avancée par Amé Demeuldre pour qui la croix d'argent serait à rapprocher des armes de Thomas II de Savoie, époux de la Comtesse Jeanne de Constantinople. Le vert et le blanc sont également les couleurs de Saint Patrick. Aucune de ces hypothèses ne semble toutefois satisfaisante. Ces armoiries furent maintenues, le 13 avril 1818, par un diplôme émané du conseil supérieur de noblesse. C'est à cette date que l'écu fut timbré d'une couronne d'or[15] . Le 18 juin 1838, Léopold Ier promulgue un arrêté qui autorise la commune de Soignies à utiliser ses armes "considérant qu'il est suffisamment établi par une tradition immémoriale que la ville de Soignies est en possession depuis une époque très reculée d'armoiries particulières"[16].



Histoire[modifier | modifier le code]

Néolithique et Période gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Il existe de nombreuses traces d'occupation du territoire de Soignies à l'époque gallo-romaine (Coulbrie, Espesse). De nombreux vestiges découverts lors de campagne de fouilles sont conservés au musée du Vieux cimetière. De haute antiquité, son territoire connut l'installation de populations nerviennes originaires de Germanie. Ces populations furent romanisées lors de la guerre des Gaules[17],[18],[19].

Fondation[modifier | modifier le code]

Animation 3D représentant la Collégiale Saint-Vincent au XVIIe siècle
La collégiale au XIe siècle (reconstitution d'après G. Huon, 1937).

Saint-Vincent, le fondateur de la ville qui allait devenir Soignies, s'appelait Madelgaire de Famars de Hainaut. Il était le fils de Mauger et d'Onugerra (Omigère). Issu de l'aristocratie franque, il est né vers l'an 607 au château de Sotteville à Strépy et est décédé à Soignies en 677. Mauger, son père, était l'un des leudes les plus puissants du royaume d'Austrasie[9].

Article détaillé : Madelgarius de Famars de Hainaut.

Une église existait déjà à Soignies au VIIe siècle : un sarcophage mérovingien découvert en 1900 dans la nef centrale de la collégiale et aujourd'hui conservé au musée du Vieux-Cimetière l'atteste. La ville de Soignies est citée pour la première fois dans le traité de Meerssen (8 août 870) sous le vocable : Sunniacum in Hannonia[20] pour en attribuer le territoire à Charles le Chauve. Achevée vers le milieu du XIIe siècle, la collégiale apparaît à ce moment comme une église de communauté et une église de pèlerinage.

Soignies relevée de ses ruines au Xe siècle[modifier | modifier le code]

L'abbaye fondée par Madelgaire au VIIe siècle connut une période trouble au IXe siècle puisque ce monastère situé en bordure de Senne (à l'emplacement de l'actuel Centre culturel Victor Jara) et son église primitive (probablement sur le site de l'actuelle collégiale) nécessitaient d'importantes restaurations[21]. L'hypothèse la plus couramment admise serait une destruction du site lors des invasions barbares dans le dernier quart du IXe siècle. Régnier au long col, comte de Hainaut, avait tenté, sans y parvenir, de repousser le normand Rollon qui avait pris pied sur l'île de Walcheren. De retour en Hainaut, face à la menace imminente de voir déferler les Normands, il plaça les reliques de Soignies en lieu sûr à Mons. On raconte que nus pieds, il porta personnellement la châsse de Vincent accompagné d'une foule nombreuse[22]. « Brunon, archevêque de Cologne et duc de Lotharingie, ayant été délégué par l'empereur Otton Ier[Note 2] et autorisé par le Pape Jean XIII[Note 3], vers 965, à rétablir dans le Hainaut les églises dévastées par les Barbares, institua dans celle de Soignies qu'il avait fait rebâtir, trente et un chanoines sous l'observance de la règle de saint Augustin et auxquels il accorda les biens et les privilèges concédés primitivement au monastère de Soignies[2],[23] ». C'est donc vers cette époque (deuxième moitié du Xe siècle que l'on doit situer la construction de la Collégiale romane de Soignies (Théophile Lejeune mentionne l'année 959 mais ne cite pas ses sources[Note 4]). Elle ne sera terminée qu'au XIe siècle. Ce chapitre ayant reçu une triple et haute protection (le Souverain Pontife, l'Empereur Otton Ier et le duc de Lotharingie, Brunon de Cologne) ne tarda pas à devenir florissant. Il reçut nombre de droits, privilèges et autres franchises. En 1142, Baudouin IV, le Bâtisseur dote la ville d'une charte-loi : la Keure[24],[Note 5] (première charte-loi connue en Hainaut[25]). Les propriétés terriennes du Chapitre dépassèrent largement les territoires limitrophes de Soignies[Note 6]. Les papes Lucius III et Urbain IV renforcèrent par différentes bulles confirmatives les prérogatives et avoirs du Chapitre Royal de Saint-Vincent allant même jusqu'à lui attribuer la « protection spéciale » du Saint-Siège[2]. Outre cet indéfectible soutien papal, les Comtes de Hainaut, les ducs de Bourgogne, les souverains de la maison d’Autriche vouèrent un véritable culte à leur aïeul : Vincent Madelgaire de Famars de Hainaut. Nombre d'entre eux vinrent à Soignies prêter serment sur les reliques du saint (voir, ci-dessous, la liste des « avoués de Saint-Vincent »).

La collégiale au XIVe siècle (reconstitution).

La Guilde des drapiers[modifier | modifier le code]

Aux premières heures du XIVe siècle, une importante récession frappe le Hainaut, les métiers ruraux ne suffisent plus à occuper les populations grandissantes. Il est nécessaire de créer de nouvelles activités économiques. C'est dans ce cadre que la Guilde des drapiers voit le jour, son document fondateur est daté du 18 avril 1328. Une lettre de confirmation de Guillaume Ier de Hainaut dit « le Bon », Comte de Hainaut, vient entériner cette création. La guilde des drapiers était soumise à l'autorité de deux chanoines qui étaient élus chaque année, le 24 juin.

Au XVe siècle, un petit in-folio reprend les prérogatives et règlements de la corporation des drapiers de Soignies: c'est la "charte de la grande draperie de Songnies". Afin de ne pas pénaliser les drapiers dont le commerce aurait été moins bien situé, il leur est interdit de vendre leurs étoffes ailleurs qu'en la halle aux draps (bâtie durant la première moitié du XIVe siècle). La guilde dispose d'inspecteurs, les rewards. Ce sont eux qui vérifient la bonne qualité et l'exécution selon le prescrit des draperies, ils ont droit de sanction. Les règles sont strictes et le contrevenant se voit infliger une amende. Les draps qui réunissaient toutes les qualités requises étaient scellés par ces mêmes rewards du sceau de la ville. Sans ce cachet, les étoffes ne pouvaient tout simplement pas accéder aux Halles pour être mises en vente. le marché franc s'y tenait le mardi. Deux fois l'an, le dimanche suivant l'Ascension et le 14 juillet (fête de Saint-Vincent), une foire avait lieu. Elles duraient deux jours. Ces foires drainaient une foule immense venue de la région, mais aussi de l'étranger. Les drapiers sonégiens se rendaient fréquemment au-delà des frontières pour y vendre leurs étoffes. L'instauration à Soignies au XIVe siècle d'un Lombard[26],[27] (Bureau de change) atteste du caractère international de ce commerce. Si les draperies sonégiennes étaient réputées à l'étranger, il était toutefois interdit de vendre des étoffes étrangères à Soignies.
À la fin du XVIe siècle, les guerres de religion porteront un coup fatal à ce commerce qui fut pourtant florissant pendant près de trois siècles[2].

Cartographie historique[modifier | modifier le code]

La plus ancienne carte connue de Soignies a été réalisée par le géographe Jacques Deventer au XVIe siècle. Joseph de Ferraris au XVIIIe siècle réalise deux cartes de la région. Il existe également une illustration de la ville de Soignies dans un des albums de Croÿ, elle fut réalisée entre 1598 et 1602. Les archives du Chapitre de Soignies conservent également un plan terrier datant de 1770. Le 29 octobre 1818, l'ingénieur en chef du Waterstaat et des Travaux Publics, Urban, signe un plan de Soignies en vue du réaménagement de ses voiries[28]. L'Institut géographique national est fondé en 1831. Une carte de 1869 représente Soignies avant le voûtement de la Senne. Un relevé cadastral de la ville est également réalisé par Philippe Christian Popp au XIXe siècle. Enfin, mentionnons une carte des camps de Soignies réalisée par un des cartographes de Louis XIV en 1691.

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Les remparts[modifier | modifier le code]

On peut distinguer quatre périodes dans la réalisation des travaux de fortification de la ville[29],[2].

  • Au XIIe siècle, sous l'impulsion de Baudouin IV le Bâtisseur, la collégiale est fortifiée pour mettre le chapitre à l'abri des bandes armées. La population se réfugiait alors dans l'enclos capitulaire.
  • En 1364, les Chanoines souhaitent doter la ville d'une enceinte de défense pour se prémunir des attaques flamandes de Louis de Male faisant suite à l'assassinat de Siger II d'Enghien perpétré le 21 mars 1364 sur ordre d'Albert de Bavière. La ville sera d'ailleurs, en partie, incendiée en 1365. Le comte, Albert de Bavière s'empressa (il répondit par lettres d'octroi sous la même date que celles en demande (20 février 1364)) de leur signifier son accord[2].

Le chantier dura plusieurs années, pour en financer le coût, les chanoines prélevèrent un impôt extraordinaire sur différentes denrées de consommation courante qui dura quinze ans (la maltôte)[30].

De 1364 à 1379, des levées de terre sont pratiquées sur le pourtour de la ville, elles sont bordées d'un profond fossé. Quatre portes furent pratiquées dans l'enceinte : celle de Braine au Nord (ou du vieux-marché), celle de Mons au Midi et celles d'Enghien (ou du « Noeufbourg ») et de Neufvilles (ou « du moulin », moulin qui était situé à l'emplacement du « Plein ciel »), à l'Ouest. À la fin du XIVe siècle, Soignies est l'une des treize « bonnes villes » du Hainaut[9],[30],[31].

  • En 1406, la population craignant des incursions liégeoises liées au conflit qui les opposait au Duc de Bourgogne, Jean sans Peur, les terrées se voient adjoindre une palissade de bois, des guérites de bois dotées de toits de chaume en jalonnent le périmètre[31].
  • De 1421 à 1470, une muraille est construite pour reprendre les levées de terre qui deviennent un chemin de ronde. Les remparts sont dotés de tours. La Tour Piérart Willot[Note 7] se trouvait à l'emplacement de la « parapette » (place du jeu de balle – rue Neuve), la tour des Messieurs (« parapette » rue Félix Éloy) et la tour Restiau (rue du rempart). Selon les auteurs, la muraille était flanquée de 7 à 20 tours en maçonnerie couvertes de toitures coniques en ardoises.

Durant la période espagnole, à partir de 1677, les remparts devinrent obsolètes et cessèrent d'être entretenus[31]. En 1690, le Maréchal de Luxembourg en ordonna le démantèlement afin d'empêcher tout retranchement de troupes ennemies à la recherche de quartiers d'hiver. Après la paix d'Aix-la-Chapelle, en 1748, les portes avec leurs tours furent rasées. Entre la porte de Braine et la tour Willot, le fossé est comblé puis transformé en jardin puis en jeu de balle vers 1764. En 1819, le fossé qu'occupaient depuis des siècles les Archers de Sainte-Christine (entre la tour Willot et la porte de Mons) est transformé en voirie (Rue Neuve). Ils s'établiront à cette époque sur le rempart (leur local est construit à cette date (1821)). Certaines parties du rempart ont toutefois échappé au démantèlement, le plus important tronçon (entre la rue Chanoine Scarmure et la rue Félix Éloy) a fait l'objet d'une mesure de classement, tout comme celui situé rue du Rempart, restauré en 2011.

Le Chapitre de Soignies[modifier | modifier le code]

Une page du livre enchaîné au chapitre de Soignies (liber catenatus)

Durant plus de huit siècles (de 935 à 1793), la vie de la cité fut réglée par le chapitre de Soignies. Selon les époques, de 26 à 31 chanoines administraient la « franchise » et leurs importants territoires. Ils incarnaient le pouvoir spirituel et temporel. Aucun domaine ne leur était étranger. Le chapitre de Soignies, à l'époque féodale, était le seigneur du lieu. Ils nommaient les baillis, les maïeurs, ou tout autre fonction relative à la ville. Ils contestaient à toutes juridictions (aussi hautes fussent-elles) le droit de pouvoir juger leurs sujets. Ils consignaient leurs privilèges dans un liber catenatus (livre enchaîné - datant du XIIIe siècle au XVe siècle). À Soignies, on appelait les chanoines les « messieurs ». Ces « moines séculiers » ne faisaient pas vœu de pauvreté, ils pouvaient par conséquent disposer d'un patrimoine qui se révélait parfois être important. Ils n'étaient pas tenus de vivre dans l'enceinte même de la Collégiale mais devaient y résider au moins 32 semaines par an[2],[Note 8]. « Malgré les dissensions intestines et les embarras en tout genre qui affligèrent souvent la communauté de Soignies, ce corps religieux ne cessa de veiller au bien-être et à la prospérité des populations placées sous son patronage. En parcourant les monuments écrits qui nous ont été légués par les chanoines, on constate avec plaisir que bien des personnes ont été l'objet de leur générosité et de leurs soins les plus constants. »[2]

Les chanoines occupaient différentes fonctions.

Les fonctions[modifier | modifier le code]

Elles étaient au nombre de cinq: la prévôté, le décanat, la trésorerie, l'écolatrie et la chanterie.

  • Le Prévôt : nommé par le souverain, il « gouvernait » le chapitre dont il était le chef extérieur et le représentant civil. Muni des pleins pouvoirs, il exerçait dans les domaines de la collégiale l'autorité féodale.
  • Le Doyen de chapitre: dont la dignité était élective. À la nomination du chapitre, il venait après le prévôt. Il présidait l'assemblée capitulaire et dirigeait les délibérations. Il veillait sur le spirituel et le disciplinaire au sein du chapitre.
  • Le Trésorier: Nommé par le souverain, il veillait au soin des richesses de la sacristie et des ornements sacerdotaux, il était aussi investi de la gestion de tout ce que réclamait l'exercice du culte.
  • L'Écolâtre : il dirigeait l'école chapitrale. Il proposait au chapitre la nomination du maître des écoles. Il endossait en outre le rôle de secrétaire du chapitre.
  • Le Maître de chant : Titulaire de la chantrerie, il dirigeait la musique sacrée, le chant de tous les offices de la Collégiale et la maîtrise où les enfants de chœur recevaient une instruction appropriée à leurs besoins.
  • Chanoine : le chapitre de Soignies comptait trente et un chanoines[2].

Une Collégiale musicienne[modifier | modifier le code]

La collégiale fut surtout réputée pendant des siècles pour les musiciens et les chantres qu'elle produisit. En 1534, Lessabæus écrivit: « Je ne sais si le Hainault tout entier possède collégiale plus généreuse et plus musicienne… Les musiciens chantres y affluent de toute part, pareils à des abeilles dans une ruche. Pour y faire un large butin ». Lodovico Guicciardini explique dans sa description des Pays-Bas: « De Soignies sortent particulièrement de très bons musiciens ayant les meilleures et plus douces et harmonieuses voix qu'en autre endroit des Pays-Bas; et c'est là où ordinairement le Roy apointe et récompense les chantres qui lui ont fait service. »[4]

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Quelques noms associés à la chantrerie de Soignies[modifier | modifier le code]

Gontier de Soignies, XIIIe siècle; Johannes Regis, XVe siècle; Gilles Binchois, XVe siècle; Guillaume Malbecque, XVe siècle; Nicolas Payen, XVIe siècle; Gaspar Payen, XVIe siècle; Étienne Bernard, XVIe siècle; Philippe Dubois, XVIe siècle; Jean de Ham, XVIe siècle; Nicaise Houssart, XVIe siècle; Pierre Philippe, XVIe siècle; Charles Chastelain, XVIe siècle; Pierre-Joseph Leblan, XVIIIe siècle.

La fin du Chapitre[modifier | modifier le code]

Chanoine le Cancelier (dernier doyen du chapitre)[9]

En 1792, le chapitre tente de s'opposer aux révolutionnaires. 32 civils sont arrêtés à Soignies à la suite de leurs actes contre-révolutionnaires. Ils sont transférés à Mons. Alors qu'il est question de les faire juger à Paris, une ordonnance de la Convention nationale datée du 3 mars 1793 les fait libérer en qualité de « victimes de la séduction employée sur eux par lesdits Prévôt, Doyen et chanoines ». En revanche, l'ordonnance précise que l'ensemble du chapitre doit être arrêté et « réparti dans les citadelles de Lille, Valenciennes, Douai, Cambray et Arras ».
La « Municipalité de Soignies » intervient pour faire libérer le curé et le citoyen Polliot (tous deux chanoines). Le citoyen Polliot est libéré en revanche, l'ordonnance du 3 mars 1793 préfère sursoir à l'élargissement du curé[32].

Le commissaire Gondran supprimera le chapitre en 1793.

La loi du 15 fructidor de l'an IV (1796) ordonnera la dispersion des religieux et la mise en vente de leurs propriétés : les "biens noirs".

Cartulaires du Chapitre[modifier | modifier le code]

Quatre cartulaires du Chapitre de Saint-Vincent ont été conservés[33].

Le chapitre de Soignies, quelques noms à travers les âges[modifier | modifier le code]

Liste des Avoués de saint-Vincent[modifier | modifier le code]

Reproduction d'une tapisserie (fin XIe, début XIIe siècle) découverte dans la chasse de St-Landry (Vicaire général Voisin - 1867[43]) - Remarquez les mains que le chanoine Voisin rapprochait d'un des miracles de Vincent. Peut-être devrait-on les rapprocher le la Main rouge de l'Ulster ce qui plaiderait pour une origine irlandaise.

Les Comtes de Hainaut, la famille de Bourgogne, la maison d'Autriche avaient pour coutume de prêter le serment d'honneur sur les reliques de saint-Vincent ce qui en faisait des « avoués de saint-Vincent »[2].

Liste des Baillis de Soignies[modifier | modifier le code]

La charge de Bailli était conférée par le Chapitre de Saint-Vincent pour une durée d'un an. Le Bailli incarnait le pouvoir temporel et spirituel et, à ce titre, il rendait la justice. Il était responsable de la Haute Justice à l’extérieur de la « Franchise[Note 14] ». À son entrée en fonction, il faisait une profession de foi et jurait par serment de garder, de défendre et de soutenir les droits, les juridictions, l'autorité et les hauteurs du chapitre royal de saint-Vincent[2]. Sur le sujet également: ceci.

Soignies durant la Guerre de la Ligue d'Augsbourg[modifier | modifier le code]

La fin du XVIIe siècle fut une période particulièrement trouble en Hainaut. À de nombreuses reprises, Soignies dut accueillir les troupes françaises de Louis XIV sous le commandement du maréchal de Luxembourg. Le premier campement connu eut lieu du 7 au 14 juillet 1691, un second eut lieu en septembre de la même année, le 10 juillet 1692, les troupes françaises sont à nouveau à Soignies, ce qui fut à nouveau le cas du 19 août au 9 septembre 1693 et, enfin, en 1708, l'armée française campe à Soignies et à Naast sous le commandement du Duc de Vendôme, Louis-Joseph de Vendôme. Le campement s'établissait en bordure de Soignies entre Naast, Neufvilles, Chaussée-Notre-Dame-Louvignies et Horrues. Le quartier général de l'armée était hébergé dans l'enceinte même de la ville. Même si la ville ne connut pas de bataille, elle eut à pâtir de ces présences militaires répétées qui pesaient largement sur ses finances et celles de ses habitants qui devaient pourvoir aux charges qu'imposaient ces campements (nourriture, avoine, bois,… pour une armée comptant 60 000 hommes, 20 000 chevaux). Les finances de la ville à cette époque sont au plus bas et ne commenceront à se relever qu'après la paix de 1748[2].

Les institutions de bienfaisance[modifier | modifier le code]

  • La maladrerie : la lèpre, bien que présente dans nos contrées dès le Ier siècle, connut un regain important à la suite des croisades[15]. Dès le milieu du XIIIe siècle, Soignies se dote d'une maladrerie destinée à accueillir les lépreux à l'extérieur de la cité (derrière les locaux de la gendarmerie). Les lépreux y recevaient des soins, ils disposaient d'un jardin, d'une chapelle, on leur fournissait un logement, du bois de chauffage mais ils devaient renoncer à leur "vie civile". Le 11 février 1781, le Chapitre de Soignies consentit à la démolition du site puisque "la maladie ne subsiste plus et probablement ne subsistera plus dans les provinces".
  • L'hôpital : dès le XIIe siècle, la charité chrétienne instaure à Soignies une "hostellerie" ou "maison-Dieu qui deviendra rapidement les "hospices Saint-Jacques (du nom du patron invoqué par les voyageurs)". Ils étaient situés "hors de la porte de Mons" entre le carrefour de "la Belle-vue" et le couvent des Franciscaines. L'hôpital était desservi par les béguines qui logeaient non loin de là, rue de Mons. À la fin du XVe siècle, les béguines furent remplacées par les sœurs grises : les Franciscaines (1494). En 1507, une convention est établie entre les sœurs grises et le chapitre de Soignies, elle règle les missions de l'hospice Saint-Jacques. En 1768, sous l'impulsion du chapitre, un nouvel hôpital est construit (13 lits). À la Révolution française, la gestion de l'hôpital est confiée à l'administration publique, la commission des hospices est créée par la municipalité. En 1800, l'hôpital compte 16 lits. En 1869, 36. En 1891, l'hôpital Saint-Jacques est transféré chaussée de Braine. Les anciens hospices seront détruits en 1893 (a l'exception de la chapelle).
  • L'orphelinat : jusqu'au XVIe siècle, les orphelins étaient placés chez des particuliers contre rétribution. Jean Leleup, bourgeois de Soignies, marchand de drap fondera, avec son beau-frère, Jean de Faucuelz, la "maison de la faucille" (achetée au chapitre le 2 juin 1583) destinée à recevoir les orphelins. Cette maison était située rue des orphelins, à l'emplacement de l'école industrielle. Ils ont tous deux été inhumés dans la chapelle du vieux cimetière. En 1787, l'institution comptait 18 orphelins, en 1869, 38. En 1866, l'orphelinat est reconstruit sur le même emplacement. En 1891, la commission des hospices supprime la maison des orphelins. En 1892, la commune y établit une école de dessin et industrielle.
  • Le bureau de bienfaisance : sous l'Ancien Régime, la distribution des secours à domicile s'appelait "la table des pauvres" ou "les communs des pauvres". Au XVIIIe siècle, sur une population de 4000 habitants, 1800 relevaient du bureau de bienfaisance. En 1925, le bureau de bienfaisance fut absorbé dans les "Commissions d'assistance publique".
  • L'hospice des vieillards : fondé en 1816, il occupait alors l'ancien ermitage Saint-Antoine, ensuite, en 1826, il occupera l'enclos des capucins, chaussée de Braine, on l'appelle alors: l'hospice Guillaume. En 1854, une maison pour vieilles femmes est fondée. en 1878, les vieillards quittent l'enclos des capucins pour rejoindre le nouvel Hospice (aujourd'hui détruit), construit à la suite des donations de Marie-Thérèse Éloy (épouse Joly) et de son frère, Prosper Félix Éloy (époux de Victoire Dubois).
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Liste des Bourgmestres avant 1830[modifier | modifier le code]

Soignies avait un maïeur dès le XIIe siècle, il était nommé par le Chapitre (et pouvait être révoqué par lui). Durant l'Ancien Régime, le conseil municipal était composé d'un commis du chapitre, du bailli, du maïeur, de sept échevins, d'un commis des bourgeois et de douze jurés.

  • Harduin, Maïeur en 1142 lors de la remise de la Keure de Soignies.
  • Jehan Chisaire (Maïeur en 1507)[2]
  • Pierre le Corbisier, (Maïeur en 1615)[49]
  • Louis-Charles de Rouvroire (Maïeur) (XVIIe siècle)[50]
  • Jean-François de Royer (Bourgmestre de 1692 à 1737)[51]
  • Pierre Ignace Joseph de Royer, avocat à Mons, fils du précédent (Bourgmestre en 1737, probablement a.i.)
  • Jean Augustin Demeuldre, Bourgmestre, né le 1er août 1699 à Soignies, y décédé le 19 avril 1748
  • Pierre Joseph Plétain (Maire en 1800, 1804, jusqu'au 12 février 1813)[52]
  • Dennis-Bruno d'Astier, comte, (Maire ca 1815)[53]
  • Jean-Baptiste Dufour (Bourgmestre en 1828, suspendu en 1830[54])

L'exploitation de la pierre[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'utilisation de matériaux pierreux à Soignies datent du IIe ou du IIIe siècle. En effet, on retrouve des mœllons de pierre bleue assez grossiers dans les fondations et les caves de la villa romaine de la Coulbrie. Le recours à la chaux atteste également de l'existence de fours à chaux dans le secteur de Soignies à cette époque. Il faut cependant distinguer ces premières utilisations « opportunistes » d'affleurements naturels[Note 15] des premières exploitations (nécessitant des techniques d'extraction) qui ne verront le jour qu'un millénaire plus tard. En effet, les premières mentions connues d'une exploitation de la pierre bleue locale remonte au premier quart du XVe siècle tandis que le chapitre décide de doter la ville d'une enceinte de pierre (1421 - 1470). Cela dit, la pierre bleue locale fut largement employée pour la construction de la collégiale (Xe siècle). Le grès faménien utilisé pour la construction de l'édifice provenant quant à lui des carrières de Longpont ou de la Cafenière[55] .

La carrière de Longpont[modifier | modifier le code]

Les carrières de Longpont se situaient dans le triangle délimité par Soignies, Chaussée-Notre-Dame-Louvignies et Horrues. Les débuts d'exploitation de son grès faménien se situent durant la seconde moitié du XIIe siècle. L'église romane d'Horrues et la collégiale Saint-Vincent de Soignies furent (en partie du moins pour ce qui concerne la collégiale) construites avec ce matériau. La carrière appartenait au Chapitre royal de Soignies. Le 5 août 1327, le Chapitre cède en location la carrière de Longpont à Huon le Glaineur[56].

Les carrières de pierre bleue[modifier | modifier le code]

Lithographie de Canelle intitulée "Carrières et scieries de M. P. J. Wincqz à Soignies", publiée dans la "Belgique industrielle", 1854.
Carrières du Hainaut.

Il semble qu'entre le XVIe siècle et le XVIIe siècle, l'exploitation de la pierre ait connu une période de relative léthargie dans la région. À l'inverse des exploitations de Feluy - Arquennes qui sont alors en plein essor[55]. Il faudra attendre un transfert de compétences lié au déménagement d'une famille feluysienne, les Wincqz, jumelé au développement des techniques d'exhaure pour connaitre l'avènement de l'ère moderne de l'exploitation de la pierre bleue à Soignies vers 1720. L'utilisation de l'énergie éolienne (moulins d'exhaure), de la vapeur (machines à feu) puis de l'électricité iront en effet de pair avec le déploiement de cette industrie qui connaîtra son apogée (du moins du point de vue du nombre de travailleurs employés par le secteur) aux premières heures du XXe siècle. L'exploitation industrielle de la pierre bleue à Soignies débute donc au XVIIIe siècle, lorsque la famille Wincqz vint s'y installer (1720[57]). Originaire de Feluy, elle démarrera une exploitation à proximité du site de l'actuel Château Paternoster. Un nouveau site sera ensuite ouvert, non loin de là: la "Grande carrière Wincqz" (rue Mademoiselle Hanicq). Cette exploitation sera à l'origine d'un incroyable essor de ce quartier qui deviendra une ville dans la ville, avec ses écoles, son église, ses commerces, sa coopérative. Soignies-Carrière, sera également un des piliers (avec les tanneries) de la prise de conscience de la condition ouvrière à Soignies[58]. La Révolution française faillit bien sonner le glas de l'exploitation de la pierre qui ne redémarrera vraiment qu'après 1800[55]. Vers 1850, les Wincqz continuent à investir et à développer leurs carrières, d'autres voient le jour dans «l'ancien monde» (comme celle du perlonjour). Les Wincqz obtiennent «le concédé» qui leur permettra, via une voie ferrée privée, de rallier le réseau ferroviaire. Leur carrière, la «Grande Carrière» connait d'ailleurs un essor extraordinaire de 1840 à 1850. En 1855, ils exposent à Paris. Leur "carte de visite" est une pierre de huit mètres de haut, 2,53 mètres de large et épaisse de 18 centimètres. Vers 1879, profitant également du déploiement du réseau ferroviaire et des connaissances accrues en matière de géologie, s'ouvriront les carrières du «nouveau monde», à l'ouest de la ville.

1812 1846 1880 1900
92 656 1.395 2.709
Sur le plan social, quelques dates[modifier | modifier le code]

La situation sanitaire du quartier des carrières était déplorable. La gestion des immondices n'était prise en charge qu'intra-muros, la Senne était le réceptacle des détritus générés par l'activité industrielle et humaine naissante. L'alcolisme y faisait également des ravages. Cette précarité, ce paupérisme, seront à l'origine d'une prise de conscience qui contribuera grandement à la mise sur pied de mécanismes de solidarité et à l'instauration d'un rapport plus égalitaire avec le patronat.

Ancienne maison du peuple (jusqu'en 1898) de Soignies (rue de la Station)
  • Le 22 juillet 1854, plus de 400 ouvriers carriers battent le pavé de la Grand-Place, face à l'Hôtel de ville, pour dénoncer l'augmentation du coût des denrées de première nécessité.
  • En 1857, création de la caisse de prévoyance des ouvriers carriers. Elle est certes encore gérée par les patrons des carrières mais elle permet de venir en aide aux travailleurs les plus démunis. Elle est alimentée par le prélèvement de 1 % sur les salaires, les carrières y contribuent également pour un montant identique.
  • Le 5 octobre 1872, les rocteurs de buffet et les tailleurs de pierre sont en grêve. Les patrons des carrières décident de cesser de pratiquer l'exhaure afin de briser la grève.
  • À partir de 1875, âge d'or de l'exploitation de la pierre bleue à Soignies, ouverture de nouveaux sites: carrières du Nouveau Monde, du Perlonjour,…
  • En 1879, ouverture d'une école primaire tenue par les Franciscaines.
  • Le 5 avril 1885, création du Parti Ouvrier Belge. Jean Volders, l'un des fondateurs, viendra tenir une conférence à Soignies. Elle sera à l'origine de la création de la Ligue Ouvrière à Soignies.
  • En avril 1886, les travailleurs sont en grève durant sept semaines, la plupart, déçus, quitteront la Ligue et reprendront le chemin du travail sans avoir rien obtenu.
  • En 1894, la ligue est à l'origine de la création de la coopérative "la Concorde" qui compte 96 sociétaires en 1894, 192 en 1895 et 470 en 1896. Une de ses premières tâches sera la mise sur pied d'une boulangerie coopérative.
  • Le 17 octobre 1897, création du syndicat des carriers du bassin de Soignies au local du Heaume.
  • Le 8 mai 1898, inauguration de la nouvelle Maison du Peuple (Rue Macasca, actuellement Rue Fernand Vinet).
  • En 1907, inauguration de l'église des carrières[59].

Le travail du cuir[modifier | modifier le code]

L'ancienne tannerie Van Cutsem, les seuls bâtiments existants encore sont l'hôtel de ville (avant-plan) et la maison espagnole (au fond à droite). Le site, désaffecté, disparaitra dans un incendie en 1965.

Tanneries van Cutsem, Gérard (incendie en 1923), et d'autres, de moyenne importance, Coppin, Spinette, et la tannerie du chemin Saint-Landry[15].

L'industrie du verre[modifier | modifier le code]

Histoire Récente[modifier | modifier le code]

Le doyen refusant aux troupes allemandes l'accès à la collégiale - 21 juillet 1918

Quelques jalons[modifier | modifier le code]

Soignies a obtenu le statut de ville en 1825.

Liste des Bourgmestres depuis 1830[modifier | modifier le code]

Simpélourd

Sites présentant un intérêt patrimonial[modifier | modifier le code]

À Soignies[modifier | modifier le code]

La tour occidentale de la collégiale de Soignies.
  • La Collégiale Saint-Vincent, collégiale romane : bâtie pour l'essentiel au XIe siècle, probablement au-dessus de l'église initiale datant du VIIe siècle, cette grande église conventuelle propre à l'architecture romane scaldienne est constituée essentiellement de moellons de grès provenant de carrières voisines (Longpont (Horrues), Cafenière,…). Cet ensemble relativement hétérogène constitue une curiosité unique dans l'architecture médiévale de Belgique. La collégiale abrite un « trésor », l'un des plus importants du pays, constitué par la châsse et le reliquaire du chef de saint Vincent (XIIIe siècle). La collégiale a subi d'importants travaux de réfection de 1985 à 2009, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur ; elle a rouvert ses portes en mai 2009.
  • Le vieux cimetière : aujourd'hui parc public et musée, le vieux cimetière est jalonné de chapelles votives et de pierres funéraires. Il remonte en partie au XIIe siècle mais possède également un chœur gothique du XVIIe siècle. Devenu musée depuis 1896, il illustre la période allant de 1830 à 1945 tout en proposant également des collections relatives aux découvertes archéologiques datant de l'époque romaine[62].
  • Musée du chapitre : situé près de la collégiale, le musée du chapitre fait revivre les trésors des chanoines. Il propose une collection d'œuvres variées datant du Xe siècle au XVIIIe siècle[63].
  • Les remparts y compris les pavillons de jardins (classés en 1981 et 1989).
  • La chapelle Saint-Roch : probablement édifiée à la fin du XVe siècle pour accueillir les pestiférés. Elle tient lieu d'ermitage jusqu'à la Révolution française. On retrouve dans l'oratoire les lames funéraires des différents ermites qui se sont succédé à travers les époques. La dévotion envers Saint-Roch était encore très présente lors des épidémies de choléra de 1865 et 1932. La chapelle, composée d’un chœur avec chevet semi-hexagonal et d’une nef unique à deux travées, est précédée d’une petite construction qui lui est postérieure et qui devait probablement servir d’habitation pour l’ermite[64].
  • Le couvent des sœurs Franciscaines situé sur une portion des anciens hospices de Saint-Jacques qui virent l'installation en cet endroit d'un béguinage et d'un hôpital pour les pauvres et les pèlerins dès le XIIIe siècle. L'édifice actuel, à la croisée de la rue de la Station et de la rue P. J. Wincqz, fut construit de 1762 à 1766. Il comporte une chapelle Renaissance et un cloître qui a préservé son atmosphère originelle. Ce couvent abrite à l'heure actuelle la maison de retraite Saint-François[65].
  • La Chapelle du Tilleriaux, située chaussée de Braine, au milieu d'un warissay[66], fut construite dans un style baroque en 1618 à la suite d'une donation faite par le chanoine Jean Bastien comme l'atteste la mention suivante : « L'an 1618 at estes bastie ceste chapelle par M. Jean Bastien chanoine de Sougnies et consacrée le dit an par l' archevesque de Cambray le 21 ème jour de novembre 1618 ». Chaque année, la chapelle accueille le tour saint Vincent pour le panégyrique de Vincent. La chapelle, classée en 1952, a été restaurée en 2010. « Le tilleriaux » pourrait signifier « endroit planté de tilleuls »[67].
  • La maison « espagnole », située ruelle Scaffart, elle témoigne de l'architecture civile du XVIe siècle.
  • Le Modern Hôtel (73 rue de la Station) : Cet hôtel et brasserie-restaurant, dessiné par l'architecte Émile François en 1904, est classé depuis 1980 : il est le seul restaurant en Belgique francophone à présenter une architecture Art nouveau. Sa façade, faite de briques rouges et de pierre bleue, est de style Art nouveau géométrique. La façade principale est ornée de deux immenses baies vitrées circulaires encadrées chacune d'un arc outrepassé en pierre bleue. Une baie similaire orne le pignon de la façade d'angle. À l'intérieur se trouvent les lustres et le balcon en fer forgé de style Art nouveau floral. Cet hôtel accueillait les musiciens lors des fêtes.
  • L'ancienne Carrière Saint-Vincent.
  • La Grande carrière Wincqz et le château Paternoster (Wincqz).
  • Le musée de la pharmacie : ancienne pharmacie Bourdeaux, restée intacte dans son état de la fin du XIXe siècle, par disposition testamentaire.
  • Centre de la pierre bleue et du verre : exposition d'outils et de documents relatifs aux carrières de pierre bleue. Collection de fossiles (trilobites) trouvés dans les carrières.
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À Horrues[modifier | modifier le code]

Collégiale Saint-Vincent - Mise au tombeau
  • L'église romane Saint-Martin date du XIIe siècle. L'église est composée d'une tour carrée en avant-corps, d'une triple nef (sans transept) et d'un chœur carré.

À Chaussée-Notre-Dame-Louvignies[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame fut édifiée vers 1250-1300 en grès local. Le bâtiment se compose d'une triple nef, d'un transept et d'un chœur prolongé par une abside à trois pans. L'édifice a bénéficié d'une importante restauration en 2011.
  • Le château des Villegas de Saint-Pierre à Louvignies, édifice éclectique construit de 1878 à 1885 par l'architecte Désiré Limbourg dans un style néo-gothique. La réalisation du parc « à l'anglaise » fut confiée à l'architecte paysager, Louis Fuchs.

À Thieusies[modifier | modifier le code]

À Neufvilles[modifier | modifier le code]

  • La ferme de l'Abbaye (Chemin de la Chapelette). La ferme était une dépendance de l'Abbaye de Cambron, son existence remonte au XIIIe siècle, elle est alors appelée « Cense de le Court à la Cauchie » (1254). Les bâtiments de la ferme que l'on peut voir aujourd'hui datent du XVIIIe siècle. Il s'agit d'un imposant quadrilatère dominé par une « tour-porche » de 1781. Le corps de logis date de 1734, la grange de 1760, les écuries de 1780.

Liste des monuments et sites classés[modifier | modifier le code]

Tradition[modifier | modifier le code]

Châsse de saint Vincent (procession à Soignies en 2007).

Le Grand Tour et la procession historique[modifier | modifier le code]

Chaque année, le lundi de la Pentecôte, les Sonégiens (habitants de Soignies) se réunissent tôt le matin pour « le grand tour » durant lequel ils « processionnent » la châsse de Saint-Vincent autour de la cité[68] (11,2 km). Cette tradition fut mentionnée pour la première fois en 1262[Note 17] (acte officiel du 4 avril 1262 par l'évêque de Cambrai Nicolas III de Fontaines[69]) mais il est probable que la coutume lui soit antérieure de quelques années. À six heures du matin, après la descente de la châsse et une messe solennelle, le cortège s'élance. Il sera accompagné par les tambours jusqu'aux portes de la ville (Cense del'Baille) d'où le Grand Tour démarrera véritablement. Un homme de fer, à cheval, accompagne le pèlerinage, il veille sur la châsse du Saint-Patron. Les confrères de la confrérie Saint-Vincent, se relaient pour porter la pesante châsse. De proche en proche, le cortège s'arrête aux différentes chapelles que compte le parcours. La foule entonne des sante vincenti, ora pro nobis, le panégyrique de Vincent est fait à la chapelle du Marais Tilleriau lors d'une halte plus importante. Une messe sera célébrée à l'église des Carrières. Avant de se remettre en route et de rallier la Cense del'Baille d'où démarrera la procession historique à 11h. Cette procession est de tradition plus récente[70]. Elle est constituée de différents tableaux vivants retraçant la vie du Saint et est clôturée par la châsse de Saint-Vincent et son gardien fidèle : l'Homme de fer.

Les festivités se clôturent par la remontée de la châsse en la Collégiale Saint-Vincent qui reprend sa place dans la chapelle supérieure aménagée en 1720 au-dessus de l'autel du Chœur[Note 18].

Translation du corps de Saint-Édouard (roi d'Angleterre) - tapisserie de Bayeux - XIe siècle. La cérémonie présente des similitudes intéressantes avec le culte rendu à Saint-Vincent.

Les préparatifs : le samedi qui précède la Pentecôte, un « grand pavois d'oriflammes » est tendu entre les deux flèches de la Collégiale. Ce sont familièrement les « caleçons de Saint-Vincent ». Le soir, les confrères se réunissent pour le « tour à foyas » (de fagus: hêtre) durant lequel ils disposent autour des chapelles du parcours des rameaux de hêtre. Anciennement, durant cette reconnaissance des lieux, ils avaient également la tâche de réparer les routes. Le mardi suivant a lieu la messe des confrères à l'issue de laquelle se déroule la passation de pouvoir du Grand-maître et du Sous-maître de la confrérie. Charges qu'ils occuperont durant une année. (cf infra: La Confrérie de Saint-Vincent). En 2012, le Tour a fêté ses 750 ans.

Le cortège historique de Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Chaque année, le dimanche le plus proche du 9 juillet, se déroule le cortège historique de Saint-Martin à Horrues. Ce cortège, depuis 1956, retrace la vie de Saint-Martin, saint-patron de l'église romane d'Horrues (XIIe siècle).

Confréries religieuses[modifier | modifier le code]

La Confrérie de Saint-Vincent[modifier | modifier le code]

La confrérie Saint-Vincent, érigée à la toute fin du XVIe siècle, veille au bon déroulement des évènements liés au culte de Saint Vincent. Au premier rang desquels, celui du lundi de la Pentecôte (cf supra: Tradition). Voici un extrait des statuts de la confrérie. Pour en savoir davantage, on lira : ceci.

« Érigée canoniquement dans la collégiale de Soignies en vertu d'une bulle de Clément VIII en date du 15 mai 1599 et dans l'église paroissiale de Saint-Vincent par Monseigneur Dumont, évêque de Tournai, en date du 3 juin 1876.

La véritable tradition, ce n'est pas seulement refaire les gestes que les autres ont fait, c'est aussi et surtout conserver l'esprit qui les a fait faire, et qui pourrait en susciter d'autres en d'autre temps.

ART. 1 - Siège et but de la Confrérie

La Confrérie de Saint-Vincent, établie dans la collégiale de Soignies devenue église paroissiale, a pour but d'aider ses membres à pratiquer la vie évangélique, à la suite de saint Vincent, fondateur de la communauté chrétienne de Soignies et des confrères qui l'ont honoré au cours des siècles. Gardienne de la Tradition, elle veille à maintenir les gestes et pratiques du culte de saint Vincent, en préservant leur signification fondamentale : témoignage de fidélité au message chrétien apporté par Vincent à Soignies et transmis par les générations précédentes. Elle décide de l'opportunité et de l'utilité de la mise à jour de l'un ou l'autre point du rituel de la Confrérie et de l'apport au culte de saint Vincent de nouveaux témoignages et pratiques correspondant aux vœux de l'ensemble de la population. »

— Préambule et article 1er des statuts de la confrérie Saint-Vincent

La Confrérie des archers de Sainte-Christine[modifier | modifier le code]

Folklore[modifier | modifier le code]

Simpélourd — détail de la sculpture représentant Simpélourd (place verte) due au sculpteur lessinois Xavier Parmentier

La Simpélourd (contraction de « simple » et « lourd ») ou la fête du Mononk (mon oncle) se déroule le samedi précédent le troisième dimanche d'octobre, entre 18h00 et 22h15.

La fête, tire son origine de l'histoire d'un pauvre savetier qui était régulièrement trompé par sa femme et qui fit l'objet de bien des moqueries au XVIIIe siècle. Piqué au vif, il décida de réunir les principaux colporteurs de ces médisances autour d'un repas. Interloqués, ils s'y présentent néanmoins et se virent servir un jambon en bois. Chaque année, les sonégiens commémorent cette farce. Simpélourd traverse la ville, distribuant des bonbons aux enfants (les carabibis), il est accompagné, en cortège, par de nombreux groupes folkloriques et les géants Dudulle et Josephine, Charlotte, Nénesse. L'événement se termine par un rondeau final et un feu d'artifices. Simpélourd salue ensuite la foule massée sur la Place Verte du balcon d'une maison[Note 19] où il sera bien vite remplacé par un mannequin qui sera brûlé le mardi en autodafé.

Une Ducasse a lieu ce même week-end sur différentes places de la Cité. Ces festivités sont pour les Sonégiens l'occasion d'une liesse populaire à l'esprit bon enfant.

Personnalités locales[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas un bon cheval qui n'ait vu le clocher de Soignies.

Ne sont reprises ici que les personnalités décédées qui sont nées à Soignies (ou pour certaines d'entre elles, qui y ont vécu la majeure partie de leur vie).

  • Écrivains, poètes et chansonniers
    • Florentin Deroyer, professeur et écrivain, né à Soignies, le 17 octobre 1817, décédé à Hasselt le 15 octobre 1860[71]
    • Luc Declercq, poète, écrivain, né en 1911, décédé en 1997.
    • Aimable Degavre, né en 1904, auteur dramatique, tant en français qu'en wallon. Son œuvre la plus appréciée est «le mariage de Marjolaine».
    • Camille Dusoeuvoir, poète et chansonnier, né le 17 juillet 1861 et décédé le 27 mars 1941.
    • Ursmar Fierain, poète et chansonnier wallon, né en 1908.
    • Vincent-Arnould Havaux, écrivain, né à Soignies en 1853, décédé à Bruxelles en 1914
    • Auguste Marin, poète, décédé au champ d'honneur, le 24 mai 1940.
    • Denis Benoit Joseph Bersou (1805-1857), écrivain public, patriote, il combattit avec bravoure à Bruxelles sur laquelle il marcha le 24 août 1830 avec un contingent de 37 hommes placés sous le commandement de son parent[72], le commerçant Plasschaert. Le 5 septembre 1830, il arbora le drapeau national sur le perron de l'hôtel de ville de Soignies[73].
En point de mire : l'ancien hôtel de ville (détruit en 1956) et la statue de P. J. Wincqz
  • Industriels
Kiosque du square Bordet (construit par Adolphe Desmette et Jean-Baptiste Havaux en 1893).
  • Philanthropes
    • Marie-Thérèse et Prosper Félix Éloy (Félix Éloy) furent à l'origine de la construction de l'Hospice, Chaussée de Braine (1878).
    • Jean Leleup, ayant perdu toute sa famille dans l'épidémie de 1583 fonde l'orphelinat « La maison de la faucille » (Rue des orphelins).
    • Armand Pletain, philanthrope, né à Soignies, le 5 février 1800, décédé à Mons le 18 février 1851.
    • Chanoine Paul Scarmure, vicaire, patriote, instigateur de la procession historique, né à Jemappes le 7 février 1879.
Henri Leroy.
  • Enseignants
    • Nicolas Leblond, (1726-1825), Instituteur des pauvres à Soignies pendant 72 ans (de 1746 à 1818).

Les historiens de la cité[modifier | modifier le code]

Soignies sous la neige.
  • La Vita prima de Saint-Vincent XIe siècle (rédigée entre 1015 et 1024)[30]
  • La Vita secunda de Saint-Vincent XIIe siècle
  • Gislebert de Mons, Historien du XIIe siècle, il fut l'auteur des Chroniques du Hainaut (Chronica Hannoniae).
  • Jacques de Guyse, 1334-1399, publie une volumineuse Histoire du Hainaut
  • Henri de Vergnies, laisse un mémoire sur la ville de Soignies, Vinchant eut accès (en tout ou en partie) à cet ouvrage.
  • François Vinchant (1582 -1635), chroniqueur hainuyer (Annales du Hainaut)
  • Jean du Pont, Mémoriali immortali de vita et vertutibus S. Vincentii, Mons, 1649
  • Le Fort dit Fortius, chanoine, publie une "Histoire de Saint-Vincent", Mons, 1654
  • Ghesquière, De sancto Vincentio Madelgario confessore, commentaires historico-critiques, 1784
  • J. de Petit publie Recherches historiques sur la ville de Soignies en 1852
  • Théophile Lejeune publie Histoire civile et ecclésiastique de la ville de Soignies en 1868
  • L. J. Lalieu, "Vie de Saint-Vincent Madelgaire et de Sainte-Waudru, son épouse", Tournai, 1886
  • R. P. Marin, "Dévotion à Saint Vincent de Soignies", Tournai, 1888
  • Amé Demeuldre (1848-1931) (fondateur du Cercle archéologique en 1893)
  • G. Zech-du Biez, La collégiale de St-Vincent à Soignies et sa restauration, Braine- le-Comte, 1896
  • Léon Destrait (élu président du Cercle archéologique en 1902)
  • Aimable Degavre, "Histoire de nos Sœurs grises", Soignies, 1926
  • R. Maere, chanoine, "La collégiale de Saint-Vincent à Soignies", in Revue Belge d'Archéologie et d'Histoire de l'Art, 1938
  • Jacques Nazet, (1944-1996)
  • R. Riche, "La vie à Soignies, hier et aujourd'hui", CACS, 1947

Jumelages[modifier | modifier le code]

partenariat[modifier | modifier le code]

Lors de l'aide "Villages Roumains" (fin de règne de Ceaucescu), Soignies a beaucoup aidé le village de Gheraseni (près de Buzau) Les "Routiers de Soignies" (mouvement de jeunesse) ont continué cette aide en 2002 et 2004 (renovation de l'école).

Musées et découvertes[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Soignies compte, entre autres sports, des équipes de football, de basketball, de water polo (3e division en 2010) et de rugby à XV (Rugby Club Soignies, 1re division).

Mobilité[modifier | modifier le code]

Soignies - Mobilité.
Distances

le réseau routier[modifier | modifier le code]

Au Nord de Soignies se trouve l'axe Tournai-Bruxelles (A8). Au sud, on retrouve la E19 (Amsterdam-Paris) et la E42 (Dunkerque-Aschaffenbourg).

les transports en commun[modifier | modifier le code]

Mobilité douce[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La ville de Soignies est notamment reconnue pour ses carrières de pierre bleue (petit granit) et son industrie du verre. Sociétés présentes à Soignies :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « C'est ainsi que nous avons retrouvé avec plaisir dans la ville de Soignies , ( Sonegiae ) un témoignage qu'elle fut jadis occupée par les Sénonois. C'est ainsi que nous avons contemplé avec un recueillement religieux, l'emplacement d'une forteresse, que Brennus, le fameux général Sénonois avoit bâtie au temps de Jules-César. Il en subsistoit encore une grosse tour en 1677. Le duc de Villahermosa, général de l'armée espagnole la fît sauter avec de la poudre de peur que les Français ne s'y retranchassent. » in J. B. J. Breton, Voyage Dans La Ci-Devant Belgique et sur La Rive Gauche Du Rhin, Paris, 1802.
  2. son frère
  3. Nous corrigeons, Théophile Lejeune mentionne Jean XXIII
  4. Il s'agit de Vinchant, voir ceci sur cette question
  5. En présence de Nicolas de Chièvres, évêque de Cambrai. Les barons du prince, témoins à cet acte, sont : Wautier Pulekiaus, Ysembars de Mons, Gossuin de Mons, Eustache du Rœulx, Wautier de Lens, Thierry de Ligne, Bauduin de Roisin, Arnould d'Erbaut, Ywains de Wattripont, Alard de Louvignies, Isaac, châtelain de Mons, Harduin, maïeur, et Nicolas de Quaregnon.
  6. En effet, le Chapitre possédait des terres à Cambron, à Horrues, à Mesvin, à Haulchin (Belgique), à Lombisoeul, à Bauffe, à Lens (Belgique), à Écaussinnes-d'Enghien, à Steenkerque, à Ramesbeke, à Buizingen, à Evere et même en Allemagne
  7. du nom du maçon qui la construisit
  8. Bulle de Grégoire IX.
  9. fonde l'abbaye Notre-Dame de Cambron en 1148 - Source : Roger Brunet Généalogie et histoire de la famille de Trazegnies, Préfacée par le marquis de Trazegnies, 1996
  10. qui par son testament du 6 mai 1624 fit un legs en faveur de la chapelle Notre-Dame du Tilleriau et des chapelles du tour saint-Vincent
  11. Bonetti, Kelderius et Cocx cités in Recueil des arrêts notables rendus au grand conseil à Malines, recueillis par Rémi-Albert du Laury, Bruxelles, 1717.
  12. il est l'auteur d'une Histoire de Saint-Vincent
  13. Pour y rencontrer sa sœur Marie de Hongrie
  14. Sauf mention contraire, la liste des Baillis est due à Théophile Lejeune in Histoire ecclésiastique
  15. dans la partie septentrionale de l'actuel quartier des carrières (aux environs du parc Paternoster)
  16. Lire également ceci
  17. 1261 (v. st.). — Datum anno Domini m" cc° lx° primo, feria tertia post ramos palmarum. « Lettres de N(icolas) III, évêque de Cambrai, par lesquelles ce prélat, après avoir rappelé succinctement les faits les plus saillants de la vie de saint Vincent et l'institution par le prévôt, le doyen et le chapitre de Soignies d'une procession solennelle en son honneur, le lendemain de la Pentecôte, où étaient portées sa châsse et les autres reliques de l'église de Soignies, accorde quarante jours d'indulgences à ceux qui visiteront cette église ce jour-là et pendant les huit jours suivants. » - Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut, Mémoires et publications de la Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut, Maison Léon Lasseau., 1869 fol. 72. — De indulgentia quadraginta dierum collata ab episcopo Cameracencis omnibus veniebus ad processionem beati Vincentii in crastino Pentecostes et per octo dies sequentes.
  18. comme l'atteste le chronogramme : sonegIIs DIVo VInCentIo saCrUM
  19. À l'étage de l'ancien cabaret d'el sotte Nowé
  20. Domicilié au 20, rue des martyrs de Soltau
  21. Mais la plupart des historiens de la France se sont obstinés à voir Sens dans l'expression de Fredegaire. S'il s'agissait de Sens, il y aurait civitas ou urbs et non pagus; il y aurait Senonia ou Senonum civitas et non Senonagus. Ce nom anciennement donné à Soignies aussi bien que 'Sonegiœ et Sogniacum dans le Moyen Âge, vient pourtant de Senones, parce que Soignies fut fondée à ce que l'on croit, au temps de Clovis, par des marchands de Sens, que le roi de Tournai y attira. Voyez Bruzen de la Martinière, etc. in Fastes Militaires cf infra.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Germain, Guide des gentilés : Les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française,‎ 2008 (lire en ligne), p. 106
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Théophile Lejeune, Histoire civile et ecclésiastique de la ville de Soignies in Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, Concours, 1868-1869
  3. Iacobus Lessabaeus, Hannoniae urbium et nominatorium locorum, Anvers, 1534
  4. a et b Guicciardin, Description de tous les Pays-Bas, Amsterdam, 1625
  5. A. Chotin, Études étymologiques sur les noms des villes, bourgs, villages et hameaux de la province du Hainaut, Tournai, 1857
  6. Jean de Petit, Recherches historiques sur la ville de Soignies, Mons, 1852
  7. Charles Marie Joseph Grandgagnage, Vocabulaire des anciens noms de lieux de la Belgique orientale, Gnusé, 1859, 241 p.
  8. http://www.centritudes.be/13communes_detail_suite.asp?DocID=18&ID=12
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Chanoine Paul Scarmure, Collégiale Saint-Vincent, Fédération du tourisme de la province du Hainaut, Mons, réédition 1962.
  10. Jean Jacques Jespers - Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Éditions Racines, Bruxelles, 2005
  11. Encyclopédie méthodique, jurisprudence, T. 7, Paris, Liège, 1787
  12. Atlas topographique de Belgique - Échelle 1 :50.000 - p. 164 et 186 - ISBN 90-209-4853-9 - (Source IGN)
  13. Site de l’Institut Royal de Météorologie (IRM)
  14. Climat de la Belgique sur le site de l'IRM
  15. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l R. Riche, "la vie à Soignies, hier et aujourd'hui", CACS, 1947
  16. A. Delebecque, Pasinomie, 3e série, T.8, Règne de Léopold Ier, Bruxelles, 1838.
  17. A. G. B Schayes et Piot. La Belgique avant et pendant la domination romaine Bruxelles, 1859; t. III, p. 540
  18. BAVAY (Gérard), SILVESTRE (Jean) et VAN DEN ABEELE (Jean-Pol) — Le Balneume de Soignies. Fouille d'une installation de bains de la période romaine au lieu-dit l'Espesse. 32 p
  19. SCHOLL (Georges) — Soignies - Sunniacum - Les origines. 18 p.
  20. A.-G.-B Schayes, Les Pays-Bas avant et durant la domination romaine, T.2, Bruxelles, Société Encyclographique, 1838.
  21. Gislebert, Chronica Hannoniae, Éditions du Marquis de Chasteler, XIe siècle
  22. Jacques de Guyse, Histoire du Hainaut, T7, Paris, Bruxelles, éd. 1829.
  23. Et premièrement à l'abbaye de monseigneur saint Vincent de Soignies, au lieu de moisnes qui adonc y estaient ordonna (Brunon) ung moult notable colliége de chanoisnes séculiers, et leur ordonna leurs prébendes et constitutions selon la reigle saint Augustin et leur mist plusieurs priviléges impériaulx et plusieurs indulgences pappalles ; et s'y fist refaire le cloistre de l'esglise. Item, aussi il leur fist ravoir leurs terres en Allemaigne et les revenus de la dicte esglise (Jacques De Guyse. Histoire du Hainaut, t. ix, p. 379 )
  24. Archives Du Royaume. Chambre des comptes. no 15.189. — Cartulaires et manuscrits. no 299. Keure de Sounies
  25. L. Verriest, Le Régime seigneurial dans le comté de Hainaut, du XIe siècle à la Révolution, Louvain, 1917
  26. mentionné dans les comptes des Baillis de le Roeulx en 1396
  27. 17 octobre 1384. Ruffin de Cella, lombard de la table de Soignies, déclare avoir reçu du duc Albert de Bavière, la somme de quarante francs, qui lui a été délivrée par Lambert de Lobbes, lieutenant du receveur de Hainaut à Ath, en déduction de celle de quatre cents francs que les compagnons de ladite table avaient prêtée au duc, pour l'aider à racheter la rente due au comte de Namur sur les terres de Flobecq et de Lessines. (6e acompte.)- Original, sur parchemin, avec sceau armorié, en cire brune. — Trésorerie des chartes des comtes de Hainaut, aux Archivesde l'État, à Mons. (Invent, de Godefroy, V. 53.)
  28. 66,5 cm x 89,5 cm, conservé à la Haye, A.R.A., WBW, no 73
  29. http://www.soignies.com/Remparts~TH2-17-35-0-0
  30. a, b et c Caroline Balate, Jacques Deveseleer, Monique Maillard-Luypaert, "Soignies, cité de Saint-Vincent et pays de la pierre bleue.", Carnets du patrimoine (no 84), Institut du Patrimoine wallon, Namur, 2011.(ISBN 9782875220622)
  31. a, b et c Patrimoine monumental de la Belgique, tome 23², Liège, Mardaga, 1997
  32. in Rapport de la Convention Nationale des citoyens Delacroix, Gossuin, Danton, Merlin (de Douai), Treilhard, Robert, membres de la convention et nommés par elle, commissaire près l'armée dans les pays de la Belgique, de Liège, etc., Paris, 1793.
  33. Archives Du Royaume. Chambre des comptes. no 15.189. — Inventaire des chartres et écrits du chapitre de Soignies, dressé en 1390, no 1,046. 1 Vinchant. Annales du comté de Hainaut, t. m. p. 258
  34. Il deviendra évêque de Cambrai
  35. Léopold Devillers, La procession de Mons, Notice historique, annales du Cercle archéologique de Mons, Mons, 1858
  36. a, b et c Jacques de Hemricourt, miroir des nobles en Hasbaye, Bruxelles, 1673.
  37. Il fit construire la maison du chant (la Chantrerie)
  38. F.J. FETIS, Biographie universelle des Musiciens et Bibliographie générale de la Musique, Libr. de Firmin Didotfréres, fils et Cie, 1860
  39. Gachard, Louis Prosper, Collection des voyages des souverains des Pays-Bas. Tome deuxième, F. Hayez (Bruxelles) , 1874
  40. Paul Van Nevel, Nicolas Gombert et l'aventure de la polyphonie franco-flamande, Éditions Kargo, 2004 - 157 pages
  41. On lui doit la construction du jubé baroque à la collégiale
  42. J. Th. De Raadt , Sceaux armoriés des Pays-Bas et des pays avoisinants (Belgique, royaume des Pays-Bas, Luxembourg, Allemagne, France) : recueil historique et héraldique. III. N-S.-1901-O. Schepens (Bruxelles)-1897-1903
  43. C. J. Voisin. Note sur une ancienne tapisserie trouvée dans la châsse de saint Landry, à Soignies, dans les bulletins de la Société historique et littéraire de Tournai, t. xn, p. 101-167.
  44. Comptes du massard de Mons, de 1416-1417
  45. Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, Mémoires couronnés et autres mémoires, Volume 30, F. Hayez, 1880
  46. Les Annales du Cercle archéologique du canton de Soignies, vol. XIX, p. 17
  47. "Souvenir de la Flandre-Wallonne", ouvrage collectif, T. 4, Douai, Paris, 1864
  48. a et b Les Annales du Cercles Archéologique de Mons, 1859
  49. Cité dans Revue de l'art chrétien, J. Corblet, Arras, Paris, 1865
  50. Alexandre Desplanque, Chrétien César Auguste Dehaisnes, Jules Finot, Archives départementales du Nord antérieures à 1790, 1877.
  51. Félix-Victor Goethals, Dictionnaire généalogique et héraldique des familles nobles du royaume de Belgique, Volume 4, Bruxelles, Polack-Duvivier, 1852
  52. Ibid.
  53. Annales du Cercle archéologique de Mons, Volume 67, 1970.
  54. Nominations civiles et militaires du 3 octobre 1830 in Recueil des décrets du Congrès national de la Belgique et des arrêtés du pouvoir exécutif, T.1, Bruxelles, 1831
  55. a, b et c Gérard Bavay, la grande carrière P. J. Wincqz à Soignies, les cahiers du patrimoine, Région wallonne, Monuments sites et fouilles, 1994
  56. Archives du royaume, Cartulaire du Chapitre de Soignies, no 299 de la Chambre des comptes, fol. 39.
  57. Jean-Louis Van Belle, "Une dynastie de bâtisseurs, les Wincqz", Éditions Ciaco, 1990, (ISBN 2-87085-237-1)
  58. La concorde à Soignies
  59. http://www.soignies.com/La-Concorde~TH2-30-9-0-0
  60. José Henin. L’aube de l’aviation en Belgique. Imprimerie J. Henin. Farciennes. 1967
  61. faisant fonction
  62. Ministère de la région wallonne, Brochure Patrimoine Militaire : XIXe Journées du Patrimoine en Wallonie des 8 et 9 septembre 2007, Éd. Institut du Patrimoine Wallon, 2007, p. 40.
  63. Brochure Province du Hainaut : Province verte 2007 - p. 35 - (Source Fédération du Tourisme de la Province du Hainaut) - 2007
  64. Soignies, Chapelle Saint-Roch Rue de l’École moderne
  65. Soignies, Couvent des Franciscaines
  66. terres vagues, lieux destinés à la pâture publique, terres incultes appartenant à la communauté (destinées à la pâture publique à l'occasion)
  67. Chapelle du marais Tilleriaux
  68. voir également troménie
  69. http://www.collegiale-soignies.be/fr/la-collegiale/histoire/des-traditions-toujours-vivantes.html
  70. Gérard Bavay, Historique du Grand Tour, Soignies, 1992, 87p.
  71. Éloge funèbre de Florentin Deroyer, revue de l'instruction publique en Belgique, T.3, Daveluy, Bruges, 1880 (p. 571)
  72. Denis Bersou avait épousé, le 15 mai 1827, Adélaïde Prisce Joseph Plasschaert
  73. Recueil des lois et actes généraux du gouvernement, en vigueur dans le Royaume des Pays-Bas, Volume 11, Pinchon-Debroux, 1835
  74. Son officine datant de la fin du XIXe siècle est restée intacte et peut être visitée
  75. Jean-Baptiste Plétain, de doloris theoria, Louvain, 1787
  76. http://www.soignies.com
  77. Bel-Mémorial
  78. Annuaire de l'État militaire, Bruxelles, vol. 13, 1857.
  79. Eugène Cruyplants, Joseph de Maugeer, Histoire illustrée d'un corps belge au service de la république et de l'empire, la 112e demi-brigade, Librairie militaire Spineux, 1902.
  80. Honneurs funèbres rendus par la @ de la Parfaite-Union à l'Ordre de Douai,-Impr. de A. d'Aubers (Douai)-1846
  81. Paul Becquart, Musiciens néerlandais à la cour de Madrid, Académie royale de Belgique, 1967.
  82. Robert Wangermée, Dictionnaire de la chanson en Wallonie et à Bruxelles, Liège, édition Mardaga, 363 p. Cite Michel Elbaz, pseudonyme d'Alfred Bourguaux (Soignies 1924-Laeken 1992), directeur du Théâtre de la Gaîté de Bruxelles, p. 149.
  83. Balate (Caroline) — Albert Delaunois. Soignies, 1895-1936. Peintre hainuyer de l'Entre-deux-Guerres. Soignies, Musée du Chapitre, 2006. In-4° broché, 171 p., illustrations en couleurs, (collection « Les Cahiers du Chapitre », no 10)
  84. "Fastes militaires des Belges", T.1, Bruxelles, 1835.
  85. Becker (Annette), Les monuments aux morts : patrimoine et mémoire de la Grande Guerre, Paris, Éditions Errance, 1988, p. 71.
  86. Bonnard (Jean-Yves), 1914-1918, l'Oise au cœur de la grande Guerre, Beauvais, Archives Départementales de l'Oise/Conseil général, 2008, p. 212.
  87. François Toussaint, Histoire du monastère d'Oignies, de l'ordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin, Vve F.-J. Douxfils (Namur), 1880
  88. Robert Guiette, Légende de la sacristine:étude de littérature comparée, Paris, 1928.
  89. le musée du Vieux cimetière
  90. Le musée du Chapitre
  91. Ancienne pharmacie Bourdeaux
  92. Centre de documentation de la pierre bleue
  93. accès et horaires de visite
  94. Château de Louvignies
  95. Office communal du tourisme de Soignies
  96. Motte aux mégalithes
Lever du soleil sur l'étang communal de la Cafenière.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]