Landrecies

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Landrecies

L'hôtel de ville
L'hôtel de ville

Landrecies#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Landrecies
(chef-lieu)
Code Insee abr. 59331
Code postal 59550
Maire
Mandat en cours
Didier Leblond
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Mormal et Maroilles
Site internet http://www.landrecies.fr
Démographie
Population 3 667 hab. (2006)
Densité 169 hab./km²
Gentilé Landreciens
Géographie
Coordonnées
géographiques
50° 07′ 35″ Nord
         3° 41′ 27″ Est
/ 50.1263888889, 3.69083333333
Altitudes mini. 110 m — maxi. 179 m
Superficie 21,70 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Landrecies est une commune française, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais.

Sommaire

[modifier] Devise

Les habitants de Landrecies ont bien mérité de la Patrie[réf. nécessaire]

[modifier] Géographie

Landrecies est marqué par l'inflexion du cours de la Sambre : en amont, elle s'écoule vers le nord-ouest, en aval vers le nord-est.

Cette inflexion a une signification géologique profonde. La Sambre s'écoule d'abord depuis les contreforts des Ardennes, où elle prend sa source. Arrivée à hauteur de Landrecies, elle est captée par l'ancien bassin d'avant-pays du micro-continent avalonnais. Ce bassin fut créé par ploiement du Brabant sous le poids de la chaîne hercynienne. Il est d'orientation sud-ouest - nord-est.

Il est marqué par ce que les géologues belges ont appelé la "faille du midi". Cette bordure nord des Ardennes forme donc un creux : au sud, le massif ardennais ou ses contreforts, au nord le bassin houiller carbonifère. Ce sillon dit de "Sambre et Meuse" commence donc à Landrecies, se poursuit jusqu'à Namur (confluent avec la Meuse, qui à cet endroit s'engouffre à son tour dans le Sillon) et Liège.

Landrecies est donc le point de départ d'une structure fondamentale qui structure la géographie du massif ardennais, et par là elle fut une clé dans le contrôle de l'espace entre les Pays-Bas espagnols et la France ; elle est aussi un point de passage évident pour une armée contournant les Ardennes, quoique moins importante que la trouée de l'Oise. C'est pourquoi cette ville fut fortifiée par Vauban, même si la fortification fut par la suite rasée.

Les environs de Landrecies sont typiques de la région verdoyante qu'est l'Avesnois. Entourée de prairies bocagères, la ville est également traversée par le Canal de la Sambre à l'Oise, d'où l'existence de quelques zones faiblement marécageuses.

Landrecies est situé tout près de Maroilles, village typique de la Thiérache du Nord, où les paysans, depuis le Moyen Age, avaient leurs chartes. Ils étaient exempts de nombreuses servitudes traditionnelles de la féodalité, pouvaient clore leurs terres, pratiquer l'élevage et n'étaient pas soumis à la pratique de l'assolement obligatoire : ainsi s'est constitué le bocage de l'Avesnois, au cœur duquel Landrecies.

[modifier] Histoire

Des fouilles archéologiques ont démontré que le lieu a été habité dès la préhistoire et l'époque romaine, mais la commune actuelle de Landrecies a vu le jour au VIe siècle de l'ère chrétienne, probablement grâce au regain des échanges commerciaux le long de la Sambre.

[modifier] Moyen Âge

Situé dans la sphère d'influence de la Lotharingie puis du Saint Empire romain germanique, le village de Landrecies est une communauté de paysans autonomes (un alleu) jusqu'en 1096, date à laquelle les seigneurs d'Avesnes-sur-Helpe en prennent le contrôle. Ils y construisent un château (aujourd'hui disparu) et octroient une charte aux habitants en 1191.

Aux seigneurs d'Avesnes succèdent ceux du comté de Hainaut, puis du duché de Bourgogne.

[modifier] Époque moderne

À partir du début de la domination des Habsbourg (d'Autriche, puis d'Espagne) sur la région (voir Histoire du Nord), Landrecies va faire l'objet d'une longue lutte acharnée entre ces derniers et le royaume de France. Pillée à plusieurs reprises (par le duc de Vendôme en 1521, par François Ier en 1543), la ville est brièvement occupée par les Français de 1543 à 1544, avant que le traité de Crépy ne la rende à Charles Quint, qui en fait une place forte.

Sous Louis XIII, la ville est reprise en 1637 par le cardinal de La Valette, avant de retomber entre les mains des Espagnols. C’est sous Louis XIV que la ville est reprise, cette fois définitivement, par Turenne et La Ferté en 1655 (Vauban y participe sans commander[1]). Les opérations de siège sont dirigées par le chevalier de Clerville : elles commencent le 19 juin et la ville tombent le 13 juillet[2]. Le traité des Pyrénées, en 1659, confirme la souveraineté française. Dans le cadre de la fortification des frontières du nord, Vauban entoure la ville de nouveaux remparts.

À l'occasion de la Guerre de Succession d'Espagne, Landrecies joua un rôle important en permettant aux troupes françaises de tenir une grande partie de leurs ennemis sous les murs de la ville en 1712. Cela permit plus facilement au duc de Villars de remporter la fameuse victoire de Denain, qui sauva la France et mit fin à cette guerre.

  • Il ne faut cependant pas oublier qu'à cette époque de nombreuses familles de la région sont divisées par les terres très morcelées entre les membres d'une même famille ; ainsi dans une même fratrie pouvait-on trouver l'aîné dépendre du Roi d'Espagne, le puîné du Roi de France, le cadet du Roi d'Espagne et le deux benjamains du Roi de France. C'était par exemple le cas très précis de la Maison de Haynin, dont deux frères dépendaient de l'Espagne et les trois autres de la France.

Notons que certains avaient des unions ou des postes relativement importants, ainsi pour cette ville :

  • Jacques de Haynin du Cornet (le Cornet étant au Nord de Baisieux-France), chevalier, Général de Bataille et du Conseil de guerre de S.M. Catholique, Colonel d’un régiment d’Infanterie, Gouverneur de Dampvilliers, puis Gouverneur de Landrecies, fut enfin Gouverneur de Hulst ; il fut même l'époux d'Anne de Haynin, une de ses lointaines cousines, Dame d’Eth, fille de Charles de Haynin du BroeucqSeclin) et de Louise de Ruelin. Leur fille, Barbe Thérèse de Haynin, épousa par contrat passé le 26/05/1626 Don Juan Gomez de la Torre y Butron Muxica, d’une illustre Maison d’Espagne, Lieutenant Colonel au service de S.M. Catholique, Maître de Camp de Cavalerie, qui fut lui le Gouverneur de Diest [3]. (Ainsi les descendants de ces deux gouverneurs vivent de très longue date ... en France)

[modifier] Révolution française

Au cours de la Révolution française, Landrecies connaît une occupation autrichienne, non sans avoir auparavant opposé une résistance très dure qui vaut à la commune dans son ensemble la décoration de la Légion d'honneur au siècle suivant, remise par « la patrie reconnaissante ».

[modifier] XIXe et XXe siècles

La place Godart

Au XIXe siècle, Landrecies s'ouvre davantage au monde extérieur, avec la canalisation de la Sambre de 1826 à 1839 et le passage de la voie ferrée Paris-Bruxelles-Amsterdam en 1855. Landrecies démantèle ses remparts à partir de 1894, contrairement à sa voisine Le Quesnoy qui s'y refuse.

Occupée par les Allemands pendant presque toute la durée de la Première Guerre mondiale, la ville n’est libérée qu'en novembre 1918 au prix de bombardements anéantissant le centre-ville dans sa quasi totalité.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les Landreciens sont libérés le 2 septembre 1944 par les Américains.

[modifier] Héraldique

Les armes de Landrecies se blasonnent ainsi : « D’azur à un château ouvert et donjonné de trois tours d’or, sur une terrasse du même. Sur la terrasse, une champagne chargée d'une Croix de Guerre 1914-1918, d'une Légion d'honneur et d'une Croix de Guerre 1939-1945, chacune sur les couleurs de son ruban. »

[modifier] Ancien blasonnement

Les armes de Landrecies se blasonnaient ainsi : « D'azur à un château ouvert et donjonné de trois tours d'or, sur une terrasse du même. »

[modifier] Administration

Landrecies est le chef-lieu d'un canton qui comprend neuf autres communes : Bousies, Croix-Caluyau, Le Favril, Fontaine-au-Bois, Forest-en-Cambrésis, Maroilles, Preux-au-Bois, Prisches et Robersart.

La ville est également membre de la Communauté de communes du Pays de Mormal et Maroilles, dont elle accueille le siège.

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2001 Bernard Delva
mars 2008 Didier Leblond
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
4396[4] 4720 4451 4146 3941 3858 3667
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Économie

Une part non négligeable de l'activité locale repose sur l'agriculture et l'élevage bovin.

On compte néanmoins quelques implantations industrielles, certaines récentes et d'autres plus traditionnelles. Une usine de céramique existe par exemple depuis le XIXème siècle, tout comme une verrerie, fondée en 1802.

Parmi les industries arrivées plus récemment figurent une usine spécialisée dans la confection de pompes hydrauliques, deux autres dédiées à l'alimentation animale et aux engrais, et enfin une entreprise produisant des chaussures de sécurité pour les ouvriers travaillant en milieu difficile.

[modifier] Personnages célèbres

[modifier] Monuments et lieux touristiques

  • L'hôtel de ville actuel ne date que de 1921 en raison des destructions régulièrement subies par la ville, mais son origine est beaucoup plus ancienne. On peut voir sur sa façade des inscriptions rappelant le décret du 27 Ventôse an III, selon laquelle « Landrecies a bien mérité de la patrie ».
  • le musée Ernest-Amas, installé à l'hôtel de ville, a été inauguré en 2003 en l'honneur de Ernest Amas peintre né à Landrecies. Un grand nombre de ses toiles sont rassemblées et exposées.
  • le musée Dupleix
  • « La poudrière » est l'unique vestige subsistant du château-fort édifié par les seigneurs d'Avesnes en 1140. Cette petite tour est en bordure de la rue principale.
  • L'église Saint-Pierre-Saint-Paul, à l'exemple de l'hôtel de ville, a connu plusieurs destructions et reconstructions. L'église actuelle fut édifiée en 1818 : elle est du style classique de la région, entièrement en brique avec bandeaux et encadrements en pierre bleue.
  • Le cimetière militaire, au lieu-dit d'Happegarbes, n'est que l'un des nombreux emplacements de ce type dans la région.
  • La Gare de Landrecies

[modifier] Jumelage

Drapeau de la Belgique Manage (Belgique)

[modifier] Activités associatives, culturelles, festives et sportives

Le géant Dupleix et sa perruque frisée et poudrée.

[modifier] Notes et références

  1. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p 166
  2. Anne Blanchard, « Louis Nicolas de Clerville», in Actes du colloque « Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant », Brest, 16-19 mai 1993, publié dans Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant, Paris : Association Vauban, 2000, p 123 (également publié dans Les cahiers de Montpellier no 38, tome II/1998, Histoire et Défense, Université Paul-Valéry)
  3. Site officiel de la Maison de Haynin (ou de Hennin)
  4. Landrecies sur le site de l'Insee


[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

http://landrecies-sedan-general-lebrun.blogspot.com


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