Boussu

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Boussu
La maison communale, l’ancien pensionnat, la justice de Paix et l’église Saint-Géry
La maison communale, l’ancien pensionnat, la justice de Paix et l’église Saint-Géry
Blason de Boussu
Héraldique
Drapeau de Boussu
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Mons
Bourgmestre Jean-Claude Debiève
Majorité PS
Ecolo
Sièges
PS
Ecolo
RC
MR
cdH
25
15
3
4
2
1
Section Code postal
Boussu
Hornu
7300
7301
Code INS 53014
Zone téléphonique 065
Démographie
Gentilé Boussutois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
19 942 (1er janvier 2014)
47,19 %
52,81 %
997 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
22,19 %
61,67 %
16,14 %
Étrangers 12,84 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 24,38 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 10 846 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 27′ N 3° 47′ E / 50.45, 3.78350° 27′ Nord 3° 47′ Est / 50.45, 3.783  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
20,01 km2 (2005)
49,07 %
4,18 %
34,03 %
12,72 %
Localisation
Situation de la commune au sein de l’arrondissement de Mons et de la province de Hainaut
Situation de la commune au sein de l’arrondissement de Mons et de la province de Hainaut

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Boussu
Liens
Site officiel boussu.be

Boussu (en borain, variante du picard, et en wallon Boussu-dlé-Mont) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut, ainsi qu’une localité située à une dizaine de kilomètres de Mons et de la frontière française où siège l’administration communale. Boussu se situe dans le Borinage, région anciennement réputée pour son bassin minier.

Géographie[modifier | modifier le code]

Boussu est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut[1], à une dizaine de kilomètres de Mons et une quinzaine de la frontière française. Boussu se situe dans la proche banlieue de la Ville de Mons dite : Borinage, région réputée pour son ancien bassin minier. L'entité de Boussu comprend les communes de Boussu (7300) et Hornu (7301). Sa population s'étend à 20 192 hab à Boussu centre et 16 081 hab à Hornu. (36 273 hab dans toute l'entité)

Quartiers de la commune[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

De même que sa voisine, Hornu, cette commune est fort ancienne et l’histoire de sainte Waudru y mentionne l’existence d’une église au XIIe siècle. Dans les actes du passé, Boussu conquiert des titres fort divers : Buxutum, Bussuth, Bussut, Bossut, Boussut. Cependant l’étymologie est fort simple. Cela signifie « l’endroit abondant en buis » (en latin buxus : signifiant buis ou buxutum signifiant taillis de buis).

La place de Boussu[modifier | modifier le code]

La place de Boussu est bordée par la rue Neuve, la rue François Dorzée, la rue Guérin et enfin la rue du centenaire et son parking. Celle-ci est aussi entourée par de nombreux commerces ainsi que par une pharmacie, l'ancien orphelinat, la maison communale, le CPAS et la justice de paix.

C'est le 5 février 1825, que le conseil communal décide de construire une justice de paix ainsi qu’une maison communale. Inspirée de la Renaissance italienne, la maison communale en pierre bleue et en briques comprend un rez-de-chaussée bas, imbriqué dans le soubassement en pierre. Composée aussi de 2 étages, eux-mêmes constitués de 7 travées séparées par des colonnes en pierre surmontées de chapiteaux. La partie centrale de l'édifice est percée d'une double porte s'ouvrant sur un escalier menant au premier étage. Au-dessus de la porte, il y a un grand balcon en pierre qui orne la travée principale du deuxième étage surmontée de l'inscription «  Maison Communale ». Toutes les ouvertures sont cintrées et surmontées d'un double bandeau de pierre. La maison communale a été construite en 1875, sur les plans de l'architecte J. Hubert. Financée par François DORZEE (1813-1897) le premier magistrat Boussutois, celui-ci  très ambitieux pour sa commune contacte en 1874 un architecte renommé, le Montois Joseph HUBERT (1822-1910) et lui confie la réalisation d'une nouvelle maison communale en rapport avec la démographie de l'époque. En effet, Boussu connu une augmentation de sa population, qui tripla en 50 ans.Un campanile avec une horloge et l'inscription 1875 se trouve au-dessus de la façade.

La maison communale de Boussu

La Justice de paix aura servi de maison communale jusqu'en 1875. Celle-ci a été financée par un remboursement de l’État français ainsi que par une partie des sommes récoltées par les occupants sur le sol de Boussu, lors de la vente en août 1813, des biens communaux (principalement des terres marécageuses). Les auteurs de ce projet sont Monsieur WACHEZ, architecte et géomètre à Boussu, et l’entrepreneur Mathieu MALINGREAU, maître-maçon de Quaregnon. Cette construction est de style néo-classique en pierre bleue et briques enduites et stuquées. La façade est surmontée d'un fronton triangulaire orné d'une balance ainsi que l'inscription « Justice de paix », ajoutée lors de la restauration de l'édifice. Cependant, le millésime 1822 présent sur la façade a été ajouté erronément durant cette même restauration. Le toit quant à lui, est couvert d'ardoises et percé de quatre petites lucarnes. Une galerie centrale donne accès à l'enclos dans lequel sont bâties l'église paroissiale Saint-Géry et la chapelle funéraire des seigneurs[2].

Justice de paix, Boussu

La chapelle funéraire des seigneurs de Boussu a été construite avant l'église et se trouve au chœur de celle-ci. Deux fenêtres gothiques en éclairent le chevet à trois pans. Une troisième fenêtre est aveugle. Des ardoises couvrent la toiture et la pierre et la brique sont les principaux matériaux de construction de la chapelle. La porte Renaissance droite et moulurée porte la devise : « GY SERAY BOVSSV » qui est celle de Jean de Hénin-Liétard, premier comte de Boussu.

Le kiosque sur la place, Boussu

À droite de cette porte se trouve une autre porte similaire qui donne accès par l’extérieur uniquement, à l'une des galeries latérales de la chapelle et au jubé de celle-ci. À l'intérieur du bâtiment,  on peut y retrouver un crucifix et six chandeliers d'autel en cuivre argenté, d'époque empire. Un millésime 1716 se lit sur une pierre du mur sud de l'église Saint-Géry, cette date commémore l’exécution des réparations. Cette église est de style gothique hennuyer, est construite sur le plan d'une croix latine et orientée vers l'est. L'église actuelle a été construite plus tard, mais la date reste inconnue[3].

À l'orphelinat d’importants travaux d'agrandissement y sont menés en 1955. Une aile moderne est construite sur deux niveaux à l’arrière perpendiculairement à l'ancien bâtiment. De 1988 à 1990, la salle des fêtes a été transformée en une restauration par l'architecte VAN CRAENENBROECK.

Les bâtiments rénovés ont été inaugurés le 2 juin 1990 et la salle culturelle a été inaugurée la même année. En 1991, l'administration communale achète une partie des bâtiments voisins de l'orphelinat afin de permettre une extension de ses services, dont l'installation de la salle du conseil communal dans la partie supérieure de la chapelle de l'orphelinat, inauguré en 2000. Aujourd’hui, l'orphelinat fait l'objet d'un projet de rénovation alliant logements et locaux administratifs[2].

La place de Boussu contient aussi au centre du parking, juste devant la maison communale, un kiosque. Ce kiosque a été érigé pour la première fois en 1863. Mais il a été remplacé le 12 mai 1912 par un second kiosque, plus grand et moderne. Celui-ci fut construit par M. Mailleux (on peut voir sur l’une des pierres du kiosque son nom gravé dans celle-ci). Ce kiosque peut contenir 110 interprètes et a pour fonction d’accueillir des groupes de musique.

Ce deuxième kiosque est constitué d’un socle en pierres de forme décagonale qui porte la structure métallique peinte en vert à l’époque de 10 colonnes en fonte avec garde-corps et des supports de toiture à croisillons. Le tout est couvert d’une superstructure assez plate en bois et en métal.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est déjà occupée à la Préhistoire au lieu-dit Saint-Antoine (Boussu-Bois) et à Boussu-Centre.

En 768, sous Charlemagne, Boussu porte le nom de bourg, ce qui semble prouver l'existence d'un château.

L’histoire de ce village révèle plus d’un fait important.

Au XIIIe siècle, il y avait à Boussu un château fort, qui eut une heure de gloire… guerrière, aux XVe et XVIe siècles.

Les enfants de Regnier au Long-Col, après la bataille de Péronnes en 974, se fortifièrent dans le château de Boussu. La plus grande partie de ce village formait un fief important relevant du comté de Namur et qui appartint successivement aux familles de Boussu, de Ramignies, de Fontaine, de Hénin-Liétard et Riquet de Caraman. Les seigneurs avaient pour devise : Je y seray Bossut.

En 1478, le château de Boussu est pris par Louis XI.

En 1510, Maximilien d’Autriche et Charles, prince d’Espagne, octroyèrent un franc marché, le mardi de chaque semaine, au bourg de Boussu.

En 1539 : début de la construction d'un château Renaissance sous la direction de Jacques Du Brœucq.

En 1555, l'empereur Charles Quint érigea cette seigneurie en comté, en faveur de Jean de Hénin-Liétard, seigneur de Boussu, gentilhomme de sa chambre.

En 1655, le roi Louis XIV prend le château de Boussu et assiège la ville de Saint-Ghislain accompagné du Cardinal Mazarin.

Le 28 avril 1792, le général autrichien de Beaulieu surprit les Français, campés à Boussu, et les mit en déroute.

Le

4 novembre 1792 a lieu le combat de Boussu entre l'armée autrichienne et l'armée française (Première Coalition).

Au XIXe siècle : Le comte de Caraman fit bâtir un castel sur les ruines du châtelet d'entrée du château de Du Brœucq.

En 1914-1918, occupation allemande.

En 1940-1945, occupation allemande.

  • Destruction du pont-rail des Herbières

En 1960 : fermeture des 3 derniers charbonnages de Boussu-Bois.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason ville be Boussu.svg
Boussu avait obtenu en 1913 la reconnaissance d'armoiries figurant sur un ancien sceau scabinal. Hornu utilisait officieusement depuis 1946 des armoiries reprenant celles d'un sceau scabinal daté de 1599.
Blasonnement : 2 écus :
à dextre : de gueules à la bande d'or, l'écu surmonté d'une couronne à douze perles posées sur le cercle ;
à senestre : parti : à dextre, coupé : au premier d'or à l'aigle bicéphale de sable, au second écartelé aux 1 et 4 de gueules à deux bars adossés d'argent, aux 2 et 3 d'argent à un buste d'homme de gueule ; à senestre, d'azur semé de fleurs de lis d'or dans un treillissé d'argent ; l'écu sommé d'une mitre d'or posée sur une crosse du même, le crosseron dirigé à senestre[4].
  • Délibération communale : 14 décembre 1982
  • Arrêté de l'exécutif de la communauté : 9 mars 1987
Blason ville be Boussu (Hainaut).svg
Blason de Boussu avant la fusion.
Blasonnement : De gueules à la bande d'or, l'écu surmonté d'une couronne à douze perles[5].
DC 16 avril 1912 - AR 19 mai 1913 - MB 14 juin 1913


Une commune qui connait des vagues migratoires[modifier | modifier le code]

Dès la fin des années 1800, la commune Boussu accueille ses premiers migrants : des Belges francophones, mais aussi des personnes considérées comme des 'agitateurs politiques', qui viennent s'y établir. Au siècle suivant viennent s'installer des communautés d'Italiens, d'Espagnols, de Portugais, suivies plus tard par des Marocains, Turcs, Algériens et Africains du sud.

Monuments et sites remarquables[modifier | modifier le code]

  • Sur le territoire de Boussu proprement dit nous pouvons découvrir :
Mausolée du comte J. Hennin-Liétard et d'Anne de Bourgogne son épouse (XVIe siècle)

La chapelle funéraire des seigneurs de Boussu jouxtant l'église Saint-Géry de Boussu-Centre dont les premières pierres furent posées au XIIe siècle et qui fut remaniée au début du XVIe siècle. Celle-ci renferme une crypte et divers mausolées de style Renaissance constituant un des plus beaux ensemble de ce style en Belgique. On remarquera particulièrement le mausolée de Jean de Hennin-Liétard, premier comte de Boussu (de)

et le gisant maniériste en albâtre attribués au grand sculpteur montois Jacques Du Brœucq (1505?-1584) ainsi que le transi en pierre blanche d'Avesnes représentant un cadavre décharné rongé par les vers, appelé dans la région « l'homme à moulons », ou encore les différents bas-reliefs d'École Tournaisienne.
L'étonnant transi appelé « l'homme à moulons » (XVIe siècle)

Le site du parc du château de Boussu, contenant une flore et une faune locales, mais aussi les ruines d'un château Renaissance que la commune et l'ASBL « Gy Seray Boussu » comptent aménager en salle d'exposition dans le futur.

  • Sur le territoire des communes fusionnées avec Boussu, nous pouvons voir et visiter :
Portique monumental de la seconde cour du « Grand-Hornu » (1810/1830 - Bruno Renard)

Le site dit du Grand-Hornu à Hornu, regroupant les vestiges industriels d'une mine et de corons (l'un des premiers en Europe). Sur ce site est également implanté le musée des Arts Contemporains de la Communauté française, en abrégé le MAC's. Ce musée est réputé pour ses expositions et pour son architecture qui se fond totalement dans les vestiges du site du Grand-Hornu.

La cité Hadès (1975 - Henri Guchez)

La cité amphithéâtre Hadès, une autre curiosité architecturale qui est construite juste à proximité du Grand-Hornu. Il s'agit d'un complexe regroupant des appartements, des studios, ainsi que des bureaux. La particularité de cette construction est qu'elle est construite à la manière d'un colisée. Sa gestion suscite la controverse[6].

Petite épicerie d'un coron du « Grand-Hornu »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Boussu était une prospère cité industrielle du Borinage (charbonnages, verrerie, ateliers de construction, dans l’industrie du chemin de fer et de la navigation) jusqu’au milieu du XXe siècle[7]. Le taux de chômage était de 25,55% en 2010[8]. La région du Borinage où Boussu est implantée reçoit des subsides de l'Union européenne dans le cadre de l'Objectif 1. Il n'y a quasiment que des PME implantées sur la commune de Boussu.

Sport[modifier | modifier le code]

Le Royal Boussu Dour Borinage est un club belge de football basé à Boussu. Le club évolue actuellement en Division 2.

Personnalités nées à Boussu[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles Adresses
École du Centre Rue Neuve, 24, à Boussu
École du Calvaire Rue du Calvaire, 19, à Boussu
École de la Nichée Studieuse Rue de la Nichée Studieuse à Boussu
École de l'Alliance Rue de l'Alliance, 19, à Boussu
École maternelle « Jardin de l’Autreppe » Quartier Sentinelle à Boussu
École du Foyer Moderne Quartier Robertmont, 1, à Boussu
École du Champ des Sarts Rue de Bavay, 135, à Hornu
École du Grand Hornu Route de Mons, 202, à Hornu
École de la Chapelle Rue de Binche, 80, à Hornu
École du Centre Rue De Mot, 110, à Hornu
École maternelle « Jardin de Marion » Rue Bastien, 106, à Hornu
École maternelle « Jardin de Clarisse » Rue Clarisse, à Hornu
École maternelle « Jardin des Sarts » Rue des Nouvelles Écoles, 106, à Hornu

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Tout sur la commune », sur www.annuaire-mairie.fr (consulté le 5 août 2010)
  2. a et b M. Capouillez, Boussu 125ème aniversaire de la maison communale,‎ 2000, 19 p.
  3. Chapelle funéraire des seigneurs de Boussu
  4. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia,‎ 2002, p. 184-185
  5. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia,‎ 2002, p. 186
  6. LE QUARTIER FANTOME HADES OU L'ENFER DU LOGEMENT SOCIAL A HORNU
  7. http://www.hainaut.be/sante/osh/medias_user/PLS_synthese_Boussu.pdf
  8. http://www.lavenir.net/regions/7300_boussu/?categorie=16

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]