Steenkerque

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Steenkerque
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Soignies
Commune Braine-le-Comte
Code postal 7090
Zone téléphonique 067
Démographie
Gentilé Steenkerquois(e)
Population 453 hab. (2006)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 38′ N 4° 04′ E / 50.633, 4.067 ()50° 38′ Nord 4° 04′ Est / 50.633, 4.067 ()  
Superficie 1 176 ha = 11,76 km2
Localisation

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Steenkerque [stɛ̃kɛʀk][1] (néerlandais: Steenkerke, wallon Stinkerke) est une section de la ville belge de Braine-le-Comte située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Un de ses plus célèbres habitants -actuellement décédé - est le journaliste et écrivain René Hénoumont.

Étymologie[modifier | modifier le code]

1092 Stenkirke

Église (germanique *kirika) de pierre (germanique *staina)[2],[3]

La bataille de Steinkerque[modifier | modifier le code]

Le 3 août 1692, les principales puissances européennes coalisées contre Louis XIV rencontrèrent ici l'armée française commandée par le Maréchal de Luxembourg. La France y remporta la victoire mais une victoire à la Pyrrhus, très sanglante : au soir 15 000 hommes étaient morts.

Voltaire, dans Le Siècle de Louis XIV, raconte que cette bataille a donné son nom à une forme de cravate (un terme utilisé entre autres dans les mémoires de l'abbé de Choisy qui écrit stinquerque) :

« Monsieur le Duc, le prince de Conti, MM. de Vendôme et leurs amis, trouvaient en s’en retournant les chemins bordés de peuple. Les acclamations et la joie allaient jusqu’à la démence. Toutes les femmes s’empressaient d’attirer leurs regards. Les hommes portaient alors des cravates de dentelle, qu’on arrangeait avec assez de peine et de temps. Les princes, s’étant habillés avec précipitation pour le combat, avaient passé négligemment ces cravates autour du cou : les femmes portèrent des ornements faits sur ce modèle; on les appela des steinkerques. Toutes les bijouteries nouvelles étaient à la Steinkerque. Un jeune homme qui s’était trouvé à cette bataille était regardé avec empressement. Le peuple s’attroupait partout autour des princes, et on les aimait d’autant plus que leur faveur à la cour n’était pas égale à leur gloire[4]. »

— Voltaire, Le siècle de Louis XIV, chap. XVI

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Bavay, « La bataille heure par heure » dans Guerriers et paysans en Hainaut aux XVIIe et XVIIIe siècles. Actes du Colloque de Steenkerque. Annales du Cercle royal d'Histoire et d'Archéologie du Canton de Soignies, t. 35, 1996, pp. 175-195
  • René Hénoumont a écrit sous le titre La maison dans le frêne le récit de son installation dans ce village.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters,‎ 1994, p. 106
  2. (nl) Maurits Gysseling, Toponymisch Woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en West-Duitsland (vóór 1226), Tongres,‎ 1960 (lire en ligne)
  3. Jules Herbillon, Les noms des communes de Wallonie, Bruxelles, Crédit communal, coll. « Histoire » (no 70),‎ 1986
  4. Œuvres complètes de Voltaire

Liens externes[modifier | modifier le code]