Dour

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Dour
La maison communale
La maison communale
Blason de Dour
Héraldique
Drapeau de Dour
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Mons
Bourgmestre Carlo Di Antonio (CDH)
Majorité Dour Renouveau DR

CDH-MR

Sièges
PS
DR
Ecolo
25
10
14
1
Section Code postal
Dour
Blaugies
Élouges
Wihéries
7370
7370
7370
7370
Code INS 53020
Zone téléphonique 065
Démographie
Gentilé Dourois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
16 903 (1er janvier 2014)
48,03 %
51,97 %
507 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
22,03 %
60,91 %
17,06 %
Étrangers 7,49 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 22,54 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 11 259 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 23′ N 3° 46′ E / 50.383, 3.76750° 23′ Nord 3° 46′ Est / 50.383, 3.767  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
33,32 km2 (2005)
69,06 %
8,89 %
17,92 %
4,13 %
Localisation
Situation de la commune dans l'arrondissement de Mons et la province de Hainaut
Situation de la commune dans
l'arrondissement de Mons et
la province de Hainaut

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Dour

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Dour
Liens
Site officiel www.communedour.be

Dour (en picard Doû) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut, à l'extrémité Ouest du sillon Sambre-et-Meuse, ainsi qu’une localité où siège son administration.

La ville est connue pour le festival musical qui s'y déroule chaque été depuis 26 ans. Il ne durait à la base que le temps d'une journée. Dans le cadre de Mons 2015, le festival durera 5 jours et non 4 lors de l'édition de 2015.

Depuis la fin 2007, Dour participe à la lutte contre le réchauffement climatique en construisant 11 éoliennes avec la commune de Quiévrain.

Le jour de la fête nationale du 21 juillet, une grande braderie est organisée dans la Rue Grande de Dour. Un marché se tient chaque lundi sur la place Verte.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le pic de l’archéologue a mis au jour, sur le territoire dourois nombre de vestiges : des ustensiles de l’âge du fer, des monnaies d’argent d’Auguste et de Faustine, des tombeaux romains et francs. Le nom est d’interprétation bien simple. Durnum, Duhr et Dour, qui servirent, de 965 à 1162, à titrer la commune, veulent dire colline. En celtique et en bas-latin, durnum signifie colline. Et c’est bien choisi, puisque Dour s’érige sur l’un des mamelons les plus élevés de la région. 

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges gallo-romains, en particulier au lieu-dit Moranfayt, et des sépultures franques y ont été mis au jour. Les anciennes appellations Durnum en 965, Durh en 1110 puis Dour en 1162 donnent lieu à plusieurs interprétations : un passage à gué favorable, une source, une contraction de Doury (deux ruisseaux) ou encore un dérivé du celtique durno qui veut dire le poing ou l'éperon d'une colline.

Certains des hameaux sont cités dès les premiers siècles du Moyen Âge, tels Offingies (965) orthographié Offignies, Offegnies, Offineoe (1018-1110) : c’est la demeure, la manse d’Offen ou Offus ; Moranfayt, le bois de Morand (Morandifagetum 1240); les Trichères ou Trissières (1310) dont le sens est : terrains communaux à trieux; Plantis (1290) endroit planté d’arbres, Là-Haut[1] (1326) gros hameau rural devenu Petit Dour (XIXe).

Avant 1070, Gossuoin de Mons, et Isaac de Valenciennes donnèrent à l’abbaye de Saint-Ghislain ce qu’ils possédaient dont le village de Dour.

En 1155, Guillaume, seigneur de Dour, peu avant sa mort, en Angleterre, donna, par testament, la moitié de la seigneurie de Dour à l’abbaye de Saint-Ghislain, ce qui lui fut notifié par un message d’Étienne, roi d’Angleterre. Depuis lors, la moitié de la seigneurie a toujours appartenu à cette abbaye. Quant à l’autre partie, elle a été la propriété de plusieurs familles, entre autres celle de Dour, de Trazegnies, de Leprince, de Pottier, de Poisson et de Royer.

Depuis le XVIe siècle, Dour compte un certain nombre de familles protestantes. Ces familles adressèrent au gouvernement, en 1788, une demande ayant pour objet de pouvoir ériger un temple.

Dour était divisé en deux seigneuries. L'une appartenait à l'abbaye de Saint-Ghislain. La deuxième laïque passe entre les mains de plusieurs familles : Dour, Henin, Houx, Ville, L'Esclatière, Irchonwelz-Ligne, Hamal de Trazegnies, Pottier, Leprince, Pottier, Poisson et de Royer au XVIIIe siècle.

Dès la fin du XVIe siècle, la communauté protestante s'organise au Plucquoy, berceau du protestantisme de la région. Elle sera victime de nombreuses persécutions jusqu'en 1783 lorsque Joseph II accorde la liberté religieuse. Le temple protestant fut inauguré en 1827.

En mai 1814, le canton de Dour est cédé au département français du Nord. Après le 18 juin 1815, il revient sous la souveraineté de Guillaume d'Orange Nassau jusqu'en 1830.

Initialement à vocation agricole au Moyen Âge, de nombreuses industries voient le jour : charbonnages, corderie, câblerie, fonderie, minoterie, tannerie, brasserie et distillerie. Les charbonniers paient un lourd tribut lors des catastrophes minières notamment en 1761, 1777, 1793, 1852, 1865, 1875, 1888 et 1891.

En 1935, Dour constituait l'un des centres miniers les plus importants. Quand le dernier charbonnage (Sainte-Catherine) ferme définitivement ses portes en 1961, Dour a perdu 2300 emplois dans l'industrie charbonnière[2].

Exploitation Charbonnière[modifier | modifier le code]

Le Belvédère[modifier | modifier le code]

Pour les Dourois, le site dit "du Belvédère" est un lieu plein de souvenirs heureux et festifs. Plusieurs générations s'y sont amusées, promenées, restaurées, y ont assistés à de grandes manifestations artistiques et sportives ( natation, tennis, balle pelote, etc). Ce site d'environ 2ha se situe dans un "triangle" avec comme côté la rue de France et le chemin des Croix. Au sommet du triangle, un petit terril et à la base, les vestiges de la " brasserie Cavenaile "[3].

C'est en septembre 1804 que la société Belle-Vue obtient la concession dite Tapatou qui fait environ 220 ha sous le territoire de Dour. Cette société qui exploite plusieurs puits dans le bois d'Epinois ( Cocars actuel) tout proche va dans un premier temps exploiter souterrainement à partir de ces puits. C'est par l'autorisation du Roi Léopol I er, le 6 mars 1836 que les frères Defrise créent la Brasserie opérationnelle en 1938. C'est quelques années plus tard qu'Antoine Cavenaile devient propriétaire de l'établissement. En 1867 son fils Emile lui succède et c'est à ce moment qu'est prise la décision d'enfoncer les puits no 6 sur le site qui deviendra bien plus tard "Le Belvédère". On creuse la bure jusque 293 m, la première veine de charbon exploitable étant trouvée à 214m[4].

L'exploitation commence en 1840, l’exhaure des eaux étant assurée par une machine à feu. C'est vers 1845 que sont construits la tour en brique qui va recevoir une machine à vapeur Watt et les bâtiments annexes. En 1868, le charbonnage est vendu à la « Société des Charbonnages de l’Ouest de Mons » qui en 1871 le modernisera en rehaussant la tour de 2,8 m pour atteindre 13,6 m afin d'y placer une nouvelle machine d’extraction. Le puits d'extraction est approfondi à 480 m et les cuffats sont remplacés par des cages à 2 étages. En 1880 est prise la décision de fermeture, la production arrête totalement en 1882. Le charbonnage « Belle Vue du Bois d'Epinois» tout proche reprend l’entièreté du personnel et continue à exploiter les veines souterrainement. La tour d’extraction et les puits sont maintenus quelques années encore pour l'aérage. La fosse est désaffectée le 31 décembre 1901.

En 1903, les frères René (industriel) et Georges (avocat) Cavenaile qui exploitent une brasserie sur un site jouxtant le charbonnage, rachètent à Emile Charle de Royer (demeurant à cette période à Londres, à Hyde Park) une grande partie du site comprenant la tour et le terril qu'ils boisent.Dès le début tout naturellement on accole à la tour, un café. En 1910, les Cavenaile font restaurer la tour par l’architecte Léon Parys pour y établir un hôtel. La toiture de forme classique, d'ailleurs effondrée, est remplacée par une plate-forme faîtière ceinturée d'un mur crénelé. Ce type de maçonnerie était très courant dans la Ruhr entre les années 1850 et 1880 ce qui explique le nom de « Tour Malakoff » en souvenir de la longue résistance du Fort Malakoff lors du siège de Sébastopol pendant la guerre de Crimée. De la plate-forme on découvre un vaste panorama sur le Borinage et les Hauts-Pays. Par temps clair, on peut voir la Basilique de Bonsecours récemment construite. Le dimanche et les jours de fêtes, le site devient le lieu de promenade privilégié des Dourois.L'ancienne salle des machines est devenue "Le Belvédère"

En 1920, la tour est rénovée et modernisée car en août 1914, avec l'arrivée meurtrière et francassante des Prussiens dans notre région, le bâtiment est mis à sac. Les maisons et bâtiments qui entourent le carrefour dd l'Epine sont démolis, y compris le café dit " du 6 " sur la pointe du site, mais déjà, dans le courant dd 1916, le bâtiment est remi en état et le belvédère devient centre d'attraction et de délassement[5].La tour est nantie d'un perron, d'une terrasse en style anglo-normand qui ceinture la tour et de diverses annexes d'après les plans d'un architecte dourois Alphonse Vancraenenbroeck ( décédé le 26 janvier 1948 ). "Le Belvédère" devient le lieu de rendez-vous incontournable de la jeunesse de Dour et alentours. Il y a maintenant un parc, un théâtre de verdure et un restaurant. On y donne des concerts, des bals,etc. Petit à petit viendront s'y ajouter une hostellerie, des terrains de sports et en 1936 des terrains de tennis et un bassin de natation avec eaux chauffées.

Pendant la guerre de 40 les activités continuent au ralenti. Mais dès la libération cela reprend de plus belle. Les animations et fêtes se succèdent on y verra même en 1947 s'y produire une Mademoiselle Cordy qui deviendra celle que l'on connaît.

En 1960 s'y déroulent les premières "Fêtes de la bière boraine". La bière est amenée de la Brasserie située à 405 m par un pipe-line jusque sur le site. Le succès fut considérable. On reçut près de 10 000 visiteurs. En 1961 : 45 000 visiteurs et plus de 50 000 en 1962. Mais le 1er octobre 1962, la Brasserie Cavenaile est vendue à Artois dons le principal souci n'est pas les"cochonailles". Les fêtes de la bières se déroulèrent encore en 1963 et 1964 mais le ressort était cassé.

La Brasserie fermera ses portes le 30 septembre 1967. Pendant quelques années restera un dépôt.

Depuis le 1er septembre 1966, "Le Belvédère" avait été aménagé pour recevoir l'internat de l'Athénée de Dour.

Le 27 décembre 1967, l'État belge achète le site. En 1986, le complexe est fermé;, La piscine et les courts de tennis continueront à fonctionner encore une vingtaine d'années. Par manque de pensionnaires, l'internat va fermer ses portes. Le belvédère sera très vite abandonné et vandalisé[6]

En 1999, la parcelle cadastrée comme ruine, le Belvédère est vendu à une particulière qui n'en fera rien. Le 10 mars 2008, le conseil communal vote le rachat de ce qui n'appartenait pas encore à la commune, c'est-à-dire, le Belvédère[7].

Après des travaux de rénovation et d'assainissement entrepris depuis 2011 d'après les études et plans de l'architecte dourois Pierre Vancraenebroeck, le petit-fils de celui qui avait rénové en 1920, le site sera reconverti en centre sportif et de loisirs[8],[9].

Le chemin de fer, la gare et le RAVeL[modifier | modifier le code]

Ceci est l'ancienne gare avec vue sur les rails.

Une gare est son chemin de fer sont inaugurée puis ouverts en 1872 à Dour. Ce système doit permettre de transporter diverse marchandises comme la houille, des produits agricoles qui occupent la région mais aussi les frontaliers qui doivent se rendre sur leurs lieux de travail. Ce chemin de fer est une liaison vers la France. Cette ligne ce numérote alors 98, mais suite au développement du réseau de voirie, elle est rebaptisée 90a, elle est finalement devenue la ligne 98a toujours active en 2014 et permet d'aller d'ÉlougesMons et à Roisin. Pour les passagers, il y a non loin de la gare, un hôtel du même nom où l'on peut séjourner quelques jours avant de reprendre la route. Cet hôtel a pris feu en 1980 soit 19 ans avant l'arrêt définitif de la gare et l'abandon du chemin de fer en 1961[10].

Pendant une longue période, le chemin de fer est abandonné mais entre 1980 et 1984, une restructuration du chemin de fer pour en faire un chemin de rail qui permet de mettre en valeur le patrimoine ferroviaire de l'époque tout en conservant le paysage bucolique avec une belle infrastructure. Ce système reste en place plusieurs années puisque c'est en 2009 que le RAVeL, qui est un endroit de promenade non-motorisée. Il est mis en place une première fois pour le tronçon Dour-Roisin (ligne 98b) et très vite pour le tronçon Dour-Quievrain via Elouges (ligne 98a). Le RAVeL ne peut pas passer partout car la ligne 98a s'arrête toujours à l'ancienne gare d'Angre pour ne trop impacter la faune et la flore environnante, une étude doit encore être menée[11].

La gare de Dour est rasée en 1980. La ligne permettait de se rendre à Mons en 40 minutes. Ce trafic ferroviaire fut créé afin de faciliter le transport de charbon. Cette gare était aussi bien reliée à Boussu qu'à Quiervain, c'était une raillerie internationale, il pouvait conduire jusqu'en France. Ce puissant réseau industriel privé se perpétue. Cette gare possédait aussi un hangar afin d'y ranger les marchandises, et avait une rampe de chargement mis à disposition. Il y avait  un service mécanique concentré sur les signalisations et les aiguillages afin de ne pas provoquer d'accidents. La gare douroise avait à son effet 3 voies, et 2 quais, une menant à Quiévrain, une autre vers Roisin et enfin la dernière vers Roisin-Autreppe. En 1987, la route ferroviaire fut complètement oubliée pour laisser place à la construction d'un ravel, ce sera la ligne 98a et pour faire référence à cette ligne ferroviaire, le ravel a suivi son chemin, c'est à dire, qu'il suit les pas du trajet des trains, ce ravel se prolonge jusque Mons d'un côté et de l'autre jusque Quiévrain et Roisin. Celui-ci laisse place à une plus belle infrastructure. Il permet de se promener, que ce soit avec ses enfants, à pied, à vélo ou à cheval. Dans le ravel, les civiles peuvent se permettre de faire leur entrainement en toute tranquillité.[style à revoir]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason ville BE Dour.svg
Blason de Dour
Blasonnement : D'or à la fasce d'azur chargée en abîme d'un écusson de sinople billeté d'argent chargé d'un lion d'or.



Associations et Clubs[modifier | modifier le code]

Depuis août 2005, Dour est le siège de L'ASBL qui promeut les logiciels libres dans la région de Mons Borinage[12].

Sports[modifier | modifier le code]

Football[modifier | modifier le code]

Terrain de football à la rue Moranfayt[13].

La crosse[modifier | modifier le code]

Le jeu de la crosse est beaucoup utilisé dans cette commune et depuis longtemps. De temps en temps, des séances de jeu sont organisées.

Le grand prix Samyn[modifier | modifier le code]

Depuis 2006, tous les premiers mercredis du mois de mars, la course Samyn est organisée où des cyclistes professionnels et amateurs viennent s’affronter. Le parcours de la course se fait dans les Hauts-Pays et l’arrivée est à Dour[14].

Dour-Sports[modifier | modifier le code]

Dour est aussi connu pour son club d’athlétisme où des champions nationaux ont commencé[15]. Il est situé au stade de la Machine à Feu. 1, chemin des fours[16].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Jouret-Mémoire en Images Dour
  2. http://dduprez.be/dour.php
  3. Chronique Douroise en Rouge et Noir, le Belvédère de sa naissance à son abandon et à sa renaissance, p. 3, Claude Duray, Mai 2010
  4. Dour 1914-1918, belvedere, p. 105,215, Alain Jouret
  5. Chronique Douroise, dour le belvedere de sa naissance à l'abandon et à sa renaissance, Claude Duray
  6. Bibliothèque communale, la petite histoire de la commune de Dour, Jean Saussez
  7. bibliothèque de dour
  8. « Réhabilitation du Belvédère »
  9. L'essentiel de cet article est extrait de "Dour. Le Belvédère" par Claude Duray. Novembre 2011.
  10. La saga des gares à Dour et en haut pays.
  11. Alain Jouret, Mémoire en image de dour.
  12. « LoLiGrUB ASBL »
  13. « Entente Sportive Elouges-Dour »
  14. http://www.lesamyn.be/
  15. http://www.doursports.be/joomla/
  16. http://www.doursports.be/joomla15/index.php?option=com_content&view=article&id=80&Itemid=62/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]