Lucius III

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Lucius III
Image illustrative de l'article Lucius III
Biographie
Nom de naissance Ubaldo Allucingoli
Naissance 1097
Lucques
Pape de l’Église catholique
Élection au pontificat 1er septembre 1181
Intronisation 6 septembre 1181
Fin du pontificat 25 novembre 1185
Précédent Alexandre III Urbain III Suivant

Blason

Le pape Lucius III (Ubaldo Allucingoli), né à Lucques est, selon l'Église catholique romaine, le 171e pape, du 1er septembre 1181 au 25 novembre 1185. En 1181, il confirme les droits de Pise sur la Corse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le pape Lucius III, né vers l'an 1097, est originaire de la république indépendante de Lucques. Il est le fils d'Orlando, membre de la famille aristocratique Allucingoli mais cela n'est pas prouvé[1]. Il a des liens proches avec les Cisterciens mais il semble qu'il n'ait jamais rejoint les ordres[2].

Il est nommé cardinal par le pape Innocent II en décembre 1138 : initialement il est nommé cardinal-diacre de l'église Saint-Adrien-du-Forum (l'actuelle Curie Julia du Forum Romain) puis en mai 1141, cardinal-prêtre de la Basilique Santa Prassede. Le pape Adrien IV l'élève au rang de Cardinal-Évêque d'Ostie en décembre 1158. Il a été le Doyen du Collège des cardinaux et l'un des cardinaux les plus influents sous le règne de son prédécesseur le pape Alexandre III.

Après avoir été élu pape en 1181, il vit à Rome de novembre 1181 à mars 1182, mais des dissensions, dans la ville, l'obligent à passer le reste de son pontificat en exil, principalement à Velletri, Anagni et Vérone.

Il conteste l'empereur romain (Frédéric Ier) au cours de la répartition des territoires de la fin des années de la comtesse Mathilde de Toscane. La controverse, sur la succession de l'héritage de la comtesse, est laissée en suspens, par un accord de 1177. L'empereur propose en 1182 que la Curie renonce à sa demande et reçoive en échange de deux dixièmes du revenu impérial d'Italie, un dixième pour le pape et l'autre dixième pour les cardinaux. Lucius ne consent ni à cette proposition, ni à un autre compromis proposé par Frédéric Ier, l'année suivante ; la discussion personnelle avec l'empereur à Vérone en 1184 ne mène à aucun résultat définitif.

Pendant le conflit entre Frédéric Ier et la papauté, le problème de l'hérésie a besoin d'une réponse politique. En 1184, le pape Lucius III édicte la bulle pontificale Ad abolendam qui annonce que tous les « comtes, barons, les recteurs, [et] les consuls des villes et autres lieux » qui n'ont pas adhéré à la lutte contre l'hérésie, lorsqu'ils sont appelés à le faire, seraient excommuniés et leurs territoires déclarés interdits. Il déclare que ces dispositions rejoignent l'autorité apostolique de l'Église avec la sanction du pouvoir impérial[3].

Entre temps, d'autres causes de désaccord apparaissent, lorsque le pape refuse de se conformer aux souhaits de Frédéric Ier au sujet de la réglementation des élections épiscopales allemandes qui avaient eu lieu durant le schisme, en particulier, en ce qui concerne une élection contestée à Trèves (Allemagne), en 1183.

En novembre 1184, Lucius tient un concile à Vérone qui condamne les Cathares, les Pateri, les Vaudois et les Arnoldistes. Il frappe d'anathème tous ceux qui sont déclarés comme des hérétiques et leurs fauteurs. Contrairement à ce qu'on dit souvent, il n'a pas institué l' Inquisition.

En raison de sa politique anti-impériale, Lucius III refuse en 1185 de couronner l'empereur romain-germanique Henri VI du Saint-Empire en tant que successeur de Frédéric Ier ; la rupture entre l'Empire et la Curie Romaine se creuse notamment sur les questions de politique italienne.

En 1185, les préparatifs pour la troisième croisade commencent, en réponse aux appels du roi Baudouin IV de Jérusalem.

Lucius III, meurt à Vérone, le 25 novembre 1185, avant le début de celle-ci.

Bulles[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (de)J. M. Brixius, Die Mitglieder des Kardinalkollegiums voin 1130–1181, Berlin 1912, p. 90
  2. S. Miranda: Cardinal Ubaldo Allucingoli (note 1); I. S. Robinson, The Papacy 1073–1198. Continuity and innovation, Cambridge University Press 1990, p. 212
  3. (en) Bornstein, Daniel Ethan, Medieval Christianity , 2009 (Minneapolis: Fortress Press ), 237
  4. Paul de Haut, Augustin Vagne, Christian Mariller, La Voix des Amognes , article de La Fermeté Nièvre